<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Colin JUDSON - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/judson-colin/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/judson-colin/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:24:36 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Colin JUDSON - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/judson-colin/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>VERDI, Falstaff — Garsington</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/falstaff-garsington-sister-suffragette/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 21 Jun 2018 07:18:01 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/sister-suffragette/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce n’est certainement pas un hasard si le lendemain de Capriccio le 29e festival de Garsington présente Falstaff : ces deux chefs d’œuvres écrits par des compositeurs âgés expriment, dans des styles différents, le même regard distancié voire amusé sur le monde. Mais Falstaff – et tout particulièrement son dernier acte – est plus encore « at home » dans &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/falstaff-garsington-sister-suffragette/"> <span class="screen-reader-text">VERDI, Falstaff — Garsington</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/falstaff-garsington-sister-suffragette/">VERDI, Falstaff — Garsington</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce n’est certainement pas un hasard si le lendemain de <a href="https://www.forumopera.com/capriccio-garsington-luxe-calme-et-volupte"><em>Capriccio</em> </a>le 29<sup>e</sup> festival de Garsington présente <em>Falstaff</em> : ces deux chefs d’œuvres écrits par des compositeurs âgés expriment, dans des styles différents, le même regard distancié voire amusé sur le monde. Mais <em>Falstaff</em> – et tout particulièrement son dernier acte – est plus encore « at home » dans le cadre idyllique de cet étonnant théâtre qui s’intègre, grâce à ses murs transparents, dans la nature environnante.</p>
<p>	La nouvelle production présentée ce soir est particulièrement intéressante, car la mise en scène endiablée et très théâtrale de <strong>Bruno Ravella</strong> assisté de <strong>Tim Claydon</strong> met en valeur certaines des facettes du personnage de Falstaff telles qu’on les perçoit au pays de Shakespeare, de manière différente qu’en Italie ou en France. Et la transposition proposée est bien dans l’esprit de l’œuvre, qu’elle enracine doublement dans le monde britannique, en replaçant l’esprit shakespearien à la fin du XIX<sup>e</sup> siècle dans cette Angleterre victorienne où les suffragettes commencent à se révolter contre la tyrannie des hommes en exigeant l’égalité et notamment le droit de vote. L’auberge de la Jarretière est devenue une sorte de bouge irréel où bouteilles et note impayées apparaissent à travers le plancher, et Falstaff y manie la batte de cricket au lieu de l’habituel balai. Le second tableau se déroule dans une amusante gare stylisée (très jolis décors et costumes de <strong>Giles Cadle</strong>) où les suffragettes brandissent des pancartes, et où le non-sens britannique rejoint celui des Deschiens avec un explorateur (Dr Livingstone, I presume ?) qui tire les pigeons dans la gare. Mais finalement le domaine bourgeois reprend ses droits avec l’intérieur classique d’Alice Ford et la joyeuse bacchanale finale dans la forêt au milieu des elfes.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" height="322" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/09_falstaff_-_garsington_opera_2018_mary_dunleavy_alice_ford2c_henry_waddington_falstaff_credit_clive_barda.jpg?itok=A3ihasQb" width="468" /><br />
	Mary Dunleavy (Alice Ford) et Henry Waddington (Falstaff) © Photo Clive Barda/Garsington Opera</p>
<p>Plus fouillée encore est la caractérisation de chaque personnage, plus proche du théâtre shakespearien que de l’opéra traditionnel. Falstaff n’est pas le bravache vulgaire et tonitruant comme on en a vu beaucoup, et pas seulement l’escroc à la petite semaine que l’on sait, mais un homme simple aux prises avec son âge et son propre vieillissement, tentant de se convaincre malgré tout des qualités intactes de son pouvoir de séduction. <strong>Henry Waddington</strong> rend merveilleusement bien toutes les facettes du personnage. La voix n’est pas immense, mais elle est chargée d’intonations que l’on entend rarement, une vraie redécouverte musicale du rôle. Son côté charmeur, un peu ridicule, est très touchant, et son apparition en Écossais en mini-kilt après son duo avec Ford est fort drôle. L’extrême étant atteint quand il retire son slip de dessous son kilt avant d’aller chez Alice, mais là aussi, on est bien dans l’esprit des personnages comiques shakespeariens.</p>
