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	<title>Guillaume PAIRE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Guillaume PAIRE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>BIZET, Don Procopio &#8211; Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-don-procopio-clermont-ferrand/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Mariage]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 14 Oct 2025 04:01:00 +0000</pubDate>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="font-weight: 400;">En 1858, Bizet est à Rome, pensionnaire à la villa Médicis, et compose un <em>Te Deum</em> pour le concours Rodrigues de musique religieuse. Sa correspondance révèle combien il s’épanouissait peu dans cet exercice. Il décide donc, pour se divertir un peu, de s’atteler en parallèle à l’écriture d’un opéra dans le goût italien. Il se met en quête d’un livret d’opéra bouffe et choisit d’abord <em>Parisiana</em>, déjà mis en musique par Donizetti, avant de se rabattre finalement sur un livret de Carlo Cambiaggio, basse comique et impresario du début du XIXe siècle italien : <em>Don Procopio</em>. Le livret a lui aussi déjà été mis en musique plusieurs fois mais il contente Bizet par sa vivacité et son intrigue, proche de celle de <em>Don Pasquale</em>. Le vieux père de Bettina, Andronico, souhaite donner la main de sa fille à Procopio, un vieux barbon décati. Le frère de Bettina, Ernesto, et l’amant de la jeune fille, Odoardo, vont faire capoter le projet en révélant l’avarice de Procopio. Ainsi, tout est bien qui finit bien : Andronico accepte qu’Odoardo et Bettina se marient.</p>
<p style="font-weight: 400;">Dans une lettre adressée à sa mère, Bizet écrit : « Chose singulière et qui fera plaisir à papa, je fais de la musique italienne. Impossible de faire autre chose sur des paroles italiennes. Le ciel et le climat ont leur influence. Il est bien entendu que je ne change pas d’avis et que j’entends par bonne musique italienne : Rossini, Paër, la moitié de Donizetti et le quart de Bellini, le dixième de Verdi et le centième de Mercadante, et encore ! » Le jugement sur ses directs contemporains est sévère, mais de fait la musique qui jaillit de la plume du jeune Bizet rappelle surtout Rossini et Donizetti. On retrouve l’influence du premier dans les finales ou dans certains passages rapides, comme le trio « Se lei di parola » qui comprend une section ressemblant étrangement aux couplets de Don Profondo dans <em>Il viaggio a Reims</em>. On voit passer l’ombre du deuxième dans les cavatines et les duos tendres (Bettina et Odoardo) ou vifs (Bettina et Procopio), qui rappellent un peu la veine de <em>La Fille du régiment</em>. L’un des sommets de la partition se situe au début de deuxième acte (« Sulle piùme dell’amore ») : Bizet ne s’y trompera pas et réemploiera la musique de cette sérénade dans <em>La Jeune Fille de Perth</em>.</p>
<p style="font-weight: 400;">Cependant, la partition n’est pas qu’un pastiche de bonne facture : on y décèle déjà une personnalité musicale en germe. Surtout, on perçoit combien le futur Bizet saura puiser à l’occasion dans le style italien pour en tirer son langage propre. Évidemment, on s’en aperçoit dans <em>Le Docteur Miracle</em>, mais on peut aussi se demander si, par exemple, le finale du deuxième acte de Carmen n’a pas quelque chose de lointainement italien dans le style. Quoiqu’il en soit, et malgré de bons retours de la part de l’Académie de France à Rome, <em>Don Procopio</em> ne fut jamais donnée du vivant de Bizet. Retrouvée dans les papiers de Daniel Auber, l’œuvre ne fut créée à l’Opéra de Monte-Carlo qu’en 1907, en traduction française, avec des récitatifs ajoutés par Charles Malherbe. C’est cette version, publiée par Choudens, que l’équipe des Variétés lyriques a fait sienne pour le spectacle donné à Clermont-Ferrand.</p>
