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	<title>Pumeza MATSHIKIZA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Pumeza MATSHIKIZA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>DVOŘÁK, Rusalka — Anvers</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rusalka-anvers-oh-pourquoi-dansez-vous/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Dec 2019 21:14:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Mettre en scène un conte de fées n’est jamais chose facile, surtout dans notre Occident moderne où il n’est plus guère permis de se laisser aller sans arrière-pensée aux délices de la féerie. Depuis quarante ans, les productions les plus marquantes de Roussalka ont impitoyablement transposé l’intrigue du chef-d’œuvre lyrique de Dvořák dans un univers &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Mettre en scène un conte de fées n’est jamais chose facile, surtout dans notre Occident moderne où il n’est plus guère permis de se laisser aller sans arrière-pensée aux délices de la féerie. Depuis quarante ans, les productions les plus marquantes de <em>Roussalka </em>ont impitoyablement transposé l’intrigue du chef-d’œuvre lyrique de Dvořák dans un univers réaliste (la <em>nursery</em> de David Pountney à l’ENO en 1986), voire sordide (la prostitution pour Stefan Herheim <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/une-petite-sirene-en-detresse">à Bruxelles</a> et <a href="https://www.forumopera.com/rusalka-lyon-pauvre-ondine">à Lyon</a>), Robert Carsen à Bastille réussissant le miracle d’offrir un spectacle à la fois esthétiquement superbe et dramatiquement intelligent, en exploitant le thème du double. A l’Opéra des Flandres, <strong>Alan Lucien </strong><strong>Øyen</strong> joue lui aussi sur le double, mais d’une manière tout autre et, il faut le dire, bien moins convaincante. Chorégraphe autant que metteur en scène, il a voulu que la plupart des chanteurs aient leur double dansant, ce qui donne lieu à quelques beaux moments, surtout pour l’évocation du monde des esprits de la forêt et des eaux ; les artistes de l’Opera <em>Ballet</em> Vlaanderen, pour lui donner son nouveau nom complet, sont ici à juste titre sollicités, et notamment pour la scène du bal à la cour du prince. Il est aussi intéressant parfois de voir s’affronter deux couples, le Prince chanteur et la Roussalka danseuse face au Prince danseur et la Roussalka chanteuse, par exemple. Hélas, le procédé atteint vite ses limites dans la mesure où il dispense trop souvent les chanteurs de véritablement jouer leur rôle, puisque leur double dansé assure par ses mouvements la part d’expressivité qui devrait leur incomber. Face à leurs collègues plantés sur scène les bras ballants, deux personnages ont néanmoins une existence bien plus immédiate : Jezibaba et la Princesse étrangère, qui sont aussi les deux seuls à ne pas être dédoublés, ceci expliquant forcément cela.</p>
<p>Le décor étonne lui aussi, par sa forme organique abstraite, entre le puzzle 3D et le squelette de dinosaure. Ses rotations permettent de changer l’aspect des lieux, de ménager des couloirs, des niches, des claustras à travers lesquels les personnages s’espionnent, les éclairages colorés apportant un élément supplémentaire de variété. On sera nettement plus circonspect en ce qui concerne les costumes, en particulier celui de la Princesse, particulièrement peu seyant.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/rusalka8.jpg?itok=1rK9YkqS" title="© Filip Van Roe" width="468" /><br />
	© Filip Van Roe</p>
<p>Quant à la distribution, elle présentait la particularité d’offrir, deux mois après, la même titulaire du rôle-titre que dans la <a href="https://www.forumopera.com/rusalka-strasbourg-strasbourg-dans-les-eaux-profondes">production de Strasbourg</a>, par ailleurs très différente. <strong>Pumeza Matshikiza </strong>possède un médium riche et rond, mais l’aigu, malgré sa puissance, manque de chair et ne saurait restituer la séduction du personnage, déjà privé de sa dimension théâtrale par le parti pris de mis en scène évoqué plus haut. Le prince de <strong>Kyungho Kim</strong> pâtit du même handicap scénique, mais a toute la vaillance vocale nécessaire à ce rôle lourd, ce qui n’est pas si fréquemment le cas. L’Ondin de <strong>Goderdzi Janelidze</strong> trouve un rival redoutable en la personne du danseur qui double l’esprit des eaux, mais la basse a des arguments à faire valoir ; il gagnerait peut-être à moins couvrir l’aigu, qu’on aimerait plus brillant parfois. Mais comme on l’a dit, deux personnalités vocales s’imposent à l’évidence, d’autant qu’elles sont les deux seules à pouvoir se mouvoir librement sur le plateau. Même dépourvue des charmes qu’un costume plus adéquat lui ajouterait, <strong>Karen Vermeiren </strong>fait forte impression en Princesse étrangère, maîtrisant exactement l’ampleur et la tessiture de ce rôle court mais frappant. <strong>Maria Riccarda Wesseling</strong> offre de Jezibaba une incarnation tout à fait accomplie, elle aussi totalement maîtresse de son personnage sur le plan vocal, sorcière transformée en dame élégante des années 1920, avec une distance narquoise fort bienvenue.</p>
<p>Dans la fosse, l’orchestre symphonique de l’Opera Ballet Vlaanderen fait valoir toute la magie de la partition de Dvořák. La direction de Giedré Šlekytė, dont on signalait récemment la prestation <a href="https://www.forumopera.com/cd/works-by-raminta-serksnyte-tagore-jadore">dans la musique de notre temps</a>, est ici aussi tout à fait pertinente, avec un seul sujet d’étonnement : la magnifique polonaise du deuxième acte ne sonne pas ici comme on s’y attend, car l’orchestre ne respecte pas l’accent marqué sur la deuxième note du premier temps de chaque mesure. Choix d’autant plus curieux pour un spectacle où la danse tient une place presque trop importante.</p>
