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	<title>Thomas QUASTHOFF - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Thomas QUASTHOFF - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Il n’y a pas que les nightclubs à Ibiza</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/il-ny-a-pas-que-les-nightclubs-a-ibiza/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Feb 2022 11:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ibiza, l’été et ses jet-setters sont bien installés dans notre imaginaire collectif. C’est pourtant catégoriser un peu vite une île qui offre d’autres attraits. Une occasion de les découvrir hors saison se présente avec la création d’un festival, Ibiza clasico du 20 au 25 avril prochain, cette année autour de Mozart, sous la houlette de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ibiza, l’été et ses jet-setters sont bien installés dans notre imaginaire collectif. C’est pourtant catégoriser un peu vite une île qui offre d’autres attraits. Une occasion de les découvrir hors saison se présente avec la création d’un festival, Ibiza clasico du 20 au 25 avril prochain, cette année autour de Mozart, sous la houlette de <strong>Martin Engstroem </strong>et <strong>Avi Shoshani</strong>, déjà aux commandes de la programmation du festival de Verbier. C’est d’ailleurs l’orchestre de chambre du festival suisse qui sera présent en fosse. <strong>Thomas Quasthoff</strong>, <strong>Denis Matsuev</strong>, <strong>Lahav Shani </strong>figurent parmi les invités. Côté lyrique, on retiendra un récital de <strong>Charles Castronovo</strong> le vendredi 22 avril et surtout des <em>Noces de Figaro</em> le lendemain avec une jeune mais prometteuse distribution (<strong>Anna el Khashem</strong>, <strong>Nardus Williams</strong>, <strong>Benjamin Russell</strong>) dirigée par le non moins jeune <strong>Christoph Koncz</strong> fréquemment invité par les musiciens du Louvre.</p>
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		<title>Verbier sur de bonnes ondes</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/verbier-sur-de-bonnes-ondes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Claire-Marie Caussin]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 21 Jul 2018 05:26:12 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est un double anniversaire que les mélomanes fêtent en ce mois de juillet : si le festival de Verbier en est à sa vingt-cinquième édition, son partenaire Medici.tv souffle ses dix premières bougies et, pour l’occasion, nous fait un beau cadeau. En effet aura lieu le 25 juillet une journée spéciale sur la chaîne, qui diffusera &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est un double anniversaire que les mélomanes fêtent en ce mois de juillet : si le festival de Verbier en est à sa vingt-cinquième édition, son partenaire <a href="https://www.medici.tv/fr/">Medici.tv</a> souffle ses dix premières bougies et, pour l’occasion, nous fait un beau cadeau. En effet aura lieu le 25 juillet une journée spéciale sur la chaîne, qui diffusera pas moins de dix heures de concerts live, d’interviews et d’archives du festival. Temps fort de cette journée riche en musique : le concert de gala retransmis depuis la salle des Combins où le lyrique sera représenté par le baryton <strong>Thomas Quasthoff</strong>, habitué des lieux et figure emblématique de Verbier, notamment grâce à ses masterclasses. Il partagera la scène avec (excusez du peu !) <strong>Martha Argerich</strong>, <strong>Renaud Capuçon</strong>, <strong>Evgeny Kissin </strong>et <strong>Leonidas Kavakos</strong> parmi tant d’autres, ainsi que le nouveau directeur musical du Verbier Festival Orchestra, <strong>Valery Gergiev</strong>.</p>
<p>Si le programme est encore inconnu, l’affiche laisse présager un anniversaire dignement célébré et on se réjouit de pouvoir participer, même de loin, aux festivités.</p>
