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	<title>Sehoon MOON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Sehoon MOON - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Mort du ténor coréen Sehoon Moon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/mort-du-tenor-coreen-sehoon-moon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 13:15:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On apprend la mort à l’âge de 40 ans de Sehoon Moon. Formé à l&#8217;Université Dankook à Séoul et à l&#8217;Accademia Teatro alla Scala de Milan, le jeune ténor avait remporté plusieurs prix prestigieux, dont le Prix du public et le troisième prix au concours international de chant Tenor Viñas. Depuis ses débuts en 2017 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On apprend la mort à l’âge de 40 ans de <strong>Sehoon Moon</strong>. Formé à l&rsquo;Université Dankook à Séoul et à l&rsquo;Accademia Teatro alla Scala de Milan, le jeune ténor avait remporté plusieurs prix prestigieux, dont le Prix du public et le troisième prix au concours international de chant Tenor Viñas.</p>
<p>Depuis ses débuts en 2017 au Festival de Glyndebourne, où il avait remplacé au pied levé l&rsquo;interprète du Chanteur italien dans <em>Der Rosenkavalier</em>, Sehoon Moon s’était illustré dans les grands rôles de ténor lyrique tels qu’Ernesto, Nemorino, et Rodolfo . Son répertoire incluait également Rinuccio (<em>Gianni Schicchi</em>), Faust (<em>Faust</em>), et Roméo (<em>Roméo et Juliette</em>). En France, il avait fait ses débuts la saison dernière à l’Opéra Grand Avignon dans <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-luisa-miller-avignon/">Luisa Miller</a></em>. « Un grand ténor, plus que prometteur », écrivait alors notre confrère Yvan Beuvard. Le destin, hélas, en a décidé autrement.</p>
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		<title>VERDI, Luisa Miller &#8211; Avignon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-luisa-miller-avignon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 May 2024 07:19:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Cette Luisa Miller, mise en scène par Frédéric Roels, directeur de l’Opéra d’Avignon, avait été produite à Tours en mars. Hors la réalisation scénique, tout est renouvelé, sinon le fantastique Wurm que campe toujours Mischa Schelomianski. &#160;Avant la série des chefs-d’œuvre qu’ouvrira Rigoletto dix ans après, nous avons déjà l’essence de leurs composantes dramatiques et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Cette <em>Luisa Miller</em>, mise en scène par <strong>Frédéric Roels</strong>, directeur de l’Opéra d’Avignon, avait été produite à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-luisa-miller-tours/">Tours en mars</a>. Hors la réalisation scénique, tout est renouvelé, sinon le fantastique Wurm que campe toujours <strong>Mischa Schelomianski</strong>. &nbsp;Avant la série des chefs-d’œuvre qu’ouvrira <em>Rigoletto</em> dix ans après, nous avons déjà l’essence de leurs composantes dramatiques et musicales. Sombre drame, très manichéen, troisième emprunt de Verdi à Schiller (1), il oppose trois personnages foncièrement bons, purs (2), à trois autres, sombres à souhait&#8230; La polémique manzonienne des opprimés, des justes contre les puissants. Deux pères, l’un humble, bon et pieux, l’autre, puissant, scélérat, bien qu’aimant son rejeton à sa manière, le sujet que proposa Cammarano à Verdi était neuf.</p>
<p>L’ouvrage est suffisamment rare sur nos scènes pour mériter la curiosité d’une nombreuse assistance. Captivante de bout en bout, la réalisation, tragique, implacable, lisible et fouillée, sans intention ajoutée, servie par une distribution proche de la perfection, vaudra d’interminables ovations aux interprètes lors des saluts. L’ingénieux dispositif scénique qui permet de moduler l’espace a été décrit dans le <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-luisa-miller-tours/">compte-rendu pertinent de Christian Peter</a>, auquel nous renvoyons. Les remarquables lumières de <strong>Laurent Castaingt</strong> participent pleinement à la réussite visuelle, ainsi que les costumes intemporels de <strong>Lionel Lesire</strong>&nbsp;(3). Les seules réserves, minimes, résident dans l’évacuation du cadre campagnard (supposé tyrolien) dans lequel l’intrigue se développe, ainsi qu’une direction d’acteur qui parfois interroge (Wurm et la poupée&nbsp;?).<strong>&nbsp;</strong></p>