<p style="font-weight: 400;">Avec un décor d’une grande simplicité imaginé par <strong>Casilda Desazars</strong> – quelques modules colorés évoquant de petites maisons italiennes, une table de banquet côté cour, un mannequin revêtu d’une robe de mariée à jardin, une estrade pour les cinq musiciens en fond de scène et, descendant des cintres, quelques guirlandes d’ampoules et de fanions – la troupe des Variétés lyriques propose un spectacle enjoué et léger, créé en 2016 et repris à l&rsquo;occasion des 150 ans de la disparition de Bizet. <strong>Denis Mignien</strong>, également présent sur le plateau en tant qu’interprète, signe une mise en scène vive et habile, où chaque personnage trouve naturellement sa place et son tempérament. Procopio, sorte de croisement improbable entre Monsieur Hulot et le baron de Gondremarck de Laurent Pelly, avec son pantalon trop court, sa silhouette dégingandée et ses trois cheveux soigneusement peignés sur le crâne, est sans doute le plus désopilant du lot. Mais il n’est pas réduit au simple ridicule : Mignien lui confère une forme de maladresse tendre, presque touchante, qui le rend presque attachant. Autour de lui, Odoardo, Bettina, Ernesto, Andronico ou Eufemia relèvent tous du croquis bouffe, voire de la bande dessinée, mais ils sont incarnés avec l’humanité nécessaire à leur juste caractérisation.</p>
<p style="font-weight: 400;">L’action est transposée dans l’Italie d’après-guerre et l’orchestre réduit, composé de deux violonistes, un violoncelliste, un guitariste et un accordéoniste issus la <strong>Cappella Forensis</strong>, fleure vraiment bon le bal populaire italien. Les musiciens sont dès l’ouverture intégrés à l’action, présentés comme les instrumentistes venant accompagner la future cérémonie de mariage, et ils sont pris à partie par les chanteurs, notamment par Odoardo au moment de sa sérénade. L’arrangement musical de <strong>François Bernard</strong> séduit par sa cohérence et sa fraîcheur : l’accordéon apporte une densité chaleureuse à la palette souple et légère que déploient les cordes. En revanche, l’effectif atteint ses limites dans les grands ensembles, en particulier dans les finales d&rsquo;actes, où les voix tendent à dominer l’accompagnement, ce qui donne à entendre quelque chose de plutôt malingre, révélant d’ailleurs ici ou là quelques légers flottements d’intonation chez les chanteurs.</p>
<p>La distribution réunie est cependant d&rsquo;une belle homogénéité, avec un impayable <strong>Guillaume Paire</strong> dans le rôle de Don Procopio. L&rsquo;émission est franche et la voix est souple, ce qui lui permet d&rsquo;être proche du texte tout en relevant avec panache les défis de l&rsquo;écriture à l&rsquo;italienne. Mêmes remarques pour l&rsquo;Ernesto de <strong>Denis Mignien</strong>, à la voix souple et claire, élégamment conduite, avec une émission où couverture et ouverture s&rsquo;équilibrent idéalement. <strong>Rémy Poulakis</strong> est un Odoardo ardent, à la voix plus ample et métallique que ses partenaires, un timbre plus « lyrique », mais cela ne l&#8217;empêche pas d&rsquo;offrir de délicats aigus en voix mixte dans sa sérénade et le duo qui suit. Très engagé sur le plan dramatique, <strong data-start="1351" data-end="1367">Ronan Debois</strong> incarne un Andronico à la fois vif et élégant. On retrouve chez lui ce juste équilibre entre parole et chant, cette clarté de la déclamation et ce naturel scénique qui conviennent idéalement au répertoire bouffe. Côté féminin, <strong data-start="1601" data-end="1621">Alexandra Hewson</strong> prête à Bettina un piquant réjouissant. La voix, légère mais qui se pare d&rsquo;un beau métal, possède un éclat qui donne au personnage toute son épaisseur, entre espièglerie et émotion. Enfin, <strong>Jazmin Black-Grollemund</strong> apparaît peu mais fait forte impression dans le premier numéro, grâce à une voix bien timbrée et agile.</p>
<p>Dans la jolie bonbonnière du Théâtre-Opéra de Clermont-Ferrand, cette redécouverte de <em data-start="1675" data-end="1689">Don Procopio</em> a donc tout du cadeau délicat : un opéra rare, un esprit de troupe communicatif et une mise en scène pleine d’allant. Les Variétés lyriques rappellent combien la légèreté de Bizet, sa verve et son sens du théâtre se manifestaient déjà à l&rsquo;âge de vingt ans et combien cette musique, écrite sous le soleil d’Italie, garde aujourd’hui encore son éclat juvénile.</p>