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		<title>DVOŘÁK, Rusalka — Strasbourg</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rusalka-strasbourg-strasbourg-dans-les-eaux-profondes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Oct 2019 04:01:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans le droit fil du romantisme fantastique d’E.T.A.Hoffmann, Rusalka s’inscrit dans l’héritage tardif de Weber et Lortzing. Même si le langage de Dvořák en est plus proche que de celui de Janáček, son cadet de treize ans, les deux compositeurs partagent l’amour d’une nature panthéiste, joyeuse dans sa résignation, propre aux pays tchèque et slovaque. &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans le droit fil du romantisme fantastique d’E.T.A.Hoffmann, <em>Rusalka</em> s’inscrit dans l’héritage tardif de Weber et Lortzing. Même si le langage de Dvořák en est plus proche que de celui de Janáček, son cadet de treize ans, les deux compositeurs partagent l’amour d’une nature panthéiste, joyeuse dans sa résignation, propre aux pays tchèque et slovaque. Ici, le ton est sombre, grave, dramatique. Les profondeurs sont glauques, opaques, obscures. Les moments de détente, rares, sont soulignés avec humour par la mise en scène, riche en symboles (le garde forestier pêchant à califourchon sur le cadre de fond de scène, de réels poissons, que son neveu, le Marmiton, étête, non sans essuyer ses mains ensanglantées sur son tablier). On pourrait aussi citer l’intervention de Ježibaba, la sorcière, lorsqu’elle est sollicitée par ces deux poltrons.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/rusalka24.jpg?itok=q--XMv83" style="font-size: 14px" title="Rusalka ©  Klara Beck" width="468" /><br />
	© Klara Beck</p>
<p>La réalisation de <strong>Nicola Raab</strong> et de ses amis est particulièrement aboutie, d’une cohérence et d’une richesse insoupçonnées. Elle se signale par l’intelligence du livret et de son illustration sonore, élargissant la vision onirique à notre temps, autorisant la pluralité des lectures. L’économie de moyens est la règle. L’impact violent de flèches tirées des cintres suffit ainsi à illustrer la chasse. Le dépouillement épuré des décors de<strong> Julia Müer</strong>, leur esthétique, focalisent l’attention sur les acteurs, le regard étant rarement distrait par la force des images projetées, déformées par le milieu aquatique. Les projections de <strong>Martin Andersson</strong> et les lumières de <strong>Bernd Purkrabek</strong>, particulièrement réussies, s’accordent idéalement au propos. La direction d’acteurs, fouillée, inventive, le rythme visuel en contrepoint du flux musical nous réjouissent. Mariées à l’élément liquide, aux cieux rarement limpides, aux feuillages, les images réalistes et contemporaines (le désir et la violence conjugale) actualisent la féérie, d’une beauté incontestable. Ce choix doit-il être vécu comme un enrichissement, une réduction voire un détournement ? Leur rythme s’accorde idéalement à l’action, contribuant à la force dramatique de l’opéra. Les costumes de <strong>Raphaela Rose</strong> sont un régal : des longues traînes mousseuses et immaculées des nymphes, qui se prêteront à de multiples traitements, comme à la tenue d’infirmière d’il y a un siècle que porte Ježibaba à sa première apparition, la queue de poisson dont se débarrassera Rusalka à sa mutation&#8230; Seules réserves, minimes : l’invention d’un double enfantin de Rusalka, le fait de se taillader les veines, en gros plan, la tache de sang maculant le fond de scène, perdent de leur force, car trop souvent vus.</p>
<p>Bien que chacun aspire à la condition de l’autre au point d’y sacrifier sa propre existence, Rusalka et le Prince seront frappés d’incommunicabilité jusqu’à leur ultime et poignant duo. La première par son mutisme, consenti par amour (comme la Petite sirène), le second par son inconstance et par son incompréhension de la nature de l’ondine.  <strong>Pumeza Matshikiza</strong>, Rusalka, assurera progressivement son autorité vocale. L’<em>Ode à la lune</em> est belle, mais convenue, sans la longueur de voix ni les mezzo voce attendus. C’est dans les actes suivants qu’elle donne pleinement sa mesure. La voix est chaude, vibrante, sonore, le jeu dramatique toujours juste. Elle sait se faire angoissée « Petit papa, Ondin, sauve-moi »,  comme désespérée « Je ne suis ni morte, ni vivante », douloureuse  « J’ai perdu ma jeunesse » , et chargée d’une émotion sincère dans son ultime duo avec la Prince. A défaut de séduction, le Prince de <strong>Bryan Register</strong> a la voix jeune, souple, aux aigus clairs. Son aisance dans tous les registres, sa force expressive font oublier la silhouette, peu crédible. <strong>Attila Jun</strong> a presque tout pour camper un Vodnik d’excellence. N’étaient le large vibrato de certaines finales, et quelques tenues d’une justesse approximative – traduisant sa fatigue à la fin de l’ouvrage – , le chant est remarquable d’aisance, de puissance, d’expression juste. Son autorité, rare, comme sa tendresse et sa compassion nous émeuvent. « Tu es perdue » (I), la lamentation « Malheur, malheur » (II), « loin des profondeurs » (III) sont autant de moments d’émotion. Il n’est pas ce vieillard triste, affaibli et désabusé mais un père lucide, impuissant