<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Julien OSTINI - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/ostini-julien/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/ostini-julien/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 17 Oct 2023 15:23:00 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Julien OSTINI - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/ostini-julien/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>GOUNOD, La nonne sanglante &#8211; Saint-Etienne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-la-nonne-sanglante-saint-etienne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 03 May 2023 03:59:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=130388</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les douze coups de minuit énoncés par l’orchestre (les cors) au début de l’ouverture donnent le ton. Nous allons être plongés dans le fantastique. Initialement programmée pour la saison 2020-21, cette Nonne sanglante réapparaît à Saint-Etienne, dont la défense et l’illustration de l’opéra français sont le fil rouge. Bien que tombé dans un profond oubli &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-la-nonne-sanglante-saint-etienne/"> <span class="screen-reader-text">GOUNOD, La nonne sanglante &#8211; Saint-Etienne</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-la-nonne-sanglante-saint-etienne/">GOUNOD, La nonne sanglante &#8211; Saint-Etienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h2 class="wp-block-heading"></h2>


<p>Les douze coups de minuit énoncés par l’orchestre (les cors) au début de l’ouverture donnent le ton. Nous allons être plongés dans le fantastique. Initialement programmée pour la saison 2020-21, cette <em>Nonne sanglante</em> réapparaît à Saint-Etienne, dont la défense et l’illustration de l’opéra français sont le fil rouge. Bien que tombé dans un profond oubli (2), le second opéra de Gounod avait connu le succès, attesté par des recettes par soirée supérieures à celles des <em>Huguenots</em>. Mais il fut vite cassé par le nouveau directeur de l’Opéra, qui en arrêta brutalement les représentations, qualifiant l’ouvrage d’«&nbsp;ordure&nbsp;» (1). Inspiré d’une légende médiévale revue par nombre d’auteurs (Lewis, puis Nodier), le livret de Scribe (et Casimir Delavigne), n’était pas son premier à répondre au goût du temps pour le fantastique, les fantômes et revenants (3). Meyerbeer, Auber, Halévy, Verdi aussi, un temps intéressés, puis Berlioz, avaient renoncé à l’écriture de l’ouvrage, qui échut au jeune Gounod.&nbsp;</p>
<p>Nous sommes au XIe siècle, en Bohême. Deux familles rivales se livrent une guerre sans merci. Pierre l’Ermite, qui prêche la croisade, met fin aux combats et propose avec autorité d’unir la fille de l’une au fils aîné de l’autre. Or Agnès aime et est aimée du fils cadet, Rodolphe. Ajoutez à cela la vengeance que veut assouvir la Nonne, elle aussi prénommée Agnès, victime du père, et vous aurez les principaux ingrédients d’un drame renouvelé, sombre à souhait, où le sang coule, même si nos amoureux en sortent saufs. (4)</p>
<p>Comment éviter le grand-guignol auquel l’intrigue invite ? Véritable défi pour la mise en scène que cette histoire complexe, où le surnaturel se conjugue de façon constante à un récit bien concret. Dans sa reprise, l’Opéra-Comique avait fait le choix de la transposition (costumes « gothic » du rock métal, recours au noir et blanc, références psychanalytiques etc.). Ce soir, rien de tel. Point de décors, juste quelques éléments mobiles, étranges, païens, d’origines et de cultures archaïques, intemporelles : une masse rocheuse élément de forteresse, un portique de bois sculpté, cinq totems-tikis apparentés, inégaux, aux figures fascinantes, une dizaine de colonnes lumineuses, changeantes, c’est à peu près tout. Les variations du cadre de scène, tant dans ses dimensions que dans sa profondeur, les éclairages recherchés et pertinents suffiront à renouveler les tableaux. La couleur y est essentielle, que l’on verra magnifiée dans les costumes, somptueux, de la plus belle facture, s’inscrivant dans le droit fil de ceux que dessina Nicolas Roerich pour la création du <em>Sacre du printemps</em>. Le recours ponctuel à la tournette, à la trappe, contribuera à l’animation du plateau. Mais surtout, la diffusion irrégulière, inexorable, depuis les cintres, de fines particules écarlates, jusqu’à constituer un tapis rouge, entraîne le spectateur dans l’horreur des dernières scènes.</p>
