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	<title>Netia JONES - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Netia JONES - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>DUSAPIN, Antigone – Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dusapin-antigone-paris-philharmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Guillaume Picard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Oct 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Trois ans seulement après la création de son dernier opéra, Il viaggio, Dante, Pascal Dusapin livre une nouvelle partition lyrique, opératorio au sujet antique, comme Penthesilea (2015) et Medeamaterial (1992). Son Antigone est un monolithe dont la musique continument torturée explique moins qu&#8217;elle n&#8217;accompagne la mécanique macabre enclenchée dans les premières minutes du drame : &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Trois ans seulement après la création de son dernier opéra, <em>Il viaggio, Dante</em>, Pascal Dusapin livre une nouvelle partition lyrique, opératorio au sujet antique, comme <em>Penthesilea</em> (2015) et <em>Medeamaterial</em> (1992). Son <em>Antigone</em> est un monolithe dont la musique continument torturée explique moins qu&rsquo;elle n&rsquo;accompagne la mécanique macabre enclenchée dans les premières minutes du drame : Antigone, par obéissance aux lois non écrites des dieux, veut offrir à son frère les hommages funéraires, Créon, par obéissance aux lois élémentaires de la cité, non moins puissantes spirituellement, refuse à un ennemi des honneurs indus. La morale grecque héroïque qui a cours dans la tragédie exige que l&rsquo;on veuille du bien à ses amis et du mal à ses ennemis ; le mythe, alors, pose la question insoluble : que faire lorsqu&rsquo;une même personne est à la fois ami (frère, neveu) et ennemi (général qui a porté ses armes contre Thèbes) ?</p>
<p>La partition de <strong>Pascal Dusapin</strong> dégage un expressionnisme d&rsquo;autant plus frappant que les moyens réellement mis à sa disposition sont plutôt sobres, tout compte fait : le plan sonore paraît rarement complexe, on entend surtout un continuum très horizontal, une longue stase orchestrale plombée dès les premières mesures par une atmosphère angoissante. Ce suspens miroitant de noirceur est parfois perturbé par quelques événements sonores brutaux mais qui n&rsquo;ont qu&rsquo;un temps. Les instruments sont utilisés parfois à la limite entre son et bruit, comme ces cuivres laissant échapper de déchirantes déflagrations, une harpe qui fait entendre le métal de ses cordes, même une flûte sonorisée dans l&rsquo;ouverture de l’œuvre, un parti pris qui augmente la perte des repères sonores du spectateur. Si l&rsquo;on apprécie beaucoup la force suggestive de cette musique étouffante, on lui trouve un manque de progression, comme face à un monochrome qui vous happerait mais n&rsquo;en resterait pas moins uniforme. Relevons tout de même quelques percées d&rsquo;un langage différent, notamment lorsque Hémon évoque son amour pour Antigone, et que s&rsquo;esquisse à l&rsquo;orchestre un nuage de douceur, ou à l&rsquo;inverse dans le premier interlude orchestral, impressionnant de masse soudainement accumulée. L&rsquo;écriture vocale, quant à elle, navigue volontiers sur la palette du <em>Sprechgesang</em>, tout en réservant quelques grandes lignes saisissantes aux interprètes. La prosodie n&rsquo;est pas du tout hachée, mais les sauts de registre reviennent régulièrement pour émailler d&rsquo;intensité les mots du livret.</p>
