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	<title>Sebastian HOLECEK - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Sebastian HOLECEK - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>VAN BEETHOVEN, Fidelio — Boulogne-Billancourt</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fidelio-boulogne-billancourt-deconstruit-ou-abouti/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 May 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On allait voir ce qu’on allait voir ! Sans être bien sûr de savoir à quoi s’attendre on se dirigeait, ce samedi, vers la Seine Musicale avec l’intuition que ce Fidelio serait placé sous le sceau d’une certaine volonté de déconstruction ; c’est que David Bobée est célèbre pour ses collaborations avec Virginie Despentes, ses relectures tranchantes &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On allait voir ce qu’on allait voir ! Sans être bien sûr de savoir à quoi s’attendre on se dirigeait, ce samedi, vers la Seine Musicale avec l’intuition que ce <em>Fidelio </em>serait placé sous le sceau d’une certaine volonté de <em>déconstruction </em>; c’est que <strong>David Bobée</strong> est célèbre pour ses collaborations avec Virginie Despentes, ses relectures tranchantes de <em>Lucrèce Borgia</em> avec Béatrice Dalle ou d’<em>Elephant Man </em>avec Joey Starr (lequel comptait d’ailleurs parmi ses invités en ce soir de première, et semblait moins préoccupé par la partition de Beethoven que par le souci de faire des Hauts-de-Seine un nouveau cluster épidémique en expectorant à gorge déployée tout au long de la représentation). Et <em>Fidelio</em>, avec sa célébration de l’émancipation et le visage singulier de son héroïne sur fond de détentions arbitraires et de violence carcérale, peut ouvrir de larges perspectives de relectures</p>
<p>En quittant son fauteuil, c’est pourtant le mot « sagesse » qui nous revenait inlassablement en tête pour résumer nos impressions. Sagesse du dispositif scénique, au demeurant assez esthétique : un décor unique à la verticale, composé de larges gravats entourant la trappe qui mène à la geôle de Florestan, qui ne tire pas vraiment parti de la spécificité consistant à représenter un opéra dans une salle de concert plutôt que dans un théâtre. Sagesse de la direction d’acteurs, peut-être en raison de ce même dispositif scénique, puisque les chanteurs, qui évoluent le plus souvent sur les gravats de cet espace désolé, n’ont pas beaucoup d’espace pour interagir directement, et ne semblent pas guidés par un regard très radical sur l’œuvre. Sagesse enfin des projections vidéo, passant de figures géométriques pendant l’ouverture à de discrètes évocations de Florestan à l’acte I. Pas de quoi bouder son plaisir : le spectacle, présenté sans entracte, garde pour lui sa fluidité, que viennent suspendre quelques images saisissantes, celle des prisonniers en ombres chinoises escaladant le fond de scène pendant « Oh welche Lust » n’étant pas la moins marquante.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="313" src="/sites/default/files/styles/large/public/fidelio_4.jpg?itok=XTpOSSHM" title="© La Seine Musicale" width="468" /><br />
	© La Seine Musicale</p>
<p>Il a pour autre vertu de mettre en valeur une troupe de chanteurs enthousiasmante. Dans le rôle éponyme, la soprano irlandaise <strong>Sinéad Campbell-Wallace</strong> impose un touchant portrait de femme : au diapason d’une présence scénique féline, son timbre aux reflets mordorés, efficacement projeté par un vibrato large mais contrôlé, vient sans faiblir à bout de cette partition éprouvante. Non moins assassin est le rôle de Florestan ; non moins convaincant s’y révèle <strong>Stanislas de Barbeyrac</strong>. Dès le long crescendo par lequel il entame son air d’entrée, il dessine un personnage infiniment touchant, clair de timbre, parfois contraint dans les changements d’émission, mais jamais