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	<title>Sarah DUFRESNE - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Sarah DUFRESNE - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WAGNER, Siegfried – Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-siegfried-londres-roh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 31 Mar 2026 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Réussir Das Rheingold et confirmer avec Die Walküre simplifie beaucoup la vie d’un metteur en scène. L’inverse est tout aussi vrai et le Ring parisien en témoigne cruellement. Deux mois, après la capitale française, Londres poursuit l’exploration du cycle de Wagner emmenée par Barrie Kosky. Siegfried, opéra d’apprentissage presque picaresque, présente de nombreuses contraintes : on &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-das-rheingold-londres-roh/">Réussir <em>Das Rheingold</em></a> et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-die-walkure-londres/">confirmer avec <em>Die Walküre</em></a> simplifie beaucoup la vie d’un metteur en scène. L’inverse est tout aussi vrai et le Ring parisien en témoigne cruellement. Deux mois, après la capitale française, Londres poursuit l’exploration du cycle de Wagner emmenée par <strong>Barrie Kosky</strong>. <em>Siegfried</em>, opéra d’apprentissage presque picaresque, présente de nombreuses contraintes : on parlait traités, runes, trahison et peurs existentielles, nous voici dans une forge avec un ado insupportable et un nain grincheux. Il y a bien un dragon et un oiseau bavard mais il faudra attendre le troisième acte pour vraiment retrouver les affaires du monde, avant un duo d’amour. Que faire de ce héros antipathique ? Le metteur en scène australien va au plus simple. Il tire le fil du monde et des thèmes qu’il a installés jusqu’à maintenant. Erda vieillie demeure dans son rôle d’observatrice permanente de la tragédie du monde. Celui-ci touche le fond : Mime vit reclus dans une cabane juchée sur un tronc carbonisé, la limaille éparpillée tout autour finit d’assécher son univers. Le deuxième acte se retrouve plongé dans un hiver total où la neige permanente vient recouvrir la carcasse de Fafner et les traces des intrigants. Si l’on se rappelle du costume du <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/siegfried-bayreuth-2015-bayreuth-regler-le-cas-siegfried/">Waldvogel de Castorf à Bayreuth</a>, on se souviendra longtemps de celui du dragon tout en pépites d’or et pierres précieuses qui mettent en valeur un maquillage de <em>calavera</em>*. La cupidité et la captation des richesses du monde ont achevé de le désertifier. En comparaison, la prairie aussi verdoyante que fleurie où repose Brunnhilde donne le la de la rédemption à venir. Tout le duo se trouve transfiguré dans une belle scène naïve, où une Erda apaisée retrouve son rôle de Pachamama, gants et arrosoir en main. Barry Koskie capitalise sur son univers aussi lisible que parlant. Il peut dès lors se concentrer sur la direction théâtrale, supplément d’âme de cette intelligente proposition, très souvent adossée au leitmotiv et à leur signification dramatique. Siegfried se voit dépeint comme un ado (il joue de la « air batterie » et prend Notung pour une guitare), en conflit avec la figure masculino-féminine de son tuteur (Mime porte le tablier de Sieglinde vu dans la journée précédente). Si la relation entre les deux est faite de menaces, elle est aussi complice – ce qui permet beaucoup d’humour et de légèreté dans le jeu &#8211; et aimante à sa manière, ce qui explique pourquoi l’attelage des deux se maintient jusqu’au meurtre parricide. Enfin, au deuxième acte, Barry Koskie continue de tisser le fil du rapport à la nature. Siegfried, seul compagnon des animaux, confond Erda/Pachamama avec l’oiseau – chanté radieusement hors scène par <strong>Sarah Dufresne</strong>. Si l’anthropocène ne peut aller que vers l’effondrement en une chute des « dieux » humains inéluctable, ce Ring place l’espoir non dans la rédemption par l’amour mais dans le retour à une nature simple et naïve dont Siegfried ne peut être que le héraut parfait. La dernière journée, prévue au Royal Opera House en janvier 2027, apportera surement les dernières réponses à un projet rondement mené.