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		<title>Thomas Quasthoff : The Complete RCA Recordings</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/thomas-quasthoff-the-complete-rca-recordings-thomas-quasthoff-en-sa-jeunesse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Jun 2018 05:29:15 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce coffret, réédition en série économique, vient opportunément nous rappeler le grand baryton-basse qu’est Thomas Quasthoff. Sans compter ses immersions dans le jazz, rares sont les œuvres importantes écrites pour sa voix qu’il n’ait abordées. Le programme en est attrayant :  trois CD de lieder de Schubert et de Schumann, essentiels, et des airs de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce coffret, réédition en série économique, vient opportunément nous rappeler le grand baryton-basse qu’est <strong>Thomas Quasthoff</strong>. Sans compter ses immersions dans le jazz, rares sont les œuvres importantes écrites pour sa voix qu’il n’ait abordées. Le programme en est attrayant :  trois CD de lieder de Schubert et de Schumann, essentiels, et des airs de concerts écrits pour basse par Mozart, avec quelques airs d’opéras.</p>
<p>Est-il partition vocale davantage et mieux illustrée que <em>Winterreise</em>, l’aboutissement de l’art schubertien ? C’est possible, mais force est de reconnaître que les dizaines de versions disponibles, réunissant les plus grands chanteurs comme les meilleurs pianistes, nous incitent à multiplier les galettes.  Celle retenue pour ce coffret est la toute première – et la meilleure – qu’il grava, il y a vingt ans.  Dès la marche inexorable de <em>Gute Nacht</em>, on est en dehors des sentiers battus. La variété des climats surprend : accablé, enfiévré, avec d’étonnantes accélérations et suspensions, le lied annonce bien les choix interprétatifs. L’expression est superlative,  servies par une diction exemplaire : les moyens vocaux de ses débuts, avec des aigus clairs comme un medium et des graves bien timbrés. Le souffle, long, est au service de phrasés également étonnants. Halluciné, véhément, accablé, pensif, l’intelligence de la déclinaison musicale du texte est manifeste, comme la liberté, partagée par <strong>Charles Spencer</strong>, pianiste préféré de Christa Ludwig.</p>
<p>Des lieder de Schubert d’après Goethe constituent l’essentiel du deuxième CD. L’ensemble est réjouissant, toutes les qualités signalées sont bien présentes. La gravité dramatique, violente et désespérée de <em>Prometheus</em>, la progression des variations de <em>Ganymed</em>, la légèreté de <em>Der Musensohn</em>, tout est juste, Thomas Quasthoff et son partenaire confèrent à ces interprétations un ton personnel qui en renouvelle l’approche.</p>
<p>De Schumann, l’enregistrement propose, entre deux cycles très connus, <em>Dichterliebe</em> et le <em>Liederkreis</em> sur des poèmes d’Eichendorff, le plus rare troisième volume des <em>Romances et ballades</em>, et <em>Belsatzar</em> (Heine). Boudé par la critique à sa sortie, qualifié même de « déroute », ce CD ne mérite pas une telle infamie. Ici encore, le baryton et son pianiste, <strong>Robert Szidon</strong>, impriment leur marque.  Le lyrisme et la sensibilité habitent chaque texte, dont la géniale parure musicale n’est qu’un attribut. Le célèbre<em> In der Fremde </em>qui ouvre le <em>Liederkreis</em> est superbe de vérité vocale et pianistique. Les nuages courent dans les arpèges du piano, soutenus par le flux du soutien vocal, un grand moment. Chaque lied appellerait un commentaire tant l’approche du chanteur et du piano est singulière. Tout est clair, le corollaire étant que l’on cherche parfois le mystère.</p>
<p>Mozart accompagne toute la carrière du chanteur.  Le dernier CD nous propose les cinq principaux airs de concert  écrits pour basse, suivis de trois airs de <em>la Flûte enchantée</em> (Sarastro, Papageno) un des <em>Noces de Figaro</em> (le comte, n°17)  et deux de<em> Don Giovanni</em> où il incarne tour à tour celui-ci (<em>Deh, vieni alla finestra</em>) et Leporello (<em>air du catalogue</em>). C’est la jeunesse et la vigueur du chant qui, d’emblée, impressionnent. A cet égard, Papageno lui convient davantage que Sarastro, à l’autorité insuffisante. L’orchestre, plus qu’honnête sous la direction de<strong> Jörg Faerber</strong>, lui tisse un bel écrin, particulièrement dans <em>Per questa bella mano</em>, avec la contrebasse solo, virtuose, mais humble. Une sorte de résumé de l’art de Mozart.</p>
<p>La réédition, économique, est dépourvue de tout livret, donc des textes chantés et de leur traduction. Mais les amateurs les trouveront aisément s’ils n’en disposent pas déjà.</p>