fragilisé, jusque dans les éclats du final. Face au digne Rocco de <strong>Christian Immler</strong>, <strong>Sebastian Holecek</strong> pourra sembler caricatural à ceux qui aiment leur Pzizaro phrasé comme un Jesus-Christ de la <em>Passion selon Saint-Matthieu</em> ; il faut au contraire lui savoir gré de rester musical, tout en incarnant un méchant digne de nos meilleurs nanars. La Marzelline juvénile mais sonore d’<strong>Hélène Carpentier</strong>, le Jacquino dynamique de <strong>Patrick Grahl</strong> et l’élégant Don Fernando d’<strong>Anas Seguin</strong>, à l’impeccable stature vocale et scénique, complètent une distribution de laquelle on s’en voudrait d&rsquo;exclure les choristes. Car fidèle à sa réputation, le <strong>Chœur Accentus</strong> fait ici figure de véritable protagoniste, qui dispense d’exquises nuances dans le final du I aussi bien que les accents triomphaux qui emportent celui du II. De nuances, il est également question dans le geste de <strong>Laurence Equilbey</strong>. Si elle opte pour des tempi globalement modérés et qu’elle insère un plaisant <em>rallentando </em>entre les deux parties de « Hat man nicht auch Gold beineben » , c’est pour mieux mordre dans la chair du drame quand celui-ci se fait plus prégnant – tout le deuxième acte passe ainsi comme l’éclair. Son <strong>Insula Orchestra</strong> ne nous épargne certes pas une certaine sécheresse ni, dans « Abscheulicher », les défaillances dont les cors naturels sont coutumiers mais, en vaillant dramaturge, il donne à cette soirée le souffle et la sève qui scellent sa réussite.</p>
<p> </p>
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		<title>STRAUSS, Salome — Bologne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/salome-bologne-examen-de-passage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 Feb 2019 05:10:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Etrangeté du calendrier, c’est la deuxième distribution qui est affichée ce samedi soir au Teatro Communale de Bologne, alors que la presse et les spectateurs bruissent encore de la performance semble-t-il coup de poing d’Ausrine Stundyte la veille. Manuela Uhl dont le nom figure pour les brochures annuelles ne sera pas présente, une autre soprano &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Etrangeté du calendrier, c’est la deuxième distribution qui est affichée ce samedi soir au Teatro Communale de Bologne, alors que la presse et les spectateurs bruissent encore de la performance semble-t-il coup de poing d’Ausrine Stundyte la veille. Manuela Uhl dont le nom figure pour les brochures annuelles ne sera pas présente, une autre soprano est présentée sur les flyers trimestriels eux-mêmes démentis par le site internet du théâtre qui donne <strong>Elisabet Strid</strong> dans le rôle-titre&#8230; ce qu’une annonce devant le rideau viendra confirmer. <em>Che confusione </em>!</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/salome_2cast_elisabet_strid-salome_lioba_braun-erodiade_ian_storey-erode_d4_6467_acandrearanzi-studiocasaluci_tcbo.jpg?itok=zEutOIxO" title="© Andrea Ranzi - Studio Casaluci" width="468" /><br />
	© Andrea Ranzi &#8211; Studio Casaluci</p>
<p>Heureusement pour la soprano suédoise, la reprise de la mise en scène de <strong>Gabriele Lavia</strong> ne présente pas de difficulté : des terrasses de terre rouge, un trou vers la citerne du prophète, une lune blafarde omniprésente en fond de scène et une direction d’acteur assez peu présente, n’était-ce cette volonté de faire écarter les jambes en quasi permanence à l’adolescente pour caricaturer le texte d’Oscar Wilde, autrement plus subtil. On pourrait s’en contenter si le monologue final ne sombrait pas dans le ridicule : le corps décapité de Jochanaan est hissé par les pieds et pendouille depuis les cintres ; le sol se craquèle pour voir émerger une tête d’homme géante en albâtre sur laquelle Salome vient se tortiller pendant 15 minutes. On cherche encore la justification ou esthétique ou théâtrale d’un tel choix.</p>
