<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Olga SYNIAKOVA - Artiste - Forum Opéra</title>
	<atom:link href="https://www.forumopera.com/artiste/syniakova-olga/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/syniakova-olga/</link>
	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Mon, 03 Feb 2025 08:15:54 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/cropped-Favicon-32x32.png</url>
	<title>Olga SYNIAKOVA - Artiste - Forum Opéra</title>
	<link>https://www.forumopera.com/artiste/syniakova-olga/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>BELLINI, Norma &#8211; Bordeaux</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-norma-bordeaux/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 03 Feb 2025 05:03:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=181582</guid>

					<description><![CDATA[<p>Empruntons l’expression à César – avant de s’empresser de la lui rendre puisqu’elle lui appartient : c’est « en même temps » que la reprise de Norma à Bordeaux jusqu&#8217;au 6 février ravira les contempteurs et les amateurs de belcanto romantique. Ceux qui vouent le genre aux gémonies, lui reprochant tout à la fois son &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-norma-bordeaux/"> <span class="screen-reader-text">BELLINI, Norma &#8211; Bordeaux</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-norma-bordeaux/">BELLINI, Norma &#8211; Bordeaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Empruntons l’expression à César – avant de s’empresser de la lui rendre puisqu’elle lui appartient : c’est « en même temps » que la reprise de <em>Norma</em> à Bordeaux jusqu&rsquo;au 6 février ravira les contempteurs et les amateurs de belcanto romantique.</p>
<p>Ceux qui vouent le genre aux gémonies, lui reprochant tout à la fois son absence de théâtre et son indigence orchestrale, trouveront dans la mise en scène d’<strong>Anne Delbée </strong>et la direction de <strong>Francesco Angelico </strong>des arguments en leur faveur. Non que la lecture musicale soit indigne, elle a la vertu de l’équilibre et apporte aux chanteurs son indispensable soutien. Le <em>terzetto </em>à la fin du premier acte est même agité du frisson que l’on attendait depuis une ouverture sans grand relief, mais la tension retombe après l’entracte et l’orchestre de Bordeaux Aquitaine, peu inspiré par le clair-obscur bellinien, pousse la note.</p>
<p>Déjà commentée – et éreintée – dans nos colonnes à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-norma-marseille/">Marseille en début de saison</a> et <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/norma-streaming-toulouse-quand-norma-embrase-le-capitole-streaming/">Toulouse en 2019</a>, la mise en scène a le mérite d’aligner de beaux costumes (<strong>Mine Vergès</strong>) et de belles lumières (<strong>Vinicio Cheli</strong>). De drame, il ne saurait cependant être question lorsque le geste scénique se réduit à quelques mouvements de bras, que la vidéo se substitue à la présence physique des enfants de Norma, représentés par des joujoux dorés, et qu’un personnage supplémentaire, baptisé Dieu Cerf, débite par-dessus la musique des poèmes celtiques</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Norma_1-1-1294x600.jpg" />© Frédéric Desmesure</pre>
<p>A la bonne heure ! Voilà qui offre tout loisir aux amoureux du beau chant pour se concentrer sur les voix, à commencer par le chœur, uni dans la même ferveur, qu’il s’agisse de supplier ou de vociférer – « Il fragor dell armi » à pas de velours, menaçant, comme une promesse de l’orage qui éclatera un peu plus loin dans un « Guerra, guerra » à décrocher le lustre de la coupole peinte par Robin.</p>
<p><strong>Davide Tuscano</strong> campe un Flavio solide dont on pressent qu’il pourrait briguer un jour le poste de proconsul romain. Premier prix du concours Bellini 2019 – ce qui est un gage de maîtrise belcantiste –, <strong>Déborah Salazar</strong> offre à Clotilde une vivacité qui sied à un rôle devenu l’objet d’une attention accrue depuis que la jeune Joan Sutherland le chanta en 1952 aux côtés de Maria Callas.</p>
<p>Dans un répertoire qui ne lui est pas familier, <strong>Jean-François Borras</strong> opte pour un Pollione musclé, d’autant plus viril qu’il ne recourt pas au <em>falsetto</em> – contrairement aux ténors de l’époque, nous rappelle l’excellent Jean-Jacques Groleau dans le programme du spectacle. Sa séduction tient moins aux intentions stylistiques qu’à l’attrait irrésistible du timbre égal sur toute la tessiture, quitte à chanter parfois un peu bas. Originaire de Géorgie, <strong>Goderdzi Janelidze</strong> possède les sonorités chaudes et caverneuses des voix venues de l’est. Rugosité et projection, deux autres caractéristiques slaves, ajoutent à la stature féroce d’Oroveso. « Ah ! del Tebro », son air du deuxième acte, expose la science du legato tout en dévoilant l’autre visage du chef des Druides, solennel et paternel.</p>