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		<title>Verbier 2017, en piste !</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/verbier-2017-en-piste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Dec 2016 05:49:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Sans lien aucun avec l&#8217;approche de l&#8217;hiver, le Verbier Festival en Suisse vient de révéler le programme de sa 24e édition, du 21 juillet au 6 août 2017. Comme toujours, l&#8217;art lyrique parvient à tirer son épingle d&#8217;un jeu encore plus symphonique que les autres années. Deux opéras, en version de concert, devraient satisfaire les &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Sans lien aucun avec l&rsquo;approche de l&rsquo;hiver, le Verbier Festival en Suisse vient de révéler le programme de sa 24<sup>e</sup> édition, du 21 juillet au 6 août 2017. Comme toujours, l&rsquo;art lyrique parvient à tirer son épingle d&rsquo;un jeu encore plus symphonique que les autres années. Deux opéras, en version de concert, devraient satisfaire les amateurs de grandes voix : <em>Salomé</em> d’une part, le 21 juillet en ouverture de festival, dirigée par <strong>Charles Dutoit</strong> avec <strong>Gun-Brit Barkmin</strong> dans le rôle-titre et <strong>Egils Silins</strong> en Iokanaan ; <em>Elektra</em>, d’autre part, confiée le 27 juillet à <strong>Esa-Pekka Salonen</strong> avec <strong>Thomas Hampson</strong> en Oreste aux côtés d’<strong>Ingela Brimberg </strong>et <strong>Lise Lindstrom</strong>. Parmi les autres rendez-vous vocaux, les chanteurs de la Verbier Festival Academy plancheront sur <em>Eugène Onéguine</em>, <strong>Ildar Abdrazakov</strong> sera en récital dans l’église le 2 août et <strong>Thomas Quasthoff</strong> reviendra mais en crooner chanter ses chansons préférées de jazz, blues et soul. Ouverture de la billeterie le mercredi 14 décembre prochain à 11h. Plus d’informations sur <a href="https://www.verbierfestival.com/">www.verbierfestival.com</a>.</p>
<p><iframe allowfullscreen="true" allowtransparency="true" frameborder="0" height="315" scrolling="no" src="https://www.facebook.com/plugins/video.php?href=https%3A%2F%2Fwww.facebook.com%2Fverbierfestival%2Fvideos%2F1205558316188687%2F&amp;show_text=0&amp;width=560" style="border:none;overflow:hidden" width="560"></iframe></p>
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		<item>
		<title>Johannes Brahms &#8211; Lieder</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/johannes-brahms-lieder-brahmsiade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Jul 2016 05:04:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Pendant treize ans, ces bandes ont langui dans les caves de la Deutsche Grammophon. A leur écoute, on serait bien en peine de dire pourquoi. Ont-elles été considérées comme trop peu vendeuses ? Un producteur distrait les a-t-il laissées au bas d’une pile ? Ou bien d’obscures histoires d’exclusivité ? Quoi qu’il en soit, ces 70 minutes de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Pendant treize ans, ces bandes ont langui dans les caves de la Deutsche Grammophon. A leur écoute, on serait bien en peine de dire pourquoi. Ont-elles été considérées comme trop peu vendeuses ? Un producteur distrait les a-t-il laissées au bas d’une pile ? Ou bien d’obscures histoires d’exclusivité ? Quoi qu’il en soit, ces 70 minutes de musique s’écoutent dans une félicité constante. De plus, elles constituent une porte d’entrée idéale dans le monde des lieder de Brahms, lesquels sont peu programmés si on compare à ceux de Schubert ou de Schumann, et sont d’un abord assez délicat. En choisissant de donner ici les deux cycles de <em>Liebeslieder-Walzer</em>, l’éditeur met en évidence le visage le plus aimable du compositeur, Brahms à son plus viennois, ensoleillé et charmeur. Les lieder de l’opus 94 sont également un choix avisé pour s’adresser au néophyte : leur force émotionnelle est d’un impact irrésistible. Il en va de même des morceaux épars qui complètent le programme, qui ont été choisi avec beaucoup de discernement, pour chaque fois offrir un aspect différent de l’art de Brahms. Le lyrisme dans « Botschaft », la rigueur de l’architecture dans « Wie bist du, meine Königin », l’impatience enthousiaste dans « Meine Liebe ist grün ».</p>