<p>Le drame aura migré dans la fosse où l’orchestre ne présente pas de faiblesse, héritage des années de direction Mariotti. <strong>Juraj Valcuha</strong>, jeune chef slovaque et déjà directeur de l’orchestre de la Rai et du San Carlo de Naples, joue donc sur du velours. Sa direction s’attache à caractériser chaque ambiance et à laisser chaque soliste déployer sa propre palette. Ce soin du détail ne nuit pour autant pas à la conduite de l’action. La tension flue et reflue au rythme des scènes tout comme les nuances se succèdent au gré des capacités des solistes.</p>
<p>Les seconds rôles ne brillent guère sans démériter : si les cinq juifs ne sont pas très caractérisés tout occupés qu’ils sont à suivre le tempo de leurs interventions, les soldats tiennent eux leurs postes avec déjà plus de conviction. <strong>Enrico Casari</strong> (Narraboth) frôle l’accident à l’aigu à deux reprises. En conséquence, il s’en remet à la seule puissance pour venir à bout de ses interventions ce qui nuit au portrait d’un jeune chef de la garde enamouré. <strong>Ian Storey</strong> lui aussi bataille ferme avec les exigences rythmiques des répliques et jappements d’Erode. La voix disparait, pour ainsi dire dans un medium réduit au sprechgesang, et ne retrouve qu’éclat et volume sur certains morceaux de phrases et à l’aigu. Il en résulte une performance à trou à peine rachetée par un charisme scénique certain. <strong>Lioba Braun</strong> présente des qualités toute inverses avec une voix égale sur toute la tessiture, puissante et au timbre juste ce qu’il faut de nasal aux extrêmes pour colorer l’hybris de la reine débauchée. <strong>Elisabet Strid</strong> affiche un registre supérieur à l’épreuve de tout. Seulement Salome n’est pas un rôle qui le sollicite tant que cela. Aussi, a-t-on l’étrange impression qu’elle passe la soirée en grenouille presque aussi grosse que le bœuf, que quelques faiblesses viennent trahir dans le médium alors qu’il lui faut rendre les armes dans le grave réduit au chuchotement et certainement pas au sol grave. Dommage car l’engagement scénique et la crédibilité de la soprano sont au rendez-vous. Au final, la vraie confirmation de la soirée on la doit à <strong>Sebastian Holecek </strong>dont on sentait bien ce que <a href="https://www.forumopera.com/die-frau-ohne-schatten-munich-lombre-de-lannee-derniere">les signatures en troupe à Munich</a> laissaient présager. Son Jochanaan possède déjà tout : puissance, souffle et moelleux jamais mis en défaut, ni par les phrases les plus longues ni par l’orchestre le plus touffu. Il surclasse le reste du plateau et ce rôle court mais éprouvant. C’est la règle que de sortir progressivement de là où l’on fait ses classes pour voler de ses propres ailes. Gageons que celle du baryton-basse autrichien le porteront tôt au tard vers le Walhalla. </p>
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		<title>VAN BEETHOVEN, Fidelio — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/fidelio-paris-tce-fidelio-a-lui-meme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Oct 2018 09:34:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A Berlin, à Munich, à Hambourg, sans parler de Vienne, ville de sa création, Fidelio fait partie de ces oeuvres que les théâtres de répertoire se plaisent à programmer chaque saison, le plus souvent dans des productions qui ont connu Karl Böhm. A Paris, l&#8217;unique opéra de Beethoven n&#8217;a jamais connu le même succès, et doit se &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">A Berlin, à Munich, à Hambourg, sans parler de Vienne, ville de sa création, <em>Fidelio </em>fait partie de ces oeuvres que les théâtres de répertoire se plaisent à programmer chaque saison, le plus souvent dans des productions qui ont connu Karl Böhm. A Paris, l&rsquo;unique