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	<title>Brian JADGE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Brian JADGE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>PUCCINI, Tosca &#8211; Berlin (Deutsche Oper)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-tosca-berlin-deutsche-oper/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Nov 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Attention monument ! Au même titre que Margarethe Wallmann à Vienne, Tosca mise en scène par Boleslaw Barlog affiche au compteur plus d’un demi-siècle de bons et loyaux services sur la scène du Deutsche Oper Berlin. Yannick Boussaert nous racontait sa quatrecentième représentation en 2019. Depuis, la production poursuit sa course, immuable dans sa stricte &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Attention monument ! Au même titre que Margarethe Wallmann à Vienne, <em>Tosca</em> mise en scène par <strong>Boleslaw Barlog</strong> affiche au compteur plus d’un demi-siècle de bons et loyaux services sur la scène du Deutsche Oper Berlin. Yannick Boussaert nous racontait <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tosca-berlin-deutsche-oper-une-soiree-de-repertoire-un-peu-speciale/">sa quatrecentième représentation en 2019</a>. Depuis, la production poursuit sa course, immuable dans sa stricte obéissance à la lettre du livret, jusque dans l’exactitude des décors, la conformité historique des costumes, la pertinence des lumières – le lever du jour sur Rome au 3e acte – et le saut final de Tosca du haut du Castel Sant&rsquo;Angelo – Dieu, que cette scène est puissante lorsqu’elle est ainsi assumée dans sa violence vertigineuse ! Amateurs de relectures subversives, de déconstructions perverses, de détournements narcissiques, s’abstenir. S’il est bon de retrouver <em>Tosca</em> telle qu’en elle-même, il faut reconnaître à cette énième représentation un léger voile de poussière, une moindre coordination du geste scénique avec la musique, sans que l’on puisse déterminer si cette inexactitude théâtrale provient d’une perte de la scénographie originale ou d’un manque de répétitions.</p>
<p><strong>Carmen Giannattasio</strong> connaît pourtant cette production pour l’avoir éprouvée en 2023. La soprano italienne ne paraît pas ce soir au meilleur de sa forme. Des aigus abrégés émoussent l’impact d’une interprétation d’abord intérieure, où l’attention à la ligne et à la couleur l’emporte sur l’expression dramatique. La voix d’essence lyrique se caractérise par un registre central solide, un legato soigné, avec une gestion du souffle qui favorise la phrase, ou détriment du mot – ce qui l’inscrit dans une esthétique puccinienne claire et élégante, proche de Mirella Freni plus que de Maria Callas, s’il faut établir une filiation. Reste un « Vissi d’Arte » de grande classe, tracé d’une ligne continue, envisagé comme une introspection douloureuse plus qu’une lamentation théâtrale, remarquable précisément en raison de la justesse de son intériorité – malgré là encore un si♭ trop court.</p>
<p><strong>Ivan Inverardi</strong> inscrit Scarpia dans la même optique raisonnée : moins de cynisme outré ou de brutalité vocale que certains interprètes, mais davantage de froideur contrôlée, presque administrative, ce qui – avouons-le – n’aiguillonne pas l’adrénaline. Ce parti pris est encouragé par la nature de son baryton – mat, peu coloré, avec un vibrato prononcé dès que l’écriture se tend.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/ToscaBerlin3.jpg" />© Bettina Stöß</pre>
<p>Annoncé souffrant, <strong>Brian Jagde</strong> s’avère le plus vaillant des trois. La voix large, charpentée dans le médium, la projection héroïque de l’aigu, l’émission franche, rarement subtile mais solide, veulent Mario Cavaradossi extraverti, moins artiste idéaliste et rêveur que bretteur ardent et instinctif. « Recondita armonia » s’apparente à une déclaration, loin de toute évocation poétique. Quelques allègements bienvenus empêchent « E lucevan le stelle » de se réduire à un simple crescendo expressif tendu vers le sanglot final. Cette conception du rôle, énergique et frontale, mise sur l’impact immédiat plutôt que sur l’introspection – à l’inverse de sa partenaire, sans que cette différence d’approche ne nuise à leur entente vocale.</p>