<p class="rtejustify">Autre écueil évité : la monotonie, qui guette pas mal d’albums de lieder, parce qu’un seul chanteur doit y varier presque à l’infini les atmosphères. Ici, ce sont pas moins de quatre chanteurs qui sont réunis, accompagnés de deux pianistes. Miracle du casting : tout en étant chacun des solistes confirmés, les participants forment une équipe soudée dans les <em>Liebeslieder</em> op.52 et 65, où les quatre voix sont traitées sur un pied d’absolue égalité par un compositeur très sûr de son contrepoint. Les autres lieder sont répartis de manière équitable.</p>
<p class="rtejustify">C’est le ténor <strong>Matthew Polenzani</strong> qui ouvre le feu, avec une voix idéalement souple et lumineuse, et une sorte d’héroïsme intime qui est difficile à décrire par les mots mais qui convient parfaitement dans ces délicates miniatures. Celui qui fut un merveilleux David des <em>Meistersinger</em> dans la production du Met de New York filmée en 2001 confirme qu’il est deux ans plus tard passé maître dans l’art du récital.  On regrette que sa carrière n’ait pas entre temps pris le virage qu’elle méritait.</p>
<p class="rtejustify">Changement total d’atmosphère avec <strong>Magdalena Kozena</strong>. C’est la fêlure, la misère de la femme délaissée qu’on entend ici, dans une voix qui évoque un cristal parcouru de nervures délicates. Le « Immer leiser wird mein Schlummer » est étreignant. La prestation <strong>d’Andrea Rost</strong> n’est pas présente sur le pré-CD envoyé à la presse musicale, mais le feu et la grâce qu’elle met dans les <em>Liebeslieder</em> sont de bon augure. A <strong>Thomas Quasthoff</strong> reviennent comme souvent le tragique et le funèbre. Le baryton sait toutefois jusqu’où aller dans l’expression sans détruire la ligne, et sa prestation est un modèle d’équilibre, sur la ligne de crête entre beauté et désespoir.</p>
<p class="rtejustify">Celui qu’il ne faut surtout pas oublier de mentionner, c’est <strong>James Levine</strong>, malgré le talent qu’il met à se faire petit. Constamment à l’écoute, prêt à relancer le discours, à fournir à ses chanteurs un appui solide, « Jimmy » renoue avec les qualités qui ont fait de lui un grand chef d’opéra : l’activité fébrile et l’énergie, jointes à une totale discrétion. Il est rejoint dans les <em>Liebeslieder</em> par un <strong>Yefim Bronfman </strong>qui délaisse les spots de sa carrière de soliste et les pyrotechnies virtuoses pour s’adonner à la joie toute simple de faire de la musique ensemble. Au total, un CD admirable, qui est à recommander à tous ceux qui ont encore peur de rentrer dans le monde fascinant des lieder de Brahms.</p>
<p> </p>
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		<title>Die Entführung aus dem Serail</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/die-entfuhrung-aus-dem-serail-un-enlevement-qui-ravit/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Dominique Joucken]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2015 05:33:32 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Inusable Deutsche Grammophon ! La marque au cartouche jaune fait les délices des mélomanes depuis 1898, et elle a accueilli depuis cette époque presque tous les grands noms de la musique classique. Rescapée à grand peine de la crise du disque, elle a certes dû diversifier son offre (et offrir un peu trop de cross-over aux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p class="rtejustify">Inusable Deutsche Grammophon ! La marque au cartouche jaune fait les délices des mélomanes depuis 1898, et elle a accueilli depuis cette époque presque tous les grands noms de la musique classique. Rescapée à grand peine de la crise du disque, elle a certes dû diversifier son offre (et offrir un peu trop de cross-over aux yeux des puristes), mais elle continue à se lancer dans des projets de prestige, dont l’intégrale des grands opéras de Mozart par <strong>Yannick Nézet-Séguin</strong>. Cet <em>Enlèvement au sérail</em> est le dernier-né de la série. Les stratèges de la maison hambourgeoise n’ont visiblement pas dit leur dernier mot.</p>
