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	<title>Simon ORFILA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Simon ORFILA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<item>
		<title>DONIZETTI, L&#039;elisir d&#039;amore — Bruxelles (La Monnaie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lelisir-damore-streaming-bruxelles-la-monnaie-plus-cest-laid-plus-cest-drole-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Jun 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la rediffusion en streaming de L&#8217;elisir d&#8217;amore (visible jusqu&#8217;au 30 juin 2020), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 08 septembre 2015. Spectacle de rentrée d’une saison qui s’annonce hybride, (La Monnaie a quitté sa salle pour une année pour cause de travaux) cet Elixir d’amour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l&rsquo;occasion de la rediffusion en streaming de <em>L&rsquo;elisir d&rsquo;amore </em>(<a href="https://www.lamonnaie.be/fr/streaming/1722-l-elisir-d-amore">visible jusqu&rsquo;au 30 juin 2020</a>), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 08 septembre 2015</strong><strong>. </strong></p>
<hr />
<p>Spectacle de rentrée d’une saison qui s’annonce hybride, (La Monnaie a quitté sa salle pour une année pour cause de travaux) cet <em>Elixir d’amour </em>complètement déjanté semble avoir conquis le public, malgré quelques faiblesses.</p>
<p>Le Cirque Royal de Bruxelles qui accueille ce spectacle est une sorte de vaste amphithéâtre avec une scène centrale assez peu propice à l’opéra, une acoustique difficile et une atmosphère aussi peu festive que possible, très étrangère à la magie du théâtre. Tachant de transformer ces faiblesse en atouts, le metteur en scène <strong>Damiano Michieletto </strong>prolonge en quelque sorte l’été, puisqu’il a transposé l’action dans une station balnéaire italienne envahie par la foule des vacanciers : sièges en plastique, bouées fluo, château gonflable, jeux de plage, serviettes bariolées et accessoires en tout genre envahissent la scène dès le début du spectacle, créant un univers visuel complètement kitch, fourmillant de mille petites actions anecdotiques, joyeux portrait satyrique d’une classe moyenne toute préoccupée d’elle-même et soucieuse d’en profiter au maximum. Le metteur en scène est passé maître dans la mise au point très virtuose de tous ces détails, créant un univers parfaitement cohérant : Nemorino est le plagiste de ce lieu, Adina la propriétaire du bar, Dulcamara un petit dealer local soutenu par une marque de boissons énergisantes et Belcore une sorte d’Aldo Maccione, séducteur sur le retour. Tout cela est criant de réalisme, c’est à dire affreusement laid, et irrésistiblement drôle tant la transposition fonctionne bien. Le deuxième acte qui pourrait s’intituler « soirée mousse à Benidorm » pousse la caricature à son comble, ménageant quand même quelques moments d’émotion plus intime, notamment pour le grand air de Nemorino, chanté depuis le toit du bar. Le prix à payer pour tant de drôlerie, la faiblesse de cette conception, est qu’elle masque presque complètement une des dimension de l’œuvre, sa simplicité, son caractère naïf et touchant, réduits ici à la portion congrue ou enfouis sous les débordements en tout genre.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/8797_529press.jpg?itok=LzQk9gq8" title="Olga Peretyatko (Adina) et Dmitri Korchak (Nemorino) © Karl et Monica Forster" width="468" /><br />
	Olga Peretyatko (Adina) et Dmitri Korchak (Nemorino) © Karl et Monica Forster</p>
<p>Sur le plan musical, la production souffre – c’est peu dire – des conditions difficiles imposées par la disposition des lieux. L’orchestre (en tenue de plage lui aussi, il participe à la mise en scène), est placé derrière les chanteurs, de sorte que le chef ne voit pas le plateau (les chanteurs, eux, bénéficient d’un relai vidéo) ; il en résulte de nombreux décalages, une absence de connexion et, lorsqu’on est placé au parterre, une balance peu satisfaisante reléguant l’orchestre au second plan. Si on ajoute à cela une direction molle, sans relief, peu imaginative et pour tout dire peu inspirée de <strong>Thomas Rösner</strong>, on comprendra que le hiatus était grand entre l’orchestre et la mise en scène. La distribution bénéficie du brillant concours d’<strong>Olga Peretyatko</strong>, voix légère et souple, très précise dans ses vocalises, excellente comédienne de surcroit, qui campe Adina avec beaucoup d’entrain. Le ténor russe <strong>Dmity Korchak</strong> incarne Nemorino avec une touchante candeur et si la voix un peu nasillarde n’a pas toutes les richesses de timbre qu’on pourrait souhaiter, sa musicalité lui permet de donner au rôle beaucoup de présence et de substance dramatique, notamment lorsqu’il entame « una furtiva lagrima », le grand air du second acte particulièrement réussi. Moins convaincant vocalement que scéniquement, <strong>Aris Argiris</strong> (Belcore) peine à s’imposer au début du spectacle : la voix est peu timbrée, instable et sans charme. Cela s’arrange un peu au fil de l’action, mais l’impression première demeure néanmoins. Voix souple et chantante, le baryton basse espagnol <strong>Simón Orfila</strong> donne davantage de relief au rôle du Docteur Dulcamara, très caractérisé et bien enlevé malgré un vibrato trop large. <strong>Maria Savastano</strong> remplit efficacement et avec malice le petit rôle de Giannetta. Les chœurs, très nombreux et sans doute exagérément sollicités par la mise en scène, peinent un peu – à l’instar de l’orchestre – à trouver la précision, la variété d’expressions et de couleurs ainsi que l’énergie vocale qui conviendraient.</p>
<p><a href="https://www.lamonnaie.be/fr/streaming/1722-l-elisir-d-amore">Voir la vidéo</a></p>
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			</item>
		<item>
		<title>BELLINI, Norma — Pampelune</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/norma-pampelune-lopera-cest-lart-du-possible/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Feb 2020 22:20:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une bien intéressante Norma que la Fondation Baluarte de Pampelune proposait ce vendredi soir à son public. A la fois Palais des Congrès et centre culturel, cette Fondation financée par la province de Navarre et des entreprises partenaires y a pris le relais, pour les représentations lyriques, de l’Association Gayarre Amis de l’Opera. Les &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une bien intéressante <em>Norma </em>que la Fondation Baluarte de Pampelune proposait ce vendredi soir à son public. A la fois Palais des Congrès et centre culturel, cette Fondation financée par la province de Navarre et des entreprises partenaires y a pris le relais, pour les représentations lyriques, de l’Association Gayarre Amis de l’Opera. Les membres de celle-ci, rassemblés au nom du grand ténor navarrais (1844-1890), ont maintenu vivant cet art en organisant des années durant des saisons au théâtre municipal de Pampelune. Ils s’adressaient pour cela à des agences qui fournissaient des distributions « clés en main » et qui voudraient perpétuer le système. Or, pour cette <em>Norma, </em>la présidente de la Fondation a finalement adopté les propositions du chef d’orchestre. D’où notre intérêt pour cette production.</p>