à modifier le cours des choses, dont l’amour pour sa fille est profond. <strong>Patricia Bardon</strong> n’est pas davantage la sorcière maléfique de notre imagerie. Elle use de ses pouvoirs sans malveillance, avec mesure, avec sollicitude. Son appel au meurtre du prince s’inscrit dans la logique du drame : elle hait les hommes, sans doute pour trop bien les connaître. Elle fait forte impression par son large ambitus, ses graves bien timbrés sans jamais poitriner, par sa projection. Une Ježibaba de luxe. La Princesse étrangère, intrigante, prédatrice orgueilleuse, séductrice, est le personnage antipathique par excellence. Le chant de <strong>Rebecca Von Lipinski</strong>, puissant, à l’ample vibrato, manque de séduction, de sensualité pour être crédible. Son duo avec le prince est une page théâtrale de peu d’intérêt musical. Les ondines, tout d’abord enjouées, aimables tentatrices taquinant Vodnik, excluent ensuite Rusalka de leur monde. Leurs interventions sont autant de moments de pur bonheur. Les voix d’<strong>Agnieszka Slawinska</strong>, de <strong>Julie Goussot </strong>et d’<strong>Eugénie Joneau</strong> s’accordent idéalement, claires, colorées et articulées, pour donner vie à ces créatures légères, dépourvues d’âme. Le Marmiton nous réserve deux beaux airs, bien conduits par <strong>Claire Péron</strong>, « Vaulk, petit père » (début du II) et « Notre prince est tombé gravement malade » (III). Son oncle, garde-forestier est <strong>Jacob Scharfman</strong>. L’émission séduit par sa clarté, par sa jeunesse, sa distinction à défaut de la franche robustesse qu&rsquo;appelle la rusticité de l’emploi.</p>
<p>Les chœurs féminins se développent amplement dans les actes aquatiques. L&rsquo;unique chœur mixte est réservé pour la fête au château. La précision, les couleurs, la projection sont bien restituées. Pas de danse pour le ballet du 2e acte, que Dvorak voulait confier à six couples de danseurs en alternance, l’action y gagne. Toujours les riches et amples pages orchestrales trouvent une traduction scénique convaincante : l’orchestre de Dvořák dit tout. Même si l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg n’est pas tchèque, et cela s’entend, ses bois et ses cors sont admirables, sans qu’aucun pupitre ne démérite. La direction d’<strong>Antony Hermus</strong> est attentive à chacun. Les échos de la danse, les bouffées de passion sont rendus avec justesse. La partition trouve ici son souffle. Cependant elle est quelque peu dépourvue de la magie attendue. La balance entre la fosse et le plateau dessert parfois le chant, dans les passages chargés de mystère et de poésie. Pourquoi réserver les nuances les plus ténues à l’introduction du duo final ? Le réglage sera affiné pour les prochaines représentations, n’en doutons pas.</p>
<p>Un spectacle fort, riche de sens, abouti, qui ne peut laisser indifférent. Il doit bien y avoir encore quelques places à Strasbourg ou Mulhouse… sinon, rendez-vous à Limoges lorsque la production y sera reprise. Souhaitons qu’une captation soit réalisée qui permette au plus grand nombre de partager le bonheur des auditeurs de sa création.</p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>Luciano Pavarotti, un peu plus près des étoiles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/luciano-pavarotti-un-peu-plus-pres-des-etoiles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 05 Sep 2016 05:25:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Des photos sur les réseaux sociaux montrant Joseph Calleja, Olga Peretyatko, Jean-François Borras, et  quelques autres réunis sur un plateau TV nous avaient mis la puce à l’oreille en mai dernier. Une émission intitulée « le concert des étoiles » projetait de rendre hommage à Luciano Pavarotti sur la chaîne de télévision France 3 à une heure &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Des photos sur les réseaux sociaux montrant <strong>Joseph Calleja</strong>, <strong>Olga Peretyatko</strong>, <strong>Jean-François Borras</strong>, et  quelques autres réunis sur un plateau TV nous avaient mis la puce à l’oreille <a href="http://www.forumopera.com/breve/des-etoiles-pour-pavarotti-0">en mai dernier</a>. Une émission intitulée « le concert des étoiles » projetait de rendre hommage à Luciano Pavarotti sur la chaîne de télévision France 3 à une heure de grande écoute.  Information confirmée : la diffusion en est annoncée le vendredi 9 septembre à 20h55. En plus des artistes sus nommés figureront <strong>Andrea Bocelli</strong>, <strong>Anita Hartig</strong>, <strong>Julien Behr</strong>, <strong>Pumeza Matshikiza</strong>, <strong>Florian Laconi</strong> et <strong>Catherine Trottmann</strong>. Durant plus de deux heures, ils interpréteront sous la direction d’<strong>Yvan Cassar</strong> à la tête de l&rsquo;Orchestre Philharmonique de Marseille des airs, duos et trios empruntés au répertoire du Ténorissimo et entrecoupés d’images d’archives et de témoignages. Avis aux adeptes de Twitter, le hashtag #Pavarotti sera le sésame de cette soirée que l’on pourra revoir ensuite sur <a href="http://pluzz.fr" target="_blank" rel="noopener">pluzz.fr</a><strong>.</strong></p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="360" mozallowfullscreen="" src="https://player.vimeo.com/video/180343865" webkitallowfullscreen="" width="640"></iframe></p>
<p><a href="https://vimeo.com/180343865">Teaser &#8211; Luciano Pavarotti, le concert des étoiles</a></p>
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		<item>