<p class="rtejustify">Enregistrer <em>L’enlèvement</em> est un double défi. D’abord affronter une discographie pléthorique (plus de 60 versions) qui, si elle compte peu de réussites totales, offre quand même quelques pépites : Krips, Solti et Harnoncourt, le tiercé gagnant dans cette œuvre. Ensuite, pour des oreilles contemporaines, le mélange musique et dialogues parlés est difficile à faire vivre et à rendre naturel, surtout lorsque les distributions sont internationales comme il est de coutume en 2015. Malgré ces écueils, la version de Yannick Nézet-Séguin est une réussite totale, et s’inscrit durablement dans la discographie moderne de l’ouvrage. On n’est pas tout-à-fait au niveau des grands anciens cités précédemment, mais on s’en rapproche sensiblement. Grand artisan de ce succès, le chef canadien décroche enfin ses galons de chef mozartien. Ses versions de <em><a href="http://www.forumopera.com/cd/cest-quoi-ce-barnum">Don Giovanni</a></em> et de<em> <a href="http://www.forumopera.com/cd/bravo-pour-lorchestre">Cosi fan tutte</a> </em>avaient provoqué la polémique, mais ici, on ne voit guère ce qu’il y aurait à redire. Il parvient à résoudre la quadrature du cercle à l’opéra, qui est d’enflammer l’action tout en tenant, et de quelle manière, la ligne musicale. Tout s’écoule avec fluidité et naturel, dans des tempi rapides, et la perfection de la mise en place n’est jamais prise en défaut. La baguette sait s’alanguir juste autant qu’il faut pour mettre en valeur la délicatesse des bois du<strong> Chamber Orchestra of Europe</strong>. « Ich baue ganz auf deine Stärke » est un très bel exemple de ce mélange vie dramatique/raffinement musical, mais on pourrait multiplier les citations. Un vrai chef d’opéra est né lors des sessions d’enregistrement, et on attend de lui de grandes choses dans les années à venir, en espérant seulement que le répertoire symphonique ne le « mangera » pas entièrement.</p>
<p class="rtejustify">Du côté des chanteurs, les surprises sont aussi nombreuses. <strong>Rolando Villazon</strong> est un défi pour le critique musical. L’inégalité de ses prestations met le chroniqueur mal à l’aise. Le ténor peut brûler les planches et nous faire entrer en lévitation opératique, comme il peut sembler perdu et effacé dans des rôles où il s’ennuie et nous ennuie. Mozart allait-il lui convenir ? Oui, en tous cas son Belmonte est à marquer d’une pierre blanche. Santé vocale éclatante, allemand impeccable (encore qu’exotique à la façon d’un Domingo), investissement dramatique, tenue de la ligne, souffle infini, aisance dans les vocalises … Rien ne manque. <strong>Diane Damrau</strong> est elle aussi excellente et très à l’aise dans l’écriture colorature de son rôle. Elle nous a habitués à cette perfection technique. Ce qui est plus étonnant, c’est le feu dont semble se consumer sa Konstanze. De la part d’une artiste qu’on a connue parfois placide, les touches d’émotion qu’elle met dans ses airs sont autant d’heureuses découvertes. On sent concrètement la femme déchirée entre la fidélité à son fiancé et l’affection sincère que lui inspire le Pacha aux manières délicates. Au même niveau d’excellence, le Osmin de <strong>Franz-Josef Selig</strong>, que ses graves abyssaux prédestinaient au rôle. Une mise en garde, cependant : ceux qui voient dans le gardien du harem un personnage comique en seront pour leurs frais. Tout est chanté ici avec noblesse et onction, aucune note n’est criée ou escamotée ; la partition de Mozart est géniale dans sa totalité, et Selig veut hisser sa partie au niveau des plus sublimes airs de concert. On adhère à cette démarche à 100%, mais elle s’inscrit à rebours de pas mal de traditions.</p>
<p class="rtejustify">Il y a moins à dire du couple Pedrillo-Blondchen. Non que <strong>Paul Schweinester</strong> ou <strong>Anna Prohaska</strong> déméritent, mais leurs prestations sont dans la ligne de ce qu’on connaissait d’eux. Tout au plus regrettera-t-on pour lui un léger manque de caractérisation. <strong>Thomas Quasthoff</strong> fait ce qu’il peut avec ce qu’on lui a laissé de texte. Les chœurs sont impeccables dans leurs brèves interventions, et la prise de son nous rappelle que les Studios Berliner comptent encore de grands maîtres, capables de rendre les voix proches sans qu’elles ne soient agressives, tout en ménageant un tapis orchestral d’un raffinement enivrant. Au total, un des plus beaux coffrets Mozart de l’époque moderne, à acquérir d’urgence. On attend avec impatience les prochaines <em>Noces de Figaro</em> et <em>Flûte enchantée</em>.</p>
