<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Bartlett SHER - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/sher-bartlett/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/sher-bartlett/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Tue, 03 Jun 2025 00:01:05 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.1.3</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Bartlett SHER - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/sher-bartlett/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>ROSSINI, Il barbiere di Siviglia &#8211; New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-il-barbiere-di-siviglia-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Jun 2025 01:11:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=191560</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour sa dernière retransmission dans les cinémas de la saison, le Metropolitan Opera a choisi Le Barbier de Séville dans la production de Bartlett Sher. Ce spectacle, créé en 2006 et magistralement remis en scène par Kathleen Smith Belcher n’a pas pris une ride. Les décors ingénieux de Michael Yeargan sont essentiellement constitués d’une dizaine &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-il-barbiere-di-siviglia-new-york-streaming/"> <span class="screen-reader-text">ROSSINI, Il barbiere di Siviglia &#8211; New-York (streaming)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-il-barbiere-di-siviglia-new-york-streaming/">ROSSINI, Il barbiere di Siviglia &#8211; New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa dernière retransmission dans les cinémas de la saison, le Metropolitan Opera a choisi <em>Le</em> <em>Barbier de Séville</em> dans la production de <strong>Bartlett Sher</strong>. Ce spectacle, créé en 2006 et magistralement remis en scène par <strong>Kathleen Smith Belcher</strong> n’a pas pris une ride. Les décors ingénieux de <strong>Michael</strong> <strong>Yeargan</strong> sont essentiellement constitués d’une dizaine de portes en bois mobiles qui en changeant de position déterminent les divers lieux de l’action en même temps qu’elles suggèrent la claustration de Rosine imposée par son tuteur. Au premier acte apparaît un balcon amovible. Le sol est constitué d&rsquo;un plancher qui fait le tour de la fosse d’orchestre permettant ainsi aux personnages de se déplacer autour des musiciens ce qui donne lieu à quelques jeux de scènes comiques. Quelques orangers en pots, disséminés sur le plateau évoquent un pays méditerranéen, impression renforcée par les teintes chaudes du bois et les couleurs claires des costumes élégants imaginés par <strong>Catherine Zuber.</strong> La direction d’acteurs est réglée avec une précision d’horlogerie notamment dans le grand ensemble qui conclut l’acte un, mené à un train d’enfer. Bartlett Sher accentue le côté burlesque de l’intrigue en incorporant à l’action de nombreux gags, le plus spectaculaire étant l’énorme enclume qui s’abat sur la scène à la fin du premier acte pendant que le chœur chante «&nbsp;Mi par d’essere con la testa in un orrida fucina dove cresce […] dell’incudini sonori, l’importuno strepitar.&nbsp;»* Les spectateur du Met s’amusent beaucoup si l’on en juge par les nombreux éclats de rire qui émanent de la salle.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Barbiere.-Ken-Howard.-Met.Opera-3-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-191556"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Ken Howard /Met Opera</sup></figcaption></figure>


<p>C’est la seconde distribution que le Met a choisi de filmer. Pas de stars, mais une équipe de chanteurs enthousiastes dont certains font leurs premiers pas sur la prestigieuse scène new-yorkaise. Une équipe homogène jusque dans les plus petits rôles, tel <strong>Jay Dunn</strong> dont l’Ambrogio timoré semble atteint de narcolepsie chronique au point de déclencher l’hilarité à chacune de ses apparitions et <strong>Kathleen O’ Mara</strong> qui ponctue les siennes d’une salve d’éternuements, avant de mettre le public dans sa poche en interprétant superbement son air « Il vecchiotto cerca moglie » avec une voix sonore, bien timbrée et un style accompli : des débuts qui ne passent pas inaperçus. <strong>Joseph Lim</strong> exhibe un joli timbre de baryton léger durant ses quelques interventions en début de soirée. <strong>Alexander Vinogradov</strong> propose un Basile sobre et presque inquiétant au premier acte, où il nous gratifie d’un air de la calomnie somptueux, ponctué d’impressionnants forti sur la phrase « Come un colpo di canone ». Petit à petit la basse russe se révèle tout à fait désopilant surtout à partir de son apparition au deuxième acte et durant la scène du mariage. Autres débuts remarqués, ceux de <strong>Peter Kálmán</strong> qui campe un Bartolo haut en couleurs tant sur le plan théâtral que vocal. Son air « A un dottor della mia sorte » magistral, avec toutes les reprises et une maîtrise sans faille du chant syllabique, lui vaut une ovation bien méritée.   <strong>Andrey Zhilikhovsky</strong> fait son entrée assis sur l’espèce de charrette tirée par un âne, qui lui sert de boutique et entonne un « Largo al factotum » à gorge déployée qui laisse l’auditoire pantois. Son Figaro malicieux et agile, doté d’une voix souple, aguerrie au style rossinien, illumine constamment le plateau. <strong>Jack Swanson,</strong> qui a déjà incarné le Comte Almaviva à Pesaro et à Vérone l’été dernier, faisait également ses débuts <em>in loco</em>. Le ténor américain possède un timbre clair non dénué de séduction. Cependant les vocalises de son air d’entrée « Ecco ridente in cielo » le mettent partiellement en difficulté. Il se montre davantage à son affaire dans « Se il mio nome saper voi bramate » chanté avec un style impeccable et subtilement nuancé. A la fin de l’opéra il affronte crânement le redoutable « Cessa di più resistere » et s’en sort globalement avec brio compte tenu de la difficulté de cette page. <strong>Aigul Akhmetshina </strong>possède une voix large, couronnée par un registre aigu aisé qui lui permet d’atteindre le si avec facilité, et un registre grave opulent et sonore. Sa Rosine volontaire et malicieuse ne s’en laisse pas conter. Son « una voce poco fa » est éblouissant, elle exécute les trilles, les vocalises et les ornementations avec un naturel confondant et parvient à émouvoir le public lors de la leçon de chant. Après son envoûtante <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/bizet-carmen-new-york-streaming/">Carmen en 2024</a>, La mezzo-soprano russe se révèle tout aussi convaincante dans la comédie que dans le drame. Les Parisiens pourront à leur tour applaudir sa Rosine sur la scène de l’Opéra Bastille à partir du 28 juin.<br />Enfin, pour sa première apparition au Met, <strong>Giacomo Sagripanti</strong> a reçu un accueil on ne peut plus chaleureux au rideau final. Il faut dire que sa direction spectaculaire s’appuie sur une large palette dynamique. Légère et transparente dans les passages langoureux, sa baguette imprime à l’orchestre et aux chanteurs une énergie frénétique dans les passages rapides comme en témoigne le final du premier acte, dirigé avec une précision redoutable malgré le rythme échevelé imposé à l’ensemble des protagonistes.  <br />La partition est donnée dans son intégralité avec les reprises subtilement ornementés par les solistes.</p>
<pre>* « Il me semble avoir la tête dans une effroyable forge où s'accroît le vacarme insupportable des enclumes sonores ».</pre><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-il-barbiere-di-siviglia-new-york-streaming/">ROSSINI, Il barbiere di Siviglia &#8211; New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>OFFENBACH, Les Contes d&#8217;Hoffmann &#8211; New-York (streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-les-contes-dhoffmann-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Oct 2024 06:45:50 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=173728</guid>