<p>Le musicographe et apôtre du bel canto Rodolphe Celletti déplorait qu’Adalgisa fût désormais confié à un mezzo-soprano, conséquence de la distribution de Norma à des sopranos. La présence de <strong>Karine Deshayes</strong> dans le rôle-titre aurait pu favoriser le retour à la configuration originelle mais Bordeaux a choisi de ne pas déroger à la tradition. <strong>Olga Syniakova</strong> possède une voix plus sombre que sa consœur, plus courte aussi, assez souple cependant pour vocaliser et ornementer. Le velours soyeux de l’étoffe explique l’attraction exercée par la jeune prêtresse sur Pollione. Surtout, dans un opéra dominé par les duos entre les deux <em>prime donne</em>, son timbre se marie à merveille avec celui de Karine Deshayes.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Norma_5-1-1294x600.jpg" />© Frédéric Desmesure</pre>
<p>De la Norma de notre mezzo-soprano nationale, nous avons déjà disserté à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/norma-aix-en-provence-karine-deshayes-face-a-la-legende/">Aix-en-Provence</a> puis <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-norma-strasbourg/">Strasbourg</a>. Qu’écrire de plus sans se répéter ? S’émerveiller une nouvelle fois de la maîtrise belcantiste, de l’agilité, de l’éventail des couleurs et des nuances indispensables pour surmonter les difficultés de la partition et donner à saisir la complexité des sentiments en jeu. Redire combien cet art du chant ne se place pas au service de la démonstration mais de l’expression. Constater qu’en dépit des traits furieux, des écarts véhéments et des aigus vengeurs dont elle est capable, cette Norma se présente d’abord maternelle, ce qui aide mieux à comprendre son revirement compassionnel au 2e acte. Se délecter encore et encore des notes effilées et dorées à la façon d’un caramel lorsque le chant se fait élégiaque. Et sans rechercher comme Celletti une vérité originelle qui finalement importe peu, se réjouir de bénéficier dans ce que Sergio Segalini, autre thuriféraire du bel canto, appelait « le rôle des rôles » d’une proposition qui, aujourd’hui comme hier, connaît peu d’exemples.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/bellini-norma-bordeaux/">BELLINI, Norma &#8211; Bordeaux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>TCHAÏKOVSKI, La Dame de pique &#8211; Lyon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovski-la-dame-de-pique-lyon/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 06:58:08 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=158278</guid>

					<description><![CDATA[<p>Deuxième production du festival de Lyon après la La fanciulla del West, La Dame de pique confirme la qualité globale du cru 2024. En cheville ouvrière comme la veille, Daniele Rustioni fait entendre dès l’ouverture toutes les clés de l’interprétation qu’il donnera du chef-d’œuvre de Tchaïkovski : une lecture romantique, assise sur des cordes soyeuses &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovski-la-dame-de-pique-lyon/"> <span class="screen-reader-text">TCHAÏKOVSKI, La Dame de pique &#8211; Lyon</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovski-la-dame-de-pique-lyon/">TCHAÏKOVSKI, La Dame de pique &#8211; Lyon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Deuxième production du festival de Lyon <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-la-fanciulla-del-west-lyon/">après la <em>La fanciulla del West</em></a>, <em>La Dame de pique</em> confirme la qualité globale du cru 2024. En cheville ouvrière comme la veille, <strong>Daniele Rustioni</strong> fait entendre dès l’ouverture toutes les clés de l’interprétation qu’il donnera du chef-d’œuvre de Tchaïkovski : une lecture romantique, assise sur des cordes soyeuses et compactes, élégamment surpiquée d’un rubato discret. A ce grand geste classique, il oppose le mordant des attaques, des ruptures de rythmes qui viennent scander la course vers l’inéluctable. Irréprochable, l’orchestre se pare de justes couleurs et se transforme tant en toile de fond du drame qu’en commentateur informé : des mélodies mozartiennes aux danses russes, de l’ambiance enfumée du tripot à l’apparition du fantôme de la Comtesse. Tout cela génère un prodigieux théâtre musical qui épouse le plateau vocal et le soutient autant qu&rsquo;il le stimule.</p>