<p>Ce livret, justement, est composé d&rsquo;après la traduction allemande, par Hölderlin, de l&rsquo;<em>Antigone</em> de Sophocle. Dusapin a coupé plusieurs passages dans un souci bien évident d&rsquo;économie et de concentration. Le principal changement, qui nous paraît constituer un écueil, est la suppression du chœur. Son absence impose d&rsquo;abord de répartir autrement la parole, puisque dans de nombreux passages les protagonistes dialoguent avec le chœur, qui conseille, commente voire décrit (et donne de précieuses indications scéniques). Ce travail de redistribution est assez bien mené, notamment au moyen de la mise en scène : Créon s&rsquo;adresse non plus aux vieillards de Thèbes mais à la salle en se positionnant derrière des micros. Mais vers la fin du drame, la présence du chœur est dramatiquement nécessaire pour assurer la cohérence et la continuité scénique : c&rsquo;est, après le départ de Tirésias, en discutant avec le chœur que Créon décide de revenir sur sa décision et c&rsquo;est au chœur que le Messager annonce la mort d&rsquo;Hémon, en l&rsquo;absence de Créon. Pour s&rsquo;en sortir, le livret introduit donc un personnage, le Coryphée, dont l&rsquo;existence serait pleinement pertinente s&rsquo;il ne surgissait pas sur scène à la fin seulement, tenant ses deux mallettes, sans qu&rsquo;on sache bien pourquoi il arrive là. Une autre difficulté que crée la suppression du chœur est la perte des parties lyriques qui rythment la tragédie grecque. Entre les épisodes (où les protagonistes parlent) sont normalement intercalés des intermèdes chantés, les <em>stasima</em>, sur des thématiques souvent cosmiques ou religieuses qui mettent en perspective la catastrophe. Le livret de Dusapin réintègre intelligemment quelques vers de ces saisissantes parties chorales dans le monologue d&rsquo;Antigone.</p>
<p>La mise en scène de <strong>Netia Jones</strong> est d&rsquo;une abstraction efficace. Son plateau est occupé pour moitié par six gigantesques colonnes carrées blanches, sur lesquelles sont projetés des rais de lumière ou des taches noires. Une avancée angulaire de la scène accueille un demi-cercle de micros installés comme pour une conférence de presse, tandis qu&rsquo;un poteau soutient deux écrans. Si on ajoute à cela les costumes sombres, la production est toute de noir et de blanc, ce qu&rsquo;accentuent les images spectrales diffusées sur les écrans, où l&rsquo;on voit en différé et au ralenti les protagonistes venus s&rsquo;exprimer devant les micros.</p>
<p>La distribution ne souffre aucune faiblesse, ce qui, conjugué à la fougue et à la minutie de la direction de <strong>Klaus Mäkelä</strong>, assure la réussite de la soirée. Grande habituée des opéras de Dusapin, qui lui a écrit cette Antigone sur mesure, <strong>Christel Loetzsch</strong> est impressionnante d&rsquo;engagement et de tessiture. L&rsquo;écriture vocale sollicite très souvent ses graves riches tout en les poussant volontairement dans ses retranchements, où la voix semble forcée, plus crachée que projetée, jusqu&rsquo;à des sons rauques franchement hurlés. Elle assume avec passion sa dernière scène, monologue gagné par la folie (un peu trop à notre goût du reste, par rapport à l&rsquo;idée que l&rsquo;on se fait du personnage). <strong>Tómas Tómasson</strong>, en Créon, est l&rsquo;autre pôle dramatique de la soirée. Son cheminement personnel, de l&rsquo;inflexibilité et de la noblesse outragée au doute puis au désespoir, est parfaitement incarné, au point de devenir le vrai personnage humain face à une Antigone exaltée au point de sembler dangereuse. La ligne soignée et le jeu efficace de <strong>Jarrett Ott</strong> (un messager) emportent autant l&rsquo;adhésion que l&rsquo;Ismène malmenée aux aigus éclatants d&rsquo;<strong>Anna Prohaska</strong> ou que le très beau timbre trompetant du ténor <strong>Thomas Atkins</strong>, qu&rsquo;on aurait volontiers entendu plus longtemps en Hémon. Mentions spéciales à <strong>Edwin Crossley-Mercer</strong>, Tirésias à la basse sépulcrale et profonde et à <strong>Serge Kakudji</strong> (Coryphée), dont la voix de haute-contre est extraordinairement riche en harmoniques.</p>
