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	<title>Anna NALBADIANTS - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Anna NALBADIANTS - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>DONIZETTI, L&#039;elisir d&#039;amore — Orange</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Fabrice Malkani]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Jul 2022 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aussi étonnant que cela puisse paraître, L’Elisir d’amore, opéra phare du répertoire, n’avait encore jamais été donné aux Chorégies d’Orange. Donizetti y a pourtant réuni toutes les caractéristiques du genre tel que le grand public peut se le représenter : charme et fraîcheur d’une musique qui fait alterner la joie et la mélancolie, recherche de la &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Aussi étonnant que cela puisse paraître, <em>L’Elisir d’amore</em>, opéra phare du répertoire, n’avait encore jamais été donné aux Chorégies d’Orange. Donizetti y a pourtant réuni toutes les caractéristiques du genre tel que le grand public peut se le représenter : charme et fraîcheur d’une musique qui fait alterner la joie et la mélancolie, recherche de la beauté expressive dans le chant, argument conventionnel – ténor amoureux de la soprano que veut conquérir un baryton et qui finalement triomphe de son rival –, apparente naïveté d’un livret ménageant comique de mots, de situation et de geste, plaçant en outre le public dans une forme de supériorité de savoir par rapport aux personnages. Le directeur des Chorégies, Jean-Louis Grinda, a fait un excellent choix pour cette représentation unique qui a réuni un assez grand nombre de spectateurs en dépit des effets conjugués de la septième vague d’épidémie de Covid, d’une situation internationale préoccupante et d’un contexte économique difficile qui limite considérablement les déplacements et la fréquentation des lieux culturels.</p>
<p>Malgré les inquiétudes qu’il suscite tout d’abord, le vent, suffisamment violent pour faire bouger les appareils de projection au point d’interrompre par moments les images vidéo, s’intègre parfaitement au décor, puisqu’il agite les épis de blé géants du décor conçu par <strong>Christian Taraborelli</strong> pour cette reprise, dix ans après, de la mise en scène inventive d’<strong>Adriano Sinivia</strong> déjà admirée, entre autres lieux, à <a href="https://www.forumopera.com/lelisir-damore-monte-carlo-servante-et-maitresse">Monte-Carlo en 2014</a> et à <a href="https://www.forumopera.com/lelisir-damore-bordeaux-a-petite-echelle">Bordeaux en avril dernier</a>, depuis sa création à Lausanne en 2012. Cependant, disons-le d’emblée : ce n’est pas cette dimension qui nous a paru la plus réussie. Le parti pris de gigantisme d’un décor censé faire paraître minuscules les personnages de l’action, s’il fonctionnait parfaitement sur une scène de maison d’opéra, est ici fortement relativisé, et même distancé par le mur gigantesque du théâtre antique d’Orange, devant lequel le décor semble lui-même ramené à des dimensions bien modestes. Dans cette rivalité de grandeur, la roue de tracteur géante placée sur la scène est d’une redoutable laideur, qui jure avec la majesté voulue des lieux servant d’écrin à la statue de l’empereur Auguste. Rien n’interdit toutefois de voir dans ce contraste un effet comique invitant à sa manière à déboulonner les statues. Quoi qu&rsquo;il en soit, le public manifeste sa joie et son amusement en observant, et acclamant parfois, dès avant le début de la représentation, et aussi pendant l’entracte, les saynètes qui mobilisent les ressources de la pantomime et du cirque dans une agitation ininterrompue ponctuée d’onomatopées et de borborygmes. La mise en scène est par ailleurs colorée et plaisante, (trop ?) soucieuse de ne laisser aucun répit au regard.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/elixir-2022-6-c-gromelle.jpg?itok=bBpQeM9t" title="L’Elisir d’amore. Orange 2022 © Gromelle" width="468" /><br />
	L’Elisir d’amore. Orange 2022 © Gromelle</p>
