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	<title>Nicholas MERRYWEATHER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:23:05 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Nicholas MERRYWEATHER - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>LOCKE, Cupid and Death — Versailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/locke-cupid-and-death-versailles-amour-et-amour-du-theatre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Mariage]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Apr 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sébastien Daucé a déjà présenté en 2019 une œuvre du compositeur anglais plutôt méconnu Matthew Locke, composée en 1675 et intitulée Psyche, qui se voulait une réponse au tout nouveau genre de la tragédie lyrique française. Il est communément admis qu’il s’agit là du premier opéra anglais à proprement parler. On sait cependant que des formes &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Sébastien Daucé</strong> a déjà présenté en 2019 une œuvre du compositeur anglais plutôt méconnu Matthew Locke, composée en 1675 et intitulée <em>Psyche</em>, qui se voulait une réponse au tout nouveau genre de la tragédie lyrique française. Il est communément admis qu’il s’agit là du premier opéra anglais à proprement parler. On sait cependant que des formes scéniques mêlant danse et chant existaient auparavant, sous la forme de ce qu’on appelait le <em>masque</em>, ancêtre du<em> semi-opera</em>, genre où Purcell et Blow devaient s’illustrer quelques années plus tard. L’ouvrage qui nous intéresse ici, <em>Cupid and Death</em>, est le seul <em>masque</em> dont la partition est parvenue jusqu’à nous dans sa quasi intégralité. </p>
<p>Le livret de <em>Cupid and Death</em>, signé James Shirley, met en scène l’arrivée de l’Amour et de la Mort dans une auberge. Leurs flèches sont échangées pendant la nuit par un chambellan, ce qui conduit l’Amour à tuer et la Mort à répandre la tendresse. Cette inversion des valeurs, typiquement baroque et carnavalesque, fait naître des situations tour à tour grotesques et poétiques : des vieillards tombent sous le charme les uns des autres, des ennemis mortels s’étreignent plutôt que de s’éreinter et de jeunes gens sont tués alors qu’Amour voulait les réunir. La Nature s’offensant face à ce tohu-bohu, Mercure lui-même descend des cieux pour remettre de l’ordre sur la terre, après que le chambellan a été puni en se consumant d&rsquo;amour pour ses singes&#8230;</p>
<p>Le manuscrit autographe de l’œuvre est de Matthew Locke, mais on suppose que Christopher Gibbons a également participé à sa composition. Comme plus tard dans le <em>semi-opera</em>, mais selon une logique dramatique beaucoup plus erratique, on voit s’alterner dans ce <em>masque</em> des passages parlés, comme une saynète où l’incarnation du Désespoir guérit son envie de suicide par la boisson, des scènes de danse, des morceaux d’ensemble chantés et des airs brefs. La musique n’en est pas vraiment inoubliable, mais elle a ses charmes, et l’ensemble – texte et musique – constitue une matière première particulièrement riche pour les interprètes, qui s’en emparent avec panache.</p>
<p>Déjà en itinérance depuis un moment sur différentes scènes (celle du Théâtre de Caen tout d’abord, puis celle de l’Athénée, de Rouen, etc.), la mise en scène de <strong>Jos Houben</strong> et <strong>Emily Wilson</strong> déploie une esthétique de tréteaux : le plateau est occupé par des caisses de différentes tailles, comme si le décor était constitué de ce qui sert d’ordinaires à contenir et transporter objets et costumes de scène. Cette méta-théâtralité se retrouve dans des adresses directement faites au public par un bonimenteur, des projections ou des pancartes reproduisant (ou tordant) des éléments du livret, des annonces ou des