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		<title>Garsington lève une partie du voile sur sa future saison 2024</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/garsington-leve-une-partie-du-voile-sur-sa-future-saison-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 28 Jul 2023 06:20:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La saison 2023 de Garsington n’est pas encore achevée mais le festival a déjà annoncé ses titres pour la saison prochaine. Douglas Boyd, son directeur musical, dirigera le Philharmonia Orchestra pour A Midsummer Night&#8217;s Dream dans une production de Netia Jones ainsi qu’un opéra participatif, A Trip to the Moon. L’ouvrage d’Andrew Norman, inspiré du &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison 2023 de Garsington n’est pas encore achevée mais le festival a déjà annoncé ses titres pour la saison prochaine. Douglas Boyd, son directeur musical, dirigera le Philharmonia Orchestra pour <em>A Midsummer Night&rsquo;s Dream</em> dans une production de Netia Jones ainsi qu’un opéra participatif, <em>A Trip to the Moon</em>. L’ouvrage d’Andrew Norman, inspiré du <em>Voyage dans la Lune</em> de Méliès, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/breve/sir-simon-rattle-aime-decidement-lopera-participatif/">avait créé par Simon Rattle au Barbican Center de Londres en 2017</a> et a été repris plusieurs fois, notamment à Los Angeles au Walt Disney Concert Hall. La production sera signée Karen Gillingham. Le Philharmonia sera dirigé par la chef d’orchestre norvégienne Tabita Berglund pour une reprise de l’excellente production de John Cox des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/le-nozze-di-figaro-garsington-vivifiant/"><em>Nozze de Figaro</em></a> et Tobias Ringborg pour le rare <em>Un giorno di regno</em> de Verdi (production de Christopher Alden). Enfin, <em>Platée</em> sera dirigé par Paul Agnew dans une production de Louisa Muller avec The English Concert. Les distributions vocales seront connues à l&rsquo;automne.</p>
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		<title>MOZART, Le nozze di Figaro — Paris (Garnier)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-noces-de-figaro-paris-garnier-retour-gagnant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Nov 2022 08:06:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Opéra Garnier affichait salle comble ce soir pour la reprise des Nozze di Figaro dans la production de Netia Jones, créée in loco en janvier dernier. Comme l’a indiqué Clément Tallia dans son compte-rendu la metteuse en scène britannique a choisi de situer l’action de nos jours, dans les coulisses d’un opéra, en l’occurrence le Palais &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Opéra Garnier affichait salle comble ce soir pour la reprise des <em>Nozze di Figaro</em> dans la production de <strong>Netia Jones</strong>, créée <em>in loco</em> en janvier dernier. Comme l’a indiqué Clément Tallia dans son <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-noces-de-figaro-paris-garnier-au-theatre-ce-soir">compte-rendu</a> la metteuse en scène britannique a choisi de situer l’action de nos jours, dans les coulisses d’un opéra, en l’occurrence le Palais Garnier, où l’on répète …<em>Les Noces de Figaro</em>. Ce procédé, largement exploité par Robert Carsen, notamment dans ses <em>Contes d’Hoffmann</em> à Bastille, a le mérite de bien fonctionner. Pour le tableau final où l’on voit au fond du plateau le foyer de la danse, Netia Jones s’est probablement inspirée de la production de <em>Capriccio</em> réalisée en 2004 par le metteur en scène canadien. Cette mise en abyme permet de montrer à certains moments les interprètes en costumes dix-huitième sans pour autant situer l’action en ce temps-là. Cela nous vaut d’ailleurs quelques faux anachronismes comme Le Comte utilisant son téléphone portable ou Figaro son ordinateur, tous deux en tenue d’époque. L’un des principaux jeux de scène des personnages consiste à se déshabiller et se rhabiller à tout moment, dévoilant leurs dessous, ce qui met en difficulté Gérald Finley lorsqu’il chante son air du trois en retirant son pantalon.</p>