<p>La distribution, bien que ne comportant aucun Italien, est non seulement exempte de faiblesses, mais encore brillante. <strong>Axelle Fanyo</strong> nous vaut un attachant portrait de l’héroïne, insouciante, puis broyée par le destin. Un caractère tendre, dont les épreuves vont forger la résolution, le courage. A-t-elle été plus épanouie ? Son aisance est suprême : Un souffle infini, une capacité à tenir ses aigus forte, un contrôle de l’émission, un legato captivant, des pianissimi distillés avec élégance… Les trilles et les piqués (de son air d’entrée), les accents véhéments de la grande scène du II, tout est là. On oublie le caractère exemplaire des vocalises de « La tomba è un letto sparso di fiori » tant l’émotion nous saisit. Elle atteint au sublime dans ce dernier acte (« Ah ! l’ultima preghiera »), après la cabalette touchante du père et de la fille. Une admirable leçon de chant, particulièrement dans les ensembles (ses duos comme le trio ultime sont accomplis). Miller, ébauche de Rigoletto, est confié à<em>&nbsp;</em><strong>Gangsoon Kim</strong>. Son legato, la conduite de phrasé et l’expression sont justes, pour camper ce vieux soldat dont la probité et l’amour porté à sa fille sont les moteurs. Avec l’intelligence du chant et le sens de la ligne, un vrai baryton verdien, du moelleux dans le timbre. «&nbsp;Sacra la scelta è d’un consorte&nbsp;», empreint d’une profonde bonté, nous émeut, où les arpèges discrets des clarinettes ornent la ligne. Son duo du III, , chanté <em>mf</em> et <em>p</em> est remarquable. <strong>Sehoon Moon</strong> campe un Rodolfo juvénile, ardent, d’une sourde intensité, au mieux de la vocalité du rôle. L’émission est haute, le timbre clair, avec une admirable aisance dans la tessiture la plus tendue. Sa merveilleuse cantilène « Quando le sere al placido », émerveillée et nostalgique, avec les arpèges discrets de la clarinette est un moment fort, d’une sincérité touchante et élégante. La netteté de la diction, l’impact dramatique de ses récitatifs méritent d’être signalés. Un grand ténor, plus que prometteur, auquel on souhaite une belle carrière (4).</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="alignnone  wp-image-163562 aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/24S2706271-200x300.jpg" alt="" width="348" height="522"></p>
<pre>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp; Sehoon Moon (Rodolfo) © Studio Delestrade</pre>
<p>Dramatiquement, les trois intrigants, conduits par Wurm, ne se réduisent pas à des comprimari&nbsp;: ils équilibrent les purs, futures victimes.<br />
Wurm, confié à&nbsp;<strong>Mischa Schelomianski, </strong>est impressionnant, la noirceur absolue du manipulateur, méphistophélique et couard. <strong>Wojtek Smilek</strong> a la morgue d’un aristocrate méprisant et méprisable du Comte Walter, une basse imposante, tranchante, terrifiante, enfermée dans ses certitudes mais aussi – à sa manière – père aimant… Leur duo, où ils nous révèlent le meurtre qui les unit, d’une progression dramatique et musicale extraordinaire, fait frémir. Pour incarner Federica, <strong>Sarah Laulan</strong>, authentique contralto, dont l’émission et le jeu sont d’une rare élégance. Dotée d’un beau timbre, sombre, et d’une solide technique, elle se joue de l’ambitus le plus large avec des graves robustes (ses octaves descendantes…). Une tragédienne en puissance. Une heureuse découverte que la Laura de <strong>Cécile Lastchenko</strong> : de la fraîcheur d’émission, la projection, une assurance juvénile et un jeu approprié.</p>
<p>Le chœur est puissant, précis, ductile. La direction attentive de <strong>Franck Chastrusse Colombier</strong>, soucieuse des équilibres avec le chant, imprime sa marque, où le caractère bel-cantiste et la vigueur <em>Sturm und Drang </em>se marient avec bonheur. L’élan, la dynamique, la tension ne faibliront jamais jusqu’au dénouement, à ceci près que l’ouverture est convenue dans sa première partie, insuffisamment dramatique, violente, jusqu’au solo de clarinette qui ouvre son second volet (5). Tendre comme fébrile, tourmentée, impérieuse, l’écriture orchestrale de Verdi est magnifiée par un Orchestre national Avignon-Provence au mieux de sa forme.</p>
<p>Puisse cette réalisation exceptionnelle connaître une large diffusion&nbsp;: si la découverte de <em>Luisa Miller</em> la justifie, la mise en scène, le chant, l’orchestre lui rendent pleinement justice.</p>
<pre>(1) après&nbsp; <em>Giovanna d’Arco</em> (<em>Die Jungfrau von Orleans</em>) et&nbsp; <em>I Masnadieri</em> (<em>Die Räuber</em>). 
(2) « Il s’en voit qui méritent tout et qui n’ont rien d’elle [de la fortune] » écrivait déjà Bussy-Rabutin en 1660.&nbsp;
(3) on peine à comprendre le costume des hommes (les archers) encapuchonnés de la garde de Walter, porteurs d’armes automatiques, anachroniques.&nbsp;
(4) Sehoon Moon chantait déjà un Rodolfo (mais celui de <em>La Bohême</em>) à Glyndebourne la saison dernière.