<p>Aucun des seconds rôles ne se détache : chacun remplit sa fonction, sans faiblesse notable, mais sans relief suffisant pour imprimer la mémoire ou infléchir la dynamique dramatique de l’ensemble.</p>
<p>Bref, la routine, si souvent pointée du doigt dans les théâtres de répertoire, affleurerait si <strong>Paolo Arrivabeni</strong>, déjà à la baguette <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-simon-boccanegra-berlin-deutsche-oper/">la veille dans <em>Simon Boccanegra</em>,</a> ne saisissait le chef-d’œuvre de Puccini à bras-le-corps. Il peut compter dans cette entreprise de stimulation sur un orchestre réactif et souple, capable de nuancer la pâte sonore sans l’alourdir, de trouver des respirations là où le drame pourrait se figer, et d’affirmer la tension là où l’habitude guetterait. Preuve qu’un opéra rebattu dans des conditions qui ne le sont pas moins peut encore captiver, et même émouvoir.</p>
<pre>* Les photos présentées dans cet article ont été prises lors des représentations de 2023 (crédit Bettina Stöß)</pre>
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		<title>La forza del destino à Orange : Brian Jadge jette l&#8217;éponge</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-forza-del-destino-a-orange-brian-jadge-jette-leponge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 14:32:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Souffrant, le ténor Brian Jagde renonce au rôle de Don Alvaro dans La forza del destino prévue dimanche prochain, 20 juillet, aux Chorégies d’Orange, en coproduction avec le Festival d’Aix-en-Provence. Il sera remplacé par le ténor américain Russell Thomas qui fera à cette occasion ses premiers pas sur la scène du Théâtre antique.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Souffrant, le ténor<strong> Brian Jagde</strong> renonce au rôle de Don Alvaro dans <em>La forza del destino</em> prévue dimanche prochain, 20 juillet, aux Chorégies d’Orange, en coproduction avec le Festival d’Aix-en-Provence. Il sera remplacé par le ténor américain <strong>Russell Thomas</strong> qui fera à cette occasion ses premiers pas sur la scène du Théâtre antique.</p>
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		<item>
		<title>Ouverture de saison de la Scala : Jonas Kaufmann jette l&#8217;éponge</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/ouverture-de-saison-de-la-scala-jonas-kaufmann-jette-leponge/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 19 Nov 2024 18:11:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le ténor annonce ne pas pouvoir participer pour raisons familiales aux répétitions de La forza del destino qui ouvrira la nouvelle saison de l’institution milanaise le 7 décembre comme de coutume, et par conséquent devoir renoncer à se produire dans cette nouvelle production. « J&#8217;ai eu le privilège de participer plusieurs fois dans ma carrière &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le ténor annonce ne pas pouvoir participer pour raisons familiales aux répétitions de <em>La forza del destino</em> qui ouvrira la nouvelle saison de l’institution milanaise le 7 décembre comme de coutume, et par conséquent devoir renoncer à se produire dans cette nouvelle production. « J&rsquo;ai eu le privilège de participer plusieurs fois dans ma carrière à ce moment exceptionnel de la culture italienne », a-t-il déclaré, « Je suis d&rsquo;autant plus désolé de décevoir le public et mes collègues cette fois-ci. Je compte cependant sur leur compréhension, surtout dans un pays où la famille a encore une grande importance ».</p>