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		<title>La Finta Giardiniera, un pari lyrique à Roanne</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-finta-giardiniera-un-pari-lyrique-a-roanne/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 09 Apr 2019 05:21:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« Créer, au XXIe siècle, en province, ne relève pas tant de l’exploit que du choix : celui de défendre un modèle, une idée et un avenir. ». Il en faut pourtant de l’audace pour représenter un opéra dans une ville française de moins de 50.000 habitants dépourvue de tradition lyrique. C’est le pari osé par Les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>« C<em>réer, au XXIe siècle, en province, ne relève pas tant de l’exploit que du choix : celui de défendre un modèle, une idée et un avenir. </em>». Il en faut pourtant de l’audace pour représenter un opéra dans une ville française de moins de 50.000 habitants dépourvue de tradition lyrique. C’est le pari osé par Les Variétés lyriques avec <em>La Finta Giardiniera </em>le 30 avril prochain, première production en partenariat avec le Théâtre municipal de Roanne. « <em>Cette œuvre de jeunesse de Mozart est en tout point l’œuvre idéale à monter : symbole de la jeunesse fougueuse des artistes de la compagnie et de leur tendre insolence face aux anciens modèles établis</em> », explique <strong>Guillaume Paire</strong>, le fondateur et directeur artistique de la compagnie. « <em>Dans une société repue de divertissements, l’art lyrique paraît élitiste et exclusif&#8230; Faut-il le dépoussiérer ? Je ne le pense pas. Un simple coup de chiffon sur nos outils suffira. Ils seront ainsi sensibles, beaux et intelligents. Le public entier saura alors se réapproprier cet art qui est le sien.</em> », explique celui qui, baryton, interprètera le rôle de Nardo dans cette nouvelle production. Autour de lui, d&rsquo;autres jeunes artistes telle <strong>Alexandra Hewson </strong>qui fut Eurydice dans <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/orphee-aux-enfers-nancy-nunc-est-bibendum"><em>Orphée aux Enfers</em> à Nancy en 2015</a> et l&rsquo;ensemble Les Frivolités parisiennes. Utopie ? Peut-être, mais l’opéra n’est-il pas par définition chimère ? <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.theatrederoanne.fr/tous-les-spectacles-705/2019/4/30/la-finta-giardiniera-5027.html?cHash=696bb47e80818d83ae1756d9b948a081">Plus d’informations</a>.</p>
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		<title>MISRAKI, Normandie — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/normandie-paris-ruban-bleu/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Marcel Humbert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 12 Feb 2019 06:35:30 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans son compte rendu de l’enregistrement de 1956, Laurent Bury souligne « cette diction impeccable qui laisse rêveur de nos jours – comment faisaient donc ces artistes pour être à tout instant compréhensibles lorsqu’elles chantaient ? ». Eh bien ne rêvons plus, car les Frivolités parisiennes relèvent haut la main le défi de la diction, que &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Dans son <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/cd/normandie-elle-etait-swing">compte rendu de l’enregistrement de 1956</a>, Laurent Bury souligne « cette diction impeccable qui laisse rêveur de nos jours – comment faisaient donc ces artistes pour être à tout instant compréhensibles lorsqu’elles chantaient ? ». Eh bien ne rêvons plus, car les <strong>Frivolités parisiennes</strong> relèvent haut la main le défi de la diction, que l’on a le grand plaisir ce soir de qualifier d’impeccable. Mais ce n’est pas tout, et la troupe sait aussi s’identifier de manière confondante au style de l’époque, comme elle le fait à chaque nouvelle production. Ici, ça swingue, le rythme est effréné, jamais un temps mort, et alors que l’enregistrement ne nous offrait qu’une heure et demie, ce spectacle de deux heures et demie avec tous les couplets des airs, et des textes parlés parfaitement joués, passe comme un éclair, au milieu des rires (des spectateurs), des nombreux applaudissements, et de la bonne humeur générale.</p>