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		<title>MOZART, Die Entführung aus dem Serail — Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/die-entfuhrung-aus-dem-serail-baden-baden-luxueuse-fin-de-saison/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2014 05:05:52 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Plutôt que le traditionnel récital proposé en gala de clôture, le Festspielhaus de Baden-Baden termine en beauté une année bien remplie avec une version concertante de Die Entführung aus dem Serail, œuvre qui permet d’aligner une brochette de stars tout en offrant un feu d’artifice vocal. Pari réussi pour cette soirée, à une exception près, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Plutôt que le traditionnel récital proposé en gala de clôture, le Festspielhaus de Baden-Baden termine en beauté une année bien remplie avec une version concertante de <em>Die Entführung aus dem Serail</em>, œuvre qui permet d’aligner une brochette de stars tout en offrant un feu d’artifice vocal. Pari réussi pour cette soirée, à une exception près, mais de taille. En effet, tous sont remarquables, sauf <strong>Rolando Villazón</strong>, en petite voix. Le ténor franco-mexicain semble perpétuellement dans ses derniers retranchements et peu à l’aise dès qu’il s’agit de forcer, toujours à la limite de craquer. Mais le public badois adore la star, qui peut ici tout se permettre, à commencer par adapter le récitatif : les « Freund » deviennent « amigo », « Alte » se mue en « Señor » ou encore « Liebe » en « Amore », ce qui amuse beaucoup l’assemblée. Mais dans une version de concert, on ne peut pas abonder dans la pitrerie et l’artiste se montre au demeurant étonnamment sobre. Certes, son Belmonte déploie des trésors de sensibilité et de douceur, cependant on reste – et c’est peu dire – sur sa faim. Mais à l’applaudimètre, on s’aperçoit que la prestation de Rolando Villazón a été un triomphe, ce qui n’est guère surprenant pour celui qui a toujours été l’un des chouchous du Festspielhaus…</p>
<p>L’autre star de la distribution, <strong>Diana Damrau</strong>, est éblouissante. Les difficultés du rôle de Konstanze ne lui posent aucun problème ; les suraigus sont distribués comme à la parade, la pureté de chant étonnante, à tel point que cela devient quasi artificiel, trop peu humain, mais il n’est pas grand chose à redire sur la vocalité exceptionnelle de cette grande artiste. « Martern aller Arten », en particulier, est d’une virtuosité absolue.</p>
<p>Dans le périlleux rôle d’Osmin, c’est <strong>Franz-Josef Selig</strong> qui officie avec bonheur. Certes, il n’atteint pas les profondeurs insondables de Martti Talvela, mais peu s’en faut. Son timbre rayonne de séduction immédiate, tout en suavité. Dans les aigus, la souplesse est doublée d’une grande facilité et tant dans les intonations que dans les mimiques, la basse allemande fait merveille. La scène de beuverie est tout particulièrement réussie.</p>
<p>Si le jeu de Franz-Josef Selig convainc fortement, celui de <strong>Paul Schweinester </strong>est particulièrement vibrant, y compris dans les récitatifs. Le ténor autrichien virevolte, s’exalte et son sens de l’abattage réjouit. Vocalement, il est en totale adéquation avec son rôle. Dommage qu’il ne lui soit pas donné de briller davantage dans un rôle avare en airs de bravoure. <strong>Anna Prohaska</strong> est de son côté une Blondchen pétillante, vive et délicieusement effrontée. La voix manque parfois de rondeur, mais dégage un charme fou. De façon générale, les ensembles fonctionnent bien et le spectacle est un régal.</p>
<p>En guest star, <strong>Thomas Quasthoff </strong>incarne le rôle parlé de Bassa Selim. Certes, le chanteur a mis fin à sa carrière, mais il a répondu présent à l’invitation du Festspielhaus. Le revoir est particulièrement touchant. On se souvient qu’il avait fait beaucoup de radio et sa voix parlée s’impose d’emblée, fascinante, chaude et noble. Son pardon final est mieux que convaincant et impose, au minimum, un profond respect. Qu’il soit permis ici de rendre un hommage vibrant à ce chanteur d’exception.</p>