commentaires faits par les musiciens de l’orchestre, les chanteurs ou les deux comédiens, tous réunis sur scène dans le même espace. La fantaisie toute britannique des costumes (gilet en tricot à motifs, kilt à carreaux, collants rayés multicolores) répond à l’utilisation imaginative d’accessoires ou d’objets communs (cartons, farces et attrapes, bâches) qui prennent une dimension merveilleuse sur scène et permettent de rapides métamorphoses de personnages ou des changements de décors à vue. Toutes les ressources de l&rsquo;art scénique sont convoquées – le théâtre d&rsquo;ombre, le masque ou le théâtre d&rsquo;objet – dans un tourbillon visuel sans temps mort.</p>
<p>La joyeuse troupe d’artistes, animée d’une énergie constante durant tout le spectacle, est menée par <strong>Soufiane Guerraoui</strong>, acteur polymorphe qui interprète l’aubergiste et le bonimenteur s’adressant au public, ainsi que la Mort et d’autres rôles où sa souplesse physique et sa vigueur font merveille. L’actrice britannique <strong>Fiamma Bennett</strong> est particulièrement marquante dans la scène du Désespoir, embobelinée dans la corde avec laquelle le personnage aimerait se pendre, mais elle endosse bien d’autres rôles avec le même brio. </p>
<p>Tous les chanteurs n’ont pas forcément l’occasion de briller chacun individuellement pendant un long moment, mais ils sont totalement engagés, allant jusqu&rsquo;à prendre en charge avec fougue les parties dansées. <strong>Perrine Devilliers</strong> séduit particulièrement, grâce à un timbre fruité et une présence scénique évidente. Désopilante dans un numéro de pancartes qui viennent resserrer et actualiser le discours final de Mercure, <strong>Lieselot de Wilde</strong> fait mouche en usant adroitement des soupçons d’acidités de son timbre. La miraculeuse <strong>Lucile Richardot</strong> offre à Nature sa voix profonde, aux reflets ardents, et convoque ses ressources de tragédienne pour faire résonner les mots avec majesté.</p>
<p>On le croirait d’abord qu’acteur, puisqu’il ne se met à chanter seul qu’assez tardivement dans le spectacle : <strong>Nicholas Merryweather </strong>est saisissant dans son rôle de chambellan, plein d’ironie et de densité. <strong>Yannis François</strong> est un Mercure qui manque peut-être un peu d’autorité vocale pour remplir sa fonction, mais le musicien est adroit et sensible. Enfin, <strong>Antonin Rondepierre</strong> est celui qui a le moins de passages solistes, mais sa voix de ténor claire se fait remarquer par sa qualité d’émission.</p>
<p><strong>Sébastien Daucé</strong> dirige d&rsquo;un regard alerte les instrumentistes de son <strong>Ensemble Correspondances </strong>depuis son virginal, sur la plateau. Costumés, ils se déplacent plus d&rsquo;une fois avec leurs instruments, comme des artistes itinérants. Ils poussent même la chansonnette. Le tissu instrumental n&rsquo;est pas très dense, car les instrumentistes sont peu nombreux, mais les couleurs sont malgré tout différenciées et le discours est expressif. On sent affleurer un bonheur communicatif à jouer ensemble, qui irrigue tout le spectacle. </p>
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			</item>
		<item>
		<title>CRUZ, La Princesse légère — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-princesse-legere-streaming-paris-opera-comique-un-conte-musical-reinvente-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 May 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la rediffusion en streaming de La Princesse Légère  (visible jusqu&#8217;au 31 mai 2020), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 9 mars 2018. Commande de l’Opéra Comique, ce premier ouvrage lyrique de la compositrice colombienne Violeta Cruz est le fruit d’un travail mené en symbiose avec &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l&rsquo;occasion de la rediffusion en streaming de <em>La Princesse Légère </em> (<a href="https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/princesse-legere-replay">visible jusqu&rsquo;au 31 mai 2020</a>), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 9 mars 2018.</strong></p>