<p>Le décor du premier acte représente trois loges en enfilade, le deuxième se situe dans la loge de la Comtesse, le troisième dans un gigantesque vestiaire sur trois niveaux avec des portants chargés de vêtements au sol et dans les étages, le dernier sur le plateau nu. Figaro est perruquier, Suzanne habilleuse, Bazile chef de chant et Barberine, un petit rat. Marceline et Bartolo font partie de l&rsquo;équipe de direction, quant à la Comtesse et son époux, ils sont les stars du spectacle. Le Comte est présenté comme un prédateur sexuel qui en plus de convoiter Suzanne reluque les danseuses, en particulier Barberine. Etant donné le sujet de l’ouvrage qui fait écho à l’actualité récente, la tentation était grande pour Netia Jones d’y insérer un plaidoyer féministe. Ainsi l’hommage du personnel à la fin du premier acte « Giovani lieti, fiori spargete » est l’occasion d’une distribution de tract contre les violences faites aux femmes. La metteuse en scène a également recours à des projections vidéo pour surligner les passages signifiants à ses yeux. Enfin, le dénouement est modifié puisque si, comme le dit la musique, la comtesse accorde son pardon à son époux, son interprète restitue son alliance au sien qui quitte la scène, furieux. <br />
	Rien d&rsquo;indigne finalement dans ce spectacle visuellement réussi qui a valu à Netia Jones et son équipe des applaudissements nourris au rideau final.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="304" src="/sites/default/files/styles/large/public/les_noces_de_figaro.4._vincent_pontet.jpg?itok=OYujQhOS" width="468" /><br />
	© Charles Duprat</p>
<p>La distribution a le mérite d’être homogène et de comporter quelques éminents mozartiens dont certains étaient déjà présents en janvier dernier. Le grand triomphateur de la soirée est <strong>Luca Pisaroni</strong> qui depuis une vingtaine d’années a promené son Figaro sur les plus grandes scènes de la planète. Autant dire qu’il en connaît toutes les facettes, qu’il restitue à merveille dans une incarnation fouillée et haute en couleur. En grande forme vocale, la basse italienne interprète ses trois airs avec autant de classe que de conviction et habite les récitatifs avec toute la verve qu’on lui connaît. A ses côtés la comtesse de <strong>Miah Persson</strong> conjugue charme et distinction dans une interprétation sobre, teintée de mélancolie. On apprécie l’élégance de sa ligne de chant nuancée notamment dans la reprise piano de « Dove sono ». Seules d’infimes duretés dans les notes aiguës trahissent le passage des ans. <strong>Gérald Finley</strong> campe un Almaviva jouisseur et retors, préoccupé tout autant par son plaisir que par son honneur. Si le personnage est pleinement convaincant, la voix manque par moment de projection. Il tire néanmoins son épingle du jeu dans son air « Vedrò mentr’io sospiro » modèle de chant mozartien. Si l’on en juge par l’enthousiasme qu’elle a soulevé au rideau final, la Suzanne de <strong>Jeanine De Bique</strong> a conquis le public ; qu’il nous soit permis cependant de trouver la voix trop légère pour le rôle et limitée dans le grave. Néanmoins le style est impeccable et la soprano qui se révèle fine comédienne fait jeu égal avec Pisaroni. Le Chérubin espiègle et virevoltant de <strong>Rachel Frenkel</strong> lui permet de faire des débuts remarqués à l’Opéra de Paris d’autant que le timbre est fruité et le chant raffiné. <strong>James Creswell</strong> est un Bartolo à la voix sonore et au grave profond, <strong>Sophie Koch</strong> campe une Marceline de luxe, impayable dans sa tenue d’executive woman. Enfin <strong>Éric Huchet </strong>est un Bazile bien chantant et obséquieux à souhait. <strong>Ilanah Lobel-Torres</strong>, touchante Barberine et <strong>Franck Leguérinel</strong> truculent Antonio n’appellent que des éloges.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/les_noces_de_figaro._vincent_pontet.jpg?itok=vWvTVFQv" width="468" /><br />