<p>Les Chœurs et la Maitrise de l’Opéra national de Lyon excellent dès le premier tableau tant dans l’engagement scénique que vocal. En dehors, des rôles secondaires, bien tenus par des membres des chœurs ou par des solistes du studio (<strong>Giulia Scopelliti</strong>), les rôles principaux sont distribués majoritairement à des slavophones. <strong>Alexei Botnarciuc</strong> (Sourine) et <strong>Sergei Radchenko</strong> (Tchekalinski) imposent leur personnage principalement par les décibels. <strong>Pavel Yankovsky</strong> (Tomski) dispose de davantage de notes et d’arguments pour faire valoir un métal assez clair, forgé dans une ligne élégante. A l’aise en scène, il s’attèle à présenter les deux facettes du Comte : celle badine dans le secret de la caserne ou encore en Plutus, et celle plus cérémoniale dans les rapports avec la vieille Comtesse. Pauline est un rôle payant pour son interprète et <strong>Olga Syniakova</strong> ne fera pas exception que ce soit dans le duo, où son élégant phrasé s’entremêle parfaitement à celui de sa comparse, ou dans sa triste romance où les couleurs crépusculaires de son timbre s’accordent à ce moment suspendu. Il en va de même pour le rôle de Eletski où <strong>Konstantin Shushakov</strong> se rallie la salle le temps d’une déclaration amoureuse toute en douleur rentrée. On ne présente plus <strong>Elena Zaremba</strong> dont la Comtesse a dû hanter toutes les scènes du monde. Le rôle que lui confie la mise en scène la sort heureusement de celui de cadavre ambulant auquel on peut réduire le personnage un peu facilement. Elle s’y ingénie et inquiète bien davantage par un chant autoritaire et composition scénique roide. Raide c’est aussi ainsi que <strong>Dmitry Golovnin</strong> interprète Hermann : raide dingue comme le lui demande le metteur en scène – rarement a-t-on vu un jeune officier si peu amoureux – raide vocalement. Toutes les notes sont là, l’engagement scénique impressionne et pourtant le timbre gris voire acide à l’occasion, une émission souvent coincée entre le mezzo forte et le forte lui font dessiner un personnage d’un bloc, détestable comme il le faut. Depuis les représentations milanaises de mars 2022, <strong>Elena Guseva</strong> s’est imposée comme la Lisa évidente du circuit. Ses moyens vocaux, sa solide technique lui permettent d’insuffler toute la passion nécessaire dans le duo avec Hermann, ou encore de naviguer avec aisance dans une dernière scène angoissée.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/LaDameDePique3G┬®JeanLouisFernandez022-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-158281"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>©</sup> <sup>Jean-Louis Fernandez</sup></figcaption></figure>


<p>La réplique de Tchekalinski au récit des trois cartes de Tomski à la première scène s’applique bien à la proposition scénique de <strong>Timofei Kouliabine</strong> : si ce n’est pas tout à fait l’histoire de<em> La Dame de pique</em>, c’est bien trouvé et surtout cela fonctionne. Celui-ci recourt principalement à un parallèle. La Vénus moscovite devient ici une autre figure historique de la fin de l’ère soviétique, Juna Davitashvili, qu’une note, heureusement incluse dans le programme et reproduite sur le site web de l’Opéra, nous décrit comme une sorte de gourou de la médecine douce de son époque, grande spécialiste des traumas des anciens combattants et récompensée par le régime pour ses bons et loyaux services, entendez propagande. Ni une, ni deux, toute la narration de l’œuvre passe au filtre de cette situation. La balade au parc devient une représentation à la gloire des armées dans une obscure république sœur, où la Vénus magnétise quelques blessés. En coulisses, Hermann déraille et aurait grand besoin de ses soins, pendant que ses officiers s’amusent de ces mises en scène destinées à remonter le moral d’une population en état de siège. L’orage se matérialise d’ailleurs par les sirènes et alarmes anti-bombardement. Le mariage arrangé de Lisa, en costume d’époque, n’est qu’une supercherie où la Comtesse incarnera elle-même Catherine. Au fil des actes, on voit bien que cette fausse thaumaturge et ces mises en scènes soviétiques n’ont pas d’effet sur le réel. La société se dérègle, la défaite approche. Lisa &#8211; complice tout du long de Hermann mais qui ne croit pas à ce conte de cartes à jouer et préfère s’emparer des bijoux de sa grand-mère &#8211; ne se jette pas dans