					<description><![CDATA[<p>C’est avec Les Contes d’Hoffmann, dans la production de Bartlett Sher remontée par Gina Lapinski, que s’ouvre la nouvelle saison des retransmissions du Met dans les cinémas. Cette production avait déjà fait l’objet d’une diffusion dans les salles obscures lors de sa création en 2009. L’action est transposée dans les années 1920 si l’on en &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-les-contes-dhoffmann-new-york-streaming/"> <span class="screen-reader-text">OFFENBACH, Les Contes d&#8217;Hoffmann &#8211; New-York (streaming)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-les-contes-dhoffmann-new-york-streaming/">OFFENBACH, Les Contes d&rsquo;Hoffmann &#8211; New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est avec <em>Les Contes d’Hoffmann,</em> dans la production de <strong>Bartlett Sher</strong> remontée par Gina Lapinski, que s’ouvre la nouvelle saison des retransmissions du Met dans les cinémas. Cette production avait déjà fait l’objet d’une diffusion dans les salles obscures lors de sa création en 2009. L’action est transposée dans les années 1920 si l’on en juge par les robes des protagonistes. Dans la taverne de Maître Luther sont disposées de grandes tables, des chaises, des tonneaux avec comme toile de fond ce qui semble être le rideau de scène d’une salle d’opéra. Côté cour, un petit bureau avec une machine à écrire sur laquelle travaille Hoffmann. Le cabinet de Spalanzani avec son bric-à-brac de fioles et de mannequins mutilés évoque le laboratoire d’un savant fou comme on peut en voir dans les films fantastiques du cinéma muet allemand, avant de se transformer en une sorte de music-hall éclairé par des guirlandes d’ampoules blanches, lorsque les invités entrent en scène, suivis par des danseuses qui semblent tout droit sorties du Lido, et des clowns qui exécutent un ballet pendant le chœur « Non aucun hôte vraiment ». Au cours du bal surgissent une demi-douzaine de clones d’Olympia qui valsent avec les invités. On se croirait soudain sur une des scènes de Broadway où Sher avait fait ses premières armes. Changement de climat avec l’acte de Munich. Sur le plateau nu se trouvent un guéridon, un fauteuil et un piano à queue qui se détachent sur une toile de fond bleue derrière laquelle on devine des arbres sans feuilles. Enfin le tableau vénitien nous transporte dans un palais richement décoré. Giulietta est vêtue d’une robe à paniers rouge grenat et porte une perruque poudrée. Elle est assise, entourée de danseuses à demi-nues allongées autour d’elle dans des poses lascives, une scène qui aurait sa place dans le <em>Casanova</em> de Fellini. Hoffmann fait son entrée sur une gondole rouge qui traverse le plateau. Les invités portent des tenues du dix-huitième siècle. Il s’agit sans doute d’une fête costumée, ce que semble confirmer la présence d’un clown blanc. La direction d’acteurs est parfaitement maîtrisée. Le fil conducteur du spectacle et la complicité qui unit les personnages diaboliques et Nicklausse, omniprésent sur le plateau, chacun ayant ses propres raisons pour faire échouer les entreprises amoureuses d’Hoffmann qui, de fait, retourne à sa machine à écrire à la fin de l’opéra sous le regard protecteur de la Muse.<br />D’après le programme, la partition proposée est celle de l’édition critique de Fritz Oeser. Ainsi Nicklausse chante « Voyez là sous son éventail » dans l’acte d’Olympia et « Vois sous l’archer frémissant » dans celui d’Antonia, l’ouvrage s’achève avec la magnifique apothéose finale « des cendres de ton cœur ». En revanche, l’acte de Giulietta est conforme à la version Choudens. Dapertutto y chante « Scintille diamant ». Si la musique est bien d’Offenbach, elle n’était pas destinée aux <em>Contes</em>. Cela dit cette page est restée célèbre et une partie du public serait déçue de ne pas l’entendre. En revanche le septuor composé par Raoul Gunsbourg pour la création à Monte-Carlo est totalement apocryphe et ne devrait plus être joué désormais au cours d’une représentation de l’ouvrage.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Karen-Almond-Met-Opera-9-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-173729"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>Les Contes d&rsquo;Hoffmann &nbsp;(©) Karen Almond / Met Opera</sup></figcaption></figure>


<p>Comme toujours au Met la distribution ne souffre d’aucun point faible. <strong>Bradley Garvin</strong> est tout à fait convaincant en Maître Luther et se montre particulièrement émouvant dans le rôle de Crespel.<strong> Tony Stevenson</strong> possède une voix claire et bien projetée, son Spalanzani est malicieux à souhait et son Nathanaël domine le groupe d’étudiants. <strong>Jeongcheol Cha</strong> ne passe pas inaperçu dans le rôle de Schlemil grâce à sa voix particulièrement sonore. <strong>Aaron Blake</strong> est impeccable dans les quatre rôles de valets qu’il parvient à diversifier avec bonheur. Il fait de son air « Jour et nuit, je me mets en quatre » un irrésistible numéro de comédie qui lui vaut une ovation méritée. <strong>Eve Gigliotti</strong> fait une apparition inquiétante en mère d’Antonia qu’elle incarne avec un timbre brumeux. Dans le double rôle de La Muse et Nicklausse, <strong>Vasilisa Berzhhanskaya</strong> effectue des débuts prometteurs sur la scène du Met. La mezzo-soprano russe possède un timbre cuivré de toute beauté et un registre grave opulent. Elle exprime avec subtilité l’ambiguïté de son personnage présenté ici comme l’assistant muet du diable. Dans une robe à paniers qui la met particulièrement en valeur, <strong>Clémentine Margaine</strong> incarne Giulietta avec une voix sensuelle et enveloppante qui convient idéalement à ce personnage de courtisane. Depuis sa <em>Fille du régiment</em> in loco en 2019, la voix de <strong>Pretty Yende</strong> s’est étoffée sans rien perdre de son brillant. Le legato est toujours souverain et l’aigu triomphant. Son art de la demi-teinte permet à la soprano d’incarner une Antonia particulièrement émouvante chez qui l’on aurait souhaité cependant davantage de fragilité. Vêtue comme une poupée dans sa boîte, d’une robe rose de princesse et coiffée d’une couronne dorée posée sur sa perruque rousse, <strong>Erin Morley</strong> campe une Olympia éblouissante. Elle maîtrise comme personne l’art de la colorature, ses vocalises sont d’une redoutable précision et son trille impeccable. Durant l’entracte elle dit toute son admiration pour Natalie Dessay, la première Olympia qu’elle a entendue et comme elle, propose dans le second couplet des « Oiseaux dans la charmille » des variations spectaculaires qui montent jusqu’au contre-sol. Grand habitué des quatre rôles diaboliques, qu’il a déjà incarnés par deux fois aux côtés de Benjamin Bernheim, <strong>Christian van Horn</strong> a paru en net progrès tant sur le plan vocal qu’en ce qui concerne la diction. S’il en fait un peu trop dans le rôle de Coppélius, son docteur Miracle est particulièrement inquiétant. Il affronte avec brio le trio avec Antonia et sa mère, mené à vive allure par le chef. Son Dapertutto est finement nuancé, notamment dans l’air « Scintille diamant » qu’il interprète avec un impeccable legato jusqu’au sol dièse tenu sans effort.   Le grand triomphateur de la soirée est sans conteste <strong>Benjamin Bernheim </strong>qui, grâce à ces représentations, consolide sa réputation outre-Atlantique. Depuis sa prise de rôle à Hambourg en 2021, il a fait du personnage d’Hoffmann son rôle de prédilection. Paris, en décembre 2023 et le Festival de Salzbourg en août dernier ont acclamé son incarnation saluée par des critiques dithyrambiques. On ne sait qu’admirer le plus, son aigu glorieux, l’élégance de sa ligne de chant, son art de la nuance ou son impeccable diction. Tendre et lyrique, désespéré ou résigné, aucun affect du personnage ne lui échappe. Le ténor franco-suisse possède une technique remarquable qui lui permet d’aller jusqu’au bout de ce rôle écrasant sans que la voix ne trahisse la moindre fatigue.</p>