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/siegfried_bk_roh_232-1294x600.webp" />© Monika Ritterhaus</pre>
<p>De la rondeur justement, <strong>Antonio Pappano</strong> n’en manque pas. Son orchestre irréprochable fond les leitmotive avec la même évidence que lors des journées précédentes et supporte le plateau en l’irrigant du sens que la musique de Wagner construit méticuleusement. Le nuancier a encore progressé : des pianos diaphanes dans la forêt, en passant par la harpe ductile autour de Brunnhilde endormi, à une scène de la forge dantesque… le spectacle est haut en couleurs et porte tout le romanesque de la fresque.</p>
<p>Londres enfin réunit une distribution de tout premier plan, qui n’est pas exempte de défaut. On savait depuis <em>Die Walkure</em> que <em>Siegfried</em> serait un vrai défi pour <strong>Elisabet Strid</strong> tant Brunnhilde évolue dans le haut de la tessiture lors de cette deuxième journée. Passé un éveil laborieux, elle finit par s’installer dans le duo et dégage une belle complicité vocale avec son partenaire. Surtout, jamais elle ne va au-delà de ses moyens et cette probité lui permet nuances et interprétation qui au global compensent son manque de largeur. L’Erda de <strong>Wiebke Lehmkuhl</strong> souffre de la comparaison avec elle-même. L’ampleur vocale lui manque ce soir dans cette scène pourtant resserrée. De même pour <strong>Christopher Purves</strong> (Alberich) qui possède la noirceur, l’intelligence musicale et scénique mais à qui il manque un demi-ton à chaque extrémité de la tessiture. On se demande pourquoi <strong>Solomon Howard</strong> est discrètement sonorisé – a part vouloir amplifier la « reverb ». Son volume suffit à lui seul à caractériser le dragon. Enfin <strong>Christopher Maltman</strong> achève son cycle magistralement. Le rôle lui tombe sans un pli dans la gorge. L’incarnation, entre noblesse et déchéance, splendeurs vocales et saillies perçantes, en font déjà un Wotan incontournable du circuit actuel. <strong>Peter Hoare</strong> délivre une performance géniale. Son Mime androgyne s’avère aussi attachant que répugnant. Il multiplie les facéties vocales et scéniques avec une aisance confondante. Faut-il encore présenter le Siegfried vitaminé et triomphant d’<strong>Andreas Schager </strong>? Le ténor fait ses débuts londoniens et se voit acclamé pour une soirée de chant galvanisante où le public aura pris autant de plaisir à l’écouter que lui à évoluer dans cette proposition scénique où, pour une fois, il a le beau rôle.</p>
<pre>* Maquillage traditionnel de la Fête des Morts au Mexique.</pre>
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		<title>Gala d&#8217;adieux d&#8217;Antonio Pappano &#8211; Londres (ROH)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gala-dadieux-dantonio-pappano-londres-roh/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 19 May 2024 06:27:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Quand Antonio Pappano prend la direction musicale du Royal Opera House en 2002, il a déjà derrière lui dix années à la tête de l&#8217;Orchestre de la Monnaie où il a été nommé à seulement 32 ans. Parallèlement, le chef anglais dirige l&#8217;orchestre de l&#8217;Accademia Santa Cecilia à Rome depuis 2005. Répétiteur au New York &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Quand Antonio Pappano prend la direction musicale du Royal Opera House en 2002, il a déjà derrière lui dix années à la tête de l&rsquo;Orchestre de la Monnaie où il a été nommé à seulement 32 ans. Parallèlement, le chef anglais dirige l&rsquo;orchestre de l&rsquo;Accademia Santa Cecilia à Rome depuis 2005. Répétiteur au New York City Opera à seulement 21 ans, Antonio Pappano aura donc  consacré plus de quatre décennies essentiellement au théâtre, dont plus de 700 représentations à Covent Garden, et souhaitait légitimement passer à d&rsquo;autres défis. C&rsquo;est chose faite depuis sa nomination en 2021 à la tête du London Symphony Orchestra pour succéder à Simon Rattle, comme directeur musical désigné en 2023-24, et prochainement comme chef principal à partir de septembre 2024. Choisi en octobre 2022, Jakub Hrůša le remplacera en tant que directeur musical à compter de septembre 2025, <a href="https://www.forumopera.com/breve/2024-25-covent-garden-une-saison-de-transition/">la période intermédiaire servant de transition.</a> Antonio Pappano n&rsquo;abandonne pas totalement le lyrique pour autant puisqu&rsquo;il dirigera <em>La Rondine</em> en concert avec le LSO en décembre 2024 et reviendra au Royal Opera pour <em>Die Walküre</em> en mai 2025.</p>
<p>C&rsquo;est une salle surchauffée et enthousiaste qui a donc accueilli <strong>Antonio Pappano</strong> à son arrivée en fosse. La température a encore monté de quelques degrés lorsque l&rsquo;orchestre a entamé le <em>God Save the King</em>, repris par la salle à pleins poumons, l&rsquo;hymne signalant la présence du roi Charles III, présence espérée mais <a href="https://www.forumopera.com/breve/charles-iii-ovationne-au-gala-dadieux-dantonio-pappano/">confirmée très peu de temps avant le concert</a>. Antonio Pappano ouvre le bal avec l&rsquo;ouverture des <em>Nozze di Figaro</em>, alerte mais de style traditionnel comme on s&rsquo;en doute. Le ton est donc donné, celui d&rsquo;une « folle soirée ». En effet, à quelques exceptions près, le programme sera enjoué et la soirée placée sous le signe de la fête. <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-carmen-londres/">Triomphatrice de récentes <em>Carmen</em> au Royal Opera</a> (un ouvrage qu&rsquo;elle reprendra la saison prochaine), <strong>Aigul Akhmetshina</strong> est tout aussi captivante en Rosina du <em>Barbiere di Siviglia</em>, un autre de ses rôles-signatures. Sa très belle contribution au trio final du <em>Rosenkavalier</em> laisse également présager une éventuelle carrière dans les pas d’une Frederica von Stade. Elle est accompagnée du jeune <strong>Huw Montague Rendall</strong>, baryton élégant et virevoltant, particulièrement remarquable dans le duo de <em>Don Pasquale</em> où il réussit à merveille le <em>canto silábico </em>(1) aux côtés d’un <strong>Carlos Álvarez </strong>un peu moins souple : une <em>vis comica </em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/pelleas-et-melisande-rouen-un-chef-et-quatre-prises-de-role/">qu’on n’attendrait pas nécessairement d’un excellent Pelléas</a>. Le baryton espagnol est en revanche tout à fait à l’aise dans son autre scène de ce même opéra, aux côtés d’une délicieuse <strong>Lisette Oropesa</strong> en très grande forme et toujours aussi bête de scène. Le soprano sait également trouver des trésors de délicatesse pour le trio du <em>Rosenkavalier</em>. <strong>Nadine Sierra</strong> et <strong>Xabier Anduaga </strong>q<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/donizetti-lucia-di-lammermoor-londres-roh/">ui ont également triomphé récemment dans <em>Lucia di Lammermoor</em> </a>se retrouvent pour deux extraits de <em>Rigoletto</em> : le quatuor du dernier acte, « Bella figlia