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	<title>Anke KRABBE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Anke KRABBE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>HAENDEL, Serse — Düsseldorf</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/serse-dusseldorf-plus-drole-tu-meurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Bernard Schreuders]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jan 2019 04:17:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Certes, aucun opéra de Haendel se ne prête aussi bien à un traitement comique, voire parfois franchement loufoque, même pas Agrippina, dont l’intrigue plus sophistiquée se ne laisse pas si aisément réduire. Cependant, l’appréhension le disputait à l’excitation au moment de découvrir ce Serse revisité par Stefan Herheim, car rien n’est plus subjectif que l’humour : face au même gag, les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Certes, aucun opéra de Haendel se ne prête aussi bien à un traitement comique, voire parfois franchement loufoque, même pas <em>Agrippina</em>, dont l’intrigue plus sophistiquée se ne laisse pas si aisément réduire. Cependant, l’appréhension le disputait à l’excitation au moment de découvrir ce <em>Serse </em>revisité par <strong>Stefan Herheim</strong>, car rien n’est plus subjectif que l’humour : face au même gag, les uns vont s’esclaffer quand les autres feront la grimace. <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/sex-rex">Thierry Bonal </a>se montrait d’ailleurs nettement moins emballé par ce spectacle « <em>très en dessous de la ceinture </em>» lors de sa création berlinoise en 2012 que <a href="https://www.forumopera.com/xerxes-dusseldorf-les-convenances-et-surtout-les-inconvenances-theatrales">Laurent Bury</a>, trois ans plus tard, à l’occasion de sa reprise à Düsseldorf. Celle-ci, il est vrai, bénéficiait d’une distribution entièrement renouvelée et accueillait une formation spécialisée, la <strong>Neue Düsseldorfer Hofmusik, </strong>toujours sous la conduite de Konrad Junghänel. Samedi dernier, cette production retrouvait l’affiche du Deutsche Oper am Rhein et, sur scène comme dans la fosse, la même équipe, au rôle-titre près. Traversé par un souffle de liberté et une fantaisie jubilatoire, ce <em>Serse </em>nous offre un très grand moment de théâtre. A dire vrai, notre bonheur serait complet si cette quête permanente du rire ne s’opérait pas quelquefois au détriment de l’émotion, sinon du plaisir musical. </p>
<p>Le rideau se lève sur l’envers du décor, que les figurants monteront et démonteront à l’envi au gré des tableaux, la scénographie de <strong>Heike Scheele </strong>réinventant les fastes de l’opéra baroque – jusqu’aux vagues factices ! – avec, ici et là, une légère touche de naïveté, sinon de mièvrerie, entre maniérisme et rococo, comme dans ce ciel constellé de <em>putti </em>dont s’orne le rideau de scène du théâtre… dans le théâtre. Vu et revu, éculé, ricaneront ceux qui ne jurent que par la nouveauté, sauf qu’en l’occurrence la mise en abyme s’enrichit également d’une évocation savoureuse du monde de l’opéra au temps de Haendel. Ainsi, la rivalité des sœurs et de leurs prétendants offre une image spéculaire de celle des stars du <em>bel canto</em> : jeux de mains, jeux de vilains et surtout de vilaines qui se tordent aussi l’oreille. Allusion également au chant des castrats dont certaines femmes prétendaient qu’il leur faisait l’amour quand Serse prend le contrôle d’Amastre par le pouvoir de son ramage et que le corps de la princesse travestie se contorsionne de plaisir au gré de la plus extravagante des danses.   </p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/stephaniehoutzeel_xerxes_foto_jaro_suffner_komischeoperberlin_0.jpg?itok=VZprBZoL" title="Stephanie Houtzeel (Serse) © Jaro Suffner" width="468" /><br />
	Stephanie Houtzeel (Serse) © Jaro Suffner</p>