		<title>Pumeza Matshikiza, Arias</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/pumeza-matshikiza-arias-carte-de-visite-prometteuse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jun 2016 05:54:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Surnommée « la diva des townships », Pumeza Matshikiza avait enregistré en 2015 un premier CD intitulé « Voice of Hope » consacré essentiellement aux chansons traditionnelles de son pays, dans lequel figuraient également quatre airs d’opéra. Dans son nouvel album, baptisé simplement « Arias », l’opéra tient cette fois une place prépondérante à côté de quelques mélodies. Le programme, pour &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Surnommée « la diva des townships », Pumeza Matshikiza avait enregistré en 2015 un premier CD intitulé « Voice of Hope » consacré essentiellement aux chansons traditionnelles de son pays, dans lequel figuraient également quatre airs d’opéra. Dans son nouvel album, baptisé simplement « Arias », l’opéra tient cette fois une place prépondérante à côté de quelques mélodies. Le programme, pour le moins éclectique,  ne brille pas par son originalité : il aligne des « tubes » de musiciens d’horizons et de styles fort divers, ayant un seul point commun : la plupart d’entre eux sont déjà au répertoire de la soprano sud-africaine ou en passe de l’être. L’ensemble, qui couvre près de trois siècles de musique, constitue de fait une carte de visite qui permet de se faire une idée assez précise des possibilités de la dernière révélation de Decca.</p>
<p>La voix, essentiellement lyrique, ne manque pas de qualités. Homogène sur toute la tessiture et riche en harmoniques, elle possède des couleurs ambrées de toute beauté. Le medium est solide et l’aigu brillant. Un léger vibrato, parfaitement maîtrisé ajoute au charme de ce timbre capiteux. Si l’on devait exprimer une réserve, elle concernerait la dynamique qui semble pour le moment assez restreinte comme en témoigne une ligne chant, certes élégante, mais que l’on aimerait plus nuancée, notamment dans la romance de Rusalka.</p>
<p>Le disque s’ouvre sur des airs de Puccini et Catalani, deux compositeurs qui  conviennent parfaitement aux moyens actuels de la cantatrice : sa Mimi touchante et juvénile s’exprime avec une simplicité désarmante, une émotion contenue, affleure tout au long du grand air de Suor Angelica et et le désespoir de Liù  au dernier acte de <em>Turandot</em>, est incarné sans pathos excessif. Enfin, le célèbre « Ebben ne andrò lontana », extrait de la <em>Wally</em>, tout empreint de nostalgie, est parmi les plus convaincants de la discographie. La prononciation de l’italien est impeccable et tout à fait intelligible. En revanche, le français de la chanteuse est encore perfectible, on n&rsquo;en saisit au mieux qu’un mot sur deux. Si dans l’air de Conception « Ah, la pitoyable aventure », tiré de <em>L’Heure espagnole</em> de Ravel le tempérament et la sensualité dont fait preuve la soprano compense ce handicap, les mélodies de Fauré et de Hahn en pâtissent d’autant plus que l’orchestration de « Après un rêve » par le compositeur viennois Michael Rot n’est pas des plus heureuses. Plus réussie est celle de « Si tu le voulais » de Tosti, l’une des mélodies favorites de Rosa Ponselle, d’après le livret qui accompagne le CD. C’est finalement la habanera de Montsalvage, mise en parallèle avec la célèbre chanson « La Paloma » qui, dans ce bouquet de mélodies, s’avère la plus idiomatique.</p>
<p>Le disque s’achève avec des œuvres des dix-sept et dix-huitième siècles parmi lesquelles on trouve la seule rareté du programme, le très joli « Lungi dal caro bene » tiré de <em>Le gelosie villane</em> de Sarti, un compositeur tombé dans l’oubli dont Mozart cite un extrait de son opéra <em>Fra i due litiganti</em> dans la scène finale de <em>Don Giovanni.</em> De Mozart, justement Pumeza Matshikiza interprète l’air de Suzanne au dernier acte des <em>Noces de Figaro,</em>  l’un des premiers rôles qu’elle a chantés lors de son entrée dans la troupe de l’opéra de Stuttgart. Son expérience de la scène lui permet de donner de cette page rebattue une interprétation tout à fait épatante. Voilà une Suzanne fraîche et mutine qui capte durablement l’attention. Pas vraiment baroque l’Eurydice de Gluck n’en est pas moins remarquable tant la chanteuse parvient à alterner avec brio véhémence et déploration. Le disque s’achève en beauté avec un splendide « When I am laid » de Purcell bouleversant de splendeur vocale et d’intensité dramatique.</p>
<p>A la tête de l’Aarhus Symfoniorkester, le chef suédois Tobias Ringborg  propose une direction alerte et contrastée et parvient à trouver pour chacune des pages qu’il aborde le style adéquat, ce qui n’est pas un mince compliment.     </p>
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		<title>Pumeza Matshikiza passe aux choses sérieuses</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/pumeza-matshikiza-passe-aux-choses-serieuses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 27 May 2016 05:06:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Tout en forgeant ses jeunes armes sur la scène de l’Opéra de Stuttgart, Pumeza Matshikiza continue d’enregistrer des récitals pour le label Decca, privilège inespéré dans un marché du disque patraque où bon nombre de chanteurs émérites n’ont pas cette chance. Le marketing a ses raisons que la raison ne connaît pas. Si son premier &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Tout en forgeant ses jeunes armes sur la scène de l’Opéra de Stuttgart, <strong>Pumeza Matshikiza</strong> continue d’enregistrer des récitals pour