<p>L’ouvrage aurait dû s’intituler «&nbsp;Rodolphe&nbsp;», car c’est lui le personnage central, dont les interventions sont les plus nombreuses et les plus riches. Mais «&nbsp;la Nonne sanglante&nbsp;» accrochait davantage. Pour la plupart des chanteurs, il s’agit d’une prise de rôle. Dans celui, écrasant, de Rodolphe, <strong>Florian Laconi</strong> n’a rien à envier à l’incarnation qu’en donnait superbement Michael Spyres. Tous deux figurent parmi les meilleurs ténors propres à restituer dans toutes leurs qualités les grandes figures de nos opéras du XIXe S. Si la partition ne confie que deux véritables airs à notre héros, il est de la plupart des ensembles, et l’on admire son endurance vocale. La suprême aisance, la souplesse, l’égalité des registres, les aigus rayonnants sans qu’il lui soit nécessaire de projeter, les couleurs, tout est là.</p>
<p><strong>Erminie Blondel</strong> donne à Agnès la fraîcheur et la passion attendues. Ses deux duos, avec Rodolphe, puis, à la fin avec le comte, sont remarquables. La Nonne de <strong>Marie Gautrot</strong> impressionne par son autorité. Ses imprécations, les passages recto-tono sont servis par une voix sonore, aux appuis solides, toujours intelligible. Arthur, le page de Rodolphe, est confié à la délicieuse <strong>Jeanne Crousaud</strong>. Juvénile, ardente, ses couplets «&nbsp;l’espoir et l’amour dans l’âme&nbsp;» nous touchent, comme «&nbsp;un page de ma sorte&nbsp;», avec son contre-ut de toute beauté.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" class="size-medium wp-image-130746 alignright" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC7743-4-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200"></p>
<p>Des trois basses, <strong>Jérôme Boutillier</strong>, le Comte Luddorf, et son rival, le baron Moldaw, ici <strong>Luc Bertin-Hugault</strong>, participaient déjà à la distribution parisienne. L’un comme l’autre s’y montrent exemplaires&nbsp;: les phrasés, les couleurs, la parfaite articulation, le sens dramatique sont au rendez-vous. Les couplets du premier sont un moment de bonheur vocal. Le Pierre l’Ermite que campe <strong>Thomas Dear</strong> est spectaculaire. La carrure comme la voix sont à la mesure du personnage, tyrannique et inquiétant. Bien qu’Anna et Fritz soient de petits rôles, il faut souligner les qualités d’émission de <strong>Charlotte Bonnet</strong> et de <strong>Raphaël Jardin</strong>, dans leur charmant duetto.</p>
<p>Les chœurs, magnifiques de cohésion et de projection, préparés par <strong>Laurent Touche</strong>, n’appellent que des éloges. Obligés, mais originaux, le chœur des soldats, celui des buveurs, mais surtout le chœur des morts (4) impressionnent par leurs caractères propres et leur force. Malgré sa longueur, la partition, d’une grande richesse d’invention, fait la part belle aux petits ensembles comme aux soli, illustrant fort bien l’action. Les nombreuses pages purement symphoniques, de l’ouverture au ballet, en n’oubliant pas la grande scène des morts, après l’intermède fantastique, sont autant de réussites. Familier du répertoire lyrique français, émule de Georges Prêtre, <strong>Paul-Emmanuel Thomas</strong> permet à l’Orchestre symphonique Saint-Etienne Loire, aux solistes et aux nombreux chœurs de donner le meilleur d’eux-mêmes. La direction, tour à tour, énergique, dramatique et poétique, restitue avec bonheur les climats et les évolutions propres à chaque scène.</p>
<p>Laurent Bury, rendant compte pour <em>Forumopéra</em> de la recréation conduite par Laurence Equilbey, concluait en souhaitant à <em>la Nonne sanglante</em> de «&nbsp;toujours se situer aux mêmes sommets&nbsp;». Non seulement, cette nouvelle production y parvient sans peine, par une distribution quasi idéale, mais, aussi par une mise en scène beaucoup plus pertinente. &nbsp;De longues ovations d’un public conquis ont salué chacun et tous. On souhaite à cette courageuse et belle réalisation d’être partagée par d’autres institutions lyriques, elle le mérite pleinement.</p>
<p></p>
<p>(1) Depuis 1854, il avait fallu attendre 2018 pour que l’Opéra-Comique l’inscrive à son programme. <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/la-nonne-sanglante-game-of-nonnes/">Un DVD (Naxos) en a conservé la réalisation</a>. Auparavant, en 2010, CPO avait diffusé en CD une intégrale où la distribution ne comportait aucun chanteur francophone…</p>
<p>(2) Imposé par le Second Empire à ses débuts, l’ordre moral ne pouvait supporter ni le titre, ni le livret.</p>
<p>(3) Il avait déjà signé <em>La Dame blanche</em> (Boieldieu, 1825), une <em>Somnambule</em> (Hérold, 1827), <em>Robert le Diable</em> (Meyerbeer, 1831), entre autres.</p>