<p>Les chanteurs prennent à partie l’orchestre, se glissent parmi les instrumentistes quand ce n’est pas Serse qui vient se lover contre le chef en roucoulant pour finir par lui intimer le silence et appeler la lumière sur lui, un projecteur l&rsquo;illuminant comme au cabaret. Herheim bouge les lignes, puis explose encore le cadre, mais d’un geste toujours très sûr – la mécanique du rire est une mécanique de haute précision – en louchant vers le burlesque du  dessin animé dans une scène, énorme et désopilante, où Atalanta tend des armes à Serse pour qu’il élimine Romilda : au poignard succèdent un pistolet, un serpent, un canon dont le projectile crée un trou dans le mur du fond de scène et, enfin, une arbalète, la flèche du roi de Perse ratant sa cible mais touchant un Cupidon qui tombe des cintres !  Conçue pour le Komischen Oper Berlin où les ouvrages ne sont donnés qu’en allemand, la proposition de Stefan Herheim suit la règle, ce qui facilite évidemment l’adhésion du spectateur dont le regard peut se détacher des surtitres, mais tout en conservant une poignée d’airs en italien. S’il n’a probablement pas osé toucher aux paroles, trop célèbres, d&rsquo;« Ombra mai fù », les raisons du maintien des autres numéros nous échappent complètement. Toutefois, la perplexité fait place à la frustration et à l’agacement quand une <em>aria da capo </em>se trouve mutilée, perdant sa partie B et les variations de la partie A, en particulier quand il s&rsquo;agit de « Non so se sia la speme », le sublime <em>lamento </em>d’Arsamene au I, réduit à peau de chagrin comme s’il dérangeait le metteur en scène, pressé d’enchainer avec la querelle de Romilda et Atalanta. La sensibilité et le raffinement belcantiste, les aigus suspendus que déploie <a href="https://www.forumopera.com/cd/pace-e-guerra-et-mes-aigus-tu-les-aimes"><strong>Terry Wey</strong></a>, éblouissant <a href="https://www.forumopera.com/giulio-cesare-bonn-ave-terry-wey">Giulio Cesare</a> à Bonn il y a quelques années, dans « Amor, tiranno amor » avivent notre amertume.   </p>
<p>Nous connaissons assez les qualités mais aussi les limites de Valer Sabadus pour mesurer ce que nous gagnons en ampleur et en moelleux avec <strong>Stephanie Houtzeel </strong>en Serse, qui le remplace pour les deux premières représentations. Mezzo clair, mais aux assises solides, assez long et flexible pour assumer sa virtuosité, elle préfère toutefois les contrastes dynamiques aux sauts de registre et aux contre-notes dans les reprises. Serse a déjà bénéficié d’un abattage plus spectaculaire (« Crude furie »), en revanche, sur le plan scénique, Stephanie Houtzeel est stupéfiante de naturel et de vivacité, avec un jeu à la fois très physique et riche de nuances malgré le parti pris fort grivois de cette production. Souvent mise à contribution pour dérider l’auditoire comme l&rsquo;ensemble de ses partenaires, <strong>Heidi Elisabeth Meier </strong>(Romilda) réussit néanmoins à préserver la profondeur du rôle et son lyrisme, essentiels dans l’équilibre fragile des registres qui caractérise <em>Serse</em>. En outre, son soprano dense et noble contraste idéalement avec l’organe plus frais et brillant d’<strong>Anke Krabbe</strong>, aux aigus et suraigus perlés, ravissante tête à claques qui joue avec le feu et finira par se brûler.  </p>
<p>L’existence d’Amastre ne repose guère que sur la présence et la beauté sculpturale de <strong>Katarina Bradic</strong>, piégée par une tessiture impossible qui prive de vigueur ses nombreuses coloratures. Général d’opérette avant l’heure, Ariodate n’a nul besoin d’une basse tonnante et <strong>Torben Jürgens</strong>, dont les traits rappellent étonnamment ceux de Luca Pisaroni, remplit très honorablement son office. Une telle approche de <em>Serse </em>se devait d’avoir un interprète exceptionnel pour le personnage bouffe par excellence : Elviro. <strong>Hagen Matzeit </strong>parvient à nous faire rire avant même d’avoir montré le bout de son nez, poussant de longues vocalises en fausset depuis les coulisses. Sa composition sera tout simplement un régal. Seuls devant le vrai rideau au finale et en tenue de ville, les membres du <strong>Chœur du Deutsche Oper am Rhein </strong>ont, une fois n’est pas coutume, la primeur des applaudissements mais ils l’ont amplement mérité. Luthiste et partenaire privilégié de chanteurs comme René Jacobs avant de fonder son propre ensemble vocal (le Cantus Cölln), <strong>Konrad Junghänel </strong>se montre remarquablement à l’écoute des solistes et dirige la partition avec un tact et une probité stylistique de chaque instant. </p>