<p><strong>Jonas Kaufmann</strong> sera remplacé par <strong>Brian Jagde</strong>, déjà applaudi au Teatro alla Scala la saison dernière dans <em>Cavalleria rusticana </em>et dans <em>Turandot</em>. Brian Jagde est familier du rôle qu’il interprétait encore en début de semaine à Barcelone.</p>
<p>Jonas Kaufmann sera cependant à Milan le 29 novembre pour le concert en hommage à Giacomo Puccini dirigé par <strong>Riccardo Chailly,</strong> avec <strong>Anna Netrebko</strong> et <strong>Mariangela Sicilia</strong>.</p>
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		<item>
		<title>PUCCINI, Il trittico — Barcelone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-trittico-barcelone-trois-bravos-dans-le-meme-bravo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Dec 2022 04:59:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Trois œuvres – Il tabarro, Suor Angelica, Gianni Schicchi – dans une même œuvre pour donner à éprouver en une seule soirée trois des tonalités majeures de l’Opéra  : le tragique, le lyrique, le comique. Trente-huit rôles au total, seize d’hommes, vingt-deux de femmes. Les ambitions d&#8217;Il trittico l’empêchent de figurer au répertoire autant que sa valeur musicale l’autoriserait. Barcelone l’affiche après &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Trois œuvres – <em style="font-size: 14px">Il tabarro</em>, <em style="font-size: 14px">Suor Angelica</em>, <em style="font-size: 14px">Gianni Schicchi – </em>dans une même œuvre pour donner à éprouver en une seule soirée trois des tonalités majeures de l’Opéra  : le tragique, le lyrique, le comique. Trente-huit rôles au total, seize d’hommes, vingt-deux de femmes. Les ambitions d&rsquo;<em>Il trittico</em> l’empêchent de figurer au répertoire autant que sa valeur musicale l’autoriserait. Barcelone l’affiche après 35 années d’abstinence. C’est ainsi que Puccini le voulait ; c’est ainsi qu’il convient de l’apprécier, rendu à son intégrité et non comme trop souvent démembré, ses composantes appariées à d’autres titres avec lesquels elles n’entretiennent qu’un lointain rapport.</p>
<p>Paris dans les années 1900, un couvent au 17e siècle, la Florence médiévale… <em>Il trittico</em> veut donc faire successivement trembler, pleurer, rire au mépris de toute unité de lieu, de temps et d’action. Les maîtres du théâtre classique en frémiraient. il existe pourtant un dénominateur commun aux trois ouvrages : l’orchestre que <strong>Susanna Mälkki</strong> à Barcelone propulse au premier plan, rappelant combien Puccini en musicien impressionniste sait jouer des timbres et des couleurs. L’atout majeur de cette nouvelle production, s’il faut en désigner un, c’est sa direction musicale. Les forces conjuguées du Liceu – chœur et orchestre –  en soulignent la rigueur rythmique, essentielle pour que la mécanique de <em>Gianni Schicchi</em> ne s’enraye pas, le soin du détail lorsqu’il faut traduire par petites touches le pointillisme du <em>Tabarro</em>, le flux passionné qui irrigue <em>Suor Angelica</em> et, au-delà, la science conjointe du contraste et de l’équilibre – balayer l’échelle volumique, du pianissimo au fortissimo, en s’assurant que le flot orchestral ne submerge pas les voix.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/t22-il-trittico-estrena-053.jpg?itok=D40sPl6D" title="Il tabarro © David Ruano" width="468" /><br />
	Il tabarro © David Ruano</p>
<p>Et quelles voix ! Incorruptibles dans <em>Il Tabarro</em> – bien que <strong>Lise Davidsen</strong> (Giorgetta) soit annoncée souffrante, bien que <strong>Brandon Jovanovich</strong> (Luigi) flanche dans les dernières mesures du duo –, ténor et soprano unis dans une même vaillance surmontent les tensions de la partition, sans ne jamais renoncer au texte, ni sombrer dans un vérisme de mauvais aloi. <strong>Ambrogio Maestri</strong> écarte aussi d’un chant héroïque toute tentation grandguignolesque. Tracé d’une ligne longue et sûre, son Michele se caractérise par une sobriété admirable, entre tendresse avortée, rage sourde et éclats de colère, tout comme deux opéras plus tard, son Gianni Schicchi parcourt un large spectre d’intentions pour offrir du madré un portrait réjouissant.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/t22-il-trittico-estrena-123.jpg?itok=gN0Rk1pa" title="Suor Angelica © David Ruano" width="468" /><br />
