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	<title>Magdalena Anna HOFMANN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<lastBuildDate>Mon, 29 Jun 2026 04:19:45 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Magdalena Anna HOFMANN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WAGNER, Siegfried &#8211; Budapest</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 29 Jun 2026 04:01:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une tétralogie au pas de course que proposent les Wagner Days ou Festival Wagner de Budapest, dans l’imposant bâtiment du Müveszetek Palotája (Palais des Arts). Au pas de course car, comme il est de tradition depuis de nombreuses années, le <em>Ring</em> en question se tient sur quatre soirs consécutifs, une gageure. La première fois que cela s’est produit ici, c’était du 7 au 10 juin 2007 ; en 2008 autre cycle complet, en 2009 deux cycles, etc… jusqu’en cette année 2026. Et à chaque fois sur quatre jours, avec une exception et une seule sur les vingt cycles donnés, en 2012, où il fut présenté en six jours. Comme toute organisation elle a ses avantages et ses travers. Pour le festivalier, s’immerger dans les quinze heures de musique sur quatre jours, c’est un festin de roi. On a à peine le temps de digérer le menu qu’on passe déjà au suivant !</p>
<p>Artistiquement c’est une autre paire de manches. Où trouve-t-on, aujourd’hui un chanteur capable d’être Wotan dans trois partitions différentes trois soirs de suite ? Où trouve-t-on aujourd’hui une chanteuse en capacité d’incarner Brünnhilde dans trois partitions différentes trois soirées consécutivement ? Cela s’est-il déjà fait ? Ce serait intéressant de le savoir, mais nous n’en avons pas trouvé trace. A Bayreuth, modèle initiatique entre tous, jamais. Dès la première édition, le ton était donné et une journée de repos était intercalée entre <em>Walküre</em> et <em>Siegfried</em>. Il n’est pas rare aujourd’hui que les Tétralogies bavaroises s’étalent davantage encore. En cette année jubilaire 2026 par exemple, deux cycles sont prévus en juillet et août sur six jours chacun. C’est très raisonnable pour permettre de souffler aux chanteurs interprétant les deux seuls rôles présents sur trois pièces consécutives (Alberich est présent aussi dans trois pièces, mais non consécutivement et c&rsquo;est un rôle bien moins lourd dans <em>Götterdämmerung</em>),  et quels rôles ! Ceux de Wotan et Brünnhilde. Donc, à Budapest non plus on n’a pas trouvé les oiseaux rares et Wotan appellera deux chanteurs et Brünnhilde même trois cantatrices !</p>
<p>Nous assistons ce soir à <em>Siegfried</em>. Hier et avant-hier, notre Wotan était Tomasz Koniecsny, ce soir c’est <strong>Derek Welton</strong>. Hier, Brünnhilde était Elisabet Strid, ce soir c’est <strong>Magdalena Anna Hofmann</strong> (qui, du reste était Sieglinde hier !). Tout cela serait anecdotique si ce n’était pas perturbant. Or ça l’est pour une bonne raison : les profils des chanteurs sont tellement différents qu’on a peine à se figurer qu’il s’agit en réalité des mêmes personnages. Ce soir, c&rsquo;est vraiment changement de décor.</p>
<p style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/siegfried_PJ_079-1294x600.jpg?&amp;cacheBreak=1782682587536" />©János Postósz</p>
<p>Commençons par Wotan / Der Wanderer. <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-budapest/">Hier</a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-das-rheingold-budapest/">avant-hier</a> nous avions un dieu des dieux inoxydable, imperturbable, inébranlable, la virilité incarnée. Aujourd’hui, ce n’est plus du tout le même personnage. <strong>Derek Welton</strong>, qui a triomphé à Paris avec ce rôle, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cinq-questions-a-derek-welton-jai-toujours-ete-fascine-par-la-psychologie-des-personnages-malefiques/">comme il s’en est expliqué</a>, ose montrer toutes les faiblesses du dieu des dieux. Wotan pressent, dès le Prologue du Ring, que le Crépuscule des dieux est à venir. Welton, avec toute l’autorité qui est la sienne et qu’il dramatise admirablement, notamment en ouverture du III dans sa confrontation avec Erda, montre dans l’opposition d’une toute autre nature, celle avec Siegfried, toujours au III, que sa propre divinité a trouvé ses limites. La voix sait être chaude et intime – on aimerait beaucoup l’entendre dans le III de <em>Walküre</em> – en plus d’être puissante et toute d’autorité.</p>