<p>En effet <strong>José Miguel Pérez-Sierra</strong> fait partie des chefs d’orchestre que nous suivons depuis plusieurs années à Bad Wildbad avec un intérêt jamais déçu, et qui s’est fait largement apprécier en France pour <a href="https://www.forumopera.com/tosca-metz-comme-au-cinema">une </a><em><a href="https://www.forumopera.com/tosca-metz-comme-au-cinema">Tosca</a> </em>et une <a href="https://www.forumopera.com/carmen-metz-les-carmen-se-suivent-et-ne-se-ressemblent-pas"><em>Carmen </em>recensées dans ces colonnes</a>. Sa <a href="https://www.forumopera.com/la-sonnambula-bilbao-un-grand-chef-et-une-grande-amina"><em>Sonnambula </em>de Bilbao</a> nous avait subjugué et cela constituait un motif de curiosité pour cette nouvelle entreprise bellinienne. Selon ses vœux, Adalgisa serait un soprano pour retrouver les tonalités d’origine, le ténor et la basse tirés d’une courte liste en fonction des disponibilités. Quant à Norma, il la voulait jeune, en aucun cas une matrone.</p>
<p>	Voici donc le quatuor constitué. En superbe forme vocale, <strong>Simon Orfila</strong> campe un Oroveso irréprochable, dont la justesse de ton, la fermeté et la clarté de l’émission surmontent l’écueil d’un accoutrement ridicule, épreuve qu’il partage avec les choristes masculins.  Le profil vocal de Pollione est celui d’un ténor lyrique di forza et <strong>Sergio Escobar</strong> se montre, comme à Séville en 2014, un interprète confirmé du rôle, malgré une tendance à chanter spinto susceptible de nuire à la souplesse, car dans sa voix ce séducteur doit avoir énergie et caresse. Splendide découverte, l’Adalgisa de <strong>Susana Cordon</strong> allie une voix longue, charnue sans lourdeur, un medium solide, des graves qui semblent naturels, des aigus brillants et une maîtrise impeccable des agilités. Avec de tels atouts pour le bel canto, pourquoi n’est-elle pas plus connue ? Elle se consacre surtout à l’enseignement, pour privilégier sa vie de famille. On surveillera désormais ses engagements.   </p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/norma_-_fundacion_baluarte_-_i.zaldua_1.jpg?itok=Dyem3mv4" title="Norma, acte I. Au premier plan Simon Orfila (Oroveso) au centre Francesca Sassu (Norma) © _i.zaldua_6" width="468" /><br />
	Norma, acte I. Au premier plan Simon Orfila (Oroveso) au centre Francesca Sassu (Norma) © _i.zaldua_6</p>
<p>José Miguel Pérez-Sierra voulait que <strong>Francesca Sassu</strong> fût sa Norma. Il l’a obtenu et on peut comprendre, en l’écoutant, ce choix de musicien car l’interprétation est en effet d’une musicalité impeccable. Pourtant, quelque chose nous a manqué : la tenue en scène est un sans-faute, l’élégance de la personne nourrit celle du personnage, mais au moins au premier acte nous n’avons pas ressenti le choc dramatique espéré. Quand elle entre en scène, Norma est en représentation : elle vient, devant ceux à qui elle ment depuis des années, interpréter le rôle de la prêtresse qui conduit le culte auquel elle est infidèle. Aussi attendons-nous une solennité vocale – peut-être due au souci « d’en rajouter » dans la conscience qu’elle a de sa duplicité – adaptée à la circonstance, ce qui pourra permettre, dans l’aparté « O bello a me ritorna » qui suivra, un chant moins large car d’inspiration privée, intime. Le chef d’orchestre nous a assuré que l’interprète s’était entièrement conformée à ses indications. Dont acte, et respect pour tout le reste de la prestation, où les qualités intrinsèques de la voix sont bien celles requises pour le rôle. Le lecteur pourra imaginer la réussite des duos avec Adalgisa !</p>
<p>Irréprochables aussi tant Clotilde, <strong>Itsaso Loinaz Ezcaray</strong>, que Flavio,<strong> Julio Morales</strong>, par la fraîcheur de leur voix. Le compliment sera le même pour le <strong>chœur lyrique de l’AGAO</strong>, qui prolonge la tradition des amateurs grâce auxquels l’opéra reste un art vivant. S’ils se sont peut-être montrés peu disponibles pour des répétitions scéniques car ils chantent après leurs occupations professionnelles – ce qui expliquerait peut-être leur statisme mais ne saurait excuser leurs accoutrements – la qualité de l’exécution prouve la qualité de la préparation. On ne saurait s’en étonner dans une ville où le chant choral est constitutif de la vie sociale, avec l’ensemble Orfeon Pamplones qui survit depuis 1865 et compte aujourd’hui cent-vingt membres !</p>
<p>Nous passerons rapidement sur l’aspect visuel de cette production, créée à Ténérife en 2017. Les décors sont spectaculaires, les images vidéo impressionnantes, mais on cherche en vain la forêt essentielle, au sein de laquelle on peut se dissimuler. Norma a réussi, depuis des années, à cacher à sa tribu qu’elle la trahit jour après jour, en cloisonnant sa vie publique et sa vie intime. Cela est-il compatible avec cette demeure ostentatoire ? Quant à la mise en scène de <strong>Mario Pontiggia</strong>, elle ne convainc pas particulièrement. A la fin du duo où Norma et Adalgisa viennent de chanter leur communion spirituelle, il fait s’éloigner Norma ; puis il la ramène en arrière pour qu’elle demande le nom de l’élu, comme s’il s’agissait de satisfaire une curiosité frivole, alors que la question fait encore partie de l’effusion réciproque. On avait noté un pareil faux pas dans la toilette d’Adalgisa à l’acte I, quand solitaire elle vient prier au temple ; quand elle devrait être l’image de l’innocence elle est celle de la sophistication.</p>
<p>Heureusement cela ne suffit pas à gâcher la satisfaction d’avoir entendu <em>Norma </em>sous la direction de José-Miguel Pérez-Sierra. De <strong>l’orchestre symphonique de Navarre</strong>, le plus ancien en activité dans les orchestres espagnols puisqu’il fut fondé en 1879 par le virtuose Pablo de Sarasate, il tire le meilleur, comme on peut s’en rendre compte dès l’ouverture ou dans le merveilleux prélude à l’acte II. Sans doute pourrait-on regretter que le nombre des musiciens ne permette pas d’avoir l’orchestre de scène prévu, mais « l’opéra est l’art des possibles » et ces représentations se situent dans le contexte de la diffusion au plus grand nombre compte tenu des possibilités. Les instrumentistes se plaisent manifestement à jouer l’opéra et les effets dramatiques nés des contrastes sonores ou des indications de temps sont aussi saisissants et efficaces qu’attendus. Le chef, rossinien ad hoc, s’amuse-t-il à exalter une partition où Bellini, sans le dire ouvertement, semble s’ingénier à prendre le contrepied de son aîné ? On perçoit dans cette exécution comme une volonté d’exalter le silence et de dilater les temps jusqu’aux marges de la rupture qui achèvent de séduire. <em>Norma </em>? A coup sûr une <em>Norma </em>qu’on n’oubliera pas !</p>