la Neva. Elle s’enfuie en train avec des réfugiés (dans une scène au réalisme saisissant) après avoir tenté de convaincre une dernière fois Hermann de la suivre plutôt que de jouer. Le Prince Eletski, homosexuel refoulé, l’affronte et y perd la vie quand il revendique la victoire avec la fameuse dame de pique. On le voit, les écarts sont nombreux mais font parfaitement sens dans l’uchronie proposée et dresse d’étranges ponts avec notre actualité. Ils sont surtout accompagnés d’une direction d’acteur fantastique qui les rend possible. Par exemple, quand Lisa feint devant Macha d’accuser Hermann d’avoir tué la Comtesse par maintenir les apparences et rendre possible sa fuite. Cette proposition se suit sans aucun mal, rend absolument tout ce qu’elle propose lisible et anime les sept tableaux de l’œuvre d’un grand souffle théâtral.  </p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/tchaikovski-la-dame-de-pique-lyon/">TCHAÏKOVSKI, La Dame de pique &#8211; Lyon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>BELLINI, La sonnambula — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/la-sonnambula-clermont-ferrand-un-miracle-appele-a-se-reproduire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Jan 2022 05:00:30 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/un-miracle-appel-se-reproduire/</guid>

					<description><![CDATA[<p>La Somnambule, ce sont déjà des voix. La distribution pouvait-elle être plus pertinente ? Le 27e concours international de chant de Clermont-Ferrand, qui y a présidé n’a pas été une simple audition… En dehors d’Elvino, le ténor, tous les chanteurs ont été recrutés par le jury, qui associait les scènes coproductrices. L’autre clé de la réussite réside &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-sonnambula-clermont-ferrand-un-miracle-appele-a-se-reproduire/"> <span class="screen-reader-text">BELLINI, La sonnambula — Clermont-Ferrand</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-sonnambula-clermont-ferrand-un-miracle-appele-a-se-reproduire/">BELLINI, La sonnambula — Clermont-Ferrand</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><em>La Somnambule</em>, ce sont déjà des voix. La distribution pouvait-elle être plus pertinente ? <a href="https://www.forumopera.com/27e-concours-international-de-chant-de-clermont-ferrand-clermont-ferrand-julia-muzychenko-un-des">Le 27e concours international de chant de Clermont-Ferrand, qui y a présidé n’a pas été une simple audition</a>… En dehors d’Elvino, le ténor, tous les chanteurs ont été recrutés par le jury, qui associait les scènes coproductrices. L’autre clé de la réussite réside dans la conjugaison des voix et des instruments. L’Orchestre national d’Auvergne, entre les mains expertes de <strong>Beatrice Venezi</strong>, réalise l’exploit, nous en reparlerons. Enfin, la mise en scène constitue l’écrin, le creuset de cette mystérieuse alchimie. Une autre femme, <strong>Francesca Lattuada</strong>, la signe, avec le concours de <strong>Christian Dubet </strong>pour les décors et lumières. On a en mémoire leur mise en scène du <em>Ballet royal de la nuit</em> ( dirigé par Sébastien Daucé) : le miracle se reproduit. Cette <em>Somnambule</em> singulière est appelée à faire date, n’en doutons pas. Si l’expression n’était réductrice voire péjorative, on écrirait que la mise en espace la plus luxueuse et la plus raffinée, assortie d’une direction d’acteurs millimétrée, s’avère bien préférable à nombre de productions mobilisant de riches et coûteux moyens. En effet, en dehors des costumes originaux, recherchés, expression visuelle de chaque acteur, admirables (signés <strong>Bruno Fatalot</strong>), cinq filins, garnis de spots, tombant des cintres, deux autres permettant la descente et l’ascension de la prima donna, deux figurations d’arbres devant un alignement de troncs, quelques rideaux ou voilages, un sol noir réfléchissant, puis blanc assorti d’un tapis rouge en losange irrégulier, c’est tout. Les lumières savamment élaborées, mouvantes, en accord idéal avec chaque scène et les évolutions dramatiques et psychologiques sont proprement magiques. Avec une fantaisie pleinement convaincante, assortie de quelques touches circassiennes (extraordinaire Lise Pauton), l’Helvétie est oubliée pour un univers onirique que le spectateur habite avec bonheur.</p>