<hr />
<p>Commande de l’Opéra Comique, ce premier ouvrage lyrique de la compositrice colombienne <strong>Violeta Cruz</strong> est le fruit d’un travail mené en symbiose avec les librettistes et toute l’équipe artistique. Le chantier de la salle Favart ayant pris du retard, sa création mondiale eut lieu à l’<a href="https://www.forumopera.com/la-princesse-legere-lille-gonfle">Opéra de Lille</a> fin 2017.</p>
<p>C’est dans le cadre d’un événement annuel « Mon premier festival d’opéra » que ce spectacle étourdissant destiné  à un large public (comprenant des séances scolaires et des introductions à l’œuvre avant chaque représentation) a été présenté à Paris.</p>
<p>Durant une heure trente la mise en scène indescriptible de <strong>Jos Houben</strong> et <strong>Emily Wilson</strong>, n’accuse aucune faiblesse et les douze scènes riches en rebondissements s’enchaînent sans pause. Victime de la vengeance d’une méchante sorcière qui lui a jeté un sort le jour de son baptême, une Princesse, privée de sa « gravité », flotte dans les airs au grand désespoir de ses parents. Depuis sa tendre enfance sous forme d’une mini carotte cocktail, disparaissant au moindre courant d’air, jusqu’à son aventureuse jeunesse en robe vaporeuse de couleur orange où elle s’amuse à survoler le royaume puis à s’ébattre dans un lac, les péripéties se succèdent dans une veine à la fois excentrique et poétique. Pivot dramatique : la scène hilarante où l’héroïne est soumise à l’examen des docteurs Malofoi et Déjanthés qui déclarent au couple royal : « Il faut la faire pleurer ». Ayant  découvert l’amour d’un Prince polyglotte prêt à mourir pour elle, la Princesse ensorcelée décide de le sauver. Après avoir réussi, elle fond en larmes et peut enfin marcher.</p>
<p>Grande originalité de ce conte musical atemporel : les éléments de décors (paravents, bascule, tourniquet&#8230;), les accessoires, même les costumes et les paroles, participent non seulement visuellement mais aussi musicalement à l’action dramatique. Au moyen de capteurs, les sons électro-acoustiques étranges, les sons frottés et les chutes d’objets&#8230; contribuent à créer une espèce de masse sonore hétérogène expressive qui ne heurte jamais l’oreille. Chuchotements, bafouillages, borborygmes, surgissements inopinés de plaisanteries puériles ainsi que toute une gamme de rires se mêlent aux rimes d’un texte ludique.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/2_la_princesse_legere_dr_pierre_grosbois_0.jpeg?itok=9W-P9IG1" title="© Pierre Grosbois" width="468" /><br />
	© Pierre Grosbois</p>
<p>Simultanément, dans la fosse,  le chef d’orchestre<strong> Jean Deroyer </strong>dirige fermement les dix musiciens instrumentistes de l’Ensemble Court-Circuit<strong> </strong>spécialiste de la création contemporaine. Alors que parfois, <strong>Alexandra Greffin-Klein</strong> (violon), <strong>Jean-Etienne Sotty</strong> (accordéon) et <strong>Bogdan Sydorenko </strong>(clarinette), se mêlant aux acteurs-chanteurs, interviennent sur scène pour les accompagner.     </p>
<p>Après un grand rire orchestral, la chanson de la Princesse permet d’apprécier le soprano aérien et bien articulé de <a href="https://www.forumopera.com/breve/jeanne-crousaud-premier-prix-du-concours-georges-liccioni"><strong>Jeanne Crousaud</strong></a> au moment où elle devient une jeune fille. Le Prince <strong>Jean-Jacques L’Anthoën</strong>, lui,<strong> </strong>fait entendre sa séduisante voix chaude de ténor pour l’air «  I shall wait for her ».</p>