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		<title>DONIZETTI, Anna Bolena — Séville</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/anna-bolena-seville-angela-bolena/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Dec 2016 07:59:49 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Etiquetée « rising star of the Met » dans les programmes de salle (voir là aussi la brève de Christophe Rizoud), louée tout récemment à Lyon et à Paris pour son interprétation d’Ermione en version de concert, l’invitation d’Angela Meade à l’opéra de Séville pour une série d’Anna Bolena déclenche curiosité et tentation. Salle comble et public &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Etiquetée « rising star of the Met » dans les programmes de salle (<a href="http://www.forumopera.com/breve/angela-meade-la-nouvelle-norma">voir là aussi la brève de Christophe Rizoud</a>), louée tout récemment <a href="http://www.forumopera.com/ermione-lyon-lamour-apre-et-sauvage">à Lyon</a> et <a href="http://www.forumopera.com/breve/ermione-paris-apres-lyon-meme-notation-autres-impressions">à Paris</a> pour son interprétation d’Ermione en version de concert, l’invitation d’<strong>Angela Meade </strong>à l’opéra de Séville pour une série d’<em>Anna Bolena </em>déclenche curiosité et tentation. Salle comble et public multinational, que l’attrait touristique de la capitale andalouse ne suffit à expliquer, sont autant de signes qui ne trompent guère. Altière, dans une composition qui fait l’économie de gestes, œillades et coups de menton, la soprano américaine se glisse dans les traits d’Anne Boleyn avec évidence.  Technique irréprochable, nuances et couleurs d’une palette généreuse, souffle aisé, tessiture ample (c’est un euphémisme), tempérament, intelligence musicale, timbre charmeur… Angela Meade possède toutes les armes pour faire passer son public par tout le spectre des émotions. « Al dolce guidami » comme suspendu dans un ailleurs commence une scène de folie qui s’achève dans un « coppia iniqua » cinglant, conclu par une note tenue et enflée à l’effet dramatique redoutable. Un quart d’heure final en forme de feu d’artifice, comme un rappel des trois heures qui ont précédé, de l’abysse de graves charnus à l’éther de pianissimi déposés sur le souffle dont on la sait désormais coutumière. L’étoile montante est maintenant en orbite. Le plus surprenant presque dans cette représentation vient du reste de la distribution. Si nos confrères ont déjà pu <a href="http://www.forumopera.com/rigoletto-sanxay-chaud-malgre-les-11deg">rendre compte des qualités de </a><strong><a href="http://www.forumopera.com/rigoletto-sanxay-chaud-malgre-les-11deg">Ketevan Kemoklidze</a></strong>, elle se hisse ce soir sur les mêmes cimes que la reine qu’elle supplante chez Donizetti : même sens de la scène et même maîtrise de la grammaire belcantiste, sans ostentation mais bien au service d’une interprétation à fleur de peau. Henry cède la préséance à tant d’excellence mais ne démérite nullement. L’airain du timbre assoit <strong>Simon Orfila</strong> dans sa royale stature que seuls quelques aigus courts et tendus amputent de sa superbe. L’interprète sait en faire son miel et transforme ces quelques limites en fêlures qui rendent son roi d’Angleterre humain, jaloux et inquiétant. Seul <strong>Ismael Jordi</strong> est en retrait dans le quatuor de protagonistes. Si le ténor développe toujours un chant léché autour d’un timbre ravissant, il souffre dans le registre aigu, esquivant les difficultés par le recours au falsetto ou bien en les escamotant tout simplement. Smeton, Harvey et Charleston tiennent leur rang à cette très belle cour d’Angleterre, de même que les chœurs homogènes et réglés avec précision qui rendent plus venimeux encore ces courtisans à l’affût des ragots et jamais avares de commentaires feutrés sur le drame.</p>
<p>Pièce maîtresse dans cet échiquier : la direction de <strong>Maurizio Benini,</strong> à la tête d’un <strong>Orchestre royal symphonique de Séville</strong> de qualité, et dont les regards et les gestes sont toujours adressés au plateau. Hormis des cuivres déconcentrés au début du II<sup>e</sup> acte, la cohésion des pupitres est parfaite et réagit dans l’instant aux desiderata du maestro : ruptures de rythme ou de volume, points d’orgue impromptus. Les attaques sont toujours incisives, de même que le tissu orchestral qui passe du poids plume ou poids lourd selon la situation dramatique. Enfin, avec près de trois heures et dix minutes de musique, il semble que pas une note de musique n’ait été retranchée à la partition. Muchas gracias !</p>
<p>Sur scène, c’est un <strong>Graham Vick</strong> assagi qui opère. Aussi inoffensif que flatteur pour l’œil, il compose une succession de tableaux en costumes d’époque clinquants et dans des décors mi symboliques mi réalistes qui autorisent des changements rapides d’une scène à l’autre. Sans délaisser la direction d’acteur, il faut reconnaître que c’est aux interprètes qu’échoit la charge de porter le drame. A la Maestranza, ils ont répondu présent.</p>
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		<item>
		<title>DONIZETTI, L&#039;elisir d&#039;amore — Bruxelles (La Monnaie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lelisir-damore-bruxelles-la-monnaie-plus-cest-laid-plus-cest-drole/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claude Jottrand]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Sep 2015 07:43:34 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/plus-c-est-laid-plus-c-est-drle/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Spectacle de rentrée d’une saison qui s’annonce hybride, (La Monnaie a quitté sa salle pour une année pour cause de travaux) cet Elixir d’amour complètement déjanté semble avoir conquis le public, malgré quelques faiblesses. Le Cirque Royal de Bruxelles qui accueille ce spectacle est une sorte de vaste amphithéâtre avec une scène centrale assez peu &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/lelisir-damore-bruxelles-la-monnaie-plus-cest-laid-plus-cest-drole/"> <span class="screen-reader-text">DONIZETTI, L&#039;elisir d&#039;amore — Bruxelles (La Monnaie)</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Spectacle de rentrée d’une saison qui s’annonce hybride, (La Monnaie a quitté sa salle pour une année pour cause de travaux) cet <em>Elixir d’amour </em>complètement déjanté semble avoir conquis le public, malgré quelques faiblesses.</p>