	Suor Angelica © David Ruano</p>
<p><em>Suor Angelica</em>, elle, est emplie de la présence d’<strong>Ermonela Jaho </strong>qui, fidèle à ses principes jusqu’au-boutistes, chante la religieuse  corps et âme comme si sa vie en dépendait – « Senza Mamma » évidemment couronné d’un aigu effilé, infini, et toute la scène finale dans laquelle la soprano se consume jusqu’à arracher une clameur sauvage à la salle. Auparavant, <strong>Daniele Barcellona</strong> s’est montré moins intraitable que ne veut l’usage, capable même de commisération à travers certaines inflexions, le trait juste et terrible cependant – « Espiare ! espiare » –, usant avec parcimonie des écarts de registre comme moyen d’expression. Cette Zia Principessa trouve en Zita dans <em>Gianni Schicchi</em> son exact contrepoint, aussi comique dans ses tentatives d’extorsion d’héritage qu’elle semblait maléfique en fossoyeuse de sa nièce. Dans ce dernier épisode du <em>Trittico</em>, le couple formé par Lauretta et Rinuccio s’inscrit dans une logique dramatique souvent transgressée par le disque.<strong> Ruth Iniesta</strong> et <strong>Iván Ayón-Rivas</strong> ne sont pas de grandes voix surdistribuées dans des rôles secondaires mais de jeunes chanteurs, encore fragiles, désarmants de candeur et de sincérité.</p>
<p>Un mot encore, parmi la longue liste des comprimari, pour <strong>Marc Sala</strong> en venditore di canzonette du<em> Tabarro</em> (puis Gherardo dans <em>Gianni Schicchi</em>) et <strong>Mercedes Gancedo</strong> en Suor Genovieffa, dont les courtes interventions apportent une  respiration lumineuse, bienvenue au sein de partitions sinon étouffantes.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/t22-il-trittico-estrena-244.jpg?itok=BLExQcwI" title="Gianni Schicchi © David Ruano" width="468" /><br />
	Gianni Schicchi © David Ruano</p>
<p>Pour mieux unifier le propos scénique, <strong>Lotte De Beer</strong> opte pour un décor unique – cylindres emboîtés qui forment un tunnel dans lequel se débattent les personnages des trois opéras, comme pris dans une turbine infernale. Les costumes font office de marqueur temporel. Quelques accessoires aident à camper les situations. Des sorties intelligemment aménagées dans le sol, sur les côtés ou en fond de scène fluidifient le mouvement, réglé au cordeau. Toute en ombre et en lumière, cette approche prend le parti de la lisibilité. La scène d’enterrement qui ouvre puis conclut <em>Il tabarro</em> illustre l’intelligence de la réflexion théâtrale. En l&rsquo;absence d&rsquo;entracte, la transation avec <em>Suor Angelica</em> , qui n&rsquo;a pourtant rien d&rsquo;évident, intervient naturellement. La metteuse en scène s&rsquo;est montrée ici plus désireuse de servir l’œuvre que de l’utiliser pour délivrer un message, fût-il universel et pétri de vertus – cf. <a href="https://www.forumopera.com/le-nozze-di-figaro-aix-en-provence-la-molle-journee">ses <em>Noces de Figaro</em> en 2021 à Aix-en-Provence</a>. Il ne devrait jamais en être autrement.</p>
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		<title>Concert du nouvel An à la Fenice : le programme</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/concert-du-nouvel-an-a-la-fenice-le-programme/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 31 Dec 2021 06:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le Concerto di Capodanno – concert du nouvel An – à La Fenice de Venise place cette année la soprano Pretty Yende et le ténor Brian Jadge sous la direction de Fabio Luisi dans un programme d&#8217;extraits d&#8217;opéras du grand répertoire : Gounod, Verdi, Rossini, etc. (voir ci-dessous). Diffusé le 1er janvier en direct sur la RAI 1, le concert sera ensuite disponible &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le <em>Concerto