<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Vassily SOLODKYY - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/solodkyy-vassily/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/solodkyy-vassily/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Fri, 25 Jul 2025 05:06:07 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.9.4</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Vassily SOLODKYY - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/solodkyy-vassily/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>BOITO, Nerone</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/boito-nerone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 04:00:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=cd-dvd-livre&#038;p=193605</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le moindre des mérites de la parution de ce Nerone en DVD n’est pas l’audace qu’il a fallu aux défenseurs de ce projet, le second enregistrement vidéo à notre connaissance. Nerone en effet, l’« autre&#160;» opéra d’Arrigo Boito, ne jouit pas, ni de près, ni de loin, d’une bonne presse. Forum Opera était présent en &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/boito-nerone/"> <span class="screen-reader-text">BOITO, Nerone</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/boito-nerone/">BOITO, Nerone</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le moindre des mérites de la parution de ce <em>Nerone</em> en DVD n’est pas l’audace qu’il a fallu aux défenseurs de ce projet, le second enregistrement vidéo à notre connaissance. <em>Nerone</em> en effet, l’« autre&nbsp;» opéra d’Arrigo Boito, ne jouit pas, ni de près, ni de loin, d’une bonne presse. Forum Opera était présent en juillet 2021 à Bregenz pour la production mise en scène par Olivier Tambosi. Production <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/nerone-bregenz-peplum-saint-sulpicien/">qui n’avait pas soulevé l’enthousiasme</a>, mais qui avait été captée et proposée en DVD en 2022.<br />
Les reproches que l’on fait à cette pièce sont multiples et pour certains justifiés. L’histoire est complexe et aurait méritée d’être recentrée sur la peinture des personnages (notamment d’Asteria et Rubria) ; la partition pèche par quelques longueurs certaines (interminable scène de beuverie ou encore le monologue de Néron au II) et ne brille pas par l’inventivité mélodique. Certes on pourra trouver des moments de réelle intensité dramatique, mais le final en manque cruellement et la mort d’Asteria ne nous émeut pas.<br />
Pour faire court, <em>Nerone</em> est en quelque sorte l’opéra maudit de Boito (il en avait proposé le sujet à Verdi en son temps). Opéra mystique si l’on veut et qui aura mis un demi-siècle (!) à voir le jour, que Boito n’acheva pas (un cinquième acte a été esquissé mais aucune musique n’a été composée qui aurait permis une reconstitution) et dont il ne vit même pas la création&nbsp;: Boito meurt en 1918 et Toscanini, à grand renfort des stars du chant de l’époque, crée l’œuvre à la Scala en 1924&nbsp;; succès d’estime avant l’oubli quasi immédiat.<br />
Il faut donc d’abord et avant tout saluer le travail du Teatro lirico de Cagliari de s’être lancé dans cette aventure de permettre aux lyricomanes de découvrir une pièce qui aura hanté Arrigo Boito une grande partie de sa vie.<br />
L’entreprise est largement réussie et les moyens ont été déployés pour faire de cette captation de février 2024 un spectacle grandiose. <strong>Tiziano Santi</strong> a conçu des décors, souvent présentés en clair obscur, réalistes et dignes des meilleurs péplums (colonnades, temples, Cirque Maxime). Les costumes signés <strong>Claudia Pernigotti</strong> sont à l’avenant et contribuent à plonger le spectateur dans un Ier siècle où règne la plus grande confusion et le mélange des genres –&nbsp;entre histoires d’amour, de pouvoir et de conversion religieuse. Pas de projet de transposition de l’action et la conduite d’acteurs est très soignée : la prise de vue, souvent au plus près, rend bien compte de l’engagement de chacun des acteurs du drame qui se joue.<br />
Distribution sans faiblesse majeure. Le Nerone de <strong>Mikheil Sheshaberidze</strong> possède le ténor <em>ad hoc</em> pour rendre à la fois la force et la fébrilité du rôle-titre. Longueur de souffle appréciable et timbre cristallin qui entretiennent le mystère autour du personnage de Néron. Magnifique baryton de <strong>Franco Vassallo</strong> dans le rôle de Simon Mago qui possède toute l’intensité nécessaire. <strong>Roberto Fontali</strong> (Fanuèl), <strong>Dongho Kim</strong> (Tigellino) et <strong>Vassily Solodkyy</strong> (Bobrias) complètement avantageusement le tableau masculin.<br />