<p>Le Cirque Royal de Bruxelles qui accueille ce spectacle est une sorte de vaste amphithéâtre avec une scène centrale assez peu propice à l’opéra, une acoustique difficile et une atmosphère aussi peu festive que possible, très étrangère à la magie du théâtre. Tachant de transformer ces faiblesse en atouts, le metteur en scène <strong>Damiano Michieletto </strong>prolonge en quelque sorte l’été, puisqu’il a transposé l’action dans une station balnéaire italienne envahie par la foule des vacanciers : sièges en plastique, bouées fluo, château gonflable, jeux de plage, serviettes bariolées et accessoires en tout genre envahissent la scène dès le début du spectacle, créant un univers visuel complètement kitch, fourmillant de mille petites actions anecdotiques, joyeux portrait satyrique d’une classe moyenne toute préoccupée d’elle-même et soucieuse d’en profiter au maximum. Le metteur en scène est passé maître dans la mise au point très virtuose de tous ces détails, créant un univers parfaitement cohérant : Nemorino est le plagiste de ce lieu, Adina la propriétaire du bar, Dulcamara un petit dealer local soutenu par une marque de boissons énergisantes et Belcore une sorte d’Aldo Maccione, séducteur sur le retour. Tout cela est criant de réalisme, c’est à dire affreusement laid, et irrésistiblement drôle tant la transposition fonctionne bien. Le deuxième acte qui pourrait s’intituler « soirée mousse à Benidorm » pousse la caricature à son comble, ménageant quand même quelques moments d’émotion plus intime, notamment pour le grand air de Nemorino, chanté depuis le toit du bar. Le prix à payer pour tant de drôlerie, la faiblesse de cette conception, est qu’elle masque presque complètement une des dimension de l’œuvre, sa simplicité, son caractère naïf et touchant, réduits ici à la portion congrue ou enfouis sous les débordements en tout genre.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/8797_529press.jpg?itok=LzQk9gq8" title="Olga Peretyatko (Adina) et Dmitri Korchak (Nemorino) © Karl et Monica Forster" width="468" /><br />
	Olga Peretyatko (Adina) et Dmitri Korchak (Nemorino) © Karl et Monica Forster</p>
<p>Sur le plan musical, la production souffre – c’est peu dire – des conditions difficiles imposées par la disposition des lieux. L’orchestre (en tenue de plage lui aussi, il participe à la mise en scène), est placé derrière les chanteurs, de sorte que le chef ne voit pas le plateau (les chanteurs, eux, bénéficient d’un relai vidéo) ; il en résulte de nombreux décalages, une absence de connexion et, lorsqu’on est placé au parterre, une balance peu satisfaisante reléguant l’orchestre au second plan. Si on ajoute à cela une direction molle, sans relief, peu imaginative et pour tout dire peu inspirée de <strong>Thomas Rösner</strong>, on comprendra que le hiatus était grand entre l’orchestre et la mise en scène. La distribution bénéficie du brillant concours d’<strong>Olga Peretyatko</strong>, voix légère et souple, très précise dans ses vocalises, excellente comédienne de surcroit, qui campe Adina avec beaucoup d’entrain. Le ténor russe <strong>Dmity Korchak</strong> incarne Nemorino avec une touchante candeur et si la voix un peu nasillarde n’a pas toutes les richesses de timbre qu’on pourrait souhaiter, sa musicalité lui permet de donner au rôle beaucoup de présence et de substance dramatique, notamment lorsqu’il entame « una furtiva lagrima », le grand air du second acte particulièrement réussi. Moins convaincant vocalement que scéniquement, <strong>Aris Argiris</strong> (Belcore) peine à s’imposer au début du spectacle : la voix est peu timbrée, instable et sans charme. Cela s’arrange un peu au fil de l’action, mais l’impression première demeure néanmoins. Voix souple et chantante, le baryton basse espagnol <strong>Simón Orfila</strong> donne davantage de relief au rôle du Docteur Dulcamara, très caractérisé et bien enlevé malgré un vibrato trop large. <strong>Maria Savastano</strong> remplit efficacement et avec malice le petit rôle de Giannetta. Les chœurs, très nombreux et sans doute exagérément sollicités par la mise en scène, peinent un peu – à l’instar de l’orchestre – à trouver la précision, la variété d’expressions et de couleurs ainsi que l’énergie vocale qui conviendraient.</p>
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		<title>VERDI, Don Carlo — San Lorenzo de El Escorial</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/don-carlo-san-lorenzo-de-el-escorial-romantiquement-incorrect/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jul 2015 20:33:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Très souvent, un Don Carlos, c’est comme une Ford T : de n’importe quelle couleur pourvu que ce soit noir. Luc Bondy l’avait fait en 1996 avec sa cour d’Espagne tout de noir vêtue, Willy Decker n’avait pas procédé autrement dans sa mise en scène conçue pour Amsterdam en 2004. Pour sa première mise en scène &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Très souvent, un <em>Don Carlos</em>, c’est comme une Ford T : de n’importe quelle couleur pourvu que ce soit noir. Luc Bondy l’avait fait en 1996 avec sa cour d’Espagne tout de noir vêtue, Willy Decker n’avait pas procédé autrement dans sa mise en scène conçue pour Amsterdam en 2004. Pour sa première mise en scène d’opéra, <strong>Albert Boadella</strong>, illustre homme de théâtre espagnol, a voulu aller à l’encontre de ce qu’on appelle la « légende noire » de son pays, dominée par l’Inquisition, la cruauté de ses rois, l’obscurantisme de ses prêtres. Et pour lutter contre des siècles de fiction, Schiller n’étant qu’un des relais de cette légende, il a choisi de revenir au plus près de la réalité historique, en nous montrant un Don Carlos atteint de divers maux congénitaux, difforme, boiteux, souffrant de démence. Bien entendu, cette décision modifie du tout au tout les relations entre les trois personnages centraux : Philippe II cesse d’être un monarque insensible et Elisabeth ne peut guère éprouver que pitié pour l’infant. Le résultat, pour être historiquement informé, n’en devient pas moins romantiquement incorrect, faute de héros idéalisé, faute d’idylle contrariée. Pas d’amour possible ici, et le duo du dernier acte devient même une sorte de dialogue de sourds, où chacun chante dans sa bulle. Plus gênant, le comportement de Posa et d’Eboli devient difficile à justifier : d’un être visiblement inapte à régner, pourquoi vouloir faire le sauveur de la Flandre ? d’un personnage clairement écarté du trône et au physique aussi disgracieux, pourquoi la belle princesse rêverait-elle d’être aimée ?</p>
<p>Visuellement, cette volonté de retour aux faits se traduit par le choix de somptueux costumes d’époque, celui d’Elisabeth reproduisant le célèbre portrait par Pantoja de la Cruz, et Philippe II échappant au noir, avec notamment une superbe tenue jaune pour l’Autodafé ; à l’inverse, dans un louable souci d’anti-zeffirellisme, le décor opte pour un dépouillement extrême, puisqu’il se réduit à un vaste sol dallé, dont un carré s’ouvre pour former le tombeau de Charles-Quint, ou dont les coins arrières se redressent pour conférer un peu d’intimité au cabinet du roi. Malgré la volonté de laver <em>Don Carlos</em> plus blanc, tout le fond du décor est…noir, et la fidélité historique impose la présence de quelques hérétiques torse nu et coiffés du san-benito, la fumée de leur bûcher asphyxiant les courtisans à la fin de l’acte II. Quant à la partition, c’est la version italienne qui a été retenue, avec néanmoins quelques coupes et ajouts dans l’Autodafé et le tableau de la prison.</p>