<p>A la tête d’un Orchestre du Metropolitan Opera en grande forme, on admirera notamment le pupitre des cordes, en particulier le somptueux solo de violon dans l’acte d’Antonia, <strong>Marco Armiliato</strong> propose une direction ferme et énergique avec un sens infaillible du rythme, sachant respecter l’équilibre entre voix et orchestre.       </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-les-contes-dhoffmann-new-york-streaming/">OFFENBACH, Les Contes d&rsquo;Hoffmann &#8211; New-York (streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>GOUNOD, Roméo et Juliette – New-York (Streaming)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-new-york-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 25 Mar 2024 06:25:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=158670</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce samedi 23 mars, le Metropolitan Opera proposait dans les cinémas Roméo et Juliette dans la production de Bartlett Sher créée fin 2016 et déjà retransmise en janvier 2017 avec Vittorio Grigolo et Diana Damrau. Cette fois, c’est au tour de Benjamin Bernheim et Nadine Sierra d’incarner les amants maudits au sein d’une distribution entièrement &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-new-york-streaming/"> <span class="screen-reader-text">GOUNOD, Roméo et Juliette – New-York (Streaming)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-new-york-streaming/">GOUNOD, Roméo et Juliette – New-York (Streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce samedi 23 mars, le Metropolitan Opera proposait dans les cinémas <em>Roméo et Juliette</em> dans la production de <strong>Bartlett Sher</strong> créée fin 2016 et déjà retransmise en janvier 2017 avec Vittorio Grigolo et Diana Damrau. Cette fois, c’est au tour de <strong>Benjamin Bernheim</strong> et <strong>Nadine</strong> <strong>Sierra</strong> d’incarner les amants maudits au sein d’une distribution entièrement renouvelée. Loin des places ensoleillées de Vérone, le décor unique imaginé par <strong>Michael Yeargan</strong> est constitué de gigantesques façades de couleur sombre, ornées de colonnades et de balcons qui encadrent un espace rectangulaire, tour à tour salle de bal, jardin de Juliette, place de marché, chambre à coucher ou tombeau. Au quatrième acte, le lit nuptial est figuré par un gigantesque drap disposé sur le terre-plein central et au cinquième, quelques tombes alignées figurent la crypte des Capulet. Ce décor monumental crée une atmosphère oppressante dans la salle du Met à laquelle échappent en partie les spectateurs des cinémas puisque les caméras se concentrent davantage sur les mouvements des personnages et leurs expressions que sur les plans d’ensemble. L’action est transposée au dix-huitième siècle comme en témoignent les beaux costumes de <strong>Catherine Zuber</strong>, en particulier les somptueuses tenues que porte Juliette. La direction d’acteurs est particulièrement soignée, au deuxième acte par exemple, le duo entre Roméo et Juliette est traité comme un jeu de cache-cache entre adolescents. Remarquablement réglés par <strong>B. H. Barry</strong>, les duels du troisième acte, aussi réalistes que spectaculaires, paraissent tout droit issus d’un film de cape et d’épée.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Romeo-Juliette-©-Marty-Sohl.-Met-Opera-9-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-158850"/><figcaption class="wp-element-caption">Roméo et Juliette © Marty Sohl. Met Opera</figcaption></figure>


<p>La distribution est globalement d’un niveau élevé. Si le duc de Vérone de <strong>Richard Bernstein</strong> a paru quelque peu falot, <strong>Thomas Capobianco</strong> et <strong>Jeongcheol Cha</strong>, respectivement Benvolio et Gregorio, se sont montrés pleinement crédibles dans leurs rôles ainsi que <strong>Daniel Rich</strong>, Pâris déplaisant à souhait. <strong>Eve Gigliotti</strong> campe une Gertrude truculente avec une voix ronde et cuivrée. En revanche le vétéran <strong>Nathan Berg</strong> n’est plus que l’ombre de lui-même. Avec son timbre émacié, Il incarne un comte Capulet vieilli prématurément. <strong>Will Liverman</strong> possède une voix riche et sonore, sa ballade de « la reine Mab » lui a valu un franc succès de même que la scène sa mort, sobre et émouvante. Très à son aise sur le plateau lors de ses deux duels, <strong>Frederick Ballentine</strong> manie l’épée avec dextérité. Son Tybalt agressif est servi par une voix sonore et bien projetée. Le page espiègle et facétieux de <strong>Samantha Hankey</strong> n’est pas dépourvu de charme, son air « Que fais-tu blanche tourterelle » chanté avec grâce et une pointe d’humour était tout à fait convaincant malgré un suraigu légèrement acide. <strong>Alfred Walker</strong> possède un timbre sombre et un registre grave profond, néanmoins son Frère Laurent débonnaire a paru quelque peu en retrait.</p>
<p><strong>Nadine Sierra</strong> se trouve désormais à l’apogée de sa carrière comme en témoignait sa récente Violetta à Paris. L’ampleur de ses moyens, ses aigus glorieux, sa ligne de chant nuancée et sa diction superlative font d&rsquo;elle une Juliette de grande classe. D’aucuns pourraient trouver sa voix un peu trop opulente à l’acte un pour évoquer une jeune fille à son premier bal mais on ne se plaindra pas que la mariée soit trop belle. Son air du poison, incarné avec une émotion et un engagement spectaculaires, lui a valu une interminable ovation de la part du public. Enfin, son duo final poignant aura arraché des larmes à plus d’un spectateur. <strong>Benjamin Bernheim</strong> réitère à trente ans d’intervalle le miracle de Roberto Alagna. Son Roméo se hisse d’emblée parmi les plus grands titulaires du rôle. On ne sait qu’admirer le plus, l’élégance de son phrasé, la perfection de sa diction, la suavité caressante de son timbre, les nuances dont il parsème sa ligne de chant ou son engagement dramatique hallucinant. Sa voix se marie idéalement avec celle de Nadine Sierra au point que leurs duos aux affects contrastés comptent parmi les plus grands moments de la soirée. Soulignons également la belle prestation des chœurs préparés par Donald Palumbo.</p>
<p>Au pupitre <strong>Yannick Nézet-Séguin</strong>, très à l’aise dans ce répertoire dont il maîtrise parfaitement le style, offre une direction grandiose tant dans les pages dramatiques comme le final de l’acte trois, que dans les scènes purement élégiaques comme le duo qui ouvre le quatrième acte.</p>