<p>	L’autre personnage qui domine la soirée est Ford, interprété par <strong>Richard Burkhard</strong>, à l’opposé des habituels maris trompés sombrant dans le tragique absolu. Très à l’aise vocalement de sa voix de baryton fort bien projetée, il exprime par de subtiles nuances et un jeu particulièrement convaincant tout un éventail de sentiments, notamment dans son duo avec Falstaff ou dans les scènes d’ensemble. Son épouse Alice (excellente <strong>Mary Dunleavy</strong> à la voix incisive et puissante) mène virilement, comme il se doit, toute la supercherie, mais elle a fort à faire avec des commères ni complètement consentantes ni totalement complices. Les mimiques de Meg et de Mrs Quickly (très bien chantées par <strong>Victoria Simmonds</strong> et <strong>Yvonne Howard</strong>) sont fort drôles quand elles obéissent un peu à leur corps défendant à cette Alice un poil trop autoritaire. Le charmant couple de Nanetta et Fenton est joliment chanté par <strong>Soraya Mafi</strong> et <strong>Oliver Johnston</strong>, et les autres comparses (très bon docteur Caius de <strong>Colin Judson</strong>) complètent efficacement cette distribution particulièrement bien équilibrée.</p>
<p>	<strong>Richard Farnes </strong>dirige avec style l’excellent Philharmonia Orchestra. Bien sûr, on n’est pas entraîné comme avec Toscanini dans un tourbillon musical irrésistible, mais on se laisse mener avec plaisir par un rythme constant et bien imprimé, à redécouvrir toutes les finesses musicales de l’œuvre. Perfection des ensembles, nuances, ralentis, respirations, une relation très étroite avec le plateau, tout est fait pour redonner à l’œuvre son côté le plus théâtral, et le résultat est un vrai régal. Une soirée exceptionnelle.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/falstaff-garsington-sister-suffragette/">VERDI, Falstaff — Garsington</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>STRAVINSKY, The Rake&#039;s Progress — Luxembourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/the-rakes-progress-luxembourg-reprise-chaotique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Feb 2017 11:20:33 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/reprise-chaotique/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans les mois qui suivent sa création, il est fréquent qu’un production d’opéra voyage, soit reprise dans différents théâtre ; pour les producteurs c’est une façon de partager ou d’amortir les frais de production, et d’assurer une diffusion plus large à des spectacles ambitieux. Pour les maisons d’opéra qui ne disposent pas de structures de production &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/the-rakes-progress-luxembourg-reprise-chaotique/"> <span class="screen-reader-text">STRAVINSKY, The Rake&#039;s Progress — Luxembourg</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/the-rakes-progress-luxembourg-reprise-chaotique/">STRAVINSKY, The Rake&#039;s Progress — Luxembourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans les mois qui suivent sa création, il est fréquent qu’un production d’opéra voyage, soit reprise dans différents théâtre ; pour les producteurs c’est une façon de partager ou d’amortir les frais de production, et d’assurer une diffusion plus large à des spectacles ambitieux. Pour les maisons d’opéra qui ne disposent pas de structures de production propres, l’accueil des spectacles produits ailleurs permet de construire une saison à moindre coût et de faire son choix parmi les propositions des maisons concurrentes. C’est au terme d’un parcours de ce genre que ce <em>Rake’s Progress</em> produit à Caen l’automne dernier en ouverture de saison (voir <a href="http://www.forumopera.com/the-rakes-progress-caen-comme-un-baiser-sans-barbe">l’article de Laurent Bury</a>) puis à Limoges en janvier se retrouvait dimanche à l’affiche à Luxembourg. Hélas, les rigueurs de l’hiver avaient eu raison de la voix de Benjamin Hulett, pressenti pour le rôle titre mais atteint de bronchite, et c’est donc en toute dernière minute qu’<strong>Emilio Pons</strong> reprenait le flambeau, acceptant de chanter le rôle avec partition depuis l’avant-scène, tandis que le titulaire jouait avec ses partenaires ce qu’il ne pouvait chanter. La formule est périlleuse, surtout quand le remplaçant, sans doute faute de répétitions suffisantes, manifeste peu de familiarité avec le rôle dont il donne une lecture plutôt qu’une interprétation. Le spectacle réduit à ces tristes conditions perd beaucoup en intensité et en crédibilité et c’est dommage car la mise en scène proposait quelques beaux tableaux, la transposition au monde contemporain de l’argent facile dans les sphères de la spéculation boursière générant quelques idées intéressantes – parmi d’autres moins convaincantes !</p>