<p class="rtecenter"><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="304" src="/sites/default/files/styles/large/public/don4.jpg?itok=SaujEdO-" width="468" /></p>
<p class="rtecenter" style="margin: 0cm 0cm 10pt"><font color="#000000" face="Calibri" size="3">© DR</font></p>
<p>En 1567, lorsqu’il aida le soulèvement des Pays-Bas, Carlos avait 22 ans et il devait mourir l’année suivante. <strong>José Bros</strong> n’a pas vraiment la silhouette d’un jeune homme à peine majeur, mais ce n’est en fait pas un problème dans la mesure où le personnage, criblé de névroses et de tics, n’a pas ici à séduire ; son timbre clair et sonore suffit à conférer jeunesse et ferveur à son Don Carlo. <strong>John Relyea</strong> est un Philippe II altier et à peine quadragénaire, et donc conforme à la réalité historique ; c’est aussi une vraie basse, habituée à incarner les figures maléfiques. Pour ce qui pourrait bien être une prise de rôle, il reste encore à creuser certains aspects du personnage, car l’intérêt du monarque pour l’art, souligné par la mise en scène, ne suffit pas tout à fait à le rendre plus humain et plus sympathique qu’à l’ordinaire. L’Elisabeth de <strong>Virginia Tola</strong> fait une entrée assez peu remarquable : on ne l’entend guère dans les ensembles, et ses adieux à la comtesse d’Aremberg passent inaperçus. A l’inverse, « Tu che le vanità » la montre parfaitement maîtresse de ses moyens vocaux et dramatiques, convaincante du grave à l’aigu. <strong>Ángel Ódena</strong> est un baryton très solide et sonore, même si la justesse semble parfois moins certaine. Scéniquement superbe, <strong>Ketevan Kemoklidze</strong> possède un beau timbre de mezzo, mais la diction pourrait parfois être plus claire. Même privé du premier acte (et de la scène de l’émeute dans la prison), le chœur de la Communauté de Madrid ne manque pas d’occasions de briller. A la tête de l’orchestre, le chef chilien <strong>Maximiano Valdés</strong> impose des tempos généralement rapides, y compris dans les moments les plus solennels.</p>
<p>Produit par les Teatros del Canal, de Madrid, le spectacle sera repris en février prochain dans la capitale, avec une distribution qu’on annonce 100% espagnole.</p>
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		<title>En juillet, Don Carlos sera à l&#8217;Escurial</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/en-juillet-don-carlos-sera-a-lescurial/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 12 Jun 2015 17:11:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Franco Zeffirelli rêvait de le faire avec Leonard Bernstein, mais l’autorisation lui avait été refusée. Les 25, 27 et 29 juillet, Don Carlos sera donné à l’Escurial. Enfin, Don Carlo, plutôt, et pas exactement sous les voûtes de pierre des caveaux où Philippe II dort dans son manteau royal, mais à deux pas, au Teatro &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Franco Zeffirelli rêvait de le faire avec Leonard Bernstein, mais l’autorisation lui avait été refusée. Les 25, 27 et 29 juillet, <em>Don Carlos</em> sera donné à l’Escurial. Enfin, <em>Don Carlo</em>, plutôt, et pas exactement sous les voûtes de pierre des caveaux où Philippe II dort dans son manteau royal, mais à deux pas, au Teatro Auditorio de San Lorenzo de El Escorial, salle de 1200 places inaugurée en 2006. Le metteur en scène catalan <strong>Albert Boadella </strong>abordera pour la première fois le genre lyrique : il annonce son intention de revenir à la réalité historique, par-delà la « légende noire », mais sans changer ni le livret ni la partition (ouf). La distribution sera majoritairement hispanophone – José Bros en Carlo, Ángel Ódena en Posa, Virginia Tola en Elisabeth, Simón Orfila en moine – mais inclura aussi quelques prestigieux chanteurs non-ibériques : Ketevan Kemoklidze en Eboli et John Relyea en Philippe II. Max Valdés dirigera l’orchestre et le chœur de la Communauté de Madrid. Cette production sera ensuite présentée dans la capitale même, aux Teatros del Canal en février 2016. Mais en juillet, les spectateurs auront l&rsquo;avantage de pouvoir visiter l’Escurial juste avant la représentation, pour mieux s’imprégner du <em>genius loci</em>.</p>
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		<title>DONIZETTI, Anna Bolena — Toulon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/anna-bolena-toulon-le-bonheur-est-dans-la-fosse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 14 Nov 2014 08:20:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Qui est Anna Bolena ? Son histoire est connue. Mais ce qui intéresse Donizetti et Romani, ce n’est pas une reconstitution historique, c’est d’abord le portrait psychologique d’une femme à qui le destin présente l’addition. Par ambition elle a consenti sinon œuvré à la répudiation d’une épouse et abandonné son premier amour. Et voilà que c’est &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Qui est Anna Bolena ? Son histoire est connue. Mais ce qui intéresse Donizetti et Romani, ce n’est pas une reconstitution historique, c’est d’abord le portrait psychologique d’une femme à qui le destin présente l’addition. Par ambition elle a consenti sinon œuvré à la répudiation d’une épouse et abandonné son premier amour. Et voilà que c’est son tour d’être à la fois trahie et déchue. La jalousie,  la révolte, l’amertume des regrets, la frustration de l’impuissance,  cette plongée dans la sensibilité féminine, Maria Callas la rendit bouleversante. D’abord parce que la musique passant dans sa voix donnait l’impression immédiate d’une irréfutable sincérité, ensuite parce qu’elle savait donner le sentiment de la grandeur par une dignité constante même si son Anna chantait à cœur ouvert. C’est pour nous le point d’achoppement de l’incarnation toulonnaise.</p>
<p>Dès son entrée, <strong>Ermonela Jaho</strong> se présente tellement en souveraine bafouée que cela masque la tristesse douloureuse de la femme maltraitée qu’elle est déjà. Est-ce à cause de sa petite taille, pour donner l’image de la grandeur royale elle se tient si cambrée en arrière, avec un port de tête si outré qu’elle frôle la caricature. Cette interprétation nous montre une personne qui revendique si âprement les prérogatives de son rang qu’elle tend à la mégère dont on peut comprendre que son mari se soit lassé. Ce n’est qu’au deuxième acte qu’enfin la cantatrice consentira à libérer la fragilité du personnage, un peu tard pour lui gagner la sympathie sinon la compassion.  Ce  parti-pris nous semble d’autant plus regrettable que vocalement Ermonela Jaho est quasiment irréprochable et maîtrise en beauté la dernière scène, même si par moment un rien de pulpe et de puissance supplémentaires ne nuiraient pas.</p>