<p>Continuons avec Brünnhilde : hier nous avions une Walkyrie toute de finesse, de prévenance envers son père et Sieglinde. Aujourd’hui, avec <strong>Magdalena Anna Hofmann</strong>, nous avons la Walkyrie casquée, telle qu&rsquo;on l&rsquo;a souvent caricaturée ! La vaillante, la guerrière, qui ne se laisse pas prendre comme cela. La voix est tranchante, ne laisse pas de place au doute, à la nuance – c’est à prendre ou à laisser. Terrible rôle qui commence dans la dernière demi-heure, va crescendo et culmine en un admirable duo d’amour. Quelle force, quelle vitalité chez Hofmann !</p>
<p>Avec ces deux exemples tout est dit des limites de l’exercice d’une tétralogie en quatre jours dans ces conditions. Pour autant, ce <em>Siegfried</em>, nous aura permis de monter d’un cran dans la qualité de la production. A commencer par l’orchestre symphonique de la radio hongroise, dirigé par <strong>Ádám Fischer</strong>. Le chef, qui passera le relais à la direction du festival cette année, est systématiquement et bruyamment ovationné à chaque début d’acte, sans parler des saluts de baisser de rideau. Ce soir, rien à redire. Les cuivres, coupables d’imprécision lors des deux premières soirées, brillent sans défaut. Ils prennent enfin toute leur place et viennent à bout d’une partition exigeante et souvent périlleuse. Les cordes sonnent encore à merveille ; Fischer connaît son Wagner sur le bout des doigts, ce qui ne l’empêche pas de prêter une attention de tous les instants à sa fosse et ses chanteurs. Nous aimons particulièrement les <em>tempi</em> ralentis dans les moments de haute intensité dramatique (par exemple la scène des énigmes au II), moments dans lesquels toutes les subtilités de l’orchestration sont plus aisément perceptibles.</p>
<p>Nous retrouvons quatre personnages déjà croisés, qui confirment tout le bien qu’il faut en penser. <strong>Erika Gál</strong> est une Erda avec un rôle moins sommaire que dans le Prologue. On comprend le parti pris de la mise en scène de ne la faire apparaître que par le biais de la vidéo. Toutefois cela implique qu’elle chante derrière les panneaux en fond de scène et c’est tout de même bien dommage, tant le timbre et l’articulation sont séduisants.<br />
<strong>Sorin Coliban</strong> (Fafner) a lui aussi un rôle autrement plus consistant que dans <em>Rheingold</em>. Sa voix d’outre-tombe fait qu’on l’imagine bien dans le rôle du dragon affalé sur son tas d’or. Il use du porte-voix sans en abuser, belle prestation. Les deux faux-frères Mime (<strong>Jürgen Sacher</strong>) et Alberich (<strong>Jochen Schmeckenbecher</strong>), avant de s’entretuer, confrontent deux lignes de chant très différentes. Beaucoup d’afféterie chez Mime qu’on aurait envie de souffleter, beaucoup de rouerie chez Alberich, dont on pressent  qu’on va encore entendre parler de lui, et pas forcément en bien…<br />
Et enfin deux nouveaux personnages : l’oiseau de <strong>Zita Szemere</strong> à l’aigu facile et léger ; qu’elle fait du bien cette légèreté, surtout quand elle semble tomber du ciel (en réalité du deuxième balcon ) !</p>
<p>Et puis le rôle-titre, tenu ce soir par <strong>Magnus Vigilius</strong>. Le ténor danois se rapproche du <em>Heldentenor</em> ; il campe un Siegfried jeune, enthousiaste, presque enfantin parfois. La voix est claire et forte, elle s’impose dans l’immense salle du Müpa, au prix d’efforts certes mais d&rsquo;efforts payants. On a connu des Siegfried plus imposants, mais cette humanité (nous ne parlerons pas de fragilité) dans la scène finale colore le personnage de façon pertinente.</p>
<p>La semi-mise en scène de <strong>Hartmut Schörghofer</strong> repose toujours sur les mêmes principes : les décors sont vidéo-projetés et permettent de limiter les accessoires au strict minimum : il n’y a pas de forge, pas d’épée (une feuille de papier en tient lieu on se demande bien pourquoi), le dragon Fafner est un Wurm de bande-dessinée, pas très crédible. Quelques bonnes idées : Mime use d’une marionnette pour signifier les moments où Siegfried entend ses pensées. Enfin le réveil de Brünnhilde est bien rendu par la vidéo-projection. Le brasier se réduit lentement et le rocher où repose la Walkyrie se dessine petit à petit. Puis on voit apparaître la silhouette de Brünnhilde avant que celle-ci prenne chair et se rapproche de son héros.</p>