<p>Dominant largement la distribution vocale,  <strong>Kevin Short</strong> en Nick Shadow livre une performance remarquable à tout point de vue ; il a à la fois la noirceur et les séductions du rôle, assumant crânement ses côtés subversifs avec un réel appétit pour le texte sarcastique du livret. <strong>Marie Arnet</strong> en Anne Trulove est excellente également. Le timbre est chaud et presque maternel, sa présence scénique émouvante sans mièvrerie, et on ne peut qu’être touché par le chemin qu’elle parcourt entre candeur et lucidité, illusions et résignation, avec l’amour pour seul flambeau. <strong>Isabelle Druet</strong> donne beaucoup de présence au rôle guignolesque de la femme à barbe (transformée ici en vedette people, et donc sans attribut pileux), mais sa prestation musicale nous a un peu déçu : peu de couleurs, peu d’énergie dans une voix en petite forme, toute l’attention de la chanteuse semblant s’être concentrée sur sa prestation d’actrice parfois très drôle. Sous des dehors loufoques, <strong>Colin Judson</strong> se montre très efficace dans le rôle de Sellem, <strong>Stephan Loges</strong> une peu faible dans celui du père Trulove, et <strong>Kathleen Wilkinson</strong> particulièrement extravagante dans le petit rôle de la mère Goose.</p>
<p>Abstenons nous de juger Emilio Pons, victime de son impréparation, ou de sa générosité à accepter une proposition de dernière minute qu’il aurait sans doute mieux fait de refuser. Il a sauvé (plus ou moins) le spectacle qui sans lui n’aurait pu avoir lieu.</p>
<p>Dans la fosse, l’orchestre régional de Normandie réalise une prestation très honorable malgré l’acoustique un peu sèche du Grand Théâtre, dirigé d’une main experte par <strong>Jean Deroyer</strong> qui, très attentif aux chanteurs, donne couleurs et rigueur à la magnifique partition de Stravinsky. On n&rsquo;évite pas cependant quelques décalages, sans doute dus au manque de répétition et aux circonstances particulièrement difficiles et imprévisibles.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/the-rakes-progress-luxembourg-reprise-chaotique/">STRAVINSKY, The Rake&#039;s Progress — Luxembourg</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>STRAVINSKY, The Rake&#039;s Progress — Caen</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/the-rakes-progress-caen-comme-un-baiser-sans-barbe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Nov 2016 16:17:41 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/comme-un-baiser-sans-barbe/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Sixième spectacle in loco, mais toute première mise en scène d’opéra pour David Bobée avec ce Rake’s Progress courageusement programmé en ouverture de saison par le Théâtre de Caen. Superbe cadeau pour un homme de théâtre, ou cadeau empoisonné ? On peut se le demander en voyant cette production, qui paraît constamment tiraillée entre deux options &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/the-rakes-progress-caen-comme-un-baiser-sans-barbe/"> <span class="screen-reader-text">STRAVINSKY, The Rake&#039;s Progress — Caen</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/the-rakes-progress-caen-comme-un-baiser-sans-barbe/">STRAVINSKY, The Rake&#039;s Progress — Caen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Sixième spectacle in loco, mais toute première mise en scène d’opéra pour <strong>David Bobée</strong> avec ce <em>Rake’s Progress</em> courageusement programmé en ouverture de saison par le Théâtre de Caen. Superbe cadeau pour un homme de théâtre, ou cadeau empoisonné ? On peut se le demander en voyant cette production, qui paraît constamment tiraillée entre deux options contradictoires. La transposition de nos jours n’a rien en soi de renversant, et ce n’est pas la première fois qu’un opéra au livret allégorique est « mis à plat » pour rejoindre la banalité de notre quotidien, avec Tom Rakewell en trader saisi par la débauche. Oui, mais si David Bobée gomme beaucoup, il surligne tout autant. Le décor se compose surtout de vidéos tantôt neutres – une vue des gratte-ciels de Londres aujourd’hui à travers l’immense baie vitrée de l’appartement de Tom –, tantôt lourdement symboliques comme ce jardin du premier acte réduit à quelques graminées surdimensionnées derrière lesquelles persiste, immobile, la tête tout aussi géante d’un mouton, représentation naïve de l’innocence initiale du héros. On songe