<p><strong>Julia Muzychenko</strong>, Amina, a la bonté candide et la fragilité de l’héroïne. La pureté d’émission, la tendresse des phrasés, un souffle qui épouse le texte musical, nous émeuvent. L’ornementation, les vocalises, les colorature sont éblouissantes de naturel, la légèreté, le clair-obscur, nous tenons là une grande voix doublée d’une présence dramatique incontestable. Dans la jubilation comme dans le désespoir, seule, en duo avec Elvino, elle est admirable. C’est encore dans le célèbre « Non credea », mélodie infinie, douloureuse, d’autant plus émouvante que dépouillée de toute surcharge, que l’émotion est la plus forte. <strong>Francesca Pia Vitale</strong> est Lisa, la jeune aubergiste abandonnée par Elviro, flamboyante séductrice dont le dos dénudé provoque. La voix sait se faire enjoleuse comme volontaire et colérique. L’émotion est feutrée, l’élégance constante, avec des colorature jusqu’au contre-ut, trilles et ornements parfaits. Dès sa cavatine d’entrée, « tutta è gioia » nous sommes sous le charme. Son air « De’ lieti auguri » rend le personnage attachant. Teresa, la propriétaire du moulin, qui a adopté Amina, est confiée à <strong>Olga Syniakova</strong>, beau mezzo à la voix ample, ronde. Ses récitatifs, son « Piano amici », où elle va défendre sa pupille, comme sa participation aux ensembles n’appellent que des éloges. <strong>Marco Ciaponi </strong>est une heureuse découverte. Le jeune ténor qui incarne Elvino, fait montre de qualités vocales et dramatiques rares. Son style s’accorde idéalement à Bellini, dans ses airs, cabalettes, récitatifs et ensembles : la voix est libre, épanouie sans esbrouffe, réservant la vaillance aux moments où le drame l’exige. La ligne et ses ornements sont d’un naturel qui force l’admiration. Qu’il s’agisse de tendresse comme d’amertume ou de révolte, elle se plie à toutes les exigences avec facilité et beauté. <strong>Alexey Birkus</strong> incarne Rodolfo avec brio. La basse à l’assurance sereine, noble, sensible au charme féminin, se double d’un excellent comédien au jeu toujours juste. La voix, sonore, bien timbrée lui permet d’imposer le Comte avec bonheur. Autre basse, Alessio, chanté par <strong>Clarke Ruth</strong>, est servi par une voix prometteuse et un jeu efficace. Les petit rôles se montrent à la hauteur, confiés à des chanteurs avignonnais du chœur.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/-w4a7745_photo_de_yann_cabello.jpeg?itok=WPx0Ste6" title="Julia Muzychenko dans &quot;Ah ! non credea mirarti&quot; © Yann Cabello" width="468" /><br />
	Julia Muzychenko  © Yann Cabello</p>
<p>Moments de grâce, le quintette « D’un pensiero e d’un accento », puis la strette du finale du I, comme le quatuor « Signor Cote, agli occhi miei », sont magnifiques d’équilibre et de vie. Quant au chœur de l’Opéra d’Avignon, fréquemment sollicité depuis le « Viva ! Viva Amina » jusqu’à la fin du second acte, il se signale par son engagement vocal et scénique. Tout juste peut-on regretter que quelques voix d’hommes jouent ponctuellement aux solistes alors qu’ils participent à leur pupitre.</p>
<p>L’Orchestre régional d’Auvergne, en formation bellinienne, nous offre le plus beau des concerts : la direction attentive, inspirée de Beatrice Venezi, toujours attentive à chacun, équilibre, sculpte, nuance le propos. Les solistes (une corniste, la flûte, la clarinette…) sont exemplaires dans leur contrepoint avec la voix. Un régal.</p>
<p>Exceptionnels sont les spectacles auxquels on adhère sans réserve aucune, qu’il s’agisse des voix, prises individuellement et ensemble, de l’orchestre et de sa direction, de la réalisation scénique. Ce fut le cas à Clermont-Ferrand en cette première : un pur bonheur vocal, visuel et dramatique. L’excellente nouvelle : treize fois, après avoir quitté son berceau arverne, cette équipe va reproduire le miracle sur sept autres scènes lyriques (Vichy, Avignon, Metz, Reims, Limoges, Massy et Compiègne), pour le plus grand bonheur des passionnés de bel canto comme pour le plus large public qui découvrira l’ouvrage.</p>
<p> </p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-sonnambula-clermont-ferrand-un-miracle-appele-a-se-reproduire/">BELLINI, La sonnambula — Clermont-Ferrand</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Une Somnambule au féminin à Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/une-somnambule-au-feminin-a-clermont-ferrand/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 10 Jan 2022 15:30:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/une-somnambule-au-feminin-a-clermont-ferrand/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Les 23 et 25 janvier prochains, l&#8217;Opéra-Théâtre de Clermont-Ferrand affiche La Sonnambula. Aux commandes, deux femmes – fait suffisamment rare pour être cité. Danseuse de formation