<p>Pour finir, il faut également saluer, à la tête du Chamber Orchestra of Europe, la direction de <strong>Yannick Nézet-Séguin</strong>, chef fougueux et bouillonnant, parfaitement à l’aise dans le répertoire mozartien. S’il ne transcende pas la partition, il sait la mettre efficacement en valeur. C’est un peu l’impression qu’on retiendra de cette soirée de gala, en attendant une nouvelle saison qui s’annonce pléthorique dès septembre.</p>
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		<title>MOZART, Don Giovanni — Verbier</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-dernier-don-giovanni-de-terfel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Nicolas Derny]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 20 Jul 2009 12:11:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’affiche du Don Giovanni programmé par le Festival de Verbier en avait fait l’événement de cette 16e session. Pourtant, deux jours avant le concert, les annulations pleuvent. Edita Gruberova, Matthew Polenzani et Susan Graham se font porter pâles. Heureusement, le carnet d’adresse du directeur du Festival est suffisamment fourni pour lui permettre de remplacer tout &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          L’affiche du Don Giovanni programmé par le Festival de Verbier en avait fait l’événement de cette 16e session. Pourtant, deux jours avant le concert, les annulations pleuvent. Edita Gruberova, Matthew Polenzani et Susan Graham se font porter pâles. Heureusement, le carnet d’adresse du directeur du Festival est suffisamment fourni pour lui permettre de remplacer tout ce monde par d’autres grands noms. Annna Samuil, Michael Schade et Annette Dasch viennent donc prêter main forte à leurs prestigieux camarades. La soirée promet d’être exceptionnelle même si les défections ont poussé certains à rendre leur place. Mal leur en prit.</p>
<p>La salle Médran ne disposant pas de fosse, c’est donc sur scène que se place l’orchestre. Pas de décor ni de costumes, mais une mise en espace de l’actrice bâloise <strong>Marthe Keller</strong>, qui n’en est pas à son coup d’essai en matière d’opéra. Elle signe une représentation des plus réussie, utilisant tout l’espace disponible devant et derrière l’orchestre, à l’entrée des coulisses et aux premiers rangs du public permettant à Don Giovanni d&rsquo;aller humer l&rsquo;écharpe d&rsquo;une malheureuse spectatrice. Le tout est d’une drôlerie, d’une fluidité et d’une subtilité comme on en voit rarement sur les scènes d’opéra. Une mise en espace à l&rsquo;image de Marthe Keller : intelligente et distinguée. </p>
<p>Côté vocal, l’affiche tient toutes ses promesses et ne tourne pas à l’affrontement d’ego que l’on pouvait légitimement craindre. <strong>Bryn Terfel </strong>est un Don Giovanni d’une présence scénique incroyable. Malgré son imposante stature, il se déplace avec l’agilité d’un chat à l’affût de sa proie. Inutile de dire que la voix est proportionnelle au charisme du gallois… Avec ce concert, Terfel chante son dernier rôle de Don Juan, lui préférant à l’avenir Leporello. L’impression d’avoir assisté à un petit moment historique n’en est que plus forte. Le Leporello de la soirée n’est autre que <strong>René Pape </strong>qui joue sur tous les registres du personnage, n’hésitant pas à chuchoter ou chanter la bouche pleine…Quant à <strong>Thomas Quasthoff</strong>, il triomphe dans le rôle du Commandeur qu’il chante pour la première fois. <strong>Robert Gleadow </strong>est un Masetto fringuant et prometteur tandis que <strong>Michael Schade </strong>chante un Don Ottavio aux nuances fascinantes.</p>
<p>En ce qui concerne la partie féminine de la distribution, notre coup de cœur va à la jeune <strong>Anna Schwartz </strong>qui incarne une Zerlina à croquer. Les Donna Anna et Elvira d’<strong>Anna</strong> <strong>Samuil </strong>et d’<strong>Annette</strong> <strong>Dasch </strong>exercent un pouvoir de séduction vocal incomparable. Une plateau de grands chanteurs qui se déplacent avec aisance dans leurs rôles respectifs. Du pur plaisir.</p>
<p>Le neuvième personnage est l’orchestre du Festival qui, par la place qu’il occupe sur scène, ne commente pas l’action mais y prend part. La direction de <strong>Manfred Honeck </strong>donne beaucoup de relief à cette musique même si on peut penser que le chef n’exploite pas toujours suffisamment la tendresse de certaines scènes.</p>