Chez les femmes, là aussi une distribution qui ne démérite pas&nbsp;: <strong>Deniz Uzun</strong> prête à la pécheresse Rubria des accents déchirants et <strong>Valentina Boi</strong> est une Asteria tragique à souhait (la montée sur l’autel est prenante). La scène de leur rencontre est particulièrement émouvante. Les chœurs ont une belle partie au final du premier acte ainsi qu’au troisième acte dans la scène du verger.<br />
Rendons hommage enfin à <strong>Francesco Cilluffo</strong> qui, à la tête de l’orchestre et des chœurs du Teatro Lirico di Cagliari fait tout pour sortir cette partition de l’oubli.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/boito-nerone/">BOITO, Nerone</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>VERDI, Falstaff &#8211; Busseto (Festival Verdi)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-falstaff-busseto-festival-verdi/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 23:20:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=142507</guid>

					<description><![CDATA[<p>Il faut aller au Festival Verdi si l’on veut voir des opéras dans quelques-uns des plus petits théâtres au monde. Nabucco à Fidenza – 400 places – et, plus modeste encore, Falstaff à Busseto – 300 places. Au risque d’une inévitable frustration. L’exiguïté de la fosse a obligé la révision du dernier chef d’œuvre de &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-falstaff-busseto-festival-verdi/"> <span class="screen-reader-text">VERDI, Falstaff &#8211; Busseto (Festival Verdi)</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-falstaff-busseto-festival-verdi/">VERDI, Falstaff &#8211; Busseto (Festival Verdi)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Il faut aller au Festival Verdi si l’on veut voir des opéras dans quelques-uns des plus petits théâtres au monde. <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-nabucco-fidenza-festival-verdi/">Nabucco</a></em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-nabucco-fidenza-festival-verdi/"> à Fidenza</a> – 400 places – et, plus modeste encore, <em>Falstaff</em> à Busseto – 300 places. Au risque d’une inévitable frustration. L’exiguïté de la fosse a obligé la révision du dernier chef d’œuvre de Verdi pour une formation de chambre, une dizaine d’instrumentistes dirigés par <strong>Alessandro Palumbo</strong>, auxquels il incombe de restituer le miroitement orchestral de la partition. Mission impossible, si habile soit l’arrangement réalisé par le maestro. L’orchestre grince, gratte, coince en dépit d’une mécanique rythmique habilement huilée – ce qui représente en soi un exploit dans une œuvre réglée comme une horloge infernale, avec ses incessants changements de tempo et ses ensembles à large échelle.</p>
<p>La mise en scène de <strong>Manuel Renga</strong> respecte la lettre du livret transposé dans des <em>fifties</em> mohair et tartan. Certaines situations sont mieux traduites que d’autres – le finale du 2<sup>e</sup> acte rate son effet – mais le travail de caractérisation des personnages aide la comédie à remplir son office. Cette recherche de vérité comique se traduit également dans l’expression des visages, que la proximité de la scène aide à mieux percevoir.</p>
<pre><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/falstaff2-3-1294x600.jpg" /> © Roberto Ricci</pre>
<p>Commères et compères de Windsor s’ébrouent avec un bonheur variable qui ne tient pas à l’importance de leur rôle. Au contraire même si l’on en juge à l’efficacité des<em> comprimari</em> : Bardolfo (<strong>Roberto Covatta</strong>), Pistola (<strong>Andrea Pellegrini</strong>), Dr Cajus (<strong>Gregory Bonfatti</strong>), et même Meg (<strong>Shaked Bar</strong>) que l’on a rarement vue aussi présente, tous investis d’une parole verdienne qu’ils propagent joyeusement articulée, timbrée, projetée– même si la taille du théâtre rend secondaires les questions de puissance. Les protagonistes laissent une impression plus mitigée, à commencer par <strong>Elia Fabbian</strong>, Falstaff tonitruant frelaté par les problèmes de justesse et une tendance à la monochromie quand la fantaisie du <em>Pancione </em>aime au contraire s’épancher en une large variété de couleurs. <strong>Vassyli Solodkyyi </strong>ne parvient pas à adapter une émission trop franche à la grâce et la légèreté de Fenton. Le baryton d’<strong>Andrea Borghini </strong>flotte dans le costume de Ford. Les soupçons du mari trompé, ses angoisses, sa colère se dissolvent dans l’eau tiède d’un chant qui voudrait plus de charpente et d’ampleur ; et Alice selon <strong>Ilaria Alida Quilico</strong> pâtit de trop de duretés.</p>