	© Charles Duprat</p>
<p>La partition comporte les traditionnelles coupures des airs de Marceline, « Il capro e la capretta » et de Bazile « In quegli anni in cui val poco » au quatrième acte. D’autre part les chanteurs ornementent avec goût et discrétion les reprises de leurs airs.</p>
<p>Louis Langrée dirige avec fougue et un sens aigu du théâtre cette partition foisonnante ménageant avec brio séquences éthérées comme le duo « Sull’aria » et rythmes endiablés comme le final du deux.</p>
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		<item>
		<title>Le Nozze à Garnier : fallait-il annuler ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-nozze-a-garnier-fallait-il-annuler/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Feb 2022 09:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au Palais Garnier hier soir à titre privé, nous avons accueilli les annonces devant le rideau avant la première note de l’ouverture des Nozze di Figaro avec bienveillance et soulagement : Peter Mattei souffrant remplacé par Christopher Maltman (excellent Don Juan du circuit, remarquable Œdipe en début de saison), Lea Desandre bien présente sur scène contrairement à ce que le feuillet de distribution indique… L’Opéra &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-size: 14px">Au Palais Garnier hier soir à titre privé, nous avons accueilli les annonces devant le rideau avant la première note de l’ouverture des <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/les-noces-de-figaro-paris-garnier-au-theatre-ce-soir"><em>Nozze di Figaro</em> avec bienveillance et soulagement</a> : <strong>Peter Mattei </strong>souffrant remplacé par <strong>Christopher Maltman</strong> (excellent Don Juan du circuit, remarquable <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/oedipe-paris-bastille-symphonie-lyrique">Œdipe en début de saison</a>), <strong>Lea Desandre</strong> bien présente sur scène contrairement à ce que le feuillet de distribution indique… L’Opéra de Paris s’adapte au mieux, l’orchestre aussi est touché apprend-on et ce sont des applaudissement nourris qui retentissent pour saluer la persévérance de tous les acteurs du spectacle.</p>
<p style="font-size: 14px">Las, les deux premiers actes vont nous faire déchanter. Ce n&rsquo;est pas tant la qualité de la présentation : on aime ou pas la proposition de <strong>Netia Jones</strong> (ni innovante, ni très vivante), on apprécie ou non le geste classique de <strong>Gustavo Dudamel</strong>, loin des versions baroquement informées mais toujours théâtral, et on peut se réjouir de découvrir de nouvelles voix sur la première scène nationale, <strong>Ying Fang</strong> notamment, excellente Susanna pétulante à la voix charnue. Passons sur le Basilio faux une note sur deux de <strong>Christophe Mortagne</strong>, c’est surtout l’arrivée en masque FFP2 de <strong>Dorothea Röschmann</strong> (Marcellina) et <strong>James Creswell</strong> (Bartolo) qui jette un froid. Lui, belle voix que l’on sent puissante s’étouffe dans la partie rapide de son air, elle passe son temps à pincer le masque pour émettre ses notes. Au deuxième acte, <strong>Maria Bengtsson</strong>, pourtant seule dans sa loge comme le veut la mise en scène, est masquée, elle aussi : inaudible, en difficulté sur le souffle, « Porgi amor » est un douloureux moment. A son arrivée en scène, Christopher Maltman porte désormais un masque (chirurgical). On comprend alors qu’on assiste, en direct, à une gestion des cas contacts. Le septuor qui conclut ce deuxième acte finit déséquilibré avec quatre solistes masqués. Nous n’irons pas plus loin. Si l’on comprend, après deux années de <em>stop and go</em> et d’annulations, la volonté de jouer à tout prix, on reste perplexe lorsque cela doit se faire au détriment du chant et de la qualité de la représentation.</p>