di Capodanno </em>– concert du nouvel An – à La Fenice de Venise place cette année la soprano <strong>Pretty Yende et</strong> le ténor <strong>Brian Jadge</strong> sous la direction de <strong>Fabio Luisi </strong>dans un programme d&rsquo;extraits d&rsquo;opéras du grand répertoire : Gounod, Verdi, Rossini, etc. (voir ci-dessous). Diffusé le 1er janvier en direct sur la RAI 1, le concert sera ensuite disponible en Italie sur Rai 5 à 18h15 et sur RAI Radio 3 à 20h ; en France, sur Arte TV et <a href="https://www.arte.tv/fr/videos/105621-001-A/concert-du-nouvel-an-2022-a-la-fenice-de-venise/">Arte Concert</a> à 18h40 (2e partie seulement si on en juge au minutage). Un bon moyen de prolonger les fêtes&#8230;</p>
<p><iframe allowfullscreen="true" frameborder="0" height="100%" scrolling="no" src="https://www.arte.tv/player/v6/index.php?json_url=https%3A%2F%2Fapi.arte.tv%2Fapi%2Fplayer%2Fv2%2Fconfig%2Ffr%2F105621-001-A&amp;lang=fr&amp;autoplay=false&amp;mute=0&amp;previewData=%7B%22title%22%3A%22Concert%20du%20Nouvel%20An%202022%20%C3%A0%20la%20Fenice%20de%20Venise%22%2C%22subtitle%22%3Anull%2C%22image%22%3A%22https%3A%2F%2Fapi-cdn.arte.tv%2Fapi%2Fmami%2Fv1%2Fprogram%2Ffr%2F105621-001-A%2F940x530%3Fts%3D1637073805%22%7D" style="transition-duration:0;transition-property:no;margin:0 auto;position:relative;display:block;background-color:#000000;" width="100%"></iframe></p>
<p><strong>Antonin Dvořák</strong><br />
<em>Sinfonia n. 9 in Mi minore Dal Nuovo Mondo </em>op.95<br />
—-<br />
<strong>Amilcare Ponchielli</strong><br /><em>La Gioconda</em> “Feste! Pane! Feste!”<br />
	(Barnaba Emanuele Pedrini)<br />
<strong>Jacques Offenbach</strong><br /><em>Les contes d’Hoffmann</em> Barcarolle<br />
<strong>Charles Gounod</strong><br /><em>Romeo et Juliette</em> “Je veux vivre dans le rêve”<br />
<strong>Ruggero Leoncavallo</strong><br /><em>Pagliacci</em> “Vesti la giubba”<br />
<strong>Giuseppe Verdi</strong><br /><em>Il trovatore</em> “Chi del gitano i giorni abbella?”<br /><em>La traviata</em> preludio atto I<br /><em>La traviata</em> “Di Madride noi siamo mattadori”<br />
<strong>Giacomo Puccini</strong><br /><em>Turandot</em> “Nessun dorma”<br />
<strong>Gioachino Rossini</strong><br /><em>Il barbiere di Siviglia</em> “Una voce poco fa”<br />
<strong>Richard Wagner</strong> <br /><em>Lohengrin</em> preludio atto III<br />
<strong>Giuseppe Verdi </strong><br /><em>Nabucco</em> “Va pensiero”<br />
<strong>Giacomo Puccini </strong><br /><em>Turandot</em> “Padre augusto”<br />
<strong>Giuseppe Verdi </strong><br /><em>La traviata</em> “Libiam ne’ lieti calici”</p>
<p> </p>
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			</item>
		<item>
		<title>Das Wunder der Heliane</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/das-wunder-der-heliane-heliane-miraculeuse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Alexandre Jamar]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 27 Aug 2019 04:00:56 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les résurrections d’opéras se font de plus en plus rares de nos jours. A l’heure où chaque maison se vante d’avoir redécouvert un énième chef-d’œuvre oublié, il devient de plus en plus difficile de réparer de véritables injustices, tout simplement car elles n’existent plus. C’est en tout cas ce que l’on pouvait penser jusqu’à la &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/das-wunder-der-heliane-heliane-miraculeuse/"> <span class="screen-reader-text">Das Wunder der Heliane</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les résurrections d’opéras se font de plus en plus rares de nos jours. A l’heure où chaque maison se vante d’avoir redécouvert un énième chef-d’œuvre oublié, il devient de plus en plus difficile de réparer de véritables injustices, tout simplement car elles n’existent plus. C’est en tout cas ce que l’on pouvait penser jusqu’à la récente production de <em>Das Wunder der Heliane</em> à la Deutsche Oper Berlin. De son compositeur, Erich Wolfgang Korngold, on