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	<title>Stefano PODA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Stefano PODA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>DVOŘÁK, Rusalka &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dvorak-rusalka-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 29 Sep 2026 04:01:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Retour en arrière émouvant à Toulouse, au théâtre du Capitole, avec, pour démarrer la nouvelle saison, la reprise du Rusalka proposée par Stefano Poda. Elle nous renvoie en effet presque quatre ans jour pour jour en arrière à la saison 2022-23 : sortie de Covid, entrée au répertoire à Toulouse du chef-d’œuvre lyrique de Dvořák et, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Retour en arrière émouvant à Toulouse, au théâtre du Capitole, avec, pour démarrer la nouvelle saison, la reprise du <em>Rusalka</em> proposée par <strong>Stefano Poda</strong>. Elle nous renvoie en effet presque quatre ans jour pour jour en arrière à la <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/rusalka-toulouse-lopera-cest-dabord-la-negation-du-reel/">saison 2022-23 </a>: sortie de Covid, entrée au répertoire à Toulouse du chef-d’œuvre lyrique de Dvořák et, surtout, une des dernières apparitions toulousaines de <strong>Béatrice Uria-Monzon</strong> (en Princesse étrangère) disparue en juillet 2025 (on la reverra encore au Capitole en Elena de <em>Mefistofele </em>en juin 2023).<br />
La magie du réalisme poétique voulu par le metteur en scène tridentin, opère à nouveau pleinement. Nous sommes au bord du lac, au pays des nymphes et des ondines : la scène entière est recouverte d’une dizaine de centimètres d’eau, avec en son milieu une fosse de plus d’un mètre cinquante de profondeur dans laquelle les habitants du lieu plongeront à l’envi. Qu’un hommage tout particulier soit rendu à la quinzaine de danseuses et danseurs figurant nymphes et ondines et qui passeront l’intégralité des actes I et III dans ou sous l’eau ! Vodnik lui-même chantera presque en continu dans la fosse avec de l’eau jusqu’aux épaules voire jusqu’au menton !<br />
Le tout dans une chorégraphie toute de lenteur et de grâce, sans que jamais la poésie du conte ne soit entamée : il faut en faire porter également le crédit aux costumes et aux décors voulus par Poda qui nous maintiennent tout du long dans cet univers onirique et quasi féérique.<br />
Le deuxième acte fait toutefois exception marquante. Le contraste est saisissant entre la vie pure des créatures aquatiques et celle du monde pollué des humains et de la technologie. La fête au Château pour le bal nuptial (« les fastes du monde », dira Vodnik) se déroule dans un décor totalement déshumanisé. Les personnages principaux (la Princesse étrangère et le Prince) sont multi-clonés et l’on comprend que dans cet univers, Rusalka n’ait pu étancher sa soif d’amour et d’idéal.</p>
<p><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC_3006-1294x600.jpg" /></p>
<pre style="text-align: center;">© Mirco Magliocca</pre>
<p>La distribution est entièrement revue par rapport à celle de 2022, à commencer par la direction d’orchestre, confiée cette fois-ci à <strong>Giacomo Sagripanti</strong> qui avait fait une  <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/spectacle/charpentier-louise-aix-en-provence/">apparition remarquée au Festival d’Aix-en-Provence en 2025</a>. Cordes soyeuses, vents sans défauts, équilibre recherché entre la fosse et la scène, ce début de saison est en tout point réussi pour l’orchestre national du Capitole de Toulouse.<br />
Le plateau vocal est lui aussi inédit et sans point faible. <strong>Ruzan Mantashyan</strong> a pris le rôle de Rusalka à Limoges en 2021. Aujourd’hui, la soprano arménienne campe une ondine volontaire, battante, à laquelle manque peut-être  une touche supplémentaire de magie poétique dans le tableau qu’elle brosse de son personnage. Vocalement les choses sont bien en place. Mantashyan excelle dans les parties lyriques (Chanson« à la lune » au I et « Necitelná vodní moci » au III) davantage que dans le mode dramatique, très présent au final du II (Ó marno, ó marno !) : dans ce registre plus exigeant on attend davantage de densité.<br />