<p>Il faut dire que l’œuvre a été créée sous le Front populaire après d’importantes luttes sociales, période qui n’est pas sans rappeler les moments que nous vivons aujourd’hui (air « On n’est jamais content de ce qu’on a… »). Mais en même temps, elle surfe sur l’un des grands évènements de l’époque, le lancement et les premières traversées du Normandie, le plus grand paquebot du monde et parangon des Arts décoratifs. De son côté, la musique est bien dans l’air du temps, Frank Churchill n’est jamais loin, ni Oscar Straus et ses <em>Trois valses</em>, alors que <em>My Fair Lady </em>perce déjà…. Mais les chanteurs-comédiens-danseurs ne forcent pas sur la connivence et évitent  les effets appuyés, leur préférant une certaine distanciation qui replace au second degré beaucoup d’effets comiques, réjouissant d’autant plus l’assistance. Même si peu de jeunes dans la salle en possèdent toutes les clés, comme par exemple que le Sphinx dont on parle souvent dans le spectacle était la grande et luxueuse maison close de Montparnasse ouverte en 1931. La mise en scène de <strong>Christophe Mirambeau</strong>, d’une redoutable efficacité, s’appuie sur des éléments scéniques simples – de grandes lettres qui composent des mots pour désigner soit un lieu, soit le sens d’une scène – et des costumes féminins de <strong>Casilda Desazars </strong>d’une classe digne des passagères de première classe du Normandie.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/normandie_-_photo_lauralie_blenet_11bd.jpg?itok=sIOiiaih" title="© Photo Lauralie Blenet" width="468" /><br />
	© Photo Casilda Desazars</p>
<p>Le trio féminin, héritier des trois cousines de La Périchole et des trois petites écolières du Mikado, campe trois personnages bien différenciés selon les règles du genre, qui coursent respectivement le télégraphiste, le professeur d’éducation physique du bord, et un garçon d’ascenseur passager clandestin. <strong>Mylène Bourbeau </strong>(Betty), <strong>Marion Tassou</strong> (Barbara) et <strong>Caroline Michel </strong>(Margaret) ont des voix lyriques délicieuses et une technique vocale bien assurée. Dans un genre tout différent, <strong>Sandrine Buendia</strong> (Catherine) est une éblouissante croqueuse de diamants dont les attitudes parodient Rita Hayworth (<em>Gilda</em>) tandis qu’elle tisse avec humour une solide toile d’araignée pour attraper les pigeons de passage. La voix est charnue et sensuelle, la comédienne irrésistible, un régal. Les autres personnages féminins sont tout aussi bien campés, que ce soit l’amusante et autoritaire mère du pasteur (<strong>Caroline Roëlands</strong>) ou le quatuor d’affriolantes jeunes filles.</p>
<p>Côté masculin, les jeunes prétendants Roland (<strong>Guillaume Paire</strong>), Georges (<strong>Pierre Babolat</strong>) et Petit Louis (<strong>Guillaume Beaujolais</strong>) maintiennent un excellent équilibre vocal avec leurs soupirantes, tout en apportant un contrepoint comique aux pères milliardaires de ces jeunes femmes, Jim (<strong>Jeff Broussoux</strong>), Ralph (<strong>Denis Mignien</strong>) et John (<strong>Richard Delestre</strong>), qui ont bien fait d’éviter l’accent américain. Tous savent parfaitement, tout comme leurs consœurs, chanter, danser et jouer la comédie, ce que font également très bien <strong>Halidou Nombre</strong>, très élégant barman, et <strong>Guillaume Durand</strong>, amusant et bondissant pasteur habitué à jouer des claquettes au Sphinx (un peu comme Sim dans une boîte de nuit avec sa <em>Jolie petite libellule</em> dans <em>Elle Boit pas…</em>!), sans oublier <strong>Patrick Laviosa</strong>, le chef-Commandant qui en plus du piano et de l&rsquo;accordéon, assure la bonne marche du navire transatlantique… et celle d’un orchestre sensationnel. Bref, un spectacle vraiment épatant, d’où l’on sort avec le sourire aux lèvres et des refrains entraînants plein les oreilles. Avec en prime une maxime philosophique : rien n’a trop d’importance, et au total, <em>Ça vaut mieux que d’attraper la scarlatine</em> !</p>