le label Decca, privilège inespéré dans un marché du disque patraque où bon nombre de chanteurs émérites n’ont pas cette chance. Le marketing a ses raisons que la raison ne connaît pas. Si <a href="http://www.forumopera.com/breve/pumeza-la-diva-des-townships">son premier enregistrement <em>Voice of Hope</em></a> faisait la part belle aux mélodies populaires de son pays d’origine – l’Afrique du Sud –, ce nouvel album, baptisé sobrement <em>Arias</em>, passe aux choses sérieuses. Des airs célèbres d’opéra – « Sì. Mi chiamano Mimì », « Senza mamma », « Deh vieni non tardar »… – côtoient des mélodies orchestrées pour l’occasion : <em>Après un rêve</em>, <em>A Chloris</em>, etc. En novembre prochain, le rôle de Serena dans <em>Porgy and Bess</em> à La Scala de Milan devrait marquer une nouvelle étape dans le parcours de celle qui, d’une voix au timbre capiteux, s’attache peu à peu à mériter son surnom de « diva des townships ».</p>
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		<title>Pumeza Matshikiza, African Queen à Buxton</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/pumeza-matshikiza-african-queen-a-buxton/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Jun 2015 09:29:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir été notre mère Eve à Milan dans C02, création mondiale de Giorgio Battistelli, Pumeza Matshikiza incarnera en juillet une autre figure à peine moins mythique : la reine de Carthage à Buxton, dans le Derbyshire, où elle retrouve une production de Dido and Aeneas créée l’été dernier à Bristol avec The English Concert. Elle &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir été notre mère Eve à Milan dans <a href="http://www.forumopera.com/co2-milan-nourrir-la-creation-musique-pour-lavenir">C02</a>, création mondiale de Giorgio Battistelli, <strong>Pumeza Matshikiza</strong> incarnera en juillet une autre figure à peine moins mythique : la reine de Carthage à Buxton, dans le Derbyshire, où elle retrouve une production de <em>Dido and Aeneas </em>créée l’été dernier à Bristol avec The English Concert. Elle y aura notamment pour partenaire la Sorcière de <strong>Susan Bickley</strong>, mezzo qui interprète également la Mère dans <em>Louise</em>, une des œuvres au programme du festival britannique (hélas, en version de concert seulement, avec dans le rôle-titre la soprano Madeleine Pierard, néo-zélandaise comme son nom ne l’indique pas). Deux autres opéras à l’affiche cette année : <em>Lucia di Lammermoor </em>et <em>Giovanna d’Arco</em>.</p>
<p>Festival de Buxton, du 10 au 26 juillet, <a href="http://www.buxtonfestival.co.uk/">renseignements</a></p>
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		<title>BATTISTELLI, CO2 — Milan</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/co2-milan-nourrir-la-creation-musique-pour-lavenir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 16 May 2015 06:04:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Nourrir la planète, Energie pour la Vie » : thème fédérateur qui rassemble les Nations à Rho, dans la périphérie de Milan, où se tient l’Exposition Universelle. La Scala se devait de participer à la manifestation d’une manière ou d’une autre. Si c’est Turandot dans la version terminée par Berio qui accompagnait l’inauguration le 1er mai, le &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« Nourrir la planète, Energie pour la Vie » : thème fédérateur qui rassemble les Nations à Rho, dans la périphérie de Milan, où se tient l’Exposition Universelle. La Scala se devait de participer à la manifestation d’une manière ou d’une autre. Si c’est <em>Turandot </em>dans la version terminée par Berio qui accompagnait l’inauguration le 1<sup>er</sup> mai, le théâtre avait pris soin de commander au compositeur italien <strong>Giorgio Battistelli </strong>un opéra en lien avec le thème de l&rsquo;exposition. Avec le librettiste Ian Burton (<a href="http://www.forumopera.com/breve/monteverdi-plus-pop-que-top">connu à Paris avoir retravaillé l’œuvre de Monteverdi au Chatelet avec <em>Pop’pea</em></a>), il signe <em>CO<sub>2</sub></em>, une manière de symphonie lyrique, à la fois patchwork et pièce-monde qui ne manque pas d’attraits.</p>
<p>	L’action se situe à travers le temps et l’espace et transporte le spectateur, d’une salle de conférence où Adamson, un scientifique, fait un discours sur les dangers de l’activité humaine sur son habitat, à la stratosphère où naissent les ouragans, en passant par le jardin d’Eden où se rejoue la Chute, Kyoto à l’époque de la fameuse Conférence sur le climat, ou encore un supermarché, un aéroport où une plage de Thaïlande où une veuve vient jeter une gerbe sur la plage où les éléments ont eu raison de son mari. Fourre-tout, pourrait-on penser à la lecture de cette liste, mais du patchwork naît la force de l’œuvre. Elle aurait pu rester cantonnée à la lecture morne d’un discours scientifique bien connu sur le réchauffement climatique, élégamment mis en musique, ce que laisse craindre la première scène. L’intérêt en eût été à peine supérieur à celui d&rsquo;un bon documentaire sur le sujet. En choisissant la juxtaposition, c’est bien le théâtre lyrique que compositeur et librettiste ont visé. S’articulent et se répondent dialogues, scènes de groupe et monologues. Celui, très émouvant, de Gaia décrivant les affres qui la flétrissent n’est pas d’ailleurs sans rappeler certaines scènes wagnériennes. Au sérieux de l’ensemble, à la tristesse de certaines scènes (l’incompréhension et le deuil impossible  sur la plage de Thaïlande), le librettiste a ajouté des épisodes franchement burlesques, comme cette scène très Pop Art où des ménagères à caddies sont ravies d’acheter des fruits venus de l’autre bout du monde. Le cadre de scène transformé en écran à cristaux fait défiler le bilan carbone de toute l’affaire. Implacable.</p>