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		<title>WAGNER, Die Walküre &#8211; Budapest</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-budapest/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 28 Jun 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est le dernier Ring d’Ádám Fischer dans le cadre des Journées Wagner de Budapest, qu’il a créées en 2006 – et tout le monde veut en être. On est sold out ce soir dans la grande salle Bélá Bartók du Müpa Budapest. Toutes les places sont occupées ? Non, quatre places du premier rang, juste &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est le dernier Ring d’<strong>Ádám</strong> <strong>Fischer</strong> dans le cadre des Journées Wagner de Budapest, qu’il a créées en 2006 – et tout le monde veut en être. On est <em>sold out</em> ce soir dans la grande salle Bélá Bartók du Müpa Budapest. Toutes les places sont occupées ? Non, quatre places du premier rang, juste derrière le chef, restent vides. Il se dit ici que le maestro ne veut personne juste derrière lui quand il dirige – il faut dire (pour y avoir passé le deuxième acte) qu’on est qu’à quelques centimètres du maître… Alors ces quatre places-là, on ne les met pas en vente ! Légende ? On ne prête qu’aux riches !<br />
La conduite de cette <em>Walkyrie</em> par Ádám Fischer est en tout point remarquable ; comme nous avons aimé la fièvre des premières mesures ! Un orage électrique plus qu’une tempête ; comme nous avons apprécié les <em>tempi</em> tellement mesurés dans le duo Sigmund – Sieglinde, soudain devenu un quasi duo belcantiste. Il y a une recherche permanente de l’adéquation entre la fosse et le plateau, c’est de l&rsquo;art. Il y a une intelligence de la partition chez Fischer, forgée par une solide expérience : il aura donné vingt cycles complets au Müpa depuis 2006. Et dire que Fischer, selon ses propos, est entré dans Wagner quasi contraint et forcé ! – Là aussi, mythe ou réalité ?<br />
On retrouve l’orchestre symphonique de la radio hongroise tel que perçu la veille. Des cordes magiques (les altos <em>con sordino</em> au second acte à vous donner le frisson), des bois irréprochables, mais toujours des cuivres imparfaits. On les a trop peu entendus dans la Chevauchée du III, et puis toujours ces petits décalages qui font mauvais genre.</p>
<p>Nous sommes dans une version semi-scénique avec des chanteurs en habit de récitalistes ; il faut y voir aujourd’hui une sorte de marque de fabrique des Journées Wagner de Budapest plus qu’autre chose, car les toutes premières éditions étaient pratiquement des versions de concert (ce n’est qu’au fil des années que <strong>Hartmut Schörghofer</strong> a étoffé  la mise en espace, puis a introduit la vidéo). Plus grand-chose ne justifie donc que les chanteurs ne soient pas costumés, ou qu’ils se tiennent assis sur les côtés quand ils ne chantent pas. Les décors sont toujours figurés par des projections vidéos sur les trois panneaux de fond de scène. C’est esthétiquement souvent réussi, mais pourrait être enrichi. L’orage du début du I est représenté par une sorte de tempête de neige en montagne ; c’est encore la montagne que l’on retrouvera en décor du II, avant que celle-ci laisse place à un paysage urbain en noir et blanc dévasté. Par la guerre ? Par un tremblement de terre ? Il faut y voir l’illustration de la perte de pouvoir de Wotan (le fameux « Nur eines will ich noch : das Ende ») quand il se fait tordre le bras par son épouse. Toujours est-il qu’à la fin de ce premier tableau du II ce sont les oiseaux prédateurs qui prennent le pouvoir dans ce paysage de désolation (sous-entendu, c’en est fini de l’autorité du dieu des dieux).<br />
Au III, le paysage sera celui d’un monde semi-désertique et le cercle de feu dans lequel Brünnhilde sera enfermée sera représenté par un immense brasier, dont on voit mal qui pourra le transpercer… Comme dans le Prologue, il y a ces jeux d’ombres chinoises, la présence de danseurs qui appuient le texte (huit danseurs, comme les Walkyries, miment des cavaliers en ouverture du III), tout cela est bien vu.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/walkur_PJ_024-1294x600.jpg?&amp;cacheBreak=1782562180915" /></pre>