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		<title>« La traviata » par Opéra.3 : Violetta, c’est ma voisine</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-traviata-par-opera3-violetta-cest-ma-voisine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marie-Laure Machado]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Feb 2018 16:22:21 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après Lakmé, Rigoletto, La Flûte Enchantée, Didon et Enée et une Carmen comico-culinaire, la compagnie-Opéra.3 propose en version abrégée La traviata. L’idée est de pouvoir représenter le chef d’œuvre de Verdi dans tous les lieux possibles et imaginables (écoles, hôpitaux, prisons) à des prix abordables. Sans falbalas, sans décor, ni détails superfétatoires, avec seulement deux tabourets et deux pupitres sur le plateau, la soprano Cécile Achille, en intense demi-mondaine, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p align="left">Après <em>Lakmé</em>, <em>Rigoletto</em>, <em>La</em> <em>Flûte</em> <em>Enchantée</em>, <em>Didon</em> <em>et</em> <em>Enée</em> et une <em>Carmen</em> comico-culinaire, la compagnie-Opéra.3 propose en version abrégée <em><u><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.compagnie-opera3.fr/traviata">La traviata</a></u></em>. L’idée est de pouvoir représenter le chef d’œuvre de Verdi dans tous les lieux possibles et imaginables (écoles, hôpitaux, prisons) à des prix abordables. Sans falbalas, sans décor, ni détails superfétatoires, avec seulement deux tabourets et deux pupitres sur le plateau, la soprano <strong>Cécile</strong> <strong>Achille</strong>, en intense demi-mondaine, va mettre à nu son amour fou pour le romantique Alfredo, face à l’intraitable Giorgio Germont. Les deux seront interprétés par le baryton <strong>Guillaume</strong> <strong>Paire.</strong> A l’origine du projet, Jeanne Debost a réuni une équipe artistique énergique et efficace. La sincérité de l&rsquo;approche, musicale et scénique, le regard neuf porté sur l’œuvre, justifient que l’on s’attarde sur cette adaptation originale, où des ornements jazz, rock, tango s&rsquo;ajouteront aux sanglots et frissons de la musique de Verdi.</p>
<p>Trois avant-premières de ce spectacle sont gratuitement ouvertes à tous ce vendredi 23 février à 14h-15h-16h, en s’inscrivant <u><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfe-glZ6AoDYQUh8oN2qwOUMEXHFu7ocp5JiaaXP-3NGTKw3w/viewform">via ce lien</a></u>, (dans la limite des places disponibles). Pourquoi ne pas tenter l’aventure ?</p>
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		<title>YVAIN, Gosse de riche — Paris</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gosse-de-riche-paris-avec-lfp-jamais-de-rates/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 19 Apr 2017 08:31:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Au fil des saisons, on en vient à se poser cette question existentielle : l’ensemble Les Frivolités Parisiennes serait-il capable de ne pas réussir un spectacle ? Après le succès d’entreprises aussi téméraires ou improbables que la résurrection de Don César de Bazan de Massenet, du Farfadet d’Adolphe Adam ou du Petit Duc de Lecocq, on finit &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/gosse-de-riche-paris-avec-lfp-jamais-de-rates/"> <span class="screen-reader-text">YVAIN, Gosse de riche — Paris</span> Lire la suite »</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Au fil des saisons, on en vient à se poser cette question existentielle : l’ensemble Les Frivolités Parisiennes serait-il capable de ne pas réussir un spectacle ? Après le succès d’entreprises aussi téméraires ou improbables que la résurrection de <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/don-cesar-de-bazan-paris-il-surgit-tout-arme-ou-presque"><em>Don César de Bazan</em> de Massenet</a>, du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/le-farfadet-par-lfp-a-ne-pas-manquer"><em>Farfadet </em>d’Adolphe Adam</a> ou du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/le-petit-duc-paris-friandise-delicieusement-acidulee"><em>Petit Duc</em> de Lecocq</a>, on finit par se demander s’il est possible qu’un jour « LFP » nous déçoive.</p>