dell&rsquo;amore » (avec Aigul Akhmetshina et Amartuvshin Enkhbat) qui met particulièrement en valeur la voix claire et bien projetée du ténor basque, et surtout le duo « Signor né principe », donné sans coupures, et conclu par un impressionnant <em>ut</em> dièse à l’unisson. Une fois de plus le soprano américain sait faire montre d’une émotion à fleur de peau. On notera une très belle Giovana en la personne de <strong>Veena Akama-Makia </strong>et la belle voix de basse de <strong>Jeremy White</strong>. Très attendu, <strong>Jonas Kaufmann</strong> chante d’abord le duo de <em>Die Fledermaus </em>aux côtés d’une <strong>Diana Damrau</strong> totalement déjantée, rare occasion de voir ces deux artistes exceller dans le registre de la comédie. On retrouve Jonas Kaufmann dans le répertoire tragique pour le dernier duo de<em> La Forza del Destino, </em>« Le minaccie, i fieri accenti », <em> </em>avec le remarquable <strong>Amartuvshin Enkhbat</strong>, modèle de chant verdien<em>. </em>Un peu précautionneux, le ténor allemand ne semble pas tout à fait remis de ses problèmes de santé, mais son interprétation reste toujours un grand moment de musicalité. Le duo est suivi du trio final, qui permet d’apprécier l’excellente basse, <strong>Insung Sim</strong>, chanteur racé injustement méconnu au regard de plus de vingt années de scène. En grande forme, <strong>Sondra Radvanovsky </strong>ne fait qu’une bouchée du trio, mais c’est surtout dans le duo « Teco io sto » d&rsquo;<em>Un Ballo in maschera</em>  qu&rsquo;elle se révèle le plus excitant, ce qui augure bien de ses prochaines Maddalena di Coigny d’<em>Andrea Chénier </em>dans ces mêmes lieux fin mai. Face à ce faste vocal, le ténor britannique<strong> Freddie De Tommaso</strong> n’est pas en reste et les deux partenaires concluent leur duo passionné avec un contre-ut d’une étonnante facilité pour des voix plutôt dramatiques. Les extraits d&rsquo;<em>I Lombardi alla prima crociata </em>valent en particulier pour le magnifique violon solo de <strong>Vasko Vassilev</strong>. <strong>Ermonela Jaho</strong> est tout aussi émouvante qu’incompréhensible dans son duo de <em>Thaïs</em> aux côtés d’un <strong>Gerald Finley </strong>au français parfaitement articulé et à l’interprétation vibrante. Enfin, le vétéran <strong>Bryn Terfel </strong>aborde le « Te Deum » de <em>Tosca</em> avec un histrionisme réjouissant. Outre le « Te Deum », les chœurs du Royal Opera House sont également mobilisés pour <em>Nabucco</em>, <em>Guillaume</em> <em>Tell</em> et, plus étonnamment, <em>I Pagliacci </em>: ils  démontrent le niveau d&rsquo;excellence auquel ils sont parvenus depuis quelques années. Seconde pièce entièrement orchestrale, l&rsquo;<em>Intermezzo</em> de <em>Manon</em> <em>Lescaut</em> est un des plus beaux qui soient avec une direction au scalpel et un orchestre totalement impliqué. Enfin, le programme s’achève sur le sublime finale de <em>Guillaume Tell</em> dont Antonio Pappano fait un puissant moment d’émotion. On pourra s’étonner toutefois de l’absence de Wagner dans ce programme : une Chevauchée des Walkyries ou un simple « Winterstürme » n’auraient pas refroidi l’ambiance.</p>
<p>Journaliste spécialisé dans la musique classique, présentateur télé (il anime la retransmission du concert du nouvel an viennois depuis 2011) et contributeur à de nombreuses œuvres en faveur de la diffusion de la musique, <strong>Petroc Trelawny</strong> anime la soirée en vrai professionnel, avec sobriété et intelligence. Deux séries de témoignages vidéos, un brin longuets, viennent également ponctuer l’hommage au maestro. Les extraits lyriques sont joués en version semi-scénique dans un décor unique, sans saluts individuels entre les différents morceaux, ce qui accentue la fluidité de la soirée. À la fin du spectacle, Antonio Pappano est acclamé sur scène, entouré de ses solistes, des chœurs et de l’orchestre. À la surprise générale, le roi Charles alors vient en personne se joindre à l’équipe, félicitant chaleureusement un maestro tout sourire, et déclenchant une tempête d’applaudissements hystériques. Une soirée unique à tous les sens du terme.</p>