<p>(4) Un dossier fort complet relatif à cet ouvrage, signé Yonel Buldrini,<a href="https://www.forumopera.com/v1/dossiers/nonne_sanglante/Nonne_sanglante_gounod.pdf"> a été publié sur le site</a>.&nbsp;</p>
<p>(5) Où Gounod va aussi loin que Weber dans la scène de la Gorge aux loups du <em>Freischütz.</em></p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-la-nonne-sanglante-saint-etienne/">GOUNOD, La nonne sanglante &#8211; Saint-Etienne</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Aida en Mayenne : l’opéra pour tous, jusqu’où ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/aida-en-mayenne-lopera-pour-tous-jusquou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Jun 2018 05:51:21 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/aida-en-mayenne-lopera-pour-tous-jusquou/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Metteur en scène, notamment de Philémon et Baucis à Tours cette saison, Julien Ostini propose pour la 2e année consécutive les 19 et 21 juillet prochains un opéra en plein air à Linières dans ce désert lyrique qu’est la Mayenne. Objectif avoué : ouvrir l’opéra à tous. Comment ? En portant à l’affiche des œuvres &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/aida-en-mayenne-lopera-pour-tous-jusquou/"> <span class="screen-reader-text">Aida en Mayenne : l’opéra pour tous, jusqu’où ?</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/aida-en-mayenne-lopera-pour-tous-jusquou/">Aida en Mayenne : l’opéra pour tous, jusqu’où ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Metteur en scène, notamment de <em><a href="https://www.forumopera.com/philemon-et-baucis-tours-gounod-offenbache">Philémon et Baucis </a></em><a href="https://www.forumopera.com/philemon-et-baucis-tours-gounod-offenbache">à Tours cette saison</a>, <strong>Julien Ostini</strong> propose pour la 2e année consécutive les 19 et 21 juillet prochains un opéra en plein air à Linières dans ce désert lyrique qu’est la Mayenne. Objectif avoué : ouvrir l’opéra à tous. Comment ? En portant à l’affiche des œuvres piliers du répertoire – <em><a href="http://cdt53.media.tourinsoft.eu/upload/FMA-aida-linieres.jpg">Aida </a></em><a href="http://cdt53.media.tourinsoft.eu/upload/FMA-aida-linieres.jpg">cet été</a>, <em>Carmen</em> l’an passé – à des prix défiant toute concurrence : 5€ en seconde catégorie, 15€ en première. Son secret : le bénévolat. Tous les artistes, professionnels, se produisent gratuitement ; les villages environnants se mobilisent pour créer les décors, les costumes mais aussi pour loger la cent-cinquantaine d’artistes participants. Trois-cent personnes au total sont engagées dans ce projet entièrement autofinancé. Après avoir loué l’audace d’une telle entreprise, après avoir admiré le courage et l’énergie qu’il a fallu déployer pour parvenir à convaincre et motiver les partenaires, après avoir formé des vœux mérités de succès renouvelé, survient la question qui fâche, non sans relation avec <a href="https://www.forumopera.com/actu/chanteurs-lyriques-francais-oui-mais-a-quel-prix">l’enquête menée l’année dernière sur les défraiements des chanteurs lyriques</a> :  la gratuité du travail, pratique désormais fréquente dans bon nombre de festivals, petits et grands, est-elle la seule solution pour que subsiste le spectacle vivant en général, l’opéra en particulier ?</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/aida-en-mayenne-lopera-pour-tous-jusquou/">Aida en Mayenne : l’opéra pour tous, jusqu’où ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>GOUNOD, Philémon et Baucis — Tours</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/philemon-et-baucis-tours-gounod-offenbache/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 16 Feb 2018 06:58:01 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-offenbach/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Avec Rennes (Le Médecin malgré lui en septembre dernier) et Saint-Etienne (Faust en juin prochain), Tours est l’un des très rares théâtres français à avoir décidé d’honorer le bicentenaire Gounod. Distinction supplémentaire, c’est un titre devenu rarissime qui représente cette fois le père de Mireille : Philémon et Baucis, opéra-comique mythologique, qui présente à ce titre &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/philemon-et-baucis-tours-gounod-offenbache/"> <span class="screen-reader-text">GOUNOD, Philémon et Baucis — Tours</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/philemon-et-baucis-tours-gounod-offenbache/">GOUNOD, Philémon et Baucis — Tours</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec Rennes (<em>Le Médecin malgré lui</em> en septembre dernier) et Saint-Etienne (<em>Faust</em> en juin prochain), Tours est