<p>Le samedi 20 avril, le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live <em>La Rondine</em> avec Angel Blue et Jonathan Tetelman.   </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-new-york-streaming/">GOUNOD, Roméo et Juliette – New-York (Streaming)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>VERDI, Rigoletto — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rigoletto-new-york-en-direct-du-met-rigoletto-a-berlin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Jan 2022 05:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/en-direct-du-met-rigoletto-berlin/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Huit ans après la production de Michael Mayer qui situait l’action de Rigoletto à Las Vegas dans les années soixante, le Metropolitan Opera a affiché à partir du 31 décembre une nouvelle mise en scène de l’œuvre de Verdi confiée à Bartlett Sher et coproduite par le Staatsoper de Berlin où elle fut donnée en &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/rigoletto-new-york-en-direct-du-met-rigoletto-a-berlin/"> <span class="screen-reader-text">VERDI, Rigoletto — New York</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rigoletto-new-york-en-direct-du-met-rigoletto-a-berlin/">VERDI, Rigoletto — New York</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Huit ans après la production de Michael Mayer qui situait l’action de <em>Rigoletto</em> à Las Vegas dans les années soixante, le Metropolitan Opera a affiché à partir du 31 décembre une nouvelle mise en scène de l’œuvre de Verdi confiée à Bartlett Sher et coproduite par le Staatsoper de Berlin où elle fut donnée en 2019. C’est la dernière représentation de la série que les cinémas ont retransmis ce 29 janvier.</p>
<p><strong>Bartlett Sher</strong> situe cette fois l’intrigue à Berlin au temps de la République de Weimar ce que laisse deviner le rideau de scène inspiré d’un tableau de George Grosz car, hormis les robes luxueuses des femmes lors de la fête chez le Duc, rien le laisse deviner l’époque où se déroule l’action et encore moins le lieu, ces précisions nous ayant été données par Isabel Leonard qui présentait la soirée.</p>
<p>Le dispositif scénique imaginé par <strong>Michael Yeargan</strong> est à la fois grandiose et ingénieux. La demeure du Duc est un somptueux palais aux parois de marbre rouge et au plafond en vitrail soutenu par des colonnes dorées, la maison de Rigoletto est constituée de deux étages ornés de balcons. Ces deux bâtiments sont placés sur une tournette qui permet de passer sans interruption d’un lieu à l’autre au cours du premier acte.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/rigoletto._met._ken_howard.jpg?itok=x7KP5P3Z" title=" Rigoletto Acte un © Ken Howard" width="468" /><br />
	 Rigoletto Acte un © Ken Howard</p>
<p>L’auberge du dernier tableau est modeste et fonctionnelle. Elle comporte un étage avec une chambre et un lit.</p>
<p>La direction d’acteurs est extrêmement sobre avec peu de contact entre les protagonistes. Certains partis pris peuvent surprendre comme le fait que c’est Gilda qui donne à Sparafucile le couteau avec lequel il va la tuer.<br />
	La distribution, comme toujours au Met, ne comporte aucun point faible, les personnages secondaires sont parfaitement incarnés par des artistes possédant la voix et le physique du rôle. Signalons l’élégante Comtesse Ceprano de <strong>Sylvia d’Eramo</strong> et le Marullo particulièrement sonore de <strong>Jeongcheol Cha</strong>. Les deux interventions du Monterone vindicatif et halluciné de <strong>Craig Colclough</strong> frappent durablement les esprits. <strong>Varduhi Abrahamyan</strong> possède un timbre cuivré et homogène, sa Maddalena n’est pas dépourvue de sensualité. <strong>Andrea Mastroni</strong> est un Sparafucile juvénile à la silhouette inquiétante, s’il possède une voix claire il n’en dispose pas moins d’un fa grave sonore et longuement tenu à la fin de sa scène de l’acte un avec Rigoletto. <strong>Rosa Feola</strong> reprend le rôle de ses débuts au Met en 2019 et nous offre une Gilda de haute volée. Elle fait de son personnage une jeune fille audacieuse et déterminée qui se bat avec ses ravisseurs avant de se laisser emmener. Loin des sopranos coloratures au medium inconsistant que l’on entend parfois dans ce rôle, la cantatrice italienne dispose d’une voix solide et d’un aigu rond et facile comme en témoigne son contre-ré à la fin du duo avec le Duc. Son « Caro nome » chanté d’une manière exquise et délicate, sans suraigu ostentatoire, est particulièrement touchant tout comme son « Tutte le feste » au legato soigné. Sa scène finale sobre et poignante lui vaut un triomphe largement mérité au salut final. <strong>Piotr Beczala</strong> avait incarné le rôle du Duc de Mantoue en 2006, dans la production d’Otto Schenk pour ses débuts au Met. En 2013, il a inauguré la production de Michael Mayer qui a fait l’objet d’un DVD et le voilà à nouveau au sein de cette nouvelle production. Il faut dire qu’il possède les moyens exacts du rôle et que le temps ne semble pas avoir de prise sur lui tant sur le plan physique que vocal. La voix, en effet, ne donne aucun signe d&rsquo;usure, elle a au contraire gagné en épaisseur dans le medium, l’aigu, émis sans difficulté, est toujours aussi solaire et la ligne de chant toujours aussi soignée. Sur le plateau, le ténor polonais incarne un Duc séducteur et fêtard avec davantage d&rsquo;implication théâtrale que par le passé. Signalons que sa cabalette « possente amor mi chiama » est doublée, avec quelques menues variations bienvenues dans la reprise.</p>
<p>Enfin <strong>Quinn Kelsey</strong> aborde le rôle-titre sur la scène du Met après l’avoir beaucoup chanté sur les scènes internationales, notamment à Paris. Vêtu d’un pantalon rayé, d’un chapeau haut de forme et d’une fraise noire autour du cou, il ressemble à la fois à un clown  et à un bourgeois grotesque issu du tableau de Grosz qui sert de toile de fond. Le timbre est homogène et si la voix manque quelque peu de mordant dans les scènes dramatiques (« Si, vendetta »), le baryton se montre tout à fait émouvant dans les duos avec Gilda et poignant dans la scène finale. Scéniquement, sa prestation est tout à fait remarquable.</p>
<p>Les chœurs comme à l’accoutumée sont superlatifs. Au pupitre <strong>Daniele Rustoni</strong> propose une direction élégante et contrastée. Il se plait à ralentir le tempo dans les duos élégiaques qu’il accompagne avec délicatesse et à l’accélérer dans les scènes dramatiquement théâtrales comme la fin de l’acte deux afin d‘obtenir un effet saisissant mais jamais trivial.   </p>
<p>Le 12 mars 2022 le Metropolitan Opera retransmettra dans les cinémas du réseau Pathé Live, <i>Ariane à Naxos</i>, sous la direction de Marek Janowski.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rigoletto-new-york-en-direct-du-met-rigoletto-a-berlin/">VERDI, Rigoletto — New York</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DONIZETTI, L&#039;elisir d&#039;amore — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lelisir-damore-streaming-new-york-quimporte-le-flacon-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 May 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/qu-importe-le-flacon-streaming/</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;occasion de la rediffusion en streaming de L&#8217;Elisir d&#8217;amore  (visible du 31 mai 01h30 heure de Paris jusqu&#8217;au 1er juin 00h30 sur le site du MET), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 27 janvier 2018. Ces dernières saisons, le Metropolitan Opera a proposé L&#8217;Elisir d&#8217;amore à peu &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/lelisir-damore-streaming-new-york-quimporte-le-flacon-streaming/"> <span class="screen-reader-text">DONIZETTI, L&#039;elisir d&#039;amore — New York</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lelisir-damore-streaming-new-york-quimporte-le-flacon-streaming/">DONIZETTI, L&#039;elisir d&#039;amore — New York</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>A l&rsquo;occasion de la rediffusion en streaming de <em>L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore </em> (visible du 31 mai 01h30 heure de Paris jusqu&rsquo;au 1er juin 00h30 sur le site du <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.metopera.org/">MET</a>), nous vous proposons de relire ci-après le compte rendu de la représentation du 27 janvier 2018.</strong></p>
<hr />