<strong>Pavol Breslik</strong> est le Prince. Ecartelé entre celle qu’il aime d’un amour réfléchi et celle qui lui fera tourner la tête le temps d’un bal, il rend bien les deux facettes du personnage. Le tableau d’ensemble est convaincant, le ténor est vaillant, surtout à partir du II (au premier acte, il aura tendance à détimbrer dans les suraigus <em>forte</em>).<br />
Copie parfaite pour le Vodnik d’<strong>Aleksander</strong> <strong>Roslavets</strong> ; lui qui, présent dans les trois actes, passera l’intégralité de son temps dans l’eau (avec quelques acrobaties apnéiques par-dessus le marché !), il maintiendra tout du long une basse non seulement solide mais puissante et surtout chantante. On retiendra particulièrement son air du II (« Běda ! Běda ! ») qu’il fera chanter en magnifiant l’amour d’un père pour sa fille. Ovation méritée pour le Biélorusse.<br />
La grande <strong>Ricarda Merbeth</strong> a choisi d’inscrire à son répertoire un nouveau rôle, celui de la Princesse étrangère. Tache méritante, car le rôle est aussi ardu que bref – et lui a demandé de se familiariser <a target="_blank" rel="noopener noreferrer" href="https://www.forumopera.com/un-ete-avec-ricarda-merbeth/">avec une langue qui lui était jusqu’à récemment totalement inconnue</a>. Mission accomplie : Ricarda Merbeth se plie à toutes les exigences artistiques, voire chorégraphiques du metteur en scène tout en distillant ici et là les aigus tranchants dont elle a le secret.<br />
Aigus tranchants aussi, et même métalliques pour la Ježibaba d’<strong>Agnieszka Rehlis</strong>. La mezzo-soprano polonaise a tout d’une diabolique créature (toute vêtue de noir, crâne rasé), elle incarne à merveille celle à qui on ne voudrait surtout pas confier son âme.<br />
<strong>Timothée Varon</strong> est un chasseur énergique ; son comparse le marmiton (<strong>Anne-Lise Polchopek</strong>) l’est tout autant et les deux font la paire.<br />
Enfin, il ne faudrait pas oublier les trois nymphes (<strong>Marianne Croux</strong>, <strong>Marion Vergez-Pascal</strong> et <strong>Svetlana</strong> <strong>Lifar</strong>), dont les voix s’accordent merveilleusement dans un ballet nautique (aux I et III) là encore tout de poésie.</p>
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		<title>VERDI, Macbeth &#8211; Liège</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-macbeth-liege/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Sep 2026 04:02:43 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>L’Opéra Royal de Wallonie ouvre sa saison avec une production spectaculaire de Macbeth réalisée par Stefano Poda qui, en plus de la mise en scène, a également signé les décors, les costumes, les lumières et la chorégraphie. Le rideau se lève sur un gigantesque mur blanchâtre qui occupe le fond du plateau. Flanqué de deux &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>L’Opéra Royal de Wallonie ouvre sa saison avec une production spectaculaire de Macbeth réalisée par <strong>Stefano Poda</strong> qui, en plus de la mise en scène, a également signé les décors, les costumes, les lumières et la chorégraphie. Le rideau se lève sur un gigantesque mur blanchâtre qui occupe le fond du plateau. Flanqué de deux parois latérales et percé de sept ouvertures en forme de fenêtres, ce mur, orné de nombreux escaliers qui forment une sorte de labyrinthe, est constitués de corps humains grimaçants, empilés et entremêlés qui créent d&#8217;emblée un climat angoissant. Au centre du plateau, une vaste ouverture circulaire représente le chaudron des sorcières au premier acte. A l’acte suivant, cette ouverture est recouverte d’une paroi sur laquelle est tracé un triangle blanc, la pointe en bas, inscrit dans un cercle, sur laquelle est posée le trône de Macbeth. Ce symbole ésotérique qui préfigure la descente aux enfers de