<pre style="text-align: center;">© János Postósz</pre>
<p>Plateau inégal ce soir mais avec de formidables individualités. Nos huit Walkyries entament leur chevauchée derrière les panneaux du fond de scène et c’est bien dommage, car on ne perçoit qu’imparfaitement leur chant. Les huit voix ne tombent pas toujours bien ensemble, il manque une homogénéité formelle censée illustrer leur position commune face à Wotan et Brünnhilde. La Fricka d’<strong>Atala</strong> <strong>Schöck</strong> est bien celle qui nous avait tant charmé au premier tableau de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-das-rheingold-budapest/"><em>Rheingold</em></a>. Elle assoit son autorité sur Wotan grâce à une voix cette fois-ci sans aspérité. <strong>Albert Pesenforfer</strong> est un extraordinaire Hagen ; la voix caverneuse nous fait froid dans le dos : il figure le butor qu’on n’a guère envie de croiser dans la rue : tout est là pour déplaire, sauf une voix immense, et dont on imagine sans même l’avoir entendue, qu’elle siéra parfaitement au Hagen du <em>Götterdämmerung</em> à suivre. <strong>Bryan Register</strong> est malheureusement dans un jour sans. Son Siegmund n’avait aucune chance d’effrayer Hunding. Lui qui avait été un Siegfried apprécié à <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-le-crepuscule-des-dieux-bruxelles/">La Monnaie en 2025</a>, est méconnaissable ce soir. Son entrée est correcte, mais tout se gâte très vite : le double « Wälse » est trop court, le chant du printemps pose les premières difficultés et le duo avec Sieglinde voit l’intensité diminuer à chaque instant. L’entracte de cinquante minutes n’a sûrement pas été de trop pour récupérer quelque force et finir courageusement sa partition en fin du II. Celui qui se présente sur son site web comme un <em>Heldentenor</em> n’avait pas ce soir les attributs afférents. Sans parler d’une prononciation souvent hasardeuse, des mots omis, d’autres intervertis, des changements de consonnes qui changent le sens d’une phrase ( « il me protège » ne veut pas dire la même chose que « il te protège»). Il nous tarde d’entendre Bryan Register en meilleure forme.<br />
<strong>Magdalena Anna Hofmann</strong> est une Sieglinde forte femme, et pourquoi pas ? La voix est extrêmement solide, aucune note ne semble inatteignable, la projection est puissante sans toujours éviter la stridence, mais quelle incarnation ! Le duo avec Sigmund, c’est elle qui le porte à bout de bras, cela reste un des plus beaux moments de la soirée. <strong>Elisabet Strid</strong> tient le rôle-titre. Entrée au II éblouissante, elle évite tous les pièges de ce début de rôle quasi inchantable, projette sa voix sans jamais crier, c’est beau. Elle se hisse souvent au niveau du Wotan de <strong>Tomasz Konieczny</strong>, ce qui n’est pas un mince compliment. Tania Braq avait beaucoup apprécié sa <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-turandot-stockholm/">Turandot de Stockholm</a>. De toute évidence, la Brünnhilde de <em>Walküre</em> convient bien à sa voix, mieux sans doute que celle de <em>Siegfried</em>, sans parler de celle de <em>Götterdämmerung.</em><br />
Reste le héros de la soirée, le Wotan de Tomasz Konieczny, véritable phénomène sur scène. Pour lui il faudrait réinventer la notion de <em>Heldenbass</em>, terme un peu tombé en désuétude. La percussion de ses graves, comme de ses aigus du reste, la force de l’incarnation, font bien de lui une basse héroïque. Sa voix vous transperce comme la lance qui ne quitte pratiquement jamais ses mains. Le baryton-basse polonais est aujourd’hui en pleine possession de moyens colossaux. Rien à redire ? Eh bien si ! Nous restons sur notre faim dans le duo final (« Les adieux de Wotan ») : Konieczny ne parvient pas à fendre l’armure, à redevenir pleinement le père éploré qu’est Wotan en réalité. L’émotion ne passe pas, on est encore trop dans la maîtrise des moyens et dans la recherche de la perfection vocale.<br />
Car dans cet instant fugace mais fondamental, Wotan n’est plus seulement un dieu, il est surtout un père qui sacrifie sa fille.</p>
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