et chorégraphe, Francesca Lattuada met en scène l&#8217;opéra de Bellini. Cheffe d&#8217;orchestre, pianiste, écrivaine (elle a publié Le sorelle di Mozart, un livre sur les femmes – compositrices, musiciennes&#8230; – &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/une-somnambule-au-feminin-a-clermont-ferrand/"> <span class="screen-reader-text">Une Somnambule au féminin à Clermont-Ferrand</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/une-somnambule-au-feminin-a-clermont-ferrand/">Une Somnambule au féminin à Clermont-Ferrand</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Les 23 et 25 janvier prochains, l&rsquo;Opéra-Théâtre de Clermont-Ferrand affiche <em>La Sonnambula</em>. Aux commandes, deux femmes – fait suffisamment rare pour être cité. Danseuse de formation et chorégraphe, <strong>Francesca Lattuada</strong> met en scène l&rsquo;opéra de Bellini. Cheffe d&rsquo;orchestre, pianiste, écrivaine (elle a publié <em>Le sorelle di Mozart</em>, un livre sur les femmes – compositrices, musiciennes&#8230; – souvent négligées par l’histoire de la Musique), <strong>Beatrice Venezi</strong> en assure la direction musicale. Sur scène ce sont cinq chanteurs lauréats du dernier concours international de chant de Clermont-Ferrand en juillet 2021 (auxquels il faut ajouter <strong>Marco Ciaponi</strong> en Elvino) qui interpréteront les rôles principaux :<strong> Julia Muzychenko</strong>, <strong>Francesca Pia Vitale</strong>, <strong>Olga Syniakova</strong>, <strong>Alexey Birkus</strong> et <strong>Clarke Ruth</strong>. Ces deux premières représentations clermontoises seront suivies d&rsquo;une tournée qui passera par Avignon, Metz, Reims, Limoges, Massy et Compiègne*. Plus d&rsquo;information sur <a href="https://clermont-auvergne-opera.com/evenement/la-sonnambula/">clermont-auvergne-opera.com</a>.</p>
<p>* Opéra du Grand Avignon &#8211; 25 et 27 février 2022 / Opéra de Metz – 27, 29 et 31 mars 2022 / Opéra de Reims &#8211; 13 et 15 mai 2022 / Opéra de Limoges &#8211; 7 et 9 avril 2023 / Opéra de Massy &#8211; 12 et 14 mai 2023 / Théâtre Impérial &#8211; Opéra de Compiègne &#8211; 25 mai 2023</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/une-somnambule-au-feminin-a-clermont-ferrand/">Une Somnambule au féminin à Clermont-Ferrand</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>27e Concours international de chant de Clermont-Ferrand — Clermont-Ferrand</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/27e-concours-international-de-chant-de-clermont-ferrand-clermont-ferrand-julia-muzychenko-un-des/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 20 Jul 2021 09:57:44 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/spectacle/julia-muzychenko-un-des-noms-retenir-du-concours-de-clermont-ferrand/</guid>

					<description><![CDATA[<p>Le jeu en valait la chandelle : même si nombre de compétitions offrent à leurs lauréats un engagement ponctuel, à notre connaissance aucun autre concours ne s’achève sur des contrats pour une série de productions. C’est dans les gènes de ce challenge bisannuel, que créa Bernard Plantey en 1985. Sa 27e édition devait se tenir &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/27e-concours-international-de-chant-de-clermont-ferrand-clermont-ferrand-julia-muzychenko-un-des/"> <span class="screen-reader-text">27e Concours international de chant de Clermont-Ferrand — Clermont-Ferrand</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/27e-concours-international-de-chant-de-clermont-ferrand-clermont-ferrand-julia-muzychenko-un-des/">27e Concours international de chant de Clermont-Ferrand — Clermont-Ferrand</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le jeu en valait la chandelle : même si nombre de compétitions offrent à leurs lauréats un engagement ponctuel, à notre connaissance aucun autre concours ne s’achève sur des contrats pour une série de productions. C’est dans les gènes de ce challenge bisannuel, que créa Bernard Plantey en 1985. Sa 27e édition devait se tenir en février, comme à son habitude. La pandémie aura contraint son report en juillet. Simultanément, des 570 candidats inscrits, seuls une centaine auront pu concourir, les conditions sanitaires restreignant les transports internationaux. Des prix spéciaux s’ajoutent à ces emplois : celui du Jeune public (de la Ville de Clermont-Ferrand), et celui du public, tous deux invités à voter au terme de la finale. De plus, un engagement pour deux représentations de <em>La Sonnambula</em> à São Paolo est offert par le directeur de la Cia Opera São Paulo, directeur du concours brésilien de chant Maria Callas.</p>
