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	<title>Aurélie LOILIER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Aurélie LOILIER - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>HOLMÈS, Lutèce — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lutece-paris-que-faisiez-vous-a-lete-1876/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2020 21:36:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Gloria Victis. Au Salon de 1874, le sculpteur Antonin Mercié un grand succès en présentant sous ce titre un plâtre représentant la Gloire emportant un jeune soldat mourant. Il fallait bien offrir aux Français une image consolatrice après la défaite de Sedan, la capitulation humiliante et la terrible perte de l’Alsace-Lorraine. En 1877, avec sa &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Gloria Victis</em>. Au Salon de 1874, le sculpteur Antonin Mercié un grand succès en présentant sous ce titre un plâtre représentant la Gloire emportant un jeune soldat mourant. Il fallait bien offrir aux Français une image consolatrice après la défaite de Sedan, la capitulation humiliante et la terrible perte de l’Alsace-Lorraine. En 1877, avec sa symphonie dramatique <em>Lutèce</em>, Augusta Holmès ne faisait pas autre chose : les protagonistes de l’œuvre étaient des vaincus, mais comme ils étaient aussi nos ancêtres les Gaulois, c’étaient des vaincus sublimes, des héros de la jeune IIIe République. Et la gloire serait leur éternellement, parce qu’ils avaient vaillamment lutté contre l’envahisseur romain. Ce livret seul – dont Mademoiselle Holmès était l’auteur – aurait peut-être suffi à lui valoir un prix dans le cadre du concours organisé par la ville de Paris, mais la musique avait elle aussi tout ce qu’il fallait pour galvaniser les foules. Quoique…</p>
<p>Paradoxalement, mais comme on pouvait s’y attendre de la part de celle qui s’était déjà fait connaître comme « <em>forcenée wagnériste</em> » (la formule est d’Octave Mirbeau), Augusta Holmès utilisa pour son œuvre patriotique un idiome déjà honni en France avant 1870, celui du grand Teuton : elle avait assisté à la création de <em>L’Or du Rhin</em> à Munich en 1869, <em>La Walkyrie</em> créée l’année suivante ne pouvait pas lui être inconnue. Et tout cela s’entend énormément dans <em>Lutèce</em>, inconcevable sans la Tétralogie, tant y abondent les citations plus ou moins involontaires, les échos, paraphrases et autres réminiscences du Ring. On en vient à se poser la question : si la première exécution de <em>Lutèce</em> date de 1877, que faisait-elle au temps chaud, et plus précisément à l’été 1876 ? La réponse est évidente, elle était à Bayreuth où, toujours selon Octave Mirbeau, elle s’était fait remarquer « <em>parmi les plus enthousiastes admirateurs de la trilogie des Niebelungen</em> ». Et ce n’est pas tout, puisque d’aucuns n’hésitent pas à dire qu’elle fut, en 1876-77 justement, « <em>la dernière grande passion de Wagner</em> ».</p>
<p>Si ce wagnérisme s’entend dans la réduction piano-chant, on imagine qu’il s’entendrait plus encore si l’œuvre était donnée avec le grand orchestre prévu. En attendant ce grand jour, on ne saurait trop chaleureusement remercier la Compagnie de l’Oiseleur d’avoir ressuscité cette partition admirable. Nous le disions <a href="https://www.forumopera.com/breve/bientot-lutece-a-paris">dans une brève récente</a>, il est à souhaiter que le Palazzetto Bru Zane décide bientôt de rendre à Augusta Holmès l’hommage qu’elle mérite amplement, mais si d’autres ont l’audace de s’y essayer, gloire à eux.</p>
<p>Avant <em>Lutèce</em>, un complément de programme était proposé, sous la forme de quelques mélodies de la même compositrice. Après avoir consacré <a href="https://www.forumopera.com/cd/augusta-holmes-lindomptable-beau-oui-comme-massenet">un disque entier à Augusta Holmès</a>, <strong>Aurélie Loilier </strong>était là pour chanter « Soir d’hiver » et la « Barcarolle », présents dans le susdit récital, mais aussi « A Lydie », en duo avec <strong>Sébastien Obrecht</strong>, lequel se voyait charger d’interpréter « L’amour » et « La haine », deux extraits du cycle <em>Les Sept Ivresses</em> ; la voix du ténor semble plus à l’aise dans le second, le premier l’obligeant à de curieux falsettos. La soirée s’était ouverte avec « Le Chevalier Belle-Etoile », chanté par <strong>L’Oiseleur</strong> lui-même, en grande forme. Et l’on retient « Souvenir », extrait des <em>Rêves parisiens</em>, fort bien phrasé par la mezzo <strong>Hélène Ducos</strong> que l’on espère réentendre bientôt. Il y a décidément encore beaucoup à exhumer dans la production de mélodies d’Augusta Holmès.</p>
<p>Pour <em>Lutèce</em>, L’Oiseleur pouvait compter sur des chanteurs aguerris. Le rôle important du Gaulois échoit à <strong>Didier Henry</strong>, dont la voix conserve toute son éloquence même si elle est devenue moins sonore dans le grave. On reste ébahi devant la témérité avec laquelle <strong>Catherine Dune </strong>se lance dans le rôle de la Gauloise, vraisemblablement écrit pour un grand soprano dramatique : sans avoir les moyens d’une Brünnhilde, la soprano n’en relève pas moins le défi, en conférant beaucoup de noblesse à son personnage.</p>
