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	<title>Stefan SZKAFAROWSKY - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Stefan SZKAFAROWSKY - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>PUCCINI, Madama Butterfly — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/madama-butterfly-new-york-ermonela-jaho-a-la-conquete-de-louest/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Feb 2018 09:40:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Déjà documentée au DVD en 2010, la production de Madama Butterfly signée Anthony Minghella avait séduit Jean Michel Pennetier. Depuis la salle, les défauts et qualités qu’il énumérait alors se retrouvent, mais à des degrés divers. L’élégant mariage entre les formes artistiques installe cette Butterfly dans l’esthétisme tout en l’ancrant dans le contexte du livret &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">Déjà documentée au DVD en 2010, la production de <em>Madama Butterfly </em>signée <strong>Anthony Minghella</strong> <a href="https://www.forumopera.com/dvd/testament-sans-voix">avait séduit Jean Michel Pennetier</a>. Depuis la salle, les défauts et qualités qu’il énumérait alors se retrouvent, mais à des degrés divers. L’élégant mariage entre les formes artistiques installe cette Butterfly dans l’esthétisme tout en l’ancrant dans le contexte du livret grâce aux costumes aussi traditionnels qu’ostentatoires. Le décor composé d’un plan incliné et d’un fond de scène éclairé à la Bob Wilson est ingénieux, surtout grâce à ces paravents japonais montés sur rail qui autorisent d’infinis changements à vue et des entrées et des sorties de personnages surprenantes. Toutefois, la scène est en permanence peuplée d’une armée de figurants techniciens, qui, pour vêtus de noir qu’ils soient, détournent l’attention du drame solitaire que vit Cio-Cio San. Cette gêne se renforce encore avec les marionnettistes Bunraku. Car si la marionnette de l’enfant est très expressive et poétique, elle met forcément à distance la relation que la mère entretient avec son enfant. Cela déséquilibre en partie le deuxième acte et complique la tâche de l’interprète principal pour rendre crédible la dernière scène. Toutefois, ce fil directeur désincarné se double d’un soin apporté à la direction d’acteur, notamment au premier acte où Pinkerton se comporte en véritable conquérant colonial, irrespectueux et lubrique.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/butterflybutterfly_scene_0203.jpg?itok=fWzrDGWl" title="© Marty Sohl / Metropolitan Opera" width="468" /><br />
	© Marty Sohl / Metropolitan Opera</p>
<p dir="ltr">Las, si <strong>Roberto Aronica</strong> campe ce Pinkerton vil qu’on aime à détester, la voix ne le seconde pas toujours. Le timbre nasal et claironnant manque de suavité pour en faire un séducteur et l’aigu, trop bas, se dérobe plus d’un fois. Pour une fois c&rsquo;est Sharpless qui gagne le match : <strong>Roberto Frontali </strong>lui prête une voix puissante et son timbre sombre pour en faire un figure paternelle, compassionnelle mais aussi autoritaire tant avec l’américain qu’avec Butterfly. En Suzuki, <strong>Maria Zifchak</strong> retrouve une production qu’elle fréquente régulièrement ainsi qu’un rôle où elle peut installer une de ces figures maternelles qu’elle affectionne tant. Le grain de la voix et une projection égale soutiennent expressivité et jeu de scène sobre. <strong>Tony Stevenson</strong> (Goro), <strong>Stefan Szkafarowsky</strong> (le Bonze) sans démériter ne disposent pas tout à fait du format nécessaire au Metropolitan Opera. Cela n’a guère de conséquence car la direction musicale de <strong>Marco Armiliato</strong> est un modèle d’équilibre et de soutien apporté à chaque chanteur. Le chef ne presse pas les tempi, s’attarde sur des détails orchestraux tout en maintenant tendu le fil de la narration.</p>
<p>	Dans cet étrange écrin, <strong>Ermonela Jaho</strong> retrouve les planches du Met qu’elle n’avait foulées que brièvement, au débotté d’un remplacement de dernière minute dans <em>La Traviata</em>. La réputation de son interprétation de la Geisha l’a précèdée et le public New-Yorkais l’accueillera debout aux saluts. Dimensions du Met oblige peut-être et surement conséquence de l’engagement scénique qu’on lui connait, le jeu de la soprano albanaise nous a semblé un rien exagéré. Elle se consume en scène, comme à son habitude. Mais, si le chant reste toujours nuancé, enluminé de piani, le rôle éprouve son endurance. Le timbre en fera les frais et la voix s’acidifie fortement dans la dernière scène. Une faiblesse que la soprano sait placer au service d&rsquo;une expression à tirer les larmes.</p>