connaît surtout cette autre grande page lyrique qu’est <em>La ville morte</em>. Les raisons de l’oubli de la première sont multiples : malgré une création en 1927 très attendue, l’opéra est mis en pièce par la critique viennoise pour une histoire de luttes intestines entre écoles, qui dépassait bien le pauvre Korngold. De plus, le sujet presque religieux ne trouve pas son public : les méditations sur l’amour, le désir et la rédemption ne sont plus de mise sous la République de Weimar, qui découvre déjà le music-hall et le jazz. Rapidement retirée du répertoire, mise au ban par les nazis durant quelques années, l’œuvre n’est rejouée qu’en 1970 à Anvers et n’est enregistrée pour la première fois qu’en 1993.</p>
<p>Ce n’est donc pas une surprise d’apprendre que ce DVD édité par Naxos (<a href="https://www.forumopera.com/breve/nouveau-miracle-en-vue-pour-korngold">et dont nous parlait déjà Laurent Bury en février dernier</a>) est la première captation vidéo de l’œuvre. Aurait-on pu choisir une meilleure production que celle-ci ? Le spectacle de <strong>Christoph Loy</strong> est d’une simplicité bouleversante : face à la débauche vocale et orchestrale, le choix d’un décor unique, fait d’élégants panneaux de noyer, d’une volée de fenêtre et d’une table, est tout à fait justifié. Cette apparente aridité permet au metteur en scène de déployer une direction d’acteurs limpide. Chaque personnage est finement analysé, et la tension psychologique nécessaire à l’ouvrage est palpable tout du long.</p>
<p>Côté distribution, <em>Heliane</em> est comparable à <em>La ville morte</em> : l’intensité de la partition requiert des gabarits hors-norme, mais la finesse de la musique ne permet pas non plus de placer n’importe quel braillard sur scène. Ici, l’équilibre est atteint avec un plateau quasi irréprochable. <strong>Burkhard Ulrich</strong> possède juste encore assez de voix pour proposer un Juge aveugle crédible dans sa vieillesse. Malgré un rôle de Portier plutôt modeste, le timbre profond et touchant de <strong>Derek Welton</strong> ne passe pas inaperçu. <strong>Okka von der Damerau</strong> est une Messagère acide et abrasive comme il se doit. Le timbre n’est pas toujours séduisant, mais la voix est d’une puissance impressionnante. Le Souverain de <strong>Josef Wagner</strong> est peut-être le seul à être mis en difficulté : on sent que le baryton-basse frôle ses limites dans ce rôle d’une noirceur impitoyable. La voix finit par tenir bon, et l’investissement scénique du chanteur fait le reste du travail.<br /><strong>Brian Jadge </strong>se bat avec une aisance stupéfiante contre la partition. Son assise vocale inébranlable lui permet d’assurer brillamment le rôle de l’Etranger, et il n’y a que quelques défauts d’allemand pour nuancer notre propos. C’est à <strong>Sara Jakubiak</strong> que reviennent à juste titre les hommages les plus vifs. La voix n’est certainement pas la plus volumineuse de sa catégorie, mais elle chante tout le rôle avec aisance et musicalité, comme le résume admirablement son air du deuxième acte. Défendant son rôle avec une noblesse qui ne verse jamais dans le pathos, elle convainc le public que cette production lui est taillée sur mesure.</p>
<p><em>Heliane</em>, c’est enfin un orchestre et un chœur chauffés à blanc. Du dernier, on note les interventions musclées et puissantes, ainsi que le soin qui est apporté dans sa circulation sur la scène. Emmenés par <strong>Marc Albrecht</strong>, les musiciens de l’orchestre de la Deutsche Oper tirent toute la saveur et la force de cette partition enflammée, qui sourit à Strauss, bien sûr, mais aussi à Schoenberg ou Zemlinsky. Le lyrisme de certaines pages n’est d’ailleurs pas sans anticiper la carrière à venir de Korngold dans la musique de film.</p>
<p>Si <em>Heliane</em> finit par adopter la place qu’elle mérite dans le répertoire, cet enregistrement sera sans aucun doute très haut placé dans la discographie de l’œuvre.</p>
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