Macbeth, apparaitra de façon récurrente formé de néons suspendus dans les airs. Une cage métallique descend par moment des cintres pour enfermer un ou plusieurs personnages, Duncan mourant sur son trône par exemple. Au dernier acte un entrelacs de bâtons rougeâtres encercle Macbeth vaincu. La scène est le plus souvent plongée dans une semi-obscurité inquiétante, à l’exception du premier tableau éclairé de rouge, où l’on voit surgir les sorcières. Certaines occupent les escaliers, d’autres sont suspendues dans les airs, d’autres encore, rampent sur le sol dans une épaisse fumée blanche. Vêtus de costumes splendides aux teintes sombres, les personnages sont en perpétuel mouvement. La direction d’acteurs est extrêmement précise, Poda, qui sait ménager ses effets, ponctue le spectacle d’images fortes, comme le banquet du deuxième acte qui s’achève dans une orgie sanglante ou la scène du somnambulisme au cours de laquelle Lady Macbeth est assaillie par des hommes dénudés qui l’enveloppent au point de l’étouffer, autant de séquences parfois violentes qui impressionnent le public. Au salut final, le metteur en scène sera accueilli par une ovation méritée.</p>

<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" class="wp-image-220888" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Danse-c-J-Berger_ORW-Liege-1024x683.jpg" alt="" /></figure>

<p>La direction de <strong>Giampaolo Bisanti</strong> est en accord avec ce qui nous est montré. Le chef italien adopte des tempos contrastés, et impose aux musiciens un rythme soutenu, tel une course effrénée vers l’abîme. La partition adoptée est celle de la révision de 1865 pour Paris, ballet compris. Celui-ci, remarquablement chorégraphié par Poda s’intègre parfaitement dans la continuité de l’action. Saluons la prestation remarquable des chœurs préparés par <strong>Denis Segond</strong>.</p>
<p><strong>Bruno Silva Resende</strong>, <strong>Bernard Aty Monga Ngoy</strong> et <strong>Marc Tissons</strong>, tous trois membres du Chœur, livrent une prestation on ne peut plus honorable. <strong>Luca Dall’Amico</strong> est un médecin à la voix sonore et <strong>Alexandra Grigoras</strong> possède un joli timbre fruité que l’on aimerait réentendre dans un rôle plus important. <strong>Lorenzo Martelli</strong> ne démérite pas en Malcolm tandis que <strong>Matteo Desole</strong> rencontre quelques problèmes d’intonation dans son air « Ah la paterna mano », le trac de la première sans doute. <strong>Gianluca Buratto</strong> est un Banco de grande classe. Son timbre de bronze, sa voix puissante et homogène, son legato impeccable et l’émotion qu’il insuffle dans son chant font de son air « Come dal ciel precipita » un des grands moments de la soirée. Quant aux interprètes du couple maudit, ils font sur la scène du Théâtre royal de Wallonie des débuts éclatants. A la fois comédien, metteur en scène et chanteur, <strong>Luca Micheletti</strong> propose une interprétation théâtralement subtile et aboutie de Macbeth dès la lecture de la lettre au premier acte qui lui est confiée. Vocalement les moyens sont solides, et si le baryton s’est montré prudent au cours du premier tableau, adoptant un chant sans beaucoup de nuances, il a livré une scène finale particulièrement bouleversante. <strong>Ewa</strong> <strong>Plonka</strong> est la grande triomphatrice de la soirée, elle possède les moyens exacts du rôle qu’elle habite avec une conviction remarquable. La voix est large, les aigus sont percutants, le souffle inépuisable. La cabalette de son air d’entrée tout comme son brindisi, témoignent d’une maîtrise parfaite du chant orné, les vocalises sont précises, le trille impeccable. Sa scène du somnambulisme, couronnée d’un contre-ré piano, est interprétée avec un legato irréprochable. Théâtralement enfin, son personnage se révèle on ne peut plus convaincant. </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-macbeth-liege/">VERDI, Macbeth &#8211; Liège</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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