<p>Restent les aigus filés, tenus, enflés, diminués de <strong>Veronica Marini </strong>en Nanneta et les « Reverenza » débarrassés de leur empois par <strong>Adriana Di Paola</strong>. Cette Quickly ne ferait sans doute pas le même effet dans un théâtre plus vaste mais telle que brossée dans le bon sens du poil par la mezzo-soprano italienne – malicieuse, intrigante, élégante presque –, elle rafle la mise.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-falstaff-busseto-festival-verdi/">VERDI, Falstaff &#8211; Busseto (Festival Verdi)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>HAYDN, La Creazione — Martina Franca</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-creazione-martina-franca-dans-lair-du-temps/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Maurice Salles]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Aug 2021 09:42:23 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/dans-l-air-du-temps/</guid>

					<description><![CDATA[<p>« Que la lumière soit ! » – en latin  « Fiat lux » – ces paroles que le récit biblique attribue au Créateur, Alberto Triola, le directeur artistique du Festival de la valle d’Itria, les avait choisies pour être la devise de cette 47e édition. On les avait comprises comme une de ces formules propitiatoires que les prêtres, jadis, lançaient vers l’avenir &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-creazione-martina-franca-dans-lair-du-temps/"> <span class="screen-reader-text">HAYDN, La Creazione — Martina Franca</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-creazione-martina-franca-dans-lair-du-temps/">HAYDN, La Creazione — Martina Franca</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>« Que la lumière soit ! » – en latin  « Fiat lux » – ces paroles que le récit biblique attribue au Créateur, <strong>Alberto Triola</strong>, le directeur artistique du Festival de la valle d’Itria, les avait choisies pour être la devise de cette 47e édition. On les avait comprises comme une de ces formules propitiatoires que les prêtres, jadis, lançaient vers l’avenir dans l’espoir de l’influencer : que l’on sorte au plus vite de la période sombre induite par la pandémie, et que l’art redevienne le flambeau qui illumine la société ! A l’issue de la représentation de <em>La Creazione</em>, version italienne de <em>Die Schöpfung</em>, on leur découvre un autre sens, car ce spectacle se donne sans détours comme porteur de lumière pour notre société.</p>
<p>Au départ, un anniversaire : il y a plus de trente ans le festival avait commandé une version en italien de l’oratorio de Haydn à l’helléniste <strong>Dario Del Corno</strong>, collaborateur entre autres de Luciano Berio,  et Fabio Luisi avait dirigé le concert. L’initiative avait probablement pour but, dans l’esprit de Paolo Grassi, de rendre l’œuvre accessible à la majorité non germanophone. Elle n’avait du reste rien de particulièrement neuf car après sa création publique en 1799 le succès de l’œuvre fut tel dans toute l’Europe que des traductions virent bientôt le jour. Giuseppe Carpani, contemporain de Haydn, rédigea une version italienne que le jeune Gioachino Rossini dirigea en 1808 à Bologne et en 1821 à Naples. A Martina Franca, cette année, le présent se souvient du passé, dans cette fidélité qui n’est pas le moindre des charmes de ce festival, mais s’affirme comme une étape nouvelle.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/les_archanges_au_chevet_de_dieu.jpeg?itok=mS-0I-rD" title="Rosalia Cid (Gabriele) Alessio Arduini (Raffaele) et Vassily Solodkyy ( Uriele) veillent sur le Créateur © clarissa lapolla" width="468" /><br />
	Rosalia Cid (Gabriele) Alessio Arduini (Raffaele) et Vassily Solodkyy ( Uriele) veillent sur le Créateur © clarissa lapolla</p>