l’un des très rares théâtres français à avoir décidé d’honorer le bicentenaire Gounod. Distinction supplémentaire, c’est un titre devenu rarissime qui représente cette fois le père de <em>Mireille</em> : <em>Philémon et Baucis</em>, opéra-comique mythologique, qui présente à ce titre une double difficulté. D’une part, le sujet ne dit plus grand-chose au public, et il n’est pas certain que cette histoire de couple-modèle qui continue à s’aimer à plus de 80 ans se laisserait transposer comme c’est désormais l’habitude, même dans un hospice gériatrique à la Warlikowski. D’autre part, qui dit opéra-comique dit dialogues parlés, ce qui limite évidemment la diffusion de l’œuvre à l’étranger, mais aussi un état d’esprit bien spécifique à un lieu et à une époque : un genre lyrique un peu gentil, un peu sérieux, bref difficilement acceptable pour notre époque friande de méchanceté et de loufoquerie. Rien de tel dans <em>Philémon et Baucis</em>, mais une aimable comédie où le marivaudage ne va vraiment pas bien loin, et où l’on se bat verbalement à fleurets très mouchetés. Que faire d’une telle œuvre, comment la présenter aujourd’hui ? <strong>Julien Ostini</strong> a trouvé une solution : il suffisait de l’« offenbacher ». Après tout, une comédie mythologique, n’est-ce pas la recette employé par Meilhac et Halévy pour <em>La Belle Hélène</em>, par Crémieux et Halévy pour <em>Orphée aux enfers</em>, deux des chefs d&rsquo;oeuvre d&rsquo;Offenbach ? Alors autant utiliser les méthodes employées de nos jours pour ce genre d’œuvre, en truffant le texte de clins d’œil à notre actualité. Elle sera politique, ici, et Jupiter sera « En Marche », il utilisera certaines expressions comme « En même temps » ou « Poudre de perlimpinpin ». Et au deuxième acte, la Bacchante adressera carrément à ses « camarades » un discours de campagne les incitant à prendre les armes contre l’exploiteur, avant que le dieu de dieu vienne les foudroyer, non sans s’être exclamé « Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? ». C’est un peu gras, ça tache (durant la bacchanale, on s’asperge de flots de peinture), le public aime beaucoup, et apprécie surtout ce deuxième acte dont l’œuvre se serait bien passée (sans cette partie ajoutée pour le chœur, on revient à l’intention initiale de Gounod, une comédie à seulement quatre personnages, comme <em>La Colombe</em>).</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/pbg65fbcmariepetry.jpg?itok=bKVwy_5c" title=" © Marie Pétry" width="468" /><br />
	 © Marie Pétry</p>
<p>Musicalement, cette « petite » œuvre n’en exige pas moins des chanteurs de premier plan, pour au moins deux des quatre rôles principaux. On passera sur la Bacchante de <strong>Marion Grange</strong>, passionaria efficace et très remuante mais au timbre peu agréable. Paradoxalement, Philémon est le rôle le moins exposé : aucun air en solo pour lui, rien que des duos et des ensembles. <strong>Sébastien Droy</strong> s’en tire bien, mais l’on entend que l’aigu est parfois difficile, et le ténor est presque entièrement couvert dans le trio avec Jupiter et Vulcain. Dans le rôle du dieu-forgeron cocu et boiteux, <strong>Eric Martin-Bonnet </strong>est obligé par la mise en scène de forcer le trait, en multipliant gros mots et expressions argotiques, qui tombent comme un cheveu sur la soupe au milieu du langage châtié du livret. Bien qu’habitué aux rôles de basse, le chanteur ne se différencie sans doute pas assez de son collègue baryton. Il faut dire qu’<strong>Alexandre Duhamel</strong> est un Jupiter particulièrement majestueux, doté d’une autorité irrésistible et de graves sonores. Le personnage domine le plateau et chacune de ses interventions est un régal. Parmi les nombreux rôles que Gounod écrivit pour Madame Carvalho, Baucis est l’un de ceux où il ne chercha pas à aller au-delà des moyens de ce rossignol tyrannique : <strong>Norma Nahoun</strong> y est charmante et elle affronte très crânement la virtuosité brillante de l’air « O riante nature », même si elle n’a pas tout à fait cette souveraine assurance dans le suraigu qui lui permettrait de rendre pleinement justice au rôle.</p>
<p>En fosse, <strong>Benjamin Pionnier</strong> défend l’œuvre dans ses beautés comme dans ses faiblesses (le fameux deuxième acte n’est pas forcément ce que Gounod a composé de meilleur). Au moins l’Orchestre symphonique Région Centre-Val de Loire-Tours prend-il au sérieux une partition qui le mérite amplement.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/philemon-et-baucis-tours-gounod-offenbache/">GOUNOD, Philémon et Baucis — Tours</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