<pre>1. Dans le <em>canto silábico</em>, chaque syllabe correspond à une note. Associé à un débit très rapide, <a href="https://youtu.be/cssPOwU1jNo?t=299">comme c'est le cas dans <em>Don Pasquale</em></a><a href="https://youtu.be/Aa2_FyYMPgk?t=268"><em>, </em></a>il est supposé produire  un effet comique.</pre>
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		<title>BIZET, Carmen – Londres</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-carmen-londres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Apr 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>À seulement 27 ans et lauréate du prestigieux&#160;Concours du Belvédère en 2017,&#160;Aigul Akhmetshina&#160;a déjà derrière elle une belle carrière internationale (on pourra l&#8217;entendre à l&#8217;Opéra-Bastille en Rosina du&#160;Barbiere di Siviglia&#160;en 2025, un rôle qu&#8217;elle y a déjà interprété en 2022) et notamment au Royal Opera où elle fit ses débuts en 2018 dans&#160;Carmen&#8230;&#160;mais dans le &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>À seulement 27 ans et lauréate du prestigieux&nbsp;<a href="https://www.forumopera.com/breve/belvedere-2017-aigul-akhmetshina-cree-la-surprise">Concours du Belvédère en 2017,</a>&nbsp;<strong>Aigul Akhmetshina&nbsp;</strong>a déjà derrière elle une belle carrière internationale (on pourra l&rsquo;entendre à l&rsquo;Opéra-Bastille en Rosina du&nbsp;<em>Barbiere di Siviglia</em>&nbsp;en 2025, un rôle qu&rsquo;elle y a déjà interprété en 2022) et notamment au Royal Opera où elle fit ses débuts en 2018 dans&nbsp;<em>Carmen&#8230;&nbsp;</em>mais dans le rôle de Mercédès ! La jeune artiste était d&rsquo;ailleurs membre du programme J<em>ette Parker Young Artists</em>&nbsp;qui vise à développer de jeunes talents au sein de l&rsquo;institution londonienne. Le mezzo russe a pour lui une voix ample et particulièrement bien projetée, très homogène sur toute la tessiture, et à l&rsquo;occasion capable d&rsquo;envolées impressionnantes qui laissent présager des emplois plus lourds à des échéances plus ou moins lointaines (Eboli, Léonor de&nbsp;<em>La Favorite</em>&#8230; à conditions de ne pas bruler les étapes). Le timbre est sombre et chaud, assez personnel. La prononciation est plus que correcte, mais l&rsquo;articulation est en revanche perfectible : si on sait par cœur les paroles, on les reconnait sans problème, sinon, c&rsquo;est un peu plus difficile. Le chant peut parfois sembler un brin monotone : il manque encore à cette Carmen très « internationale » le travail avec un coach vocal francophone à même de lui inculquer une interprétation plus idiomatique, plus personnelle aussi, comme le faisait Janine Reiss autrefois. L&rsquo;actrice brule les planches et son interprétation est un bon compromis entre les Carmen « aux joyaux sous les haillons » et celles qui jouent la carte de la vulgarité assumée. A ce stade de sa carrière, Aigul Akhmetshina est déjà clairement l&rsquo;une des meilleures Carmen actuelles. A ses côtés, <strong>Piotr Beczala </strong>campe un Don José au timbre lumineux et à la projection insolente. Probablement suite à la fréquentation de Wagner, la voix a un peu perdu en souplesse, mais elle a aussi gagné en volume : la fin de l&rsquo;acte III est particulièrement impressionnante, les décibels venant en appui dramatique à interprétation déchaînée. À 57 ans, une telle insolence vocale est remarquable. Ces