<p>Ces dernières saisons, le Metropolitan Opera a proposé <em>L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore</em> à peu près tous les ans, signe de la popularité de cet ouvrage, qui reste un des titres les plus accessibles à un public novice. Pour cette édition, <strong>Matthew Polenzani </strong>campe un Nemorino d&rsquo;une exquise musicalité, nuançant avec intelligence l&rsquo;émission. La voix est puissante, mais offre peu de couleurs, et les aigus sont un peu trop couverts, manquant de brillant : une voix plus mozartienne que belcantiste. Scéniquement, le ténor américain est un mélange idéal de gaucherie et de bonhommie, sans caricature.</p>
<p>L&rsquo;Adina de <strong>Pretty</strong> <strong>Yende</strong> est pétulante à souhait, charmante. Le timbre est radieux, la voix semble couler comme une source. Dommage que la chanteuse soit privée de reprise, et donc de variations, dans sa cabalette finale : c&rsquo;est un peu du gâchis.<em> L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore</em>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/video/jessica-dessine-moi-une-variation">c&rsquo;est aussi (et d&rsquo;abord) du belcanto</a>.</p>
<p>La surprise ce soir vient surtout d&rsquo;<strong>Ildebrando d&rsquo;Arcangelo</strong>, qui renouvelle totalement l&rsquo;approche dramatique de Dulcamara. Le rôle est habituellement confié à une « rondeur ». Souvent, le chanteur qui l&rsquo;interprète a un peu dépassé la date de péremption, mais emporte la mise en jouant les bouffons. Rien de tel avec la basse italienne, ici dans la plénitude de ses moyens. On a rarement entendu le rôle aussi impeccablement chanté, avec des graves magnifiques, un timbre caractérisé et charmeur. Physiquement, le chanteur est superbe et son aisance scénique, son bagout, font penser à une version vocale de Jean-Paul Belmondo. Pour une fois, Adina pourrait être tentée de céder aux avances du beau Dottore.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="324" src="/sites/default/files/styles/large/public/elisir_1725_c_-_copie.jpg?itok=wCyvH0zr" title="© Karen Almond/Metropolitan Opera" width="468" /><br />
	© Karen Almond/Metropolitan Opera</p>
<p><strong>Davide Luciano </strong>est un Belcore trompettant, au chant d&rsquo;un grand naturel, et scéniquement impeccable. Passons sur la Giannetta de <strong>Ashley Emerson</strong>, peu audible.</p>
<p>La direction du jeune <strong>Domingo Hindoyan</strong>, est vive et pleine d&rsquo;allant, avec un tempo inhabituellement rapide. L&rsquo;orchestre répond au quart de tour et, ce qui aurait pu être une soirée un peu routinière, se révèle extrêmement plaisante.</p>
<p>On sera plus circonspect sur la production de <strong>Bartlett Sher</strong>. Scéniquement, Marie Anne de Savoie, reine consort de Lombardie-Vénétie, n&rsquo;y trouverait rien à redire, si ce n&rsquo;est un brin d&rsquo;étonnement à cause de l&rsquo;usage de l&rsquo;électricité. Le décor est fait de toiles peintes, un peu gauchement exécutées et d&rsquo;un cadre de scène qui vient boucher la vue des premiers rangs de côté. La production précédente nous semblait plus enjouée et, paradoxalement, plus moderne, mais ce n&rsquo;est finalement pas si gênant. Cette nouvelle mise en scène vaut en revanche pour une direction d&rsquo;acteurs de qualité, ce qui est généralement la règle au Met !</p>
<p><a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.metopera.org/">Voir la vidéo</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lelisir-damore-streaming-new-york-quimporte-le-flacon-streaming/">DONIZETTI, L&#039;elisir d&#039;amore — New York</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>L&#8217;Elisir d&#8217;amore à new York : nouveau triomphe pour Pretty Yende</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/lelisir-damore-a-new-york-nouveau-triomphe-pour-pretty-yende/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 11 Feb 2018 04:25:32 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/lelisir-damore-a-new-york-nouveau-triomphe-pour-pretty-yende/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour sa cinquième retransmission de la saison dans les cinémas, le Metropolitan Opera a choisi L’Elixir d’amour de Donizetti dans la production de Bartlett Sher qui avait été diffusée une première fois en octobre 2013 avec Anna Netrebko et déjà Matthew Polenzani dans les principaux rôles. Un choix probablement motivé par la présence à l’affiche &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/lelisir-damore-a-new-york-nouveau-triomphe-pour-pretty-yende/"> <span class="screen-reader-text">L&#8217;Elisir d&#8217;amore à new York : nouveau triomphe pour Pretty Yende</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/lelisir-damore-a-new-york-nouveau-triomphe-pour-pretty-yende/">L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore à new York : nouveau triomphe pour Pretty Yende</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Pour sa cinquième retransmission de la saison dans les cinémas, le Metropolitan Opera a choisi<a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/lelisir-damore-new-york-quimporte-le-flacon"> <em>L’Elixir d’amour</em> de Donizetti dans la production de Bartlett Sher</a> qui avait été diffusée une première fois en octobre 2013 avec Anna Netrebko et déjà Matthew Polenzani dans les principaux rôles. Un choix probablement motivé par la présence à l’affiche de <strong>Pretty Yende</strong>, star montante du Met que les Parisiens ont pu applaudir en <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/il-barbiere-di-siviglia-paris-bastille-opera-au-bord-de-la-crise-de-nerfs">Rosina</a> et <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/lucia-di-lammermoor-paris-bastille-pretty-yende-la-consecration">Lucia di Lammermoor à l’Opéra Bastille en 2016</a>, en attendant sa prise de rôle imminente dans <em>Benvenuto Cellini</em>.</p>
<p><em>L’Elixir</em> est le sixième ouvrage que la soprano sud-africaine aborde sur la scène new-yorkaise. La fraîcheur du timbre, la rondeur du medium, l’aisance avec laquelle les suraigus sont émis font de cette Adina espiègle et sémillante un régal de chaque instant. Quelques contre-notes brillamment interpolées à la fin de son premier air font regretter que sa cabalette finale ne bénéficie pas d’une reprise avec variations. Sa prestation ne lui en vaudra pas moins une belle ovation au rideau final. Fidèle à lui-même, <strong>Matthew Polenzani</strong> campe un Nemorino touchant, stylistiquement accompli. La clarté de son émission, les nuances délicates dont il orne avec élégance sa ligne de chant font de sa « Furtiva lagrima »  un grand moment d’émotion. Le Belcore en retrait de <strong>Davide</strong> <strong>Luciano </strong>dont ce sont les débuts au Met, ne saurait faire oublier la personnage hâbleur et rusé campé par Marius Kwiecien en 2013. Le timbre du baryton italien manque quelque peu de couleurs et son incarnation reste beaucoup trop sobre, un parti-pris qu&rsquo;il défend au cours de son interview durant l&rsquo;entracte. Pourtant, contrairement à ce qu’il affirme, s’il est un rôle où il est permis d’en faire un peu trop, c’est bien celui-là. Du coup <strong>Ildebrando d&rsquo;Arcangelo</strong> lui ravit la vedette. Son Dulcamara, vocalement impeccable, est non seulement fourbe et roublard comme il se doit mais il est également charmeur, voire séducteur, ce que permet le physique avantageux de la basse et son timbre non dénué d’attrait.</p>
<p>Irréprochable est la direction d’acteurs efficace et lisible de <strong>Bartlett Sher</strong> dans des décors on ne peut plus traditionnels et sans surprise de <strong>Michael Yeargan</strong> : un champ de blé, la place d’un village, l’intérieur d’une grange&#8230;</p>