<p>Mais ce qui suscite une admiration sans réserve dès le début de la représentation, c’est l’<strong>Orchestre Philharmonique de Radio-France</strong> sous la direction impeccable de <strong>Giacomo Sagripanti</strong>, qui maîtrise, sans aucun conducteur, les moindres subtilités d’une partition qui n’en manque pas. Le plaisir du mélomane est à son comble lorsqu’il entend distinctement (tout en les voyant non moins distinctement) les musiciens ordinairement placés dans la fosse, les timbres et le phrasé de chacun des instruments, et la manière dont l’irréductible individualité de chaque instrumentiste se fond dans la masse organique de l’orchestre suspendu à la baguette du talentueux chef italien attentif aux moindres nuances de la musique et du chant.</p>
<p>Le chant, ce sont d’abord un extraordinaire Nemorino en la personne de <strong>Francesco Demuro</strong> qui remplace René Barbera, souffrant, et une merveilleuse Adina interprétée par <strong>Pretty Yende</strong> qui reprend ici un rôle qu’elle maîtrise parfaitement pour l’avoir déjà chanté à <a href="https://www.forumopera.com/lelisir-damore-londres-roh-joyeuse-reprise">Londres en 2017</a> et à <a href="https://www.forumopera.com/breve/lelisir-damore-a-new-york-nouveau-triomphe-pour-pretty-yende">New-York en 2018</a>. D’ailleurs, Pretty Yende et Francesco Demuro ont formé un merveilleux couple dans <a href="https://www.forumopera.com/la-sonnambula-paris-tce-amina-a-la-montagne"><em>La Sonnambula</em> de Bellini en juin 2021</a>, avec un succès que confirme leur interprétation dans la représentation de <em>L’Elisir d’amore</em> donnée ce soir. Le ténor sarde s’impose dès les premiers mots de sa cavatine, « Quanto è bella », par une articulation et une projection qui semblent aussi aisées que naturelles. La beauté du timbre est au service d’une justesse d’expression qui ne se dément en aucun endroit de l’œuvre, et qui culmine naturellement dans la célèbre romance « Una furtiva lagrima », tenant en haleine l’ensemble du public, et bissé tandis que les projections vidéo – ici le kitsch est de mise et il est juste qu’il puisse émouvoir – rivalisent avec les étoiles du ciel nocturne d’Orange. La soprano sud-africaine n’est pas en reste, aussi à l’aise dans la virtuosité vocale et les sauts d’octave que dans le jeu scénique, alliant la grâce du chant à l’élégance corporelle, élevant ainsi l’apparente petitesse des personnages à la grandeur sublime de l’amour triomphant.</p>
<p>À côté de l’émotion et de la profondeur des sentiments, la dimension comique est incarnée par le personnage de Dulcamara, auquel le baryton-basse <strong>Erwin Schrott</strong> prête sa voix puissante et sa présence physique impressionnante, dans une interprétation parfaitement maîtrisée et convaincante. Le Belcore d&rsquo;<strong>Andrzej Filończyk</strong>, s’il se prête avec talent à tous les caprices de la mise en scène et réussit magistralement le rôle d’acteur bouffon qui lui est dévolu, passe moins bien la rampe sur le plan vocal en raison d’une projection insuffisante qui rend le texte souvent peu audible et le chant peu sonore. En Giannetta, <strong>Anna Nalbandiants</strong> tire très honorablement son épingle du jeu et s’illustre aussi par son art de la pantomime, tout comme les <strong>Chœurs des Opéras Grand Avignon et de Monte-Carlo</strong> dont la présence complète avec bonheur cette histoire d’amour attendrissante – qui n’en est pas moins une critique douce-amère de l’humanité, comme le rappelle le nom du grand ordonnateur des festivités finales, Dulcamara.</p>
<p>Le véritable élixir, démonstration en était faite ce soir une fois de plus, c’est la musique de Donizetti et son art du beau chant.</p>
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		<title>MOUSSORGSKI, Boris Godounov — Monte-Carlo</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/boris-godouvov-monte-carlo-un-boris-de-grand-prix/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Andre Peyregne]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 23 Apr 2021 06:27:18 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En arrivant cette semaine à Monaco, le public de l’opéra – qui, rappelons le, n’a cessé d’être accueilli depuis le début de la saison &#8211; a trouvé une Principauté gainée de fer, bordée de glissières de sécurité, hérissée de tribunes, entourée de grillages, et cela jusque sur la place de l’opéra. La préparation du Grand &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En arrivant cette semaine à Monaco, le public de l’opéra – qui, rappelons le, n’a cessé d’être accueilli depuis le début de la saison &#8211; a trouvé une Principauté gainée de fer, bordée de glissières de sécurité, hérissée de tribunes, entourée de grillages, et cela jusque sur la place de l’opéra. La préparation du Grand Prix de Formule 1, chaque année, transforme ainsi le petit Etat en circuit automobile.</p>