<p><strong>Nicholas Merryweather</strong> (le Roi) et <strong>Majdouline Zerari </strong>(la Reine) ont peu à chanter mais, présents du début à la fin, ils tiennent leurs rôles avec autorité. En travesti, le comédien-chanteur, <strong>Guy-Loup Boisneau,</strong> campe une impressionnante sorcière, plus animale qu’humaine. Il est à noter qu’afin de permettre la fusion immédiate avec l’électronique, les voix sont nécessairement sonorisées.</p>
<p>Dans leurs costumes aux couleurs acides et aux articulations marquées, incroyables d’inventivité, tous les personnages se transforment en figurines rigolotes coiffées de drôles de chapeaux et de perruques bizarres. Ils désertent la réalité pour évoquer avec bonheur le monde de l’enfance peuplé de jouets et de marionnettes.</p>
<p>Compte tenu de l’intensité du spectacle, cette première parisienne remporte un succès mesuré. Parions que pendant le week-end qui a suivi, il aura rencontré une complicité plus débridée devant son véritable public.</p>
<p><a href="https://www.opera-comique.com/fr/saisons/saison-2020/princesse-legere-replay">Voir la vidéo</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>CRUZ, La Princesse légère — Paris (Opéra Comique)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-princesse-legere-paris-opera-comique-un-conte-musical-reinvente/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Brigitte Cormier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Mar 2018 05:23:10 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Commande de l’Opéra Comique, ce premier ouvrage lyrique de la compositrice colombienne Violeta Cruz est le fruit d’un travail mené en symbiose avec les librettistes et toute l’équipe artistique. Le chantier de la salle Favart ayant pris du retard, sa création mondiale eut lieu à l’Opéra de Lille fin 2017. C’est dans le cadre d’un &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Commande de l’Opéra Comique, ce premier ouvrage lyrique de la compositrice colombienne <strong>Violeta Cruz</strong> est le fruit d’un travail mené en symbiose avec les librettistes et toute l’équipe artistique. Le chantier de la salle Favart ayant pris du retard, sa création mondiale eut lieu à l’<a href="https://www.forumopera.com/la-princesse-legere-lille-gonfle">Opéra de Lille</a> fin 2017.</p>
<p>C’est dans le cadre d’un événement annuel « Mon premier festival d’opéra » que ce spectacle étourdissant destiné  à un large public (comprenant des séances scolaires et des introductions à l’œuvre avant chaque représentation) a été présenté à Paris.</p>
<p>Durant une heure trente la mise en scène indescriptible de <strong>Jos Houben</strong> et <strong>Emily Wilson</strong>, n’accuse aucune faiblesse et les douze scènes riches en rebondissements s’enchaînent sans pause. Victime de la vengeance d’une méchante sorcière qui lui a jeté un sort le jour de son baptême, une Princesse, privée de sa « gravité », flotte dans les airs au grand désespoir de ses parents. Depuis sa tendre enfance sous forme d’une mini carotte cocktail, disparaissant au moindre courant d’air, jusqu’à son aventureuse jeunesse en robe vaporeuse de couleur orange où elle s’amuse à survoler le royaume puis à s’ébattre dans un lac, les péripéties se succèdent dans une veine à la fois excentrique et poétique. Pivot dramatique : la scène hilarante où l’héroïne est soumise à l’examen des docteurs Malofoi et Déjanthés qui déclarent au couple royal : « Il faut la faire pleurer ». Ayant  découvert l’amour d’un Prince polyglotte prêt à mourir pour elle, la Princesse ensorcelée décide de le sauver. Après avoir réussi, elle fond en larmes et peut enfin marcher.</p>