<p>Autre originalité : un jury nombreux, riche des représentants des scènes fédérées par l’Opéra de Clermont-Ferrand pour la coproduction de <em>La Sonnambula</em> (Avignon, Compiègne, Limoges, Massy, Metz, Vichy). Présidé par <strong>Katia Ricciarelli</strong>, que l’on ne présente plus, il comportait en outre <strong>Raymond Duffaut</strong>, <strong>Richard Martet</strong>, et <strong>Francesca Lattuada</strong>, à qui est confiée la réalisation de la mise en scène de l’ouvrage de Bellini. <strong>Philippe Cassard</strong>, en charge de <em>l’Isola disabitata</em>, empêché, retrouvera les chanteurs pour sa production, programmée début 2023.</p>
<p><strong>Pierre Thirion-Vallet</strong>, directeur de Clermont-Auvergne Opéra et cheville ouvrière du concours, peut être heureux : la lourde et complexe organisation (à laquelle l’Opéra de Vichy a été associé pour les épreuves éliminatoires), compliquée par les conditions actuelles, aura abouti à une finale de très haut niveau, qui a conquis un public, nombreux et exigeant. Les épreuves (comme celles de la demi-finale), diffusées en direct sont toujours visibles sur le site du concours et sur sa page Facebook : <a href="https://www.facebook.com/concourschantclermont">https://www.facebook.com/concourschantclermont</a>.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/julia_muzychenko_2.jpg?itok=NPSSvYgZ" title="Julia Muzychenko dans « Ah ! non credea mirarti »  © Yann Cabello" width="468" /><br />
	Julia Muzychenko dans « Ah ! non credea mirarti »  © Yann Cabello</p>
<p><strong>Julia Muzychenko</strong>, jeune soprano russe de 27 ans, rafle une large part de la mise : non seulement elle sera Amina (pour 15 représentations sur les 8 scènes coproductrices (dont Reims, non encore citée), de surcroît, elle participera au récital accompagné par <strong>Susan Manoff</strong>, et, enfin, remporte les prix du public-Bernard Plantey et du jeune public. Son « Come per serena » (demi-finale), puis le récitatif et l’air « Ah non credea mirarti » ont démontré toutes ses qualités : un chant lumineux, sonore, flexible, une maîtrise technique sans faille, au service d’une expression toujours juste, élégante et passionnée. <strong>Aliaksei Birkus</strong>, basse belarusse de 39 ans, incarnera le Comte Rodolfo, et participera au récital, tout comme <strong>Olga Syniakova</strong>, mezzo ukrainienne de 32 ans, qui sera la Teresa de l’opéra de Bellini. Le premier, d’une santé vocale évidente, possède cette voix de velours sombre, ample et libre qui promet un beau Rodolfo. La seconde, avec de belles couleurs et des moyens très sûrs, n’est pas moins prometteuse. <strong>Francesca Pia Vitale</strong> sera Lisa. La soprano italienne de 25 ans avait fait forte impression avec « Tutto a gioia », puis dans le duo « Che veggio ? » : elle chantera également à Sao Paulo (Prix de la Cia Opera Sao Paulo). Le rôle d’Elvino reste à pourvoir.</p>
<p><strong>Halidou Nombre</strong>, basse française de 31 ans avait présenté deux airs de Haydn aux dernières épreuves (extraits de <em>La fedelta premiata</em>, puis de l’<em>Armida</em>) ; la qualité du chant – récitatifs et arias – son naturel et son aisance, le style l’imposaient comme un Enrico quasi idéal. La principale héroïne de <em>l’Isola disabitata</em>, Costanza, sera chantée par <strong>Ana Wozniak</strong>. Mezzo française de 37 ans, son air « Ah ! che in passo » puis un extrait de l’<em>Orlando palatino</em>, avaient été particulièrement appréciés. Voix puissante, bien timbrée, excellente comédienne, voilà une grande pointure pour un rôle à sa mesure.</p>
<p>Coup de cœur oblige, un prix spécial, créé pour la circonstance, permet de récompenser la mezzo-soprano <strong>Beatriz Baptista</strong>. Il lui vaudra une carte blanche pour un récital dans la Chapelle du Bon Pasteur à Clermont-Ferrand.</p>
<p>C’est <strong>Patrizia Cioffi </strong>qui présidera la 28e édition, programmée fin février 2023. La production de <em>Rigoletto</em> sera au cœur de ce concours. Chanteurs impatients de faire carrière, il n’est pas trop tard pour que chacun approfondisse le rôle qui lui convient, avec le projet d’ajouter son nom au palmarès. Le jeu en vaut la chandelle.</p>
<p> </p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/27e-concours-international-de-chant-de-clermont-ferrand-clermont-ferrand-julia-muzychenko-un-des/">27e Concours international de chant de Clermont-Ferrand — Clermont-Ferrand</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Concours Bellini, un palmarès riche de promesses</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/concours-bellini-un-palmares-riche-de-promesses/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Nov 2019 09:23:56 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/breve/concours-bellini-un-palmares-riche-de-promesses/</guid>