<p>	La musique accompagne avec minutie ce texte disparate. Elle est parfaitement abordable et assez peu « savante », regorgeant de trouvailles, notamment aux percussions et claviers très sollicités. Elle dessine des ambiances en synchronie avec le propos du moment, comme un poème symphonique en plusieurs tableaux où les voix font partie des instruments. Un chœur hors-scène occupe d’ailleurs une place prépondérante dans bien des scènes mystiques. L’écriture vocale est séduisante. On retiendra les scènes de groupe comme exemple le plus probant, notamment à la conférence de Kyoto où des solistes s’isolent de la masse du chœur pour lire leur intervention dans la langue natale de leur personnage. Chantent ainsi en japonais, arabe, russe, ou anglais des délégués des Nations sur un thème très rythmique que vient commenter une partie du groupe, l’autre partie prenant le contre-pied. D’intervention en intervention, la tension monte jusqu’à finir en cacophonie. Le même procédé sera réutilisé au supermarché.</p>
<p>	L’œuvre est écrite pour une myriade de petits rôles qu’après une seule écoute on serait bien en peine de détailler. Ils sont tenus par des solistes de <strong>l’Académie de Perfectionnement au Chant Lyrique de la Scala</strong>, et satisfont parfaitement au niveau actuel de chant de la maison. On notera que les origines ethniques des personnages de l&rsquo;oeuvre semblent se refléter dans le choix des interprètes, souci de vraisemblance scénique qu&rsquo;on ne sait s&rsquo;il faut déplorer. Cinq solistes se voit confier des rôles plus individualisés. Adamson bien entendu, à qui <strong>Anthony Michaels-Moore</strong> prête un diction britannique parfaite, qui fait que l’on oublie rapidement s’il parle ou s’il chante son discours. La Gaia de <strong>Jennifer Johnston</strong> remporte les suffrages à l’applaudimètre, la mezzo-soprano usant avec délice de la rondeur de son timbre pour donner l’idée de la terre nourricière. Adam (<strong>Sean Panikkar</strong>) et Eve (<strong>Pumeza Matshikiza</strong>) jouissent d’une des plus belles scènes de l’opéra, qui cache une parenté très éloignée avec certaines de Monteverdi. Elle est irréprochable, lui concède quelques difficultés dans le haut de la tessiture. Ils sont éconduits par le truculent serpent de <strong>David DQ Lee</strong>. Enfin <strong>Orla Boylan</strong> chante avec justesse Mrs Masson venue rendre un dernier hommage à son défunt mari sur une plage paradisiaque.</p>
<p>	<strong>Robert Carsen</strong> a imaginé un dispositif scénique simple. A l’avant-scène un pupitre avec le Macbook qui sert à l’orateur pour faire défiler les différentes parties de sa conférence. Derrière lui un cadre de scène à diodes lumineuses fait office d’écran géant sur lequel on peut voir les dossiers (Kyoto, Eden, Gaia etc.) et des croquis, photos que contient l’ordinateur et qui s’animeront à l’arrière en spectacle vivant. Des danseurs sont souvent sollicités pour venir illustrer telle ou telle partie, comme la valse virevoltante des ouragans en formation, où chaque danseur enchaîne les pirouettes à l’infini. Vidéos, danse, et théâtre dans le théâtre enfin, que le Canadien apprécie tant d’une mise en scène à l’autre. La représentation commence, lumières allumées, par le discours parlé du scientifique et se terminera sur une salle qu’on rallume dans un geste brechtien afin de mettre le public en situation distanciée pour entendre la sentence finale d’Adamson « if I am the cause, then am I not also the cure ? » C’est efficace et, il faut l’admettre, bien fait. Mais comme bien souvent chez Robert Carsen, la grammaire théâtrale et ses effets n’ont guère plus de sens que leur simple exécution. Il reste comme toujours la beauté plastique des décors, des lumières et des vidéos qui donnent à l’ensemble un aspect papier glacé chic. Cette beauté formelle n’est pas gratuite et elle servira à merveille la poésie des scènes ou leur naïveté, comme dans ce vert jardin d’Eden aux grandes feuilles de bananier ; accentuera le grandiose (les ouragans dansés) ou participera du comique involontaire des situations. C’est peut-être inoffensif mais au moins cela n’alourdit pas le propos d’une redondance démonstrative, l’œuvre  pouvant rapidement sombrer dans la démonstration idéologique.</p>
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		<title>Qui veut chanter comme Pumeza ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/qui-veut-chanter-comme-pumeza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Mar 2015 20:50:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pour mieux assurer le lancement de sa (peut-être) nouvelle star, Deutsche Grammophon n’a pas lésiné sur le marketing, et ce n’est pas fini. Plus que quinze jours pour participer au concours proposé sur Internet : « Vous aimez la voix de la soprano Pumeza ? Tentez de chanter Puccini comme elle lors d’un cours de chant lyrique particulier &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour mieux assurer le lancement de sa (peut-être) nouvelle star, Deutsche Grammophon n’a pas lésiné sur le marketing, et ce n’est pas fini. Plus que quinze jours pour participer au concours proposé sur Internet : « Vous aimez la voix de la soprano Pumeza ? Tentez de chanter Puccini comme elle lors d’un cours de chant lyrique particulier à gagner ! » C’est avec cette formule que la maison de disque organise le battage autour de la chanteuse sud-africaine, en ratissant large, puisqu’il semblerait que vous soyez tous, ou plutôt toutes invité(e)s à chanter « O mio babbino caro », même et peut-être surtout si vous n’avez jamais pris aucun cours de chant de votre vie… De son côté, <strong>Pumeza Matshikiza </strong>sera Eve en mai prochain à Milan, pour la création mondiale de <em>CO2</em>, l’opéra de Giorgio Battistelli d’après <em>Une vérité qui dérange</em>, d’Al Gore, mis en scène par Robert Carsen. Pour la suite, elle devrait reprendre à Stuttgart le rôle de Mimi, dont elle déclare qu’il lui convient très bien, en attendant une Fiordiligi encore non localisée.</p>