<p>Grande originalité de ce conte musical atemporel : les éléments de décors (paravents, bascule, tourniquet&#8230;), les accessoires, même les costumes et les paroles, participent non seulement visuellement mais aussi musicalement à l’action dramatique. Au moyen de capteurs, les sons électro-acoustiques étranges, les sons frottés et les chutes d’objets&#8230; contribuent à créer une espèce de masse sonore hétérogène expressive qui ne heurte jamais l’oreille. Chuchotements, bafouillages, borborygmes, surgissements inopinés de plaisanteries puériles ainsi que toute une gamme de rires se mêlent aux rimes d’un texte ludique.</p>
<p>Simultanément, dans la fosse,  le chef d’orchestre<strong> Jean Deroyer </strong>dirige fermement les dix musiciens instrumentistes de l’Ensemble Court-Circuit<strong> </strong>spécialiste de la création contemporaine. Alors que parfois, <strong>Alexandra Greffin-Klein</strong> (violon), <strong>Jean-Etienne Sotty</strong> (accordéon) et <strong>Bogdan Sydorenko </strong>(clarinette), se mêlant aux acteurs-chanteurs, interviennent sur scène pour les accompagner.     </p>
<p>Après un grand rire orchestral, la chanson de la Princesse permet d’apprécier le soprano aérien et bien articulé de <a href="https://www.forumopera.com/breve/jeanne-crousaud-premier-prix-du-concours-georges-liccioni"><strong>Jeanne Crousaud</strong></a> au moment où elle devient une jeune fille. Le Prince <strong>Jean-Jacques L’Anthoën</strong>, lui,<strong> </strong>fait entendre sa séduisante voix chaude de ténor pour l’air «  I shall wait for her ».</p>
<p><strong>Nicholas Merryweather</strong> (le Roi) et <strong>Majdouline Zerari </strong>(la Reine) ont peu à chanter mais, présents du début à la fin,  ils tiennent leurs rôles avec autorité. En travesti, le comédien-chanteur, <strong>Guy-Loup Boisneau,</strong> campe une impressionnante sorcière, plus animale qu’humaine. Il est à noter qu’afin de permettre la fusion immédiate avec l’électronique, les voix sont nécessairement sonorisées.</p>
<p>Dans leurs costumes aux couleurs acides et aux articulations marquées, incroyables d’inventivité, tous les personnages se transforment en figurines rigolotes coiffées de drôles de chapeaux et de perruques bizarres. Ils désertent la réalité pour évoquer avec bonheur le monde de l’enfance peuplé de jouets et de marionnettes.</p>
<p>Compte tenu de l’intensité du spectacle, cette première parisienne remporte un succès mesuré. Parions que pendant le week-end qui a suivi, il aura rencontré une complicité plus débridée devant son véritable public.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-princesse-legere-paris-opera-comique-un-conte-musical-reinvente/">CRUZ, La Princesse légère — Paris (Opéra Comique)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>CRUZ, La Princesse légère — Lille</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-princesse-legere-lille-gonfle/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Dec 2017 07:12:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En mars dernier, la Salle Favart devait rouvrir avec une création mondiale. Malheureusement, à cause du retard des travaux, l’Opéra-Comique s’est bien malgré lui dégonflé, ce qui vaut à l’Opéra de Lille, l’un des coproducteurs, d’offrir à La Princesse légère sa véritable première, neuf mois après la date initialement prévue (et c&#8217;est en mars 2018 &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En mars dernier, la Salle Favart devait rouvrir avec une création mondiale. Malheureusement, <a href="https://www.forumopera.com/breve/reouverture-de-favart-repoussee-au-mois-davril">à cause du retard des travaux</a>, l’Opéra-Comique s’est bien malgré lui dégonflé, ce qui vaut à l’Opéra de Lille, l’un des coproducteurs, d’offrir à <em>La Princesse légère</em> sa véritable première, neuf mois après la date initialement prévue (et c&rsquo;est en mars 2018 que ladite princesse se posera à Paris). Un spectacle jeune public, programmé à 18 heures, cela suscite peut-être moins de battage qu’une nouveauté présentée à l’heure où les grands vont d’habitude à l’opéra, et pourtant… Ceux qui avaient pu craindre que le soufflé retombe auront eu tort, car Violeta Cruz a parfaitement relevé le défi et, pour être légère, sa <em>Princesse</em> n’en est pas moins substantielle.</p>