<p><strong>Domingo Hindoyan</strong> qui débute également au Met, adopte des tempi alertes non sans rester attentif aux interprètes. L’orchestre sonne magnifiquement mais le chef n’évite pas certaines raideurs dans les passages martiaux, l’arrivée de Belcore par exemple.</p>
<p>Le 24 février prochain, Le Metropolitan Opera diffusera dans  les cinémas du réseau Pathé Live <em>La</em> <em>Bohème</em> de Puccini, avec son autre star montante Sonya Yoncheva.  </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/lelisir-damore-a-new-york-nouveau-triomphe-pour-pretty-yende/">L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore à new York : nouveau triomphe pour Pretty Yende</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>DONIZETTI, L&#039;elisir d&#039;amore — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/lelisir-damore-new-york-quimporte-le-flacon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jan 2018 09:41:28 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/qu-importe-le-flacon/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ces dernières saisons, le Metropolitan Opera a proposé L&#8217;Elisir d&#8217;amore à peu près tous les ans, signe de la popularité de cet ouvrage ,qui reste un des titres les plus accessibles à un public novice. Pour cette édition, Matthew Polenzani campe un Nemorino d&#8217;une exquise musicalité, nuançant avec intelligence l&#8217;émission. La voix est puissante, mais offre &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/lelisir-damore-new-york-quimporte-le-flacon/"> <span class="screen-reader-text">DONIZETTI, L&#039;elisir d&#039;amore — New York</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lelisir-damore-new-york-quimporte-le-flacon/">DONIZETTI, L&#039;elisir d&#039;amore — New York</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ces dernières saisons, le Metropolitan Opera a proposé <em>L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore</em> à peu près tous les ans, signe de la popularité de cet ouvrage ,qui reste un des titres les plus accessibles à un public novice. Pour cette édition, <strong>Matthew Polenzani </strong>campe un Nemorino d&rsquo;une exquise musicalité, nuançant avec intelligence l&rsquo;émission. La voix est puissante, mais offre peu de couleurs, et les aigus sont un peu trop couverts, manquant de brillant : une voix plus mozartienne que belcantiste. Scéniquement, le ténor américain est un mélange idéal de gaucherie et de bonhommie, sans caricature.</p>
<p>L&rsquo;Adina de <strong>Pretty</strong> <strong>Yende</strong> est pétulante à souhait, charmante. Le timbre est radieux, la voix semble couler comme une source. Dommage que la chanteuse soit privée de reprise, et donc de variations, dans sa cabalette finale : c&rsquo;est un peu du gâchis.<em> L&rsquo;Elisir d&rsquo;amore</em>, <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="/video/jessica-dessine-moi-une-variation">c&rsquo;est aussi (et d&rsquo;abord) du belcanto</a>.</p>
<p>La surprise ce soir vient surtout d&rsquo;<strong>Ildebrando d&rsquo;Arcangelo</strong>, qui renouvelle totalement l&rsquo;approche dramatique de Dulcamara. Le rôle est habituellement confié à une « rondeur ». Souvent, le chanteur qui l&rsquo;interprète a un peu dépassé la date de péremption, mais emporte la mise en jouant les bouffons. Rien de tel avec la basse italienne, ici dans la plénitude de ses moyens. On a rarement entendu le rôle aussi impeccablement chanté, avec des graves magnifiques, un timbre caractérisé et charmeur. Physiquement, le chanteur est superbe et son aisance scénique, son bagout, font penser à une version vocale de Jean-Paul Belmondo. Pour une fois, Adina pourrait être tentée de céder aux avances du beau Dottore.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="324" src="/sites/default/files/styles/large/public/elisir_1725_c_-_copie.jpg?itok=wCyvH0zr" title="© Karen Almond/Metropolitan Opera" width="468" /><br />
	© Karen Almond/Metropolitan Opera</p>
<p><strong>Davide Luciano </strong>est un Belcore trompettant, au chant d&rsquo;un grand naturel, et scéniquement impeccable. Passons sur la Giannetta de <strong>Ashley Emerson</strong>, peu audible.</p>
<p>La direction du jeune <strong>Domingo Hindoyan</strong>, est vive et pleine d&rsquo;allant, avec un tempo inhabituellement rapide. L&rsquo;orchestre répond au quart de tour et, ce qui aurait pu être une soirée un peu routinière, se révèle extrêmement plaisante.</p>
<p>On sera plus circonspect sur la production de <strong>Bartlett Sher</strong>. Scéniquement, Marie Anne de Savoie, reine consort de Lombardie-Vénétie, n&rsquo;y trouverait rien à redire, si ce n&rsquo;est un brin d&rsquo;étonnement à cause de l&rsquo;usage de l&rsquo;électricité. Le décor est fait de toiles peintes, un peu gauchement exécutées et d&rsquo;un cadre de scène qui vient boucher la vue des premiers rangs de côté. La production précédente nous semblait plus enjouée et, paradoxalement, plus moderne, mais ce n&rsquo;est finalement pas si gênant. Cette nouvelle mise en scène vaut en revanche pour une direction d&rsquo;acteurs de qualité, ce qui est généralement la règle au Met !</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/lelisir-damore-new-york-quimporte-le-flacon/">DONIZETTI, L&#039;elisir d&#039;amore — New York</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le superbe Roméo de Grigolo au Met</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/le-superbe-romeo-de-grigolo-au-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Jan 2017 05:14:26 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/le-superbe-romeo-de-grigolo-au-met/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Ce samedi 21 janvier le Metropolitan Opera a diffusé dans les cinémas Roméo et Juliette de Gounod dans une nouvelle mise en scène signée Bartlett Sher. Il s’agit d’une coproduction avec la Scala de Milan et le Festival de Salzbourg où elle avait été créée en 2008 avec Rolando Villazon et Nino Machaidze. Disposé sur &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/le-superbe-romeo-de-grigolo-au-met/"> <span class="screen-reader-text">Le superbe Roméo de Grigolo au Met</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/le-superbe-romeo-de-grigolo-au-met/">Le superbe Roméo de Grigolo au Met</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Ce samedi 21 janvier le Metropolitan Opera a diffusé dans les cinémas <em>Roméo et Juliette</em> de Gounod dans une nouvelle mise en scène signée <strong>Bartlett Sher</strong>. Il s’agit d’une coproduction avec la Scala de Milan et le Festival de Salzbourg où elle avait été créée en 2008 avec Rolando Villazon et Nino Machaidze.</p>
<p>Disposé sur un plateau tournant, le décor représente au premier acte la façade sombre d’un palais, ornée d’un balcon sous lequel Roméo viendra guetter l’apparition de sa belle. On l’aura compris, il s’agit d’une vision traditionnelle de l’ouvrage même si le metteur en scène transpose l’action au XVIII<sup>e</sup> siècle, ce qui nous vaut de somptueux costumes, notamment les robes très seyantes que porte Juliette. Au troisième acte, le duel a lieu sur une place où se tient un marché tandis que la grande scène du quatre nous montre les deux amants sur un lit gigantesque. Le dernier acte se déroule comme il se doit dans un caveau. La direction d’acteurs est à la fois inventive et vivante ; les duels, en particulier, sont remarquablement réglés.</p>