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		<item>
		<title>MOZART, Le nozze di Figaro — Paris (Garnier)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/les-noces-de-figaro-paris-garnier-au-theatre-ce-soir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Jan 2022 08:00:09 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Stendhal aura su exprimer avec une indépassable évidence ce que chacun peut ressentir au fond de soi lorsqu’il écoute Mozart, et particulièrement les Noces de Figaro : « un mélange sublime d’esprit et de mélancolie, tel qu’il ne s’en trouve pas un second exemple. » De cet équilibre entre la comédie et le drame, entre le drôle et &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Stendhal aura su exprimer avec une indépassable évidence ce que chacun peut ressentir au fond de soi lorsqu’il écoute Mozart, et particulièrement les <em>Noces de Figaro </em>: « un mélange sublime d’esprit et de mélancolie, tel qu’il ne s’en trouve pas un second exemple. » De cet équilibre entre la comédie et le drame, entre le drôle et le grave, les metteurs en scène, depuis maintenant deux ou trois décennies, font souvent pencher la balance vers le plus sombre. Telle n’est pas la volonté de <strong>Netia Jones</strong>, qui insiste, dans ses notes d’intention reproduites dans le programme, sur la drôlerie de la pièce de Beaumarchais, que le livret de Da Ponte et la partition de Mozart ont voulu sublimer. Qui voudrait voir, dans ce retour proclamé aux racines théâtrales et à la nature comique de l’œuvre, l’annonce d’un spectacle virevoltant et virtuose pourrait néanmoins s’exposer à quelques désillusions. <em>A priori, </em>transposer l’action dans les coulisses d’un théâtre pendant les répétitions de la pièce de Beaumarchais n’avait pourtant rien d’un contresens : coiffeur et perruquier (profession somme toute assez voisine de celle barbier, qu’il exerça dans une autre vie …), Figaro s’apprête à convoler avec Susanna, la couturière, mais se heurte aux agissements libidineux d’un acteur poursuivant de ses assiduités toutes les femmes qui ont le malheur de passer devant sa loge. Actrice, elle aussi, la Comtesse Almaviva dissipe son ennui en collectionnant les bouquets de fleurs, tandis qu’on ne sait pas vraiment qui est Chérubin, mais un ado reste un ado, donc va pour le survêtement rouge et la casquette. Si le théâtre dans le théâtre n’a rien de très novateur, il bénéficie en l’espèce d’une scénographie chic à la Robert Carsen, autre grand amateur du procédé. Le problème, c’est qu’une fois le concept posé, il convient de le faire vivre. Or, c’est la vie qui manque ici. Alors que le vaste plateau de Garnier doit se contenter, pour son remplissage, des tics habituels que l’on retrouve aujourd’hui dans trois mises en scène sur quatre (doubles des personnages en projections vidéo, effeuillage régulier des protagonistes, etc.), l’inexplicable absence de direction d’acteur menace – un comble ! – de faire retomber jusqu’aux quiproquos les plus payants. Pas de huées aux saluts, car au fond tout cela reste élégant ; il n’empêche que nous quittons notre siège sans être certain que Netia Jones savait ce qu’elle voulait vraiment nous dire avec cette nouvelle production.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="270" src="/sites/default/files/styles/large/public/nozze_onp_4.jpg?itok=1bSH8ZpA" title="© Vincent Pontet" width="468" /><br />
	© Vincent Pontet</p>