<p>La longue standing ovation qui conclut le concert et les acclamations du public pour chaque chanteur montrent à quel point l’assistance est comblée. A juste titre. </p>
<p> </p>
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		<title>Bach et Haendel — Paris (TCE)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/le-culte-de-la-musique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean-Philippe Thiellay]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 13 Mar 2009 15:02:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le théâtre des Champs Elysées est copieusement garni en ce vendredi soir pour le retour de Thomas Quasthoff à Paris, dans le cadre d’une tournée de concerts qui le conduisent en Allemagne et à Londres notamment. Le public est manifestement heureux de retrouver le baryton allemand, à qui un accueil très chaleureux est réservé dès &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>          Le théâtre des Champs Elysées est copieusement garni en ce vendredi soir pour le retour de Thomas Quasthoff à Paris, dans le cadre d’une tournée de concerts qui le conduisent en Allemagne et à Londres notamment. Le public est manifestement heureux de retrouver le baryton allemand, à qui un accueil très chaleureux est réservé dès son entrée sur scène, pour deux heures de musique sérieuses, austères même parfois, loin de tout racolage ou esprit commercial. On est entre gens de bonne compagnie, qui apprécient et, dans une certaine mesure connaissent (toutefois, le chef, comme souvent hélas, doit inviter le public à ne pas applaudir entre les mouvements du concerto brandebourgeois n°3…). Ce moment ne peut être banal et une atmosphère de sérieux et de quasi recueillement s’impose : on se croirait presque au fond d’une église ou d’un temple berlinois où quelques amis se retrouvent pour « chanter » à tous les sens du terme, Dieu et les notes, profanes et sacrées, de Bach et de Haendel autour desquels est bâti le programme.</p>
<p> </p>
<p>Pour accompagner Thomas Quasthoff, les dix-sept musiciens des Berliner Barock Solisten de Rainer Kussmaul, avec lesquels il a enregistré des cantates de Bach pour Deutsche Grammophon en 2004. </p>
<p> </p>
<p>De la première partie, on retiendra surtout les airs extraits de cantates interprétés par Quasthoff, et le concerto brandebourgeois n°3, enlevé et réussi. Dans les premiers, le baryton, s’il trahit un vibrato de plus en plus marqué, épanouit son timbre reconnaissable entre mille et sa virtuosité parfaitement à l’aise dans les passages d’agilité. L’air de combat extrait de la cantate BWV 57 qui ouvre son programme emporte tout de suite l’adhésion. Les trois airs choisis vont bien au baryton-basse : ici, de l’agilité dans laquelle il est sans véritable rival aujourd’hui; là, des passages plus sombres (le dialogue avec les cordes, en Pizzicati, dans la cantate BWV 73 est un moment saisissant) ou méditatifs, où il allège admirablement la voix, en quasi voix de tête. Les aigus ne sont jamais beaux, parfois escamotés, mais le jeu sur les couleurs est une leçon de musique.</p>
<p> </p>
<p>La phalange berlinoise nous a semblé mettre du temps à entrer dans le programme et l’ennui n’est pas loin. C’est seulement dans le Brandebourgeois, qui dégage tour à tour les différents musiciens devenus quasi-solistes, que l’ensemble décolle vraiment. Dans le Ricercare de l’Offrande musicale, l’homogénéité du groupe laisse même à désirer et les approximations, notamment du point de vue de la justesse, sont nombreuses.</p>
<p> </p>
<p>La seconde partie, handelienne et en anglais, swingue davantage, avec une mention spéciale pour les interventions des deux hautboïstes dans le concerto grosso. En grand prêtre Caleb, chargé de stimuler l’esprit guerrier des Israélites partis à la conquête de Canaan (« Joshua »), Quasthoff est enthousiasmant et le public réclame des « Encore » comme disent les anglo-saxons. Après un seul bis, extrait de la Passion selon Saint-Mathieu – comme dans les autres étapes du concert &#8211;  la soirée se termine sur une note d’inquiétude : Rainer Kussmaul, âgé de 63 ans, semble faire un léger malaise et c’est avec l’aide de ses musiciens qu’il regagne les coulisses.</p>
<p>  </p>
<p> </p>
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