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		<title>Superbe Butterfly de Kristine Opolais, en direct du Met</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/superbe-butterfly-de-kristine-opolais-en-direct-du-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Apr 2016 03:22:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la mise en scène de Madama Butterfly créée à l’English National Opera en 2005, le cinéaste britannique Anthony Minghella (Le Patient anglais ), décédé prématurément en 2008, s’essayait pour la première et unique fois à l’opéra. Coproduite avec le Metropolitan Opera où elle a été représentée à plusieurs reprises et déjà retransmise en 2009, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec la mise en scène de<em> Madama Butterfly </em>créée à l’English National Opera en 2005, le cinéaste britannique <strong>Antho<strong>ny Minghella</strong> </strong>(<em>Le Patient anglais </em>), décédé prématurément en 2008, s’essayait pour la première et unique fois à l’opéra. Coproduite avec le Metropolitan Opera où elle a été représentée à plusieurs reprises et déjà retransmise en 2009, cette magnifique production, diffusée dans les cinémas hier, n’a pas pris une ride.</p>
<p>Le décor, minimaliste, est constitué de quelques panneaux coulissants qui délimitent les différents lieux où se déroule l’action, et de quelques chaises. Sur le fond de scène noir se détache un rectangle aux couleurs vives, rouge ou bleu, qui changent au gré des événements. Les costumes – traditionnels – sont somptueux, notamment ceux des invités de Butterfly, aux teintes chatoyantes. La direction d’acteurs n&rsquo;est pas sans évoquer une chorégraphie, ce que souligne la présence sur scène de  marionnettistes vêtus de noir, à peine visibles dans l’obscurité, qui donnent vie à l’enfant de l’héroïne représenté ici par une poupée Bunraku. A la fin du premier acte, tandis que Butterfly et Pinkerton se retirent, les animateurs promènent dans la nuit des lanternes lumineuses créant un tableau d’une infinie poésie tout comme ces oiseaux de papier qu’ils agitent dans les airs pour signifier l’approche de l’aurore au dernier acte.</p>
<p>La distribution réunie pour l’occasion est supérieure à celle de 2009, qui avait fait l’objet d’un DVD. Les seconds rôles sont tous impeccables. Citons l’excellent Goro de <strong>Tony Stevenson</strong>, le Bonze impressionnant de <strong>Stefan Szkafarowsky</strong> ainsi que <strong>Yunpeng Wang</strong> qui campe un Yamadori plus émouvant qu’inquiétant sans oublier <strong>Edyta Kulczac</strong>, discrète Kate Pinkerton. <strong>Maria Zifchak</strong> est une Suzuki soumise et réservée qui affiche tout au long de la soirée une mine de circonstance en accord avec les événements dramatiques qui se succèdent. Enfin <strong>Dwayne Croft</strong> est un Sharpless de luxe au timbre de bronze, digne et sobre à la fois.</p>
<p>Pour<strong> Roberto Alagna</strong> cette série de Butterfly, dont c’était ce soir la dernière, a succédé à une série de représentations de <em>Manon Lescaut</em> (voir <a href="http://www.forumopera.com/breve/ovation-debout-pour-roberto-alagna-au-met">brève du 6 mars</a>). Rien d’étonnant alors qu’une certaine fatigue vocale notamment au niveau de l’aigu, ait été perceptible en début de soirée. La voix s’est ensuite chauffée ce qui a permis au ténor de chanter un « Addio fiorito asil » poignant, concluant avec panache une incarnation en tout point convaincante.</p>
<p><strong>Kristine Opolais</strong> dont la Manon Lescaut ne nous avait pas tout à fait convaincus crée la surprise en interprétant une Butterfly éblouissante. Même si sa gestuelle et son timbre, lors de son entrée en scène, ne sont pas tout à fait ceux d’une adolescente de quinze ans, elle n’en campe pas moins un personnage captivant de bout en bout. Son « Un bel dì vedremo » est bouleversant, son « Tu tu piccolo iddio », déchirant.  On ne sait qu’admirer le plus : la qualité de la voix, la solidité de l’aigu, la luminosité des demi-teintes ou le jeu scénique toujours juste et sans excès.</p>
<p><strong>Karel Mark Chichon</strong>, s’il n’atteint pas les mêmes sommets que Fabio Luisi dans  <em>Manon Lescaut</em>, propose néanmoins une direction alerte et précise, dramatique sans être mièvre, tirant de l’orchestre du Metropolitan Opera des sonorités chatoyantes.</p>
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