<p>Outre le talent du pianiste <strong>Christophe Maynard</strong>, chargé de rendre au piano les déchaînements wagnériens de l’orchestre holmesien, on saluera l’engagement de chaque instant de <strong>Thomas Tacquet-Fabre</strong> qui dirige l’ensemble vocal Artemoise, sans lequel ce concert n’aurait pu se faire. Ce travail, qui jadis aurait pu être entrepris par la radio national, il existe donc heureusement de courageux bénévoles qui l’osent, alors <em>Gloria victoribus</em> !</p>
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		<title>Augusta Holmès l&#039;Indomptable</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/augusta-holmes-lindomptable-beau-oui-comme-massenet/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Oct 2019 04:00:50 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le disque Confidence de Julien Behr, sorti à l’automne dernier, figurait parmi les pages orchestrales « La Nuit et l’Amour », superbe composition qu’on aurait pu croire née de la plume de Massenet. Sauf que ce morceau n’était pas du chantre de la femme, mais l’œuvre d’une femme : Augusta Holmès, dont la reconnaissance tarde encore bien &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le disque <a href="https://www.forumopera.com/confidence-demi-caractere-demi-succes"><em>Confidence</em> de Julien Behr</a>, sorti à l’automne dernier, figurait parmi les pages orchestrales « La Nuit et l’Amour », superbe composition qu’on aurait pu croire née de la plume de Massenet. Sauf que ce morceau n’était pas du chantre de la femme, mais l’œuvre d’une femme : Augusta Holmès, dont la reconnaissance tarde encore bien indûment, à notre époque où l’on s’efforce avec raison de donner aux compositrices la place qui leur revient. De cinq ans la cadette du Stéphanois, Augusta Holmès ne saurait dont être soupçonnée d’avoir subi son influence, puisqu’elle a commencé à composer dès 1861, deux ans avant le Prix de Rome de Massenet. S’il y a une parenté, elle est dans la veine mélodique apparemment inépuisable, accompagnée d’une grande science de l’orchestration. Hélas, Holmès n’a pu faire jouer qu’un seul opéra – au Palais Garnier, malgré tout – même si son catalogue est riche en œuvres vocales.</p>
<p>Pas d’orchestre sur le disque que vient de faire paraître le label Maguelone, mais un choix parmi les quelque 180 mélodies composées par Augusta Holmès. Qui a eu cette excellente idée ? La soprano <strong>Aurélie Loilier</strong>, mise sur cette piste par L’Oiseleur des Longchamps, dont on ne saurait assez louer le travail de redécouverte de notre répertoire. Fascinée par cette compositrice, la chanteuse s’est aussi passionnée pour la vie privée hors-normes d’Augusta Holmès, courtisée par César Franck et par Saint-Saëns, entre autres, et qui vécut maritalement avec Catulle Mendès dont elle eut cinq enfants (ce qui lui valut notamment d’avoir Henri Barbusse pour gendre). Est ainsi né un spectacle donné en février dernier Salle Cortot, qui évoquait une artiste « indomptable », titre également choisi pour le disque : Aurélie Loilier s’y était fait la tête d’Augusta Holmès, avec ce casque de cheveux qu’on admire sur la toile qui valut le Prix de Rome 1866 à Henri Regnault, où elle apparaît en Thétis apportant à Achille les armes forgées par Vulcain.</p>
<p>Dès la première plage du disque, on ne peut à nouveau s’empêcher de penser à Massenet : même ligne caressante, même efficacité immédiate. « L’éternelle idole » aurait fait un magnifique air d’opéra et évoque les accents de Thaïs ou de la Salomé d’<em>Hérodiade.</em> Tout ne se situe pas à ce niveau d’inspiration, mais il y a de belles réussites dans ce programme plein de diversité. Fait étonnant, qui mérite d’être signalé : partant sans doute du principe qu’on n’est jamais si bien servi que par soi-même, et peut-être pour pousser le wagnérisme aussi loin que possible, Augusta Holmès écrivait elle-même les textes qu’elle mettait en musique. Les années de vie commune avec Catulle Mendès ont pu l’encourager dans la voie d’une mystique de la femme empreinte de sensualité. Et si elle était meilleure musicienne que poète, les vers de ses mélodies ne sont pas pires que ceux que Massenet – toujours lui – choisit tout au long de sa carrière. A part « Invocation » de 1867, le programme rassemble des œuvres composées entre 1884 et 1902, et donc de la maturité de la compositrice. Pas mons de dix premières mondiales au disque sur les seize mélodies gravées ici : autant dire qu’il y a encore du travail pour défricher. Evidemment, on retrouve le tube dont peu de gens savent que Holmès est l’auteur : <em>Trois anges sont venus ce soir</em>, chant de Noël popularisé au XXe siècle par Tino Rossi.</p>
<p>Soutenue sans aucune emphase déplacée par <strong>Qiaochu Li</strong> au piano, Aurélie Loilier interprète ces poèmes avec une diction qui garde sa clarté en s’élevant au-dessus de la portée (seule l’ « Invocation », fougueuse œuvre de jeunesse, qui cumule notes hautes et vélocité, excède apparemment les possibilités normales d’articulation). Les aigus ne font pas peur à la soprano, qui les donne avec facilité et générosité. Loin de cette internationalisation du chant qui a longtemps menacé nos artistes, la voix a les couleurs que l’on attend pour chanter en français, tout en évitant le piège du pointu ou du surarticulé.</p>
<p>Avis est donc donné à tous les chanteurs courageux : il leur reste encore plus de cent cinquante mélodies à explorer dans le catalogue d’Augusta Holmès.</p>
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