<p>Nul ne sait qui remportera le Grand Prix, mais nous l’attribuerions volontiers au <em>Boris Godounov</em> que nous avons vu.</p>
<p>Cet ouvrage était présenté, si l’on ose dire, dans sa formule 1 – c’est à dire sa première version de 1869, sans l’acte polonais, sans la présence de Marina ni celle du ballet.</p>
<p>La mise en scène de<strong> Jean-Romain Vesperini</strong> est d’un parfait esthétisme. Tous les tableaux ont été conçus par la main d’un artiste. La vieille Russie légendaire est restituée sous nos yeux, avec son abondance de costumes, ses visions d’églises à bulbes, ses icônes dorées. Un immense visage de Christ orthodoxe s’étale sur la largeur de la scène, des éclairs sanguinolents zébrent le décor au moment de l’hallucination de Boris. Vesperini a coupé en deux l&rsquo;espace scénique dans le sens de la hauteur, faisant voir deux scènes superposées. Il signifie ainsi que « le pouvoir (présenté sur la scène supérieure) est basé sur le peuple (présenté sur le plateau inférieur) ». C’est lui-même qui explique cela dans le programme – programme dans lequel il éprouve par ailleurs l’étrange besoin de rappeler que, par deux fois, il est arrivé en finale au concours de recrutement de directeur à l’opéra de Toulouse et à l’opéra de Nice mais qu’on lui a préféré un autre candidat. Dans quel but fait-il passer ce message ?</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/boris_4_0.jpg?itok=M0kOOzkK" title="Une scène partagée en deux dans le sens de la hauteur (Photo Alain Hanel)" width="468" /><br />
	Une scène partagée en deux dans le sens de la hauteur (Photo Alain Hanel)</p>
<p>Par sa force dramatique et sa richesse vocale, <strong>Ildar Abdrazakov</strong> est magnifique dans le rôle de Boris. Le voici dans toute sa puissance et son désespoir, l&#8217;empereur poursuivi par la hantise du crime, le fauve traqué qui se roule à terre au moment de sa mort !</p>
<p>A ses côtés, le Pimène d’<strong>Alexis Tikhomirov</strong> nous envoûte par la beauté de ses graves.</p>
<p>Il y a dans la voix d’<strong>Aleksander Kravets </strong>quelque chose de sournois qui convient au personnage de Chouïski, dans celle de Kiril Belov quelque chose de touchant qui nous émeut dans le rôle de l’Innocent. Nous applaudissons la truculence d’<strong>Alexander Teliga</strong> en Varlaam et l’autorité d’<strong>Oleg Balachov</strong> en Grigori.</p>
<p>Bien sûr, en l’absence du personnage de Marina, la distribution féminine fait pâle figure derrière la masculine. Au niveau parité, on n’est pas dans les clous ! Mais <strong>Anna Nalbadiants</strong>, <strong>Natacha Petrinsky</strong> et <strong>Marina Iarskaïa</strong> tiennent fort bien leurs rôles respectifs de Xenia, de l’aubergiste et de Féodor.</p>
<p>Au milieu d’une rafale de sonneries de cloches, le chœur, magnifique, entretient l’ardeur d’une musique flamboyante.</p>
<p>Quant au Philharmonique, en grande forme, il était conduit pas un jeune chef qui a toutes les qualités pour devenir un grand. D’une main sûre et souple, <strong>Konstantin Tchoudovski</strong> a révélé ce que la musique de Moussorgski recèle de mystère, de drame, d’hystérie – et cela jusqu’au velours de l’ultime crescendo qui enveloppe comme un linceul le corps du tsar anéanti.</p>
<p>Il n’y a de modeste, dans ce spectacle, que le prénom de Moussorgski. Car tout le reste est magnifique.</p>
<p> </p>
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<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/boris-godouvov-monte-carlo-un-boris-de-grand-prix/">MOUSSORGSKI, Boris Godounov — Monte-Carlo</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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