<p>La compositrice colombienne réussit en effet là où d’autres ont peiné à parvenir à un résultat. Sa musique est totalement moderne mais jamais agressive, elle sait émouvoir ou faire rire, nous plonger dans un climat de poésie ineffable, elle est évocatrice, jamais désincarnée. Elle sait désarticuler le texte quand l’envie lui prend, le rendre parfois délibérément incompréhensible par superposition de paroles différentes, et s’offre même le luxe de quelques moments ouvertement mélodiques et faciles à mémoriser, ce qui est loin d’être superflu lorsque l’on s’adresse au « jeune public ».<br />
	Autre choix qu’il fallait assumer, celui d’une histoire aussi difficile à représenter que celle de cette « princesse sans gravité » imaginée par George MacDonald, contemporain et ami de Lewis Carroll : pourtant, <strong>Jos Houben</strong>, qui en a soufflé l’idée, et <strong>Emily Wilson </strong>ont brillamment su, dans leur mise en scène, montrer par diverses ruses cette héroïne plus légère que l’air. Le spectacle est lui aussi « léger », au sens où il devrait pouvoir être monté dans des lieux divers, malgré la complexité du dispositif de capteurs qui permet un traitement électronique des sons (merci l’Ircam). Le décor se compose de quelques panneaux coulissants et de deux pentes de bois constamment déplacées au sol par les chanteurs et les acteurs eux-mêmes. Les costumes ne sont pas vraiment ravissants, mais ils sont colorés, au moins pour le prince et la princesse, et celui de la sorcière est assez impressionnant.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="251" src="/sites/default/files/styles/large/public/capture_decran_2017-12-14_19.53.50.png?itok=MvfBuq6G" title=" © Pascal Bonnière" width="468" /><br />
	 © Pascal Bonnière</p>
<p>Sur la scène, six artistes se partagent tous les rôles, les chanteurs doivent aussi déclamer, et l’on a plus d’une fois l’impression que les acteurs chantent. Tous sont sonorisés, là aussi pour permettre une exploitation électronique du son en direct. Le Roi (le baryton <strong>Nicholas</strong> <strong>Merryweather</strong>) et la Reine (la mezzo <strong>Majdouline Zerrari</strong>) sont présents tout au long de l’œuvre, mais sont souvent sollicités pour constituer un arrière-plan vocal. Les deux vrais grands rôles sont donc ceux de la Princesse et du Prince. Après y avoir créé il y a trois ans le rôle-titre du <em>Petit Prince</em> de Michael Lévinas, <strong>Jeanne Crousaud </strong>revient à Lille pour une autre création contemporaine, et prête à l’héroïne une voix bien timbrée, pour un personnage où l’on pouvait craindre un emploi excessif du suraigu ou des acrobaties (comme pour l’Ariel de Thomas Adès dans <em>The Tempest</em>). Et l’on s’avoue tout à fait séduit par la voix de baryton – ou de ténor grave, comme le précise sa biographie – de <strong>Jean-Jacques L’Anthoën</strong>, prince charmant que l’on rêve d’entendre un jour en Pelléas.</p>
<p>La mise en scène ne cesse de faire monter sur le plateau l’un ou l’autre des dix musiciens de l’Ensemble Court-circuit, et c’est justice qu’ils aient leur part des feux des projecteurs, pour mieux saluer l’admirable travail qu’ils accomplissent dans la fosse ou pas, dirigé par les gestes impérieux et précis de <strong>Jean Deroyer</strong>.</p>
<p>Au terme de ce spectacle d’une heure trente, on songe qu’il existe donc aujourd’hui des compositeurs vraiment capables d’écrire pour la voix et pour la scène, et l’on espère que Violeta Cruz aura bientôt l’occasion de poursuivre dans le genre lyrique où elle a si bien débuté. </p>
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