<p><strong>Fabio Luisi</strong> est à nouveau le chef, et le fils de Dario Del Corno, lui-même helléniste, a revu ponctuellement le texte paternel pour parfaire son articulation musicale. Mais le concert d’alors est devenu un spectacle, et la représentation du livret de Gottfried van Swieten, où le récit biblique se mêle au <em>Paradise Lost </em>de Milton, est proposée dans une mise en scène de <strong>Fabio Ceresa</strong> pour le moins décalée. Par les témoignages qui subsistent, on sait que la dévotion de Haydn n’avait rien de farouche mais était réelle et sincère. Aurait-il aimé voir le Créateur représenté comme un enfant espiègle entouré de garde-fous par la vigilance des Anges, qui s’ennuie prodigieusement le soir du sixième jour, et disparaît dans un trou ? Et aurait-il souscrit au tableau de la vie d’Adam et Eve, qui vont donner à un couple de femmes et à un couple d’hommes les œufs porteurs d’enfants ?</p>
<p>Le lecteur a compris que le metteur en scène prend parti sur les sujets de société, et le spectateur est induit à relier cette vision de l’humanité inclusive à l’adhésion de Haydn à la franc-maçonnerie, dont les symboles sont très souvent montrés. L’habileté du spectacle, qui lui donne son impact, c’est que le message est exposé très clairement mais sans violence provocatrice. Si Dieu est amour, c’est l’amour qui doit régir les relations dans sa création. CQFD. Certes, il y a la pirouette finale, quand ce Dieu enfant à la lisière de l’adolescence réapparaît, se découvre et se révèle être une femme, on avait deviné que le metteur en scène voulait cocher toutes les cases. Mais il a osé et il a réussi.</p>
<p>Si Fabio Ceresa a été le maître d’œuvre, il a été admirablement secondé par les lumières de<strong> Pasquale Mari,</strong> les éléments de décor de <strong>Tiziano Santi</strong>, les costumes de <strong>Gianluca Falaschi </strong>et <strong>Gianmaria Sposito </strong>et la chorégraphie exigeante de <strong>Mattia Agatiello</strong>, interprétée avec une énergie constante par la compagnie de danse <strong>Fattoria Vittadini</strong>. Du magma initial où la vie se convulse progressivement en passant par l’explosion de l’œuf primordial d’où jaillira la lumière en même temps que le Créateur sous l’aspect d’un garçonnet en habit du XVIIIe siècle qui pourrait être Haydn ou Mozart, jusqu’au dépouillement du septième jour, où sera représentée l’évolution de l’humanité, on ne soutiendra pas avoir été continûment subjugué par l’animation scénique et les images créées. Mais globalement cette approche est une très belle réalisation.</p>
<p>Les satisfactions visuelles – les archanges, par exemple, sont beaux comme ils doivent l’être, entre leur maquillage et leurs costumes – s’allient aux bonheurs musicaux et vocaux. <strong>Fabio Luisi </strong>dirige avec une fermeté d’une précision infaillible qui met en lumière tous les aspects de la partition sans jamais céder à la tentation de pousser l’œuvre vers les outrances sonores que les instruments modernes pourraient induire. Les hommages rendus par Haydn à Mozart, et spécialement à la musique de <em>Die Zauberflöte</em>, considérée souvent comme d’inspiration maçonnique, sonnent avec une clarté qui émeut. <strong>L’orchestre du Théâtre Petruzelli</strong> de Bari répond à Fabio Luisi avec un zèle amoureux dont témoignent après l’exécution les marques d’approbation que les musiciens lui adressent. Situés de part et d’autre de la scène sur des paliers surélevés les artistes du <strong>chœur Ghislieri</strong> de Pavie enrichissent de  leur musicalité cette exécution mémorable. <strong>Rosalia Cid</strong>, <strong>Vassily Solodkyy</strong> et <strong>Alessio Arduini</strong>, respectivement Gabriele, Uriele et Raffaele, ont de belles voix bien projetées et leur prestance physique ajoute encore au plaisir de les entendre. Pour des raisons pratiques liées à leur maquillage et à leur costumes, la soprano et la basse ne peuvent incarner Eve et Adam dans le tableau final. Choisis parmi les participants à l’Académie vocale, le baryton <strong>Jan Antem</strong> et la soprano <strong>Sabrina Sanza</strong> s&rsquo;acquittent avec brio de ces rôles, tant vocalement que scéniquement.</p>
<p>Comment aurait réagi Benoît XVI à ce spectacle, dont le programme de salle cite le discours prononcé le 6 février 2013 en audience générale sur le thème de la Création ? N’en sachant rien, bornons-nous à rapporter qu’en ce soir de juillet 2021 c’est à l’unisson que le public rassemblé dans la cour du palais ducal conformément au protocole sanitaire a fait un triomphe à cette proposition dans l&rsquo;air du temps. </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-creazione-martina-franca-dans-lair-du-temps/">HAYDN, La Creazione — Martina Franca</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