<p>L’équipe de chanteurs réunie pour l’occasion est d’un niveau superlatif jusque dans les rôles secondaires. Signalons la Gertrude haute en couleurs de <strong>Diana Montague</strong>​, le Duc autoritaire d&rsquo;<strong>Oren Gradus</strong> et le Tybalt vindicatif de <strong>Diego Silva</strong>. <strong>Laurent Naouri</strong> est un Capulet au timbre de bronze, particulièrement émouvant lors de la mort de Tybalt. Le baryton canadien <strong>Elliot Madore</strong>, âgé d’à peine 29 ans, possède déjà une belle présence scénique et des moyens prometteurs comme le montre son air « Mab, la reine des mensonges » impeccablement phrasé. Le frère Laurent de <strong>Mikhail Petrenko</strong> aux graves abyssaux impressionne autant qu’il émeut.  Membre du Lindemann Young Artist Development Program, la jeune mezzo-soprano française <strong>Virginie Verrez</strong> campe un Stephano on ne peut plus convaincant. Son air « Que fais-tu blanche tourterelle » joliment nuancé témoigne d’un style pleinement maîtrisé. <strong>Diana Damrau</strong> effectue une prise de rôle réussie en Juliette, elle confiera même à l&rsquo;entracte qu&rsquo;elle préfère ce personnage à celui de Violetta. Si au premier acte la soprano allemande a tendance à minauder et à laisser échapper quelques notes aiguës acidulées, elle se montre par la suite tout à fait à la hauteur de l’entreprise. Sensible et amoureuse lors de la scène « Va, je t’ai pardonné » avec Roméo, elle atteint une grandeur tragique saisissante dans un « Amour, ranime mon courage » déchirant. Dommage que de nombreuses coupures intempestives lors de la retransmission de la scène du tombeau nous aient empêchés d’apprécier pleinement sa prestation. Enfin la performance de <strong>Vittorio Grigolo</strong> n’appelle que des louanges. De bout en bout, il domine le plateau. Il est Roméo tant sur le plan physique que vocal. Le timbre lumineux dans l’aigu se pare de couleurs sombres dans le grave, l’incarnation est à la fois sobre et juste et le style impeccable, le ténor ayant visiblement gommé certains de ses tics passés. Enfin, si la diction de la plupart des chanteurs est satisfaisante, le français de Grigolo, sans un soupçon d’accent, est irréprochable au point qu’on jurerait qu’il s’exprime dans sa langue maternelle.</p>
<p>Cerise sur le gâteau, la direction enlevée et théâtrale de Gianandrea Noseda contribue à faire de cette retransmission un spectacle fastueux qu’on aimerait retrouver un jour sur DVD.</p>
<p>Le samedi 25 février prochain, c’est encore une nouvelle production que diffusera le Metropolitan Opera : <em>Rusalka</em>  d’Antonín Dvořák avec la superbe Kristina Opolais.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/le-superbe-romeo-de-grigolo-au-met/">Le superbe Roméo de Grigolo au Met</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Otello</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/otello-yoncheva-en-majeste/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 13 Sep 2016 05:25:11 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/otello-yoncheva-en-majeste/</guid>

					<description><![CDATA[<p>En présentant sa future production d’Otello en 2015, Bartlett Sher agita un temps les médias par son refus de noircir le visage du Maure. Il s’agissait pour lui de refuser le stéréotype choquant du blackface pour lequel des acteurs blancs se maquillaient caricaturalement en Afro-américains dans des saynètes racistes. Susceptibilité hors de propos : Otello est lui-même un &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/otello-yoncheva-en-majeste/"> <span class="screen-reader-text">Otello</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/otello-yoncheva-en-majeste/">Otello</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>En présentant sa future production d’<em>Otello</em> en 2015, <strong>Bartlett Sher</strong> <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/video/antonenko-blanc-otello-et-yoncheva-blonde-desdemona">agita un temps les médias</a> par son refus de noircir le visage du Maure. Il s’agissait pour lui de refuser <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Blackface">le stéréotype choquant du <em>blackface</em></a> pour lequel des acteurs blancs se maquillaient caricaturalement en Afro-américains dans des saynètes racistes. Susceptibilité hors de propos : Otello est lui-même un objet de haine (et Boito a largement atténué son expression par rapport à Shakespeare), pas de dérision. C’est un personnage d’une grande noblesse, s’exprimant d’ailleurs avec poésie ou profondeur. S’il est  finalement touchant, il n’est jamais tourné en ridicule. A part un visage maquillé de noir, il n’y a donc aucun rapport entre la grossièreté écœurante du <em>blackface </em>et l’humanité d’Otello. Toutefois, en admettant cette concession un peu ridicule au politiquement correct, il appartenait à Sher de trouver une solution de substitution pour représenter l’altérité du héros. Car sa « différence » est le ressort du drame. Il est un chef de guerre noir au services des blancs ; il est plus âgé que Desdemona ; c’est un musulman au service des chrétiens dans une guerre contre d’autres musulmans. Ce sont toutes ces contradictions qui vont finalement le faire douter de son bonheur. Dans la vision de Sher, rien ne vient soutenir cette dimension, d’autant qu’Antonenko et Yoncheva sont de la même génération. Otello n’est plus finalement qu’un jaloux franchement balourd et le drame perd en crédibilité. Dans le traitement dramatique, Sher prend le parti de la sobriété. Ainsi les chœurs sont essentiellement statiques : on ne voit pas de réelle différence entre l’inquiétude de la scène de la tempête qui ouvre l’opéra, et la scène du feu de joie qui suit. Au finale de l’acte III, ils semblent indifférents au drame qui se joue devant eux. Même retenue en ce qui concerne les principaux protagonistes. Dans les scènes traditionnellement violentes comme le duo de l’acte II entre Otello et Iago ou celui du III entre Otello et Desdemona, Sher ne fait pas souvent interagir physiquement les personnages : ceux-ci semblent davantage murés dans une sorte d’incommunicabilité, parcourant de long en large le plateau, semblant parfois éviter de se regarder. Lorsque Otello s’écrie « A terra !&#8230; E piangi ! », c’est après quelques secondes d’hésitation qu’il se saisit de Desdemona pour la forcer à s’agenouiller. A la fin, Iago s’échappe sans que les protagonistes présents en se donnent beaucoup de mal pour chercher à l’arrêter. Si cette vision peut trouver des justifications, elle reste, en vidéo, moins prenante qu’une approche dramatique traditionnelle. <strong>Catherine Zuber</strong> opte pour des costumes de l’époque de la création de l’ouvrage, transposition qui reste anecdotique, même si elle met en évidence quelques parallèles entre Violetta et Desdemona : le grand ensemble qui clôt l’acte III d’<em>Otello</em> fait ainsi penser au finale de l’acte II de <em>La Traviata</em>. Composés d’éléments translucides, le décor d’<strong>Es Devlin</strong> est très élégant et fluide et conviendraient aussi à une mise en scène de cet opéra. La captation ne peut pas rendre pleinement justice aux belles vidéos de <strong>Luke Halls</strong>.</p>