aussi à ce bras nu qui remue une sorte de purée de framboises, image projetée en arrière-plan quand Mother Goose se charge de l’initiation de Tom. Malgré quelques très beaux effets de lumière, la soirée n’est pas exempte de longueurs. A force de tirer à hue et à dia, la mise en scène finit par avoir à peu près autant de saveur qu’un baiser sans moustache, ou plutôt sans barbe puisque, bien entendu, Baba la Turque perd ici toute pilosité hors-norme, pour n’être qu’une femme-spectacle vivant du regard des autres, ainsi que le montre son étonnant costume, une robe à frise d’yeux. D&rsquo;ici <em>La Nonne sanglante </em>de Gounod, qu&rsquo;il doit monter à l&rsquo;Opéra-Comique en 2018, David Bobée aura le temps de faire des choix plus nets.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/the_rakes_progress-rphdelval-1184.jpg?itok=beKKk4qc" title="© Philippe Delval" width="468" /><br />
	© Philippe Delval</p>
<p>Sur le plan musical, l’impression est aussi mitigée. <strong>L’Orchestre régional de Normandie</strong> fait mieux que remplir son contrat, sous la baguette rigoureuse de <strong>Jean Deroyer</strong>, qui respecte à la lettre cette bondissante sécheresse voulue par Stravinsky dans une œuvre typique d’un certain néo-classicisme du XX<sup>e</sup> siècle. Importation réussie pour le <strong>Chœur de l’Opéra de Limoges</strong>, venu à Caen dans le cadre de la coproduction qui entraînera ensuite ce spectacle à Reims, à Rouen, à Limoges et à Luxembourg : le livret a prévu pour les choristes des interventions régulières et significatives, dont la formation limousine s’acquitte avec le brio nécessaire.</p>
<p>Parmi les solistes, les méchants l’emportent haut la main. Il faut d’abord saluer bien bas la performance de <strong>Kevin Short</strong>, impressionnant Nick Shadow, qu’on n’hésite pas à comparer aux meilleurs titulaires du rôle : authentique timbre de basse d’une densité et d’une noirceur idéales pour le personnage, mordant de la diction qui confère toute leur force ironique aux mots de W.H. Auden, gestuelle tranchante et vraie présence scénique. Autant de qualités qui rendent mémorable la prestation de celui que notre collègue Yannick Boussaert jugeait « aussi charismatique que Franz Masura en précepteur d’Oreste » dans <a href="http://www.forumopera.com/elektra-new-york-etranges-sensations"><em>Elektra </em>à New York</a>. Pour cette prise de rôle qu’elle nous avait annoncée <a href="http://www.forumopera.com/actu/isabelle-druet-jadorerais-chanter-mozart-je-suis-en-manque-de-haendel-et-je-reve-de-richard">en interview il y a deux ans</a>, et même privée de barbe, <strong>Isabelle Druet</strong> fait valoir les graves somptueux d’une voix en parfaite adéquation avec les exigences de la partition. Quant à l’actrice, elle met à merveille en évidence le côté humain de celle qui n’est d’abord qu’une caricature : se dépouillant de son manteau bigarré, de son chasse-mouche, de ses bijoux et enfin de sa perruque, la mezzo donne vie à son personnage et rend crédible sa conversion en adjuvante qui incite Anne Trulove à rejoindre son bien-aimé. Même transformé en loup de Wall Street, <strong>Colin Judson </strong>est un Sellem extrêmement pittoresque, au timbre percutant. Toujours du côté des figures les plus noires, <strong>Kathleen Wilkinson</strong> prête à Mother Goose une voix sonore et une silhouette haute en couleur.</p>
<p>On est en revanche moins convaincu par les « gentils » de l’histoire. <strong>Stephan Loges</strong> est un Père Trulove trop souvent couvert par l’orchestre, faute de puissance suffisante dans le grave. <strong>Marie Arnet </strong>possède une voix agréable dans le médium, mais peut-être pas assez pour rendre Anne Trulove véritablement touchante, et elle prend une dureté beaucoup moins plaisante dans l’aigu forte, ainsi que dans les quelques passages d’agilité, ce qui surprend de la part d’une artiste habituée à la musique du XVIII<sup>e</sup> siècle (on a pu la voir en Pamina à Nantes ou en concert dans <em>Zaïs</em> de Rameau). Doté d’un timbre clair et souple,  <strong>Benjamin Hulett </strong>ne démérite pas vocalement, mais peine davantage à faire exister scéniquement son Tom Rakewell, ici un peu benêt et manquant un peu d’initiative, malgré une belle scène du cimetière au dernier acte. Gageons que l’assurance viendra au fil des représentations, prévues au rythme de deux ou trois par théâtre coproducteur entre ce mois de novembre et début février 2017.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/the-rakes-progress-caen-comme-un-baiser-sans-barbe/">STRAVINSKY, The Rake&#039;s Progress — Caen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