<p> </p>
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		<title>HAENDEL, Serse — Düsseldorf</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/xerxes-dusseldorf-les-convenances-et-surtout-les-inconvenances-theatrales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2015 05:49:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Un spectacle monté par Stefan Herheim ne laisse jamais indifférent, tant le metteur en scène allemand est capable d’éblouir par la cohérence de ses propositions. S’il lui arrive de dénaturer une œuvre (comme c’était le cas de la Roussalka récemment reprise à Lyon), jamais il ne pèche par paresse intellectuelle. Pour Serse, il offre un &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un spectacle monté par <strong>Stefan Herheim</strong> ne laisse jamais indifférent, tant le metteur en scène allemand est capable d’éblouir par la cohérence de ses propositions. S’il lui arrive de dénaturer une œuvre (comme c’était le cas de la <em>Roussalka</em> récemment reprise <a href="http://www.forumopera.com/rusalka-lyon-pauvre-ondine">à Lyon</a>), jamais il ne pèche par paresse intellectuelle. Pour <em>Serse</em>, il offre un fascinant hommage au monde de l’opéra du temps de Haendel, avec ses castrats-stars et ses crêpages de chignon entre sopranos rivales, avec ses costumes empanachés et ses toiles peintes. Le spectacle se déroule entièrement dans un théâtre du XVIII<sup>e</sup> siècle, tantôt sur la scène, tantôt dans les coulisses (une vingtaine de machinistes, en costume d’époque, s’affairent en partie sous nos yeux pour changer les décors), et c’est un va-et-vient systématique entre la vie publique et la vie privée des chanteurs, telle qu’a pu notamment la montrer Hogarth, avec toute la truculence inconvenante que cela suppose. Non sans complaisance parfois, avec diverses formes de copulation exhibées (dont une scène un peu scabreuse entre Elviro et un figurant-mouton), mais après tout, cet opéra fait du roi perse et de son entourage un groupe d’individus exclusivement préoccupés de leurs petites intrigues amoureuses, et l’on sait par ailleurs que les castrats faisaient l’objet de toutes les convoitises sexuelles. Difficile de faire la fine bouche devant le jeu de mot « Xerxes / Sex Rex », alors que le héros, dont l’organe conquérant est présenté comme dans un ostensoir, possède Amastre sans l’avoir reconnue pour sa promise. Certains gags sont dignes d’un dessin animé de Tex Avery, comme lorsque Atalanta propose au héros diverses méthodes pour tuer Romilda.</p>
<p>A l’alternance constante entre « théâtre » (la représentation d’un opera seria) et « réalité » (les querelles entre artistes) s’ajoutent un jeu entre la fosse et le plateau – les chanteurs apostrophent le chef, lui adressent des signes de connivence ou descendent embrasser les instrumentistes – et entre l’italien et l’allemand. En effet, cette coproduction a d’abord été conçue pour le <a href="http://www.forumopera.com/spectacle/sex-rex">Komische Oper de Berlin</a>, où l’on ne donne les opéras qu’en traduction, avant de venir à Düsseldorf en 2013, pour y être reprise cette année. Le livret est donc en allemand, mais avec un certain nombre d’airs maintenus en italien, notamment « Ombra mai fu », sans que la nécessité du retour à la langue originale soit toujours bien évidente, toutefois.</p>
<p>A Berlin, <strong>Konrad Junghänel</strong> dirigeait déjà, mais l’orchestre d’instruments modernes du Komische Oper. Pour le transfert de cette production à Düsseldorf, une première plus-value est à noter : il a été fait appel à un ensemble jouant sur instruments anciens, le <strong>Neue Düsseldorfer Hofmusik</strong>, à l’effectif suffisant pour sonner dans une salle aussi vaste que celle du Deutsche Oper am Rhein. Sans y mettre peut-être sa griffe personnelle autant qu’il a pu le faire dans les œuvres de Bach, par exemple, Konrad Junghänel dirige avec allant une partition qui, malgré un livret « comique », n’en