<p>Renseignements sur le <a href="http://www.clubdeutschegrammophon.com/bonsplans/cours-chant-lyrique-gagner/">site de Deutsche Grammophon</a></p>
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		<title>Questionnaire de Proust : Pumeza Matshikiza</title>
		<link>https://www.forumopera.com/questionnaire-de-proust-pumeza-matshikiza/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 Feb 2015 10:46:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>La nouvelle découverte du label Decca s’appelle Pumeza Matshikiza, un nom difficile à retenir mais une voix que l’on n’est pas prêt d’oublier tant est grand l’effort déployé pour la faire connaître. Le conte est de fée. Née dans un township à la fin des années 1970, Pumeza a vécu, de son propre aveu,  les &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La nouvelle découverte du label Decca s’appelle <strong>Pumeza Matshikiza</strong>, un nom difficile à retenir mais une voix que l’on n’est pas prêt d’oublier tant est grand l’effort déployé pour la faire connaître. Le conte est de fée. Née dans un township à la fin des années 1970, Pumeza a vécu, de son propre aveu,  les derniers soubresauts sanglants de l’Apartheid. Sa mère chante en amateur dans les chœurs de l’Eglise adventiste. En cherchant bien, la famille compte un musicien et compositeur de de jazz, Todd Matshikiza, dont le fils John fut acteur, directeur de théâtre et journaliste. On ne devient pas artiste par hasard.</p>
<p>Plus tard, Pumeza étudie sans enthousiasme les mathématiques  à l’Université de Cape Town, à côté du Collège Sud-Africain de Musique. Elle entend les élèves jouer du piano, chanter et se dit « <em>Si seulement je pouvais être là !</em> ». Un jour, elle franchit le pas et s’inscrit. Les débuts sont difficiles,  Pumeza  doit apprendre à 21 ans ce qu’un enfant de 6 ans est censé déjà savoir. En visite à Londres avec un groupe de chanteurs sud-africains, elle est remarquée par son compatriote, le compositeur Kevin Volans  qui lui obtient une audition au Collège Royal de musique à Londres. Après l’avoir entendue chanter, le philanthrope et amateur d’opéra, Peter Moores, accepte de prendre en charge ses frais de scolarité.</p>
<p>Présentée par le responsable des études vocales du collège, Neil Mackie, comme « <em>la soprano la plus prometteuse des dix prochaines années</em> », elle obtient son diplôme en 2007. Elle rejoint l’atelier des jeunes chanteurs du Royal Opera House, découvre la scène avec des petits rôles comme le page dans <em>Don Carlo</em>, participe à des masterclasses et emporte le premier prix du concours de chant Veronica Dunne à Dublin en 2010. Un contrat de trois ans avec l’Opéra de Stuttgart façonne son répertoire : Nanetta (<em>Falstaff</em>), Annchen (<em>Der Freischutz</em>), Susanna (<em>Le nozze di Figaro</em>), Zerlina (<em>Don Giovanni</em>), Pamina (<em>Die Zauberflöte</em>). Une étape clé vient d’être franchie cette saison avec le rôle de Mimi dans une nouvelle production de <em>La Bohème</em> et une tournée aux côtés de Rolando Villazón, de Zlín en République tchèque à Hanovre en passant par <a href="http://www.forumopera.com/recital-rolando-villazon-pumeza-matshikiza-paris-tce-bravo-pour-le-clown">Paris le 22 octobre dernier</a>.</p>
<p>C’est cette histoire que veut raconter son premier récital discographique, intitulé <em>Voice of Hope</em> (<em>voix de l’espoir</em>) et lancé à grands renforts de marketing. L’opéra tente de s’y frayer un chemin au milieu de chants traditionnels sud-africains. Quatre pistes sur quinze, c’est peu mais c’est assez pour se faire un embryon d’idée. Sans préjuger de son effet en salle, le travail des ingénieurs du son Decca étant toujours remarquable, la voix possède effectivement un grain intéressant, une personnalité qui lui est propre et la rend attachante. Un léger vibrato irise le chant sans déformer la ligne. L’accent est modeste mais les airs choisis n’exigent pas de hausser le ton. Passe inévitablement l’ombre de Leontyne Price, l&rsquo;une de ses héroïnes (cf. questionnaire ci-dessous) y compris dans la manière un peu datée de chanter Mozart. En attendant de l’entendre dans un répertoire plus ambitieux, faisons mieux connaissance.</p>
<p><strong>La qualité que vous préférez chez un ténor ?</strong></p>
<p>Le son italien à l’ancienne </p>
<p><strong>Celle que vous appréciez chez une soprano ?</strong></p>
<p>La capacité à chanter d’une voix égale d’un bout à l’autre de sa tessiture</p>
<p><strong>Votre principal défaut ?</strong></p>
<p>Trop critique envers moi-même</p>
<p><strong>Votre occupation favorite (à part chanter bien sûr)</strong></p>
<p>Lire, faire de très longues promenades à pied, aller au Spa et la méditation</p>
<p><strong>Votre idée du bonheur</strong></p>
<p>Passer du temps avec les gens dont j’apprécie la compagnie</p>