moyens n&#8217;empêchent pas un chant raffiné quand il le faut, le ténor polonais déployant de magnifiques aigus <em>piani</em> à l&rsquo;occasion, comme par exemple à la fin de « l&rsquo;air de la Fleur ». Enfin, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-carmen-new-york-streaming/">Beczala et Akhmetshina ayant déjà chanté l&rsquo;ouvrage à la scène</a>, l&rsquo;alchimie est parfaite entre les deux artistes. La Micaela d&rsquo;<strong>Olga Kulchynska</strong>&nbsp;est également une belle surprise. Cette fois, prononciation et articulation du français sont réunies,&nbsp;<a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-rouen/">qualités que l&rsquo;on avait déjà pu apprécier dans ce répertoire</a>. La voix est un peu sombre, raisonnablement puissante. Si le legato est parfois en défaut ou l&rsquo;aigu un peu écourté, gageons que la fréquentation du rôle lui permettra de perfectionner une interprétation déjà de haut niveau. Le soprano ukrainien n&rsquo;est pas nécessairement gâté par la mise en scène qui fait de Micaela une jeune femme peu séduisante, mal dans sa peau, un peu nunuche et mal fagotée, sauf à l&rsquo;acte III où elle retrouve des ressorts d&rsquo;énergie. Néanmoins, la chanteuse sait défendre cette vision sans faille et témoigne d&rsquo;excellents talents dramatiques.&nbsp;<strong>Kostas Smoriginas</strong>, également ancien membre du <em>Jette Parker Young Artists Programme</em>, reste un peu en retrait par rapport à ce splendide trio. La voix du baryton lituanien est un peu sourde, sauf dans un aigu libéré, globalement sans beaucoup de séduction. Les graves sont plus délicats et certains sont d&rsquo;ailleurs habilement contournés dans son air. Le chant est peu châtié et, à l&rsquo;image du personnage exigée par la mise en scène, l&rsquo;interprétation manque de la classe attendue d&rsquo;un torero (et que l&rsquo;on retrouve chez les figurants !). La Frasquita de&nbsp;<strong>Sarah Dufresne</strong>&nbsp;et la Mercédès de&nbsp;<strong>Gabrielė Kupšytė</strong>&nbsp;sont de belles promesses. Les excellents&nbsp;<strong>Vincent Ordonneau </strong>(le Remendado) et&nbsp;<strong>Pierre Doyen</strong>&nbsp;(le Dancaïre) démontrent l&rsquo;importance d&rsquo;une parfaite maîtrise de la langue française dans cet ouvrage. Le quatuor est aussi à l&rsquo;aise scéniquement que musicalement.&nbsp;<strong>Blaise Malaba</strong>&nbsp;est un Zuniga à la belle prestance. Enfin, il faudra suivre la carrière du jeune baryton&nbsp;<strong>Grisha Martirosyan</strong>&nbsp;(autre ancien du <em>Jette Parker Young Artists Programme</em>) d&rsquo;ailleurs lauréat en 2022 des premier prix, prix du public et prix Joan Sutherland de la <em>Veronica Dunne International Singing Competition</em> et, en 2019, premier prix de la <em>Gohar Gasparian Armenian National Singing Competition</em>.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="684" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Carmen-AIGUL-AKHMETSHINA-Zuniga-BLAISE-MALABA-ROH-Carmen-©2024-Camilla-Greenwell_3252-1024x684.jpg" alt="" class="wp-image-160072"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>©2024 Camilla Greenwell</sup></figcaption></figure>


<p>Succédant à la proposition de Barrie Kosky qui n&rsquo;avait pas vraiment trouvé son public (elle avait été créée en 2018 et représentée 30 fois), cette nouvelle production n&rsquo;aura vraisemblablement pas de problème à s&rsquo;inscrire dans la durée au vu de l&rsquo;accueil unanimement enthousiaste au rideau final. Esthétiquement, cette <em>Carmen</em> rappelle beaucoup celle de Calixto Bieito, vue et revue de Bastille à Barcelone, en passant par Londres (English National Opera), Boston, et même Oslo. Au delà de cet univers visuel (qu&rsquo;on retrouve dans plusieurs