inclut pas moins plusieurs airs où l’émotion sincère touche l’auditeur. Deuxième plus-value : alors que Berlin proposait deux chanteuses dans les rôles de Serse et d’Arsamene, Düsseldorf offre le rôle-titre à un contre-ténor (mais, peut-être pour des raisons de vraisemblance scénique, Arsamene, créé en 1738 par une femme, est ici également confié à une voix masculine). <strong>Valer Sabadus</strong> s’amuse follement à tenir le rôle du castrat-vedette un peu ridicule, mais l’air célébrissime par lequel s’ouvre l’œuvre le cueille un peu à froid. Les sons filés sont fort beaux, mais le volume sonore n’y est pas tout à fait. Au fil de la soirée, la voix semble gagner en puissance, et la virtuosité lui sied peut-être mieux que le fameux largo initial. Son « frère » <strong>Terry Wey</strong> est doté d’un timbre plus percutant mais sans doute moins séducteur car plus nasal. Pour les deux sœurs, on aurait pu penser que leurs timbres seraient très proches en apprenant que la titulaire de Romilda a beaucoup chanté la Reine de la nuit. En réalité, <strong>Heidi Elisabeth Meier</strong> est tout sauf une machine à suraigus, elle révèle une voix aux très belles couleurs dans le médium, qui n’est pas sans rappeler celle de Véronique Gens, et campe une superbe Romilda. Sa « sœur » <strong>Anke Krabbe</strong>, Pamina sur cette même scène <a href="http://www.forumopera.com/die-zauberflote-dusseldorf-opera-muet">il y a quelques mois</a>, a plus le profil de la soubrette, mais sans rien de pointu néanmoins, et sa composition scénique est des plus réjouissantes. Seule déception, l’Amastre de <strong>Laura Nykänen</strong> : le timbre est riche, on s’en rend parfaitement compte dans son dernier air, mais dès qu’il lui faut aborder des passages virtuoses (c&rsquo;est-à-dire neuf fois sur dix), le volume se perd et devient totalement confidentiel, au point d’être couvert par l’orchestre. <strong>Torben Jürgens</strong> est très bien en Ariodate benêt malgré ses jolis graves, mais l’on remarque surtout la performance cocasse de <strong>Hagen Matzeit</strong>, mi-baryton mi-contre-ténor comme le justifie le travestissement d’Elviro en marchande de fleurs. Pour le final, le choeur du Deutsche Oper am Rhein, très sollicité en tant que figurants tout au long de la représentation, chante en tenue de ville moderne, tandis que le décor se défait, révélant le fond de scène et les projecteurs, parachevant une bien divertissante réflexion sur l&rsquo;illusion théâtrale.</p>
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		<title>MOZART, Die Zauberflöte — Düsseldorf</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-zauberflote-dusseldorf-opera-muet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 13 Sep 2014 05:33:54 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De tous les opéras du répertoire, Die Zauberflote est celui qui semble aujourd&#8217;hui le mieux stimuler la créativité des metteurs en scène. On le constatait cet été au Festival d&#8217;Aix-en-Provence, on le vérifie en ce début de saison à Düsseldorf où Suzanne Andrade et Barrie Kosky font preuve d&#8217;une inventivité réjouissante. Leur idée ? Transformer &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De tous les opéras du répertoire, <em>Die Zauberflote</em> est celui qui semble aujourd&rsquo;hui le mieux stimuler la créativité des metteurs en scène. On le constatait <a href="http://www.forumopera.com/die-zauberflote-aix-en-provence-vous-jouez-vous-avez-raison">cet été au Festival d&rsquo;Aix-en-Provence</a>, on le vérifie en ce début de saison à Düsseldorf où <strong>Suzanne Andrade</strong> et <strong>Barrie Kosky</strong> font preuve d&rsquo;une inventivité réjouissante. Leur idée ? Transformer l&rsquo;ouvrage de Mozart en un gigantesque dessin animé. Comment ? Par une utilisation intensive de la vidéo, devenue décidément un élément indispensable à toutes représentations d&rsquo;opéra au même titre que les costumes et les lumières. Un panneau blanc à la dimension du cadre de scène fait office d&rsquo;écran. Des ouvertures, aménagées à différentes hauteurs de ce seul dispositif scénique, permettent aux personnages de s&rsquo;intégrer aux images projetées. Leur renouvellement permanent empêche la lassitude de s&rsquo;installer une fois le procédé compris.</p>