<p>Après un « Esultate » d’entrée de bonne tenue, l’Otello d’<strong>Aleksandrs Antonenko</strong> est un peu à la peine au premier acte, avec des problèmes d’intonation dans son duo et des aigus tirés. A partir de l’acte II, une fois la voix chauffée, il offre une incarnation vocale correcte, mais un peu générique, et surtout très sage. Le contre-ut sur « Vil cortigiana » est amené sans effort. La voix manque un peu de variété de couleurs et la captation ne rend pas justice à une projection qu’on peut apprécier en salle (pour les retransmissions du Met, les dynamiques des voix sont un peu écrasées). Le ténor letton n’est pas un acteur né et sa caractérisation théâtrale est plutôt uniforme. A sa décharge, il faut convenir que les partis-pris de la mise en scène ne viennent pas l’aider. Son « Dio, mi potevi scaliar » est néanmoins de belle facture : un exploit d’autant plus remarquable qu’il est délivré sur le flanc puis à genoux. La mort est également très réussie au strict plan vocal, le chanteur ayant toujours du mal à varier les expressions de son visage de manière significative. Au final, on a du mal à ressentir son amour ou sa jalousie, à vivre la passion qui l’anime, et à comprendre qu’elle puisse le mener au meurtre. Le Iago de <strong>Željko Lučić</strong> est solide, mais un peu  irrégulier. Lui aussi fait preuve de quelques difficultés de justesse, ainsi dans son air qui ouvre l’acte II. Mais il se révèle étonnamment subtil dans son duo avec Antonenko. Ses phrases en voix mixte viennent souligner le caractère insidieux et manipulateur de Iago. On comprend d’autant moins que Sher lui fasse gifler Emilia après avoir récupéré le mouchoir de Desdemona. En revanche, son « Ecco il Leone ! » qui clôt l’acte III tombe à plat : on ne ressent aucunement la noirceur nihiliste annoncée dans l’air précité. Le timbre n’est pas très intéressant et, là encore, la captation ne rend pas justice à la projection. Mais c’est <strong>Sonya Yoncheva</strong> qui fait tout le prix de cette intégrale. Avec des moyens très différents, on pense immédiatement à Renata Scotto par l’attention et la richesse apportées aux mots, par les variations de couleurs de la voix. Ici, c’est tout un héritage belcantiste qui se trouve magnifiquement mis au service de l’interprétation. Le timbre est chaud et riche, le volume impressionnant (on le ressent quand Yoncheva « se lâche » dans les ensembles ou les duos). La caractérisation dramatique est juste : Yoncheva n’est  pas une inconsistante « oie blanche » tout en évitant l’histrionisme.  Il est rare qu’une Desdemona puisse justifier l’achat d’un enregistrement d’<em>Otello</em>, mais c’est bien le cas ici tant le soprano bulgare se hisse sans peine dans les sommets de la discographie. Signalons enfin, en bloc, d’excellents rôles secondaires comme le Met en a l’habitude.</p>
<p>Nommé depuis nouveau directeur musical du Metropolitan Opera en remplacement de James Levine, <strong>Yannick Nézet-Séguin</strong> est lui aussi quelque peu victime des conditions d’enregistrement. Les dynamiques de l’orchestre sont affadies et la spectaculaire entrée peine à impressionner. C’est surtout dans les passages moins bruyants que se révèle tout l’art du chef canadien : le concertato de l’acte III (d’autant qu’il s’agit de la version de Milan, plus longue que la révision pour Paris), l’accompagnement de « Dio, mi potevi scaliar » ou tout le dernier acte sont d’un très haut niveau.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/otello-yoncheva-en-majeste/">Otello</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Sonya Yoncheva, nouvelle coqueluche du Met</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/sonya-yoncheva-nouvelle-coqueluche-du-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 18 Oct 2015 01:44:24 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/sonya-yoncheva-nouvelle-coqueluche-du-met/</guid>

					<description><![CDATA[<p>« C’est la cruelle loi du Met ou de la vie : une reine chasse l’autre. C’est ainsi que Renée Fleming dut abandonner sa couronne à Anna Netrebko et que cette dernière vient d’offrir la sienne à Sonya Yoncheva. » C’est par cette affirmation lapidaire que débute le texte de présentation d’Otello dans la brochure de la nouvelle &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/sonya-yoncheva-nouvelle-coqueluche-du-met/"> <span class="screen-reader-text">Sonya Yoncheva, nouvelle coqueluche du Met</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/sonya-yoncheva-nouvelle-coqueluche-du-met/">Sonya Yoncheva, nouvelle coqueluche du Met</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« C’est la cruelle loi du Met ou de la vie : une reine chasse l’autre. C’est ainsi que Renée Fleming dut abandonner sa couronne à Anna Netrebko et que cette dernière vient d’offrir la sienne à Sonya Yoncheva. »</p>
<p>C’est par cette affirmation lapidaire que débute le texte de présentation d’<em>Otello</em> dans la brochure de la nouvelle saison des retransmissions du Metropolitan Opera au cinéma. Affirmation certes discutable, pourtant l’auteur de ces lignes ne croyait pas si bien dire : à la Leonora quelque peu décevante proposée voici deux semaines par une Netrebko sans doute fatiguée, succède la Desdémone  rayonnante de <strong>Sonya Yoncheva</strong> qui illumine de sa voix fraîche et juvénile la représentation d’<em>Otello</em> de ce samedi 17 octobre. La cantatrice bulgare fait de son personnage non pas une victime un peu nunuche mais une jeune femme volontaire à la féminité affirmée qui affronte crânement la colère de son époux. Son air du saule interprété avec une émotion soutenue et de jolies nuances est un des sommets de la soirée, salué par un public enthousiaste.</p>
<p>A ses côté <strong>Alexandrs Antonenko</strong> campe un Maure tout d’une pièce, plus à son affaire dans les emportements que lui dicte sa jalousie que dans les épanchements amoureux. Ainsi le duo avec Desdémone qui clôt le premier acte, le montre un rien emprunté. Il convainc davantage au cours des deux derniers actes et livre en fin de soirée un « Niun mi tema » aussi grandiose que poignant. Vocalement, le rôle ne lui pose aucun problème : le ténor letton se joue avec aisance de toutes les difficultés de sa partie. Son timbre clair et l’ampleur de ses moyens lui valent un succès mérité. Nul doute qu’il saura avec le temps approfondir la psychologie de son personnage.</p>
<p>A ce propos, il est regrettable que pour satisfaire au « politiquement correct » le visage du chanteur n’ait pas été noirci (voire <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="http://www.forumopera.com/breve/otello-blanchi-au-met-a-tort-ou-a-raison"><u>brève</u></a> du 5 août dernier) ou simplement hâlé, car cela laisse de côté tout un pan de la psychologie d’Otello dont les réactions peuvent paraître outrancières et donc peu crédibles si elle ne sont pas justifiées par les complexes dont il souffre.</p>
<p>Baryton à tout faire du Met, <strong>Željko Lučić</strong> à le bon goût de ne pas sombrer dans la caricature : son Iago cynique et sans scrupule est incarné avec sobriété à défaut de subtilité. Son credo est irréprochable, en revanche son air du songe manque quelque peu de finesse. Un bon Iago de routine, en somme.</p>
<p>Le reste de la distribution est, comme toujours au Met, d’un bon niveau : menton spéciale pour le Cassio séduisant de <strong>Dimitri Pittas</strong> et l’excellente Emilia de <strong>Jenifer Johnson Cano</strong>.</p>
<p>Au pupitre  <strong>Yannick Nézet-Séguin</strong> opte pour une direction analytique propre à mettre en valeur chaque groupe d’instruments. Cette option ainsi que ses tempos globalement retenus sont efficaces la plupart du temps sauf en début de soirée où la tempête qui ouvre le premier acte manque de véhémence.  </p>
<p><strong>Bartlett Sher</strong> qui signe cette nouvelle production, transpose l’action au dix-neuvième siècle comme le montrent les jolis costumes de <strong>Catherine Zuber</strong>. Les décors signés <strong>Es Devlin</strong> sont essentiellement constitués par d’immenses pavé transparents qui se déplacent -non sans bruit- afin de délimiter les différents lieux de l’action. Certains contiennent un escalier, d’autres présentent sur l’une de leurs faces le dessin d’une façade ou d’un gigantesque portail.  </p>
<p><iframe allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/efuAeD4zPV8" width="560"></iframe></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/sonya-yoncheva-nouvelle-coqueluche-du-met/">Sonya Yoncheva, nouvelle coqueluche du Met</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