<p>Par contraste  la Giovanna Seymour de <strong>Kate Aldrich</strong> nous séduit rapidement : sans doute le personnage est moins complexe, mais elle sait faire passer dans sa voix et  suggérer par ses attitudes les émotions de la jeune fille éprise qui se sent coupable de trahir sa souveraine et protectrice. Sans avoir les couleurs profondes d’autres interprètes son timbre se marie bien avec celui de la soprano et leur duo du deuxième acte est un pur régal. Dans le rôle de Percy <strong>Ismaël Jordi</strong> révèle des ressources de puissances supérieures à nos souvenirs. La présence scénique est convaincante et la tenue vocale remarquablement en place, avec des aigus solides, même émis en voix mixte ou à la limite du falsetto. Moins convaincant, aussi bien vocalement que théâtralement, <strong>Simon Orfila</strong> campe un Henry VIII trop monolithique, et quand la fatigue gagne son italien se teinte d’accent canarien. <strong>Svetlana Lifar</strong>, dans l’accoutrement grotesque réservé à Smeton, passe outre et s’engage à fond  dans ce personnage d’écervelé. La voix a les couleurs profondes nécessaires et désormais l’italien ne sonne plus slave. Belles compositions aussi de <strong>Thomas Dear</strong>, Rochefort distingué et de <strong>Carl Ghazarossian</strong>,  efficace Hervey.  On s’en voudrait de passer sous silence la participation du chœur, que Donizetti a gâté et qui lui rend bellement justice.   </p>
<p>A la perplexité liée à l’interprétation dramatique d’Ermonela Jaho s’ajoute celle née du spectacle. Dans un dispositif scénique qui oscille entre abstraction et réalisme minimal, où la découpe du décor  (<strong>Erich Wonder</strong>) a un air de déjà-vu, des toiles de fond ou des projections qui se veulent suggestives indiquent les changements de lieu et ont pour but de créer des atmosphères, comme les lumières de <strong>Bertrand Couderc</strong> qui suivent souvent les personnages.  Ces choix accompagnent  la  bizarrerie des costumes signés <strong>Kaspar Glarner</strong>, d’époque indéterminée sinon pour Anna et Seymour : les solistes hommes portent tous des sarouals noirs, Henry VIII à son entrée semble prêt à chanter Otello, le chœur masculin rassemblé pour <em>I Puritani</em>, et Smeton tenté par le travesti. La mise en scène de <strong>Marie-Louise Bischofberger</strong>  elle aussi mêle des idées pertinentes et d’autres discutables. Ainsi la scène où Smeton se roule dans les draps de la reine explicite son exaltation, mais l’apparition d’Anna, de Seymour et d’Henry VIII pendant le chœur initial a-t-elle été claire à beaucoup ? Et la scène où Henry propose un verre à Anna avant de boire à s’enivrer sur le trône ne frôle-t-elle pas inutilement la vulgarité ? Quant à l’utilisation d’une enfant pour augmenter le pathétique, nous la ressentons toujours comme une facilité grossière et une marque préoccupante de défiance envers la puissance expressive de la musique. </p>
<p>Déjà en 1996, <strong>Giuliano Carella</strong> avait dirigé au  même endroit <em>Anna Bolena</em>. C’est dire qu’il connait l’œuvre depuis longtemps. Sa lecture est comme une leçon magistrale qui expose une appréhension synthétique et un traitement analytique où les détails sont valorisés sans ralentir la progression ou rompre le mouvement. Il y a de l’architecte chez ce chef d’orchestre, dans sa capacité à faire ressortir aussi nettement la structure musicale et dramatique des opéras, mais aussi du peintre tant il s’attache à en valoriser les couleurs. Les musiciens le suivent sans rechigner, et donnent aux mélodies névrotiques inventées par Donizetti toute leur charge suggestive. Aux derniers accords, on est subjugué ! Une fois encore, le bonheur était dans la fosse !</p>
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		<title>ROSSINI, Guillaume Tell — Bologne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/guillaume-tell-bologne-chantez-vous-francais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Oct 2014 17:18:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Guillaume Tell mis en scène par Graham Vick à Pesaro l&#8217;année dernière, nous avait déçu. Sa reprise par Lorenzo Nencini au Teatro Comunale de Bologne confirme l&#8217;impression laissée par une production dont l&#8217;inégalité – pour ne pas dire le manque – d&#8217;inspiration apparaît à la revoyure flagrante. Nous ne reviendrons pas sur un parti-pris illustratif &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Guillaume Tell</em> mis en scène par <strong>Graham Vick</strong> à <a href="/spectacle/flop">Pesaro l&rsquo;année dernière</a>, nous avait déçu. Sa reprise par <strong>Lorenzo Nencini</strong> au Teatro Comunale de Bologne confirme l&rsquo;impression laissée par une production dont l&rsquo;inégalité – pour ne pas dire le manque – d&rsquo;inspiration apparaît à la revoyure flagrante. Nous ne reviendrons pas sur un parti-pris illustratif qui ne remplit pas son office. Le feu misérable allumé par Jemmy sur une petite table mieux adaptée à <em>Manon </em>de Massenet qu&rsquo;au dernier opéra de Rossini ? Il s&rsquo;agit de l&rsquo;incendie de la maison de Guillaume Tell, signal de la rébellion finale. Ces vagues déchaînées, avec en ombre chinoise des silhouettes agitant des armes ? La tempête bien sûr, si mouvementée que le lac en devient océan. Les chevaux que les insurgés abattent puis amassent comme des troncs d&rsquo;arbres ? Joker ! Sur ce coup-là, on donne sa langue au chat ! Plus embarrassant, d&rsquo;une salle à l’autre – des Arènes de l&rsquo;Adriatique où quelle que soit la place l&rsquo;œil embrasse la totalité de la scène, au théâtre à l&rsquo;italienne de Bologne – le dispositif révèle de nouveaux défauts, comme celui de priver les fauteuils côté jardin d&rsquo;une partie du spectacle. Surtout l&rsquo;absence au sein de ce dispositif d&rsquo;éléments réflecteurs nuit à la projection des voix. Comment expliquer sinon cette acoustique lointaine dont une direction d’orchestre exemplaire parvient heureusement à maintenir le fragile équilibre.</p>