<p>Souvent condamnés à l’immobilité, les chanteurs ne peuvent compter que sur leur propre charisme pour faire vivre leurs personnages. A ce petit jeu, <strong>Peter Mattei </strong>a des atouts vainqueurs : on pourrait entendre ce Comte encore cent fois sans se lasser une seconde de son extraordinaire magnétisme. Le crémeux inaltéré de la voix achève un portrait toujours aussi convaincant. Et puis <strong>Lea Desandre</strong>… « Voi che sapete » a beau avoir été interprété par toutes les chanteuses du monde, seule une petite poignée d’artistes a su dessiner un Cherubino totalement abouti. Il y a eu le raffinement de Sena Jurinac, la fraîcheur de la jeune Christa Ludwig, la sensibilité de Frederica von Stade. Aujourd’hui, il y a Lea Desandre, timbre d’ambre et engagement total qui font palpiter la moindre phrase. <strong>Luca Pisaroni</strong> demeure, en Figaro, une référence. Arrivé en castrophe pour remplacer Adam Palka (lui-même appelé en remplacement d’Ildebrando d’Arcangelo), il faut mettre sur le compte de ces circonstances inhabituelles les quelques décalages et les aigus blanchis entendus en début de soirée, tant il fait mieux que se rattraper par la suite, appuyé sur un instrument percutant et une incarnation toujours aussi forte.<strong> Anna El-Kashem</strong>, elle aussi remplaçante (de Ying Fang), pourrait évoquer, avec sa voix claire et son vibrato juvénile, un souvenir de Barbara Bonney ; mais le volume paraît bien confidentiel. La projection pose aussi quelques problèmes à <strong>Maria Bengtsson</strong>, pas toujours audible dans des ensembles, émouvante cependant dans un « Dove sono » sur le fil. Parmi des seconds rôles où l&rsquo;on retient la jolie Barbarina de <strong>Kseniia Proshina</strong> et le Bartolo hargneux de<strong> James Creswell</strong>, <strong>Dorothea Röschmann </strong>fait une Marcellina de luxe, apportant à chaque réplique une connaissance intime, presque organique, de la ligne mozartienne.</p>
<p>Pour sa deuxième et dernière production de la saison, <strong>Gustavo Dudamel</strong> confirme son entente avec les musiciens de l’Opéra de Paris, nonobstant quelques décalages qui devraient se corriger d’eux-mêmes au fur et à mesure des représentations : sa direction les met en valeur à chaque instant, souligne mille détails, des sourires échangés par le hautbois et le basson dans « Sull’aria » aux grognements des cordes dans « Aprite un po’ quegli occhi », et veille les poings serrés à la progression dramatique, admirable dans le final du II. Les apports des lectures sur instruments d&rsquo;époque sont bien loins ; pourtant, tout cela s&rsquo;anime, respire, vit – le théâtre, ce soir, se trouvait dans la fosse !</p>
<p> </p>
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		<title>Les Noces de Figaro en direct de l&#8217;Opéra national de Paris le 3 février</title>
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		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 17 Jan 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle production des Noces de Figaro, représentée au Palais Garnier du 21 janvier au 18 février, sera diffusée en direct au cinéma le jeudi 3 février à 19h15. D&#8217;après le communiqué de presse, la mise en scène de Netia Jones « conserve l’essence même de la pièce de Beaumarchais en questionnant avec humour mais non &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle production des <em>Noces de Figaro</em>, représentée au Palais Garnier du 21 janvier au 18 février, sera diffusée en direct au cinéma le jeudi 3 février à 19h15. D&rsquo;après le communiqué de presse, la mise en scène de <strong>Netia Jones</strong> « conserve l’essence même de la pièce de Beaumarchais en questionnant avec humour mais non sans espièglerie les rapports humains ». La diffusion s&rsquo;accompagnera d&rsquo;interviews de Gustavo Dudamel, Netia Jones, Peter Mattei (Il Conte di Almaviva) et Lea Desandre (Cherubino). La liste des cinémas partenaires est disponible sur <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://fracinema.com/catalogue/les-noces-de-figaro-0">fracinema.com</a>.</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/c6a4TVfjyOw" title="YouTube video player" width="560"></iframe></p>
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