					<description><![CDATA[<p>100% féminine, la finale de la 9e édition du Concours international de Belcanto Vincenzo Bellini a vu l’affrontement pyrotechnique de huit candidates de 5 nationalités différentes à Vendôme samedi soir, 9 novembre. Pourquoi Vendôme, petite ville de 17.000 habitants dotée d’une riche histoire médiévale mais dépourvue de tradition lyrique ? Parce que la sous-préfecture du &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/breve/concours-bellini-un-palmares-riche-de-promesses/"> <span class="screen-reader-text">Concours Bellini, un palmarès riche de promesses</span> Lire la suite »</a></p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/concours-bellini-un-palmares-riche-de-promesses/">Concours Bellini, un palmarès riche de promesses</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>100% féminine, la finale de la 9e édition du Concours international de Belcanto Vincenzo Bellini a vu l’affrontement pyrotechnique de huit candidates de 5 nationalités différentes à Vendôme samedi soir, 9 novembre. Pourquoi Vendôme, petite ville de 17.000 habitants dotée d’une riche histoire médiévale mais dépourvue de tradition lyrique ? Parce que la sous-préfecture du Loir-et-Cher, située à seulement 40 minutes en TGV de Paris, héberge le centre de formation du groupe Monceau Assurances, premier mécène de la compétition. L’occasion de souligner le rôle prépondérant du mécénat aujourd’hui pour la préservation de notre patrimoine culturel. Le belcanto romantique, fondé sur l’utilisation de la virtuosité et de la nuance à des fins expressives, est plus que n’importe quelle autre école de chant une discipline en état de santé précaire.</p>
<p>Après discussion, le jury – dont nous avions le privilège de faire partie –, dirigé par le président-fondateur de la compétition, le chef d&rsquo;orchestre <strong>Marco Guidarini</strong>, a choisi de décerner son premier prix à <b>Déborah Salazar</b>. Non une consécration, ni une révélation pour cette soprano franco-mexicaine âgée seulement de 25 ans mais un encouragement à persévérer dans une voie exigeante dont la demi-finale, mieux que la finale, a montré qu’elle maîtrisait les clés essentielles.</p>
<p>Avec trois prix à son palmarès – prix spécial du jury, prix des voix féminines et prix du public – s’impose la mezzo-soprano ukrainienne <b>Olga Syniakova</b>. L’artiste déjà accomplie possède la faculté de se glisser avec évidence dans le rôle interprété. Cette aisance scénique est appréciable lorsqu’on la compare avec les attitudes figées ou embarrassées d’autres candidates paralysées par le trac. L’épreuve est impitoyable… De la présence donc ; un timbre qui, s’il était vin, mériterait l’appellation de Bourgogne, souple et rond avec un parfum de fruits rouges et noirs ; une longueur confortable sans poitrinages excessifs, ni aigus à l’arraché ; un chant habité et naturel, où ne transparaît jamais l’effort. Le public a été conquis ; nous aussi. </p>
<p>Autre nom à suivre, <b>Clara Guillon</b>, soprano léger dont le prix Vendôme récompense la précision redoutable, l’imagination débridée par une technique solide et le tempérament audacieux. Ses ornementations originales et ses aigus filés sur le souffle furent source de sensations fortes.</p>
<p>Enfin, l’ex championne grenobloise de rink hockey <b>Elsa Roux Chamoux</b> porte d’autant plus haut le drapeau tricolore qu’elle remporte le prix Mady Mesplé, qui récompense la meilleure interprétation d’un air d’opéra français. « O mon Fernand » assumé crânement d’un extrême à l’autre est gorgé d’une chaude sensualité que souligne une diction, toujours intelligible, où la beauté des voyelles ne prend jamais l’avantage sur la vigueur des consonnes.</p>
<p>La soirée, retransmise en streaming, peut être regardée sur <a href="https://youtu.be/5FRMRAsZpgM">You Tube</a>.</p>
<p><iframe allow="accelerometer; autoplay; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen="" frameborder="0" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/5FRMRAsZpgM" width="560"></iframe></p>
<p>.</p>
<p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/concours-bellini-un-palmares-riche-de-promesses/">Concours Bellini, un palmarès riche de promesses</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