<p>Autre idée originale, les textes entre chaque numéro ne sont pas récités mais projetés. <strong>Dagmar Thelen</strong> accompagne au piano leur projection, comme au temps du cinéma muet. Cette originalité a dicté l&rsquo;univers visuel dans lequel est transposée l&rsquo;intrigue. Tamino emprunte son costume et sa coiffure à Buster Keaton, Pamina à Louise Brooks. Monostatos ressemble à Nosferatu façon Murnau. La Reine de la nuit est une araignée géante et Sarastro un savant fou dont le laboratoire abrite de dangereux automates. Toute la difficulté consiste pour les chanteurs à interagir avec les projections afin de donner l&rsquo;impression qu&rsquo;ils ne forment qu&rsquo;un. Le résultat est époustouflant. Comment ne pas s&rsquo;émerveiller face à de tels trésors d&rsquo;imagination et d&rsquo;humour, comment ne pas applaudir tant de virtuosité technique et théâtrale ! S&rsquo;il faut un revers à la médaille, regrettons que seule la dimension féerique de l&rsquo;opéra soit considérée. Le livret, dont on sait qu&rsquo;il contient aussi un enseignement moral et maçonnique, se voit réduit ici à un conte pour enfants dont l&rsquo;argument à moins d&rsquo;importance que les images qui l&rsquo;illustrent, comme si Mozart n&rsquo;avait rien à nous dire, comme si son dernier singspiel était devenu muet, à l&rsquo;égal du cinéma qui inspire sa représentation,.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="268" src="/sites/default/files/styles/large/public/flute2_0.jpg?itok=diTvUIMq" title="Anke Krabbe (Pamina), Johannes Preißinger (Monostatos) © Hans Jörg Michel " width="468" /><br />
	Anke Krabbe (Pamina), Johannes Preißinger (Monostatos) © Hans Jörg Michel</p>
<p>Cette simplification dramaturgique, n&rsquo;est pas sans incidence sur l&rsquo;interprétation musicale. Limités dans leurs mouvements, transformés en pantins soumis au diktat des images, les chanteurs pêchent immanquablement par leur expression, sommaire voire inexistante, quand elle se doit d&rsquo;être une composante essentielle de leur art. Difficile de faire vivre son chant lorsque l&rsquo;on est comme la Reine de la nuit, perchée sur un promontoire avec interdiction de bouger, ne serait-ce les bras, sous peine de nuire à l&rsquo;effet visuel recherché. La titulaire du rôle, <strong>Cornelia Götz</strong>, est une authentique colorature, légère, agile et précise avec pour seule limite des contre-fa en tête d&rsquo;épingle. À ses côtés, <strong>Jussi Myllys</strong> a toutes les qualités requises par Tamino, de la nature du timbre, viril bien que gracieux, à l&rsquo;élégance du phrasé. Vivement applaudie, <strong>Anke Krabbe</strong> possède la pureté de ces Pamina dépourvues de vibrato, droite mais suffisamment souple pour épouser les courbes de l&rsquo;écriture. En Papageno, <strong>Richard Sveda</strong> fait montre du style et de la fantaisie nécessaires pour animer, mieux que ses partenaires, son personnage. A l’opposé des Sarastro doctes et imposants, <strong>Thorsten Grünbel</strong> est dotée d’une voix que l&rsquo;on qualifierait de svelte si l&rsquo;adjectif, appliqué à un tel rôle, ne semblait incongru. Son mage y gagne une jeunesse insoupçonnée, en adéquation avec le parti-pris scénique. Des seconds rôles, se détache nettement <strong>Johannes Preißinger</strong>, dont le Monostatos, méchant comme une teigne, use d’une projection confortable et d’un timbre grené pour dégager son aura maléfique.</p>
<p>Les chœurs du Deutschen Oper am Rhein et le Düsseldorfer Symphoniker sont révélateurs de la qualité qui prévaut Outre-Rhin. On n&rsquo;a pas si souvent l&rsquo;occasion d&rsquo;entendre Mozart joué avec tant de probité, classique dans sa facture sans que rien d&#8217;empesé ou de poudré ne vienne en dévoyer le bon goût. Comme on n&rsquo;est pas à un paradoxe près<strong>, Marc Piollet</strong>, l&rsquo;artisan de cette direction d&rsquo;une aristocratie toute germanique, est français. Cocorico !</p>
<p class="rtecenter">
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