<p>Tant de moyens déployés – la richesse des costumes, l&rsquo;escalier monumental, une chorégraphie élaborée – ferait crier au gâchis si une étincelle d&rsquo;intelligence ne venait de temps à autre zébrer d&rsquo;un éclair sémantique la nuit scénographique. Mecthal que l&rsquo;on moleste sauvagement, Jemmy gravissant seul l&rsquo;escalier sur l&rsquo;hymne à la liberté, la lutte sociale autant que nationale entre l&rsquo;oppresseur germanique et l&rsquo;opprimé helvète, laissent entrevoir les directions qu&rsquo;aurait pu prendre cette mise en scène, si elle avait été davantage fouillée. Oui mais voilà, tel que représenté ici, dans sa quasi intégralité (par rapport à Pesaro, il ne manque que l&rsquo;air de Jemmy), <em>Guillaume Tell</em> peut parfois sembler long. Faut-il remettre en cause un ouvrage dont la durée avoisine les cinq heures et dont l&rsquo;usage immodéré de chœurs et de ballets dilue le propos dramatique ? Peut-être, même si <strong>Michele Mariotti</strong> parvient à réduire la longueur des tunnels. Le nouveau directeur du Teatro Communale, ovationné à l’issue du spectacle, est tombé dans Rossini quand il était petit – son père est le fondateur et le surintendant du festival de Pesaro. L’Orchestre donne parfois des signes de faiblesse, le chœur souffre de quelques décalages mais sa lecture, haletante, est de celle qui sait souligner la dimension symphonique de la musique sans en gommer l’aspect vocal. Le choix de la version originale, chantée en français, reste l’écueil principal lorsque, comme ici, la totalité des interprètes, à l&rsquo;exception de Michael Spyres, s&rsquo;avère incapable de prononcer correctement notre langue. Quelle envergure donner aux récitatifs s&rsquo;ils ne sont portés par un art de la déclamation inhérent au genre ? Opter, comme à Turin en mai dernier, pour la version italienne aurait évité la déception matinée d’irritation que ne peut manquer de ressentir le spectateur francophone devant ce rendez-vous manqué.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="266" src="/sites/default/files/styles/large/public/guillaume1.jpg?itok=S_hqiwMi" title=" ©  Rocco Casaluci" width="468" /><br />
	 ©  Rocco Casaluci</p>
<p>Car <strong>Carlos Alvarez</strong> bougonne son Guillaume mais le chant, de bronze, possède ce mélange de noblesse et de bravoure qui est l&rsquo;apanage des héros. Même dépourvu de sens, « Reste immobile » réussit à se teinter d&rsquo;émotion. Le soprano de <strong>Yolanda Auyanet</strong> peut sembler léger. On aime Mathilde plus pulpeuse. A défaut d&rsquo;expression, la précision n&rsquo;est jamais prise en défaut et son deuxième air « Pour notre amour plus d’espérance » est intelligemment varié. De même, tous les autres rôles, s&rsquo;ils chantent un sabir très éloigné de la langue d&rsquo;Etienne de Jouy et Hippolyte Bis, les librettistes, correspondent au moule vocal de leur partition : qu&rsquo;il s&rsquo;agisse du Walter ombrageux de <strong>Simon Orfila</strong> noircissant de sa voix de basse les contours du trio patriotique, du pêcheur de <strong>Giorgio Misseri</strong>, <em>tenorino</em> dont la pleutrerie rend a posteriori amer un « Accours dans ma nacelle » dressé sur ses ergots, du Melcthal de <strong>Simone Alberghini</strong>, raide comme l&rsquo;impose sa dignité de père et d&rsquo;ancien, d&rsquo;<strong>Enkelejda Shkoza </strong>dont le mezzo épais tire Hedwige vers la <em>mama</em> italienne. Après tout, pourquoi pas ? Gessler dépravé,<strong> Luca Tittoto</strong> confirme par son engagement tout le bien que l&rsquo;on avait pensé de son roi dans <a href="/ariodante-aix-en-provence-male-canto"><em>Ariodante</em> à Aix-en-Provence en juillet dernier</a>. Musetta à l&rsquo;Opéra de Paris le mois prochain, <strong>Mariangela Sicilia</strong> se glisse avec autant d&rsquo;aisance que de vaillance dans les culottes courtes d&rsquo;un Jemmy entêté qui, par sa présence vocale et scénique, se trouve projeté au premier plan. Il n&rsquo;y a chez cette jeune soprano aucune de ces acidités qui peuvent rendre le fils Tell insupportable mais au contraire, une ardeur limpide et une vivacité de bon augure pour la suite de sa carrière. Les ensembles, nombreux, doivent beaucoup aux aigus qu&rsquo;elle décoche. </p>
<p><strong>Michael Spyres</strong> garde cependant l&rsquo;avantage, ne serait-ce qu&rsquo;en raison de la clarté de sa diction. Mais il y a plus. Dans cette partition monumentale et historique, les oreilles convergent inévitablement vers le rôle d&rsquo;Arnold dont l&rsquo;écriture héroïque engendra le ténor romantique. Depuis que Duprez, galvanisé par la partition, en couronna les éclats de notes émises en voix de poitrine, au grand dam de Rossini, les options interprétatives sont plurielles et le débat ouvert. Quel parti prendre, celui d&rsquo;un Arnold interprété comme lors de la création de l&rsquo;œuvre ou celui, plus musclé, qu&rsquo;a fini par imposer la tradition ? Dans la continuité de <a href="/concert-michael-spyres-bad-wildbad-un-tenor-rossinien-celebre">son hommage à Adolphe Nourrit à Baden Baden cet été</a> (et bientôt en CD), Spyres choisit de revenir aux origines. L&rsquo;option laissera sur leur faim les partisans d&rsquo;un « Amis, secondez ma vengeance » en forme d&rsquo;uppercut. La cabalette perd inévitablement de son esprit guerrier lorsque les ut ne sont plus assénés en force. D’autant que la fatigue n&rsquo;est pas étrangère à leur défaut d&rsquo;impact. Paradoxalement, le ténor rend les armes au moment où il les brandit. Mais tout le reste est d&rsquo;une beauté supérieure surlignée donc par l&rsquo;élégance du parti pris, par le souci de la prosodie mais aussi par la couleur donnée à chaque note en symbiose avec le texte. La composition scénique frappe aussi par sa justesse. Ce courage timide devant Mathilde, cette gaucherie secouée d&rsquo;élans chevaleresques, cette tendre maladresse puis, une fois le père mort, la maturité, le remords et l’ardeur toujours présente, coupent court à toute interrogation philologique. S&rsquo;il y a un Arnold aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est lui. </p>
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		<title>ROSSINI, Semiramide — Montpellier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/nest-pas-belcantiste-qui-veut/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Emmanuel Andrieu]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Nov 2010 21:16:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La figure mythique de la belle reine de Babylone, Semiramis (Semiramide en italien), au caractère cruel et violent, aux mœurs dissolues, souveraine à laquelle la légende (grecque) attribue crimes et actions d&#8217;éclat, n&#8217;a pas manqué d&#8217;inspirer maintes fois les artistes, notamment dramaturges et musiciens. Après les écrivains grecs et latins (d&#8217;Hérodote à Diodore), le grand &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          La figure mythique de la belle reine de Babylone, Semiramis (Semiramide en italien), au caractère cruel et violent, aux mœurs dissolues, souveraine à laquelle la légende (grecque) attribue crimes et actions d&rsquo;éclat, n&rsquo;a pas manqué d&rsquo;inspirer maintes fois les artistes, notamment dramaturges et musiciens. Après les écrivains grecs et latins (d&rsquo;Hérodote à Diodore), le grand poète Métastase s&rsquo;en empara au 18<sup>e</sup> siècle pour une œuvre théâtrale créée en 1729, que mettront ensuite en musique des musiciens aussi célèbres que Vinci, Porpora, Jomelli, Traetta mais aussi Salieri, Cimarosa ou encore Sacchini et Glück&#8230; Néanmoins, c&rsquo;est à partir de la tragédie qu&rsquo;en tirera aussi Voltaire, datée de 1748, que Gioachino Rossini écrira sa partition, y trouvant l&rsquo;intrigue plus simple (on n&rsquo;ose imaginer ce que pouvait être la première « mouture » au vu de l&rsquo;abracabrantesque histoire ici relatée&#8230;). Ecrite pour son épouse Isabella Colbran, l&rsquo;opéra verra le jour en 1823 à la Fenice de Venise où l&rsquo;œuvre reçut un accueil triomphal avant de gagner les plus grandes scènes d&rsquo;Europe (Vienne, Milan et Londres dès 1824&#8230;). <em>Semiramide</em> restera surtout comme un des plus beaux opéras jamais écrit par le <em>Cygne de Pesaro </em>mais aussi comme son dernier ouvrage créé en Italie, Rossini rejoignant peu après Paris, ville où il composera ses ultimes opéras (jusqu&rsquo;à son fameux <em>Guillaume Tell </em>en 1829).<br />