<p><strong>Quel serait votre plus grand malheur ?</strong></p>
<p>Vivre selon selon les attentes des autres</p>
<p><strong>Votre truc contre le stress ?</strong></p>
<p>La méditation</p>
<p><strong>Le chanteur avec lequel vous voudriez chanter ?</strong></p>
<p>Difficile de choisir… Je ne veux blesser personne :-))))</p>
<p><strong>Où aimeriez-vous chanter ?</strong></p>
<p>Dans des endroits où les gens ne connaissent pas trop l’opéra</p>
<p><strong>Votre opéra préféré</strong></p>
<p><em>Don Carlo</em> de Verdi, entre autres</p>
<p><strong>Votre héros dans la vraie vie ?</strong></p>
<p>Steve Biko (ndlr : <em>militant noir d&rsquo;Afrique du Sud et une des figures de la lutte anti-apartheid, né en 1946 et mort en prison en 1977, officiellement des suites d&rsquo;une grève de la faim</em>), Nelson Mandela, Simone de Beauvoir, Martin Kenyon (ndlr : <em>joueur américain de basket-ball né en 1977</em>), Leontyne Price, ma grand-mère</p>
<p><strong>La chanson que vous sifflez sous la douche</strong></p>
<p>« Fly me to the moon »</p>
<p><strong>Quel personnage à l’opéra vous semble le plus détestable ?</strong></p>
<p>La Reine de la nuit</p>
<p><strong>Avec qui aimeriez-vous être coincé dans un ascenseur ?</strong></p>
<p>La personne qui partage ma vie</p>
<p><strong>Votre boisson favorite ?</strong></p>
<p>Le Bordeaux rouge</p>
<p><strong>Votre devise</strong></p>
<p>Demain est un autre jour…</p>
<p> </p>
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		<title>Victoires de la Musique Classique, sans ténors et sans reproches</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/victoires-de-la-musique-classique-sans-tenors-et-sans-reproches/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Feb 2015 05:37:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est ce qu’on appelle dans le jargon des présentateurs de télévision la magie du direct, autrement dit l’imprévu qu’il faut gérer comme si de rien n’était. Des deux ténors attendus hier soir, lundi 2 février, aux Victoires de la musique, en direct de l’auditorium du Nouveau Siècle de Lille, l’un – Bryan Hymel – se &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est ce qu’on appelle dans le jargon des présentateurs de télévision la magie du direct, autrement dit l’imprévu qu’il faut gérer comme si de rien n’était. Des deux ténors attendus hier soir, lundi 2 février, aux Victoires de la musique, en direct de l’auditorium du Nouveau Siècle de Lille, l’un – <strong>Bryan Hymel</strong> – se trouve bloqué dans un avion aux Etats-Unis, l’autre – <strong>Jonas Kaufmann</strong> –, entre deux représentations d’<em>Andrea Chénier </em>à Londres, est finalement trop fatigué pour se déplacer. Leur absence passe pourtant inaperçue, ou presque. Privée de son « Soave fanciulla », <strong>Sonya Yoncheva</strong> chante l’air de Sapho, reçoit un bouquet et puis s’en va. Verlaine et Haendel, le timbre de <strong>Philippe Jaroussky</strong>, par deux fois, saisit. <strong>Sabine Devieilhe</strong> dans l’air de Cunégonde, extrait de <em>Candide</em>, a autant d’aigu que de fantaisie. Mais de révélation en 2013, être déjà consacrée, n’est-ce pas trop tôt quand on a autant de talent à dispenser durant – on le souhaite – encore pas mal de temps ? Pour <strong>François Le Roux</strong> à l&rsquo;inverse, n&rsquo;est-ce pas trop tard ? Si grand soit l’interprète, son nom parmi les prétendants au titre d&rsquo;artiste lyrique de l’année reste une énigme. Pourquoi ne pas lui avoir plutôt remis cette victoire d’honneur que Jonas Kaufmann n’a pas voulu venir chercher, ne serait-ce que pour bons et loyaux services rendus à la musique française ?<strong> </strong><strong>Emmanuelle Haïm</strong> oblige la basse <strong>Bogdan Talos</strong> à passer de l’ombre – la voix de Neptune dans <em><a href="http://www.forumopera.com/idomeneo-lille-la-guerre-de-crete-naura-pas-lieu">Idomeneo </a></em><a href="http://www.forumopera.com/idomeneo-lille-la-guerre-de-crete-naura-pas-lieu">actuellement à l’affiche de l’Opéra de Lille</a> – à la lumière : un air du froid de Purcell qui, concert d’Astrée et direction aidant, donne le frisson. <strong>Pumeza Matshikiza</strong>, la nouvelle étoile de Decca, fait sensation mais ne serait-il pas temps d&rsquo;envisager de chanter autre chose qu&rsquo;un sage « O mio babbino caro » ? Entre chaque numéro, <strong>Frédéric Lodéon</strong> et <strong>Louis Laforge</strong> font mieux que se renvoyer la balle : ils rendent d’indispensables hommages – Ciccolini, Chancel – et délivrent le message attendu sur l’importance de la culture en général, et de la musique classique en particulier. Et après ? La messe est dite, on ne se félicitera jamais assez qu’elle le soit sur petit écran à une heure de grande écoute. D’autant qu’il est faux d’écrire qu’elle fut célébrée sans ténor. « Fantaisie, ô divin mensonge » chanté dans un français châtié par <strong>Cyrille Dubois</strong>, révélation lyrique de l&rsquo;année, confirme que, dans notre répertoire et dans cette tessiture, la relève est assurée.</p>
<p>Victoires de la Musique Classique 2015, palmarès :</p>
<ul>
<li class="note">Soliste instrumental : Edgar Moreau (violoncelle)</li>
<li class="note">Artiste lyrique : Sabine Devieilhe (soprano)</li>
<li class="note">Révélation, soliste instrumental : Jean Rondeau (clavecin)</li>
<li class="note">Révélation, artiste lyrique : Cyrille Dubois (ténor)</li>
<li class="note">Compositeur : Guillaume Connesson</li>
<li class="note">Enregistrement : Bach, Köthener Trauermusik BWV 244a (Harmonia Mundi)</li>
</ul>
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