opéra de Beethoven n&rsquo;a jamais connu le même succès, et doit se contenter de versions de concert plus souvent que de spectacles mis en scène. Mais il peut compter, à la faveur de quelques tournées de passage, sur des interprétations revigorantes, même si elles ne sont pas toujours fondamentalement nouvelles. Quelques années après Jeremie Rhorer et son Cercle de l&rsquo;Harmonie, le Théâtre des Champs-Elysées a appelé, en ce début de saison, <strong>Giovanni Antonini</strong> et le Kammerorchester Basel pour une lecture tout ce qu&rsquo;il y a de plus orthodoxe dans la veine « historically informed » : une ouverture entamée tambour battant, des cordes à la rudesse encore soulignée par l&rsquo;acoustique à la pointe sèche des lieux, des accélérations rageuses et des pauses alanguies. L&rsquo;œuvre ne sort pas trop amochée de ce traitement. Sous cette baguette, les personnages, dans lesquels on trouve si souvent les prolégomènes des héros de Weber, voire de Wagner, chantent des airs que l&rsquo;on croirait issus d&rsquo;une partition cousine de <em>l&rsquo;Enlèvement au Sérail. </em>Pourquoi pas ? Seulement, les moyens manquent pour rendre tout ce travail pleinement convaincant. On guette l’équilibre, on cherche la cohésion, on attend, souvent en vain, un peu de respiration entre ces mesures qui s’entrechoquent avec l’arbitraire d’une poignée de cailloux jetés contre des vitres. On soupire aussi, en imaginant des tempi qui ne prendraient pas de court la Marzelline de Regula Mühlemann ou des cors naturels qui n’iraient pas gâcher son « Abscheulicher ! » à Adrianne Pieczonka.</p>
<p class="rtejustify">Car les chanteurs, non contents de ne pas démériter, réservent ce soir un lot de bonnes surprises. Ce sont des seconds rôles impeccables, pour chanter comme pour jouer, malgré l’absence de mise en scène. C’est un fameux Pizarro de jadis, <strong>Albert Dohmen</strong>, qui se coule avec naturel dans la peau de Rocco, sans rapetisser sa stature naturelle de Wotan, de Holländer. C’est, en Pizarro justement, un <strong>Sebastian Holecek </strong>idéal, hargneux sans perdre le la, terrifiant sans abdiquer la petite dose de ridicule qui annonce, au théâtre, les méchants destinés à l’échec. C’est une<strong> Regula Mühlemann</strong> dont le charme et la sensualité sortent Marzelline de l’ornière des seconds rôles. C’est, en Florestan, la prestation attendue de <strong>Michael Spyres</strong>, qui ne décevra pas : dès ses premières mesures, le ténor confirme qu’il peut tout chanter, y compris cet air réputé inchantable. La jeunesse insolente du timbre, la vigueur de l&rsquo;émission sont assurément d’un héros bien solide, et même étonnamment frais, étant entendu qu’il vient de passer deux ans accroupi au fond d’un cachot humide. Plus idoine de style est <strong>Adrianne Pieczonka</strong>, qui a assez chanté Leonore pour en connaître et en négocier toutes les chausse-trappes, quitte à écourter certain aigu. La chair inentamée de cette voix si chaleureuse, l’humanité qu’elle dégage, simple et résolue, l&rsquo;intelligence avec laquelle elle s&rsquo;appuie sur une merveilleuse diction, nous font cependant une héroïne bien peu routinière. Tout au contraire : ainsi chantée, Leonore est si rare !</p>
<p class="rtejustify">Rares aussi sont les instant que nous offrent les splendides <strong>Basler Madrigalisten</strong>. « O welche Lust » au I est un instant d’éternité, le final du II est bien ce prélude à l’Hymne à la joie qui donne des fourmis dans les jambes et achève d’enthousiasmer le public. Ce soir, de tels moments de grâce ont certes été comptés ; leur intermittence démontre la puissance de ce chef-d’œuvre absolu qu’est <em>Fidelio </em>– et en dépit de tout : son livret, ses dialogues parlés, ses incohérences, sa naïveté même. De quoi mériter un prochain retour sur scène à Paris ?  </p>
<p> </p>
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