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Sans égaler bien évidemment les mythiques productions de Pesaro ou d&rsquo;Aix en Provence, celle de Montpellier, venant de la Deutsche Oper de Berlin où elle fut créée en 2003 et signée par l&rsquo;intendante même de la prestigieuse maison allemande, <strong>Kirsten Harms</strong>, ne démérite pas. Si la metteur en scène allemande a choisi l&rsquo;option de la transposition à l&rsquo;époque contemporaine (avec néanmoins des éléments de décors antiques, telle cette immense et luxueuse statue dorée du Dieu Baal), jamais ce qui nous est présenté n&rsquo;entre en réel conflit avec le livret. Sobre et élégant, le dispositif scénique nous montre un immense espace fermé, aux parois sombres et capitonnées, évoquant tout aussi bien un luxueux bunker <em>high-tech</em> qu&rsquo;une salle des coffres d&rsquo;une banque suisse (avec caméras de vidéo surveillance de tout côté !). Des cintres, tombent, par intermittences, les fameux jardins suspendus (sous formes de jardinières fleuries) que la tradition attribue à la reine de Babylone et qui restera comme une des très belles images de la soirée. Les chœurs sont eux transformés en VIP venant des quatre coins de la planète et affublés de costumes très cosmopolites fort beaux à contempler (signés <strong>Bernd Damovsky</strong>). Les lumières (<strong>Bernd Hassel</strong>), très colorées, tour à tour vives ou tamisées, font elles aussi leur petit effet.<br />
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Mais <em>Semiramide</em>, c&rsquo;est avant tout une distribution très délicate à réunir, demandant, pour rendre honneur à une partition réputée difficile, des interprètes aguerris. Dans le rôle titre, <strong>Laura Aikin</strong> déçoit. Après une <em>Lucia di Lammermoor</em> ici même il y a quatre saisons qui ne nous avait guère convaincu, force est de constater que la soprano américaine est hors de propos dans le répertoire belcantiste. Tout d&rsquo;abord, la voix est trop légère pour le rôle et manque singulièrement de puissance et de charisme (rappelons qu&rsquo;elle est par contre une formidable Lulu ou Zerbinette, son véritable répertoire&#8230;). Son grand air « Bel raggio lusinghier », met en exergue dès le début toutes ses insuffisances techniques et ses limites. Souvent à bout de souffle, peinant laborieusement dans les vocalises, émettant des aigus stridents à la limite de la justesse, accusant de problématiques changements de registre, dépourvue du moindre grave et presque autant de bas medium, sans parler d’un italien à l’accent texan, sa Semiramide est tout simplement impossible.<br />
A l&rsquo;inverse, l&rsquo;Arsace de <strong>Varduhi Abrahamyan</strong> émerveille. D&rsquo;une audace et d&rsquo;une prestance croissantes au cours de la représentation, la mezzo arménienne déploie une science rare dans l&rsquo;exécution de coloratures à la fois précises et rayonnantes. si on ajoute à cela un timbre sombre aussi envoûtant que vaillant et un engagement scénique et dramatique formidable, on aura compris qu&rsquo;il y a là un vrai talent à suivre. Dans le rôle d&rsquo;Assur, la basse espagnole <strong>Simon Orfila</strong> (entendu récemment dans <em>La donna del lago</em> à Garnier) fait lui aussi grande sensation auprès du public, notamment après une scène de folie, « Deh, ti ferma », d&rsquo;une intense expression dramatique, qui récolte un véritable triomphe. Doté d&rsquo;une voix saine, noble et sonore, il maitrise par ailleurs parfaitement le style et la technique requis et l&rsquo;on tient là aussi indubitablement un des meilleurs titulaires du moment.<br />
Idreno était lui incarné par le jeune catalan <strong>David Alegret<sup>1</sup></strong>. Il a pour lui un physique avenant (toujours un <em>plus</em> quand on incarne un prince !), un timbre très clair et séduisant, un phrasé et un legato qui font forte impression mais la voix manque malheureusement de puissance, du moins pour une salle comme le vaste Opéra Berlioz. En outre, l&rsquo;exigence et la rapidité des vocalises le met souvent à la peine et les suraigus sont parfois serrés. On regrettera enfin que son premier air « Ah, dov&rsquo;è il cimento » ait été coupé (c&rsquo;est regrettablement souvent le cas) et que seul son air du second acte « La speranza più soave » ait été conservé. Le baryton <strong>Gesim Myshketa</strong> s&rsquo;avère un Oroe de très bonne tenue, incisif et percutant. Les seconds rôles &#8211; en particulier celui d&rsquo;Azema (<strong>Annika Kaschenz</strong>) &#8211; n&rsquo;appellent aucune réserve.<br />
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Peu rompu à ce répertoire, l&rsquo;<strong>Orchestre National de Montpellier Languedoc-roussillon</strong> n&rsquo;en a été que plus méritant, dessinant sous la baguette attentive et concentrée du chef sicilien <strong>Antonino Fogliani</strong> une architecture sonore d&rsquo;une louable qualité. Un surcroit de brillance et d&rsquo;éclat à certains moments aurait néanmoins rendu encore plus fort l&rsquo;impact musical de cette formidable partition. Les <strong>choeurs</strong> maison<em>, </em>renforcés par les forces vives de ceux de l&rsquo;Opéra de Bordeaux et remarquablement préparés par leurs chefs respectifs, <strong>Noëlle Geny </strong>et <strong>Alexander Martin </strong>méritent eux aussi les plus vives louanges. Pour finir, mentionnons que Rossini sera à nouveau à l&rsquo;honneur à Montpellier dans le cadre des fêtes de fin d&rsquo;année avec son opéra le plus célèbre, <em>Le barbier de Séville</em>, dans une production qui proviendra elle aussi de la Deutsche Oper de Berlin.<br />
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<em>1 Cf <a href="http://www.forumopera.com/index.php?mact=News,cntnt01,detail,0&amp;cntnt01articleid=2136&amp;cntnt01detailtemplate=gabarit_detail_breves&amp;cntnt01dateformat=%25d-%25m-%25Y&amp;cntnt01lang=fr_FR&amp;cntnt01returnid=37"><font color="#0000ff">l&rsquo;interview qu’il nous a accordée</font></a></em></p>
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