<p>En effet, la dernière création du groupe dirigé par Mathieu Franot et Benjamin El Arbi s’inscrit dans une liste toujours plus longue de spectacles suprêmement réjouissants. Et les heureux mélomanes qu’avait ravis <em>Yes !</em> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/yes-indeed-yes-we-can-a-paris">au Café de la Danse en janvier 2016</a> pouvaient se douter que <em>Gosse de riche</em> du même Maurice Yvain promettait de semblables délices. Cette comédie musicale de 1924 se situe chronologiquement entre <em>Ta bouche </em>(1922) et <em>Pas sur la bouche</em> (1925). Avec son complice Henri Falk, Jacques Bousquet (scénariste des adaptations cinématographiques de <em>Mam’zelle Nitouche </em>et de <em>Dédé</em>) devait à nouveau collaborer avec le compositeur en 1929 pour <em>Jean V</em>. S’ils n’égalent pas la verve d’un Albert Willemetz, ces deux librettistes n’en surent pas moins offrir à Maurice Yvain une très bonne pièce de boulevard sur laquelle greffer airs et ensembles. Quant à la musique, si elle n’inclut aucun des tubes qui ont fait le succès planétaire de <em>Là-haut</em>, elle est toujours entraînante et, dans les passages sentimentaux, elle égale ce dont était capable Messager à la même époque. Dirigé avec vigueur par <strong>Jean-Yves</strong> <strong>Aizic</strong>, qui officiait déjà au piano pour <em>Yes !</em>, le Frivol’ Ensemble assure dans la fosse (ou plutôt au pied de la scène, à la place des premiers rangs d’orchestre).</p>
<p>Sur la très petite scène du Théâtre Trévise, où le spectacle est arrivé après sa création à Saint-Dizier, port d’attache régulier des Frivolités, le décor est réduit à sa plus simple expression, mais l’on apprécie les charmants costumes de <strong>Daniella Telle</strong>, qui transportent l’œuvre dans les années 1950 ; le texte utilisé semble d&rsquo;ailleurs être le fruit d’une révision datant de l’après-guerre, car il inclut quelques allusions qui semblent plus liées aux <em>fifties</em> qu’aux Années Folles, à moins que ces adaptations ne soient l’œuvre du dramaturge <strong>Christophe Mirambeau</strong>. Dénuée de toute vulgarité malgré la pantalonnade de l’intrigue, la mise en scène fait mouche : elle est signée <strong>Pascal Neyron</strong>, à qui l’on devait déjà la réussite du <em>Farfadet</em>. Il faut préciser qu’elle s’appuie sur une excellente équipe de chanteurs-acteurs grâce auxquels les dialogues parlés passent comme une lettre à la poste.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="191" src="/sites/default/files/styles/large/public/visuel_gosse_de_riche-1-m-c_behue.jpg?itok=eNH4PIdy" title="A. Martin-Varroy, D. Lorthiois, C. Duval, G. Paire, A. Pirie, L. Raud, O. Podesta  © M.-C. Behue" width="468" /><br />
	A. Martin-Varroy, D. Lorthiois, C. Duval, G. Paire, A. Pirie, L. Raud, O. Podesta  © M.-C. Behue</p>
<p>Bien sûr, on retrouve ici quelques artistes associés aux Frivolités Parisiennes depuis plusieurs spectacles. Pour une fois, <strong>Charlène Duval</strong> hérite d’un rôle dénué de toute extravagance, auquel son interprétation donne malgré tout une grande saveur. On est ravi de revoir <strong>Olivier Podesta</strong>, déjà irrésistible dans <em>Yes !</em>, et qui confère au personnage de Léon Mézaize le maximum de relief. <strong>Alexandre Martin-Varroy</strong> faisait lui aussi partie de la distribution de <em>Yes ! </em>et l’on apprécie à nouveau son timbre grave dans ce rôle de père dont il n’a pourtant pas l’âge. Applaudie notamment dans la revue <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/paris-cheries-paris-que-cest-bon-detre-frivole"><em>Paris Chéries</em></a>, <strong>Léovanie Raud </strong>impose une aisance confondante, et une diction qui permet de ne pas perdre une syllabe de ce qu’elle chante.</p>
<p>Les nouveaux-venus ne passent pas inaperçus. Surtout entendue dans un répertoire sérieux (<em>Armida</em> de Haydn, <em>Don Giovanni&#8230;</em>), <strong>Dorothée Lorthiois</strong> possède un timbre d’une délicieuse fraîcheur et une présence scénique ; dommage seulement que son texte ne soit pas toujours totalement intelligible. Simple comparse dans <em>La Grande-duchesse de Gérolstein </em>adaptée en 2013 par Les Brigands, le baryton <strong>Guillaume Paire </strong>se montre tout à fait à la hauteur d’une musique plus exigeante qu’il n’y paraît. Mais nous avons gardé le meilleur pour la fin : si l’on ne craignait le risque de blasphème envers les dieux du théâtre, on écrirait que la stupéfiante <strong>Ariane Pirie</strong> est la réincarnation de Pauline Carton. Extraordinaire baronne Skatinkolovitz, elle fait de chacune de ses interventions un sommet, et l’on n’est pas près d’oublier « Avez-vous compris » ou « Combine », par exemple. Espérons que les Frivolités Parisiennes la réengageront bientôt pour d’autres personnages du même acabit !</p>
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