productions de ces dernières années et jusqu&rsquo;à <em>L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore</em> vu par Laurent Pelly), l&rsquo;approche de <strong>Damiano Michieletto</strong> est très différente et, paradoxalement, plus proche de l&rsquo;esprit de l&rsquo;opéra-comique français. La mise en scène de Bieito, violente et très sexualisée, nous projetait quelque part entre <em>Pagliacci</em> et <em>Wozzeck</em>. Avec Michieletto, on retrouve cette légèreté à fleur de drame, cette façon de danser sur un volcan, qui fut la caractéristique de l&rsquo;esprit français au XIXe siècle, et qui disparut définitivement en 1914. A l&rsquo;instar des <em>Huguenots</em>, de <em>Robert le Diable</em>, de <em>Roméo</em> <em>et Juliette</em>, de la <em>Manon Lescaut</em> d&rsquo;Auber ou de son <em>Gustave III</em> (dont le livret est repris tel quel pour <em>Un Ballo in maschera)</em>, ou encore de <em>Lakmé</em>, <em>Carmen</em> affecte  la légèreté le plus longtemps possible avant de basculer carrément dans le drame : c&rsquo;est donc un contresens stylistique d&rsquo;en faire un ouvrage uniformément sombre. La mise en scène de Michieletto au contraire sait alterner les différents aspects de l&rsquo;ouvrage, et renoue avec cet esprit tout en le mettant au goût du jour. Par ailleurs, la production fourmille de détails, pour la plupart heureux et qu&rsquo;il est impossible de mentionner intégralement, dans une approche quasi cinématographique. Par exemple, Don José et Micaela ne chantent pas vraiment en duo lors de leur scène du premier acte : le soldat s&rsquo;isole dans le poste de garde pour exprimer, dans une solitude physique et mentale « Ma mère, je la vois ». On voit également qu&rsquo;il n&rsquo;éprouve aucun amour pour la jeune femme. A la fin de l&rsquo;acte, Carmen s&rsquo;évade en menaçant les soldats d&rsquo;une arme à feu : c&rsquo;est ce que fera en miroir Micaela quand elle sera découverte par les contrebandiers au IIIe acte. A l&rsquo;acte II, Carmen « s&rsquo;offre » la fameuse bague qu&rsquo;elle rendra à Don José au dernier acte, en l&rsquo;arrachant des doigts de celui-ci, qui s&rsquo;amuse de cette appropriation désinvolte. Capturé par les contrebandiers à la fin de l&rsquo;acte II, Zuniga est échangé contre une rançon à l&rsquo;acte III. Micaela chante « Vous me protégerez Seigneur » en étreignant discrètement la croix qu&rsquo;elle porte en pendentif. Etc. Michieletto introduit également un personnage muet, celui de la Mère / Mort qui tire les cartes du tarot. Même si elles ravissent visiblement le public, on sera plus réservé sur les interventions des enfants entre les actes, ceux-ci portant des lettres géantes devant le rideau pour figurer « Un mois plus tard » avant l&rsquo;acte II puis, « Le lendemain soir » avant l&rsquo;acte III : en effet, si  les amours de Carmen « ne durent pas 6 mois », il lui faut quand même quelque temps pour se lasser de José et pour s&rsquo;amouracher d&rsquo;Escamillo. Enfin, un dernier panneau (genre « astat detdfg ev jhbk » car les lettres sont d&rsquo;abord dans le désordre) vaut au poétique <em>Entracte</em> d&rsquo;être pollué par des rires. Certains choix de tordre le texte sont inutiles et un brin irritants (pour les quelques spectateurs qui s&rsquo;en aperçoivent) puisqu&rsquo;ils n&rsquo;apportent aucun éclairage supplémentaire. Par exemple, à l&rsquo;acte III, Carmen agit comme si elle ne souhaitait pas le départ de José (alors qu&rsquo;elle avait rendez-vous avec Escamillo et qu&rsquo;elle a lancé a son ancien amant « Vas-t-en notre métier ne te vaut rien ») et le soldat lance « Soit contente, je pars » à Micaela et non à Carmen. N&rsquo;y a-t-il pas aussi une sorte de potacherie à faire dire, au dernier acte, « Voulez-vous des lorgnettes ? » non plus au marchand de lorgnettes mais à un de ses clients s&rsquo;adressant à la demoiselle qui l&rsquo;accompagne ? Bizarre aussi (pour un francophone du moins) de voir des quadrilles limitées à un unique torero. Au positif, chaque artiste du chœur semble avoir été coaché individuellement, avec des attitudes diverses et non stéréotypés, ce qui contribue à donner l&rsquo;impression d&rsquo;une authentique foule de badauds. Curieuse idée en revanche de faire Carmen étranglée par Don José, quand le coup de poignard (explicitement prévu dans les didascalies) est un écho terrifiant de la mort du taureau&#8230; Ces minimes réserves un peu longuement exposées ne doivent toutefois pas faire perdre de vue que cette production est une vraie réussite, fourmillant de détails justes et impossibles à apprécier en une seule soirée.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Frasquita-SARAH-DUFRESNE-Mercedes-GABRIELE-KUPSYTE-ROH-Carmen-©2024-Camilla-Greenwell-_4417-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-160076"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>©2024 Camilla Greenwell</sup></figcaption></figure>


<p>L&rsquo;édition retenue pour cette série reprend à peu près la totalité de la musique de Bizet, y compris des passages rarement donnés (par exemple, une intervention des chœurs d&rsquo;une quinzaine de secondes au moment où l&rsquo;on annonce l&rsquo;Alcade à l&rsquo;acte IV). Seule entorse remarquable, le duo du duel entre José et Escamillo est réduit à un couplet (dans le livret, Escamillo épargne d&rsquo;abord José, mais la seconde fois celui-ci manque de le tuer : d&rsquo;où sa réplique «nous sommes manche à manche et nous joueront la belle (avec le double sens que l&rsquo;on imagine) le jour où tu voudras »). Le texte est raccourci et modernisé, mais sans outrance : pourquoi ne pas utiliser plutôt les excellents récitatifs de Guiraud ? On doit également regretter la coupure du marivaudage entre Escamillo et Carmen, échange qui introduit la venue du torero à l&rsquo;acte III.</p>
<p>Les chœurs sont absolument excellents. Leur français est quasi parfait et avec des inflexions qu&rsquo;on n&rsquo;entend pas nécessairement dans des formations francophones : ainsi pour la phrase « Sur la place, chacun passe, chacun vient, chacun va », &nbsp;les « chacun va »&nbsp;sont chantés un peu bas et ralentis, exprimant ainsi la langueur de la troupe des soldats sous le soleil sévillan. Le chœur d&rsquo;enfants est lui aussi irréprochable et incroyablement à l&rsquo;aise sur scène.</p>
<p>La direction d&rsquo;<strong>Antonello Manacorda</strong> est l&rsquo;un des grands atouts de cette soirée. Par le biais d&rsquo;une battue souvent posée, le chef italien met en avant la profonde sensualité de l&rsquo;ouvrage, que des directions uniformément rapides ont tendance à laisser de côté. Manacorda sait également faire ressortir les contrechants, révélant les richesses de la partition, sans ostentation toutefois. Le travail sur le rythme est fouillé (et fera froncer le sourcil aux ayatollahs du « Com&rsquo;è scritto »&nbsp;ou aux ennemis du rubato). Par exemple, la <em>Chanson bohème</em> est démarrée avec un tempo assez lent, presque lascif, qui s&rsquo;accélère progressivement au point de devenir frénétique. Les passages les plus dramatiques sont également parfaitement rendus, avec un orchestre nerveux (et d&rsquo;autant plus par contraste), sans que les chanteurs ne soient aucunement couverts. Au global, une très belle réalisation qui permet de découvrir cette riche partition sous un jour nouveau.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-carmen-londres/">BIZET, Carmen – Londres</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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