(5) A&nbsp; signaler la clarinette, toujours associée aux moments intimes, de tendresse (Verdi connaît son Weber), où François Sluznis fait merveille.</pre>
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		<title>PUCCINI, La Bohème — Glyndebourne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-boheme-glyndebourne-en-gris-et-vert/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jun 2022 05:33:34 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ah, le plaisir de revoir les pelouses des jardins du festival de Glyndebourne ! Ni le Brexit, ni le Covid n’en sont venus à bout. Comme dans le monde d&#8217;avant, les mélomanes se retrouvent dans la campagne anglaise, là où un théâtre a été construit en pleine nature. Et avant le spectacle, comme autrefois, ils pique-niquent &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ah, le plaisir de revoir les pelouses des jardins du festival de Glyndebourne ! Ni le Brexit, ni le Covid n’en sont venus à bout. Comme dans le monde d&rsquo;avant, les mélomanes se retrouvent dans la campagne anglaise, là où un théâtre a été construit en pleine nature. Et avant le spectacle, comme autrefois, ils pique-niquent dans l’herbe à la manière des Lords anglais – tenue de soirée, nappes blanches, services en porcelaine et verres à champagne, paniers en osier pour transporter les victuailles.</p>
<p>Après leur garden party, ce soir-là, rendez-vous avec une<em> Bohème</em> d&rsquo;une intensité rare sur le plan dramatique.</p>
<p>Le metteur en scène<strong> Floris Visser</strong> a créé la présence d’un personnage muet qui symbolise la mort. Tout au long du spectacle, ce personnage parcourt le plateau, avec sa silhouette squelettique, son long manteau noir, dans un éclairage en clair obscur. D’une démarche glaçante, il tourne autour de Mimi, s’en approche de plus en plus pour l’entraîner en douceur, à la fin, lorsque sur ses derniers instants Roldolfo chante son poignant « E tranquilla ».</p>
<p>Ce personnage reste muet sauf dans le deuxième tableau où le metteur en scène a la belle idée de lui confier le rôle de Parpignol, le vendeur de ballons rouges. Sans le savoir, les enfants jouent avec la mort ! A part le rouge des ballons, tout le reste du spectacle – décor et costumes – est de couleur grise.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/parpignol.jpeg?itok=1Y2d-Nqv" title="Parpignol vendeur de ballons rouges (Photo Richard Hubert Smith)" width="468" /><br />
	Parpignol vendeur de ballons rouges © Richard Hubert Smith</p>
<p>Le décor est constitué de deux murs entre lesquels on imagine au I l’appartement des artistes sans le sou, au II la rue parcourue de rires et de flonflons, et au III la banlieue sordide par un matin neigeux.</p>
<p>Au milieu de ces cinquante nuances de gris, surgit l’éclat du chant puccinien, admirablement servi par la Mimi de <strong>Yaritza Véliz</strong>. La soprano chilienne domine la distribution, éclatante d’un bout à l’autre de sa tessiture, voix charnue, bien timbrée, gagnant en émotion au fur et à mesure que se déroule le spectacle,avec un « Donde lieta uscì » au III et un « Fingevo di dormire » au IV déchirants.</p>
<p>Le Rodolfo du ténor coréen <strong style="font-size: 14px">Sehoon Moon</strong> réussit un même crescendo émotionnel, du premier au dernier tableau, même si on préférerait un timbre plus « italien ». La voix est belle, colorée, les aigus sont brillants, toujours justes, attaqués sans forcer, avec aisance.</p>
<p>En Musette, la voix fluide et fruitée, ainsi que la présence radieuse de la soprano sud africaine<strong> Vuvu Mpofu</strong> font également mouche.  </p>
<p>Autour de Roldolfo, un trio de joyeux camarades : trois belles voix graves plus verdiennes que pucciniennes,  qui assument brillamment leurs rôles. <strong>Daniel Scofield</strong> donne du caractère à son personnage de Marcello.<strong> </strong>Le bulgare<strong> Ivo Stanchev</strong> fait vibrer le beau bronze de sa voix notamment dans son « Vecchia zimarra, senti ». Le sud-africain <strong>Luthando Qave</strong> propose un Schaunard en adéquation vocale et physique avec le rôle.</p>
<p>Globalement admirable, la direction de <strong style="font-size: 14px">Jordan De Souza </strong>à la tête d&rsquo;un London Philharmonic parfois raide aurait sans doute gagné à adopter des tempos plus rapides.</p>
<p>Au tomber de rideau, La salle explose en bravos avant que, dans la nuit tombante, on voit les robes longues et les nœuds papillons s’éloigner dans la campagne, quittant le gris de la scène pour le green des prairies.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p> </p>
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