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	<title>Vincenzo TAORMINA - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Vincenzo TAORMINA - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>MOZART, Don Giovanni &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/mozart-don-giovanni-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On n’en aura jamais fini avec les grossiers séducteurs, les dragueurs invétérés et les faux-galants qui ne pensent qu’à ça ; telle pourrait bien être la morale de l&#8217;histoire contée par Agnès Jaoui dans la nouvelle production de Don Giovanni présentée à Toulouse. En tous cas si l’on interprète correctement le retour in extremis du &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>On n’en aura jamais fini avec les grossiers séducteurs, les dragueurs invétérés et les faux-galants qui ne pensent qu’à ça ; telle pourrait bien être la morale de l&rsquo;histoire contée par <strong>Agnès Jaoui</strong> dans la nouvelle production de <em>Don Giovanni</em> présentée à Toulouse. En tous cas si l’on interprète correctement le retour <em>in extremis</em> du séducteur au baisser de rideau alors qu’Anna, Ottavio et Elvira trinquent à l’heureux dénouement, à la mort du Don Juan. Ainsi, finalement non, l’enfer ne l’aura pas happé, et si ce n’est lui, c’est son double parfait qui revient sur terre, et qui va repartir de conquête en conquête. Elle est assez bien vue cette ultime pirouette et elle pimente un peu une mise en scène bien traditionnelle, bien tranquille même, sans élément vraiment saillant à mettre en avant. Agnès Jaoui le revendique du reste, elle s’inscrit dans la tradition des mises en scène classiques avec juste ce qu’il faut de modernité par l’emploi de vidéo-projections bienvenues comme dans la scène du cimetière.<br />
Pour le reste, des décors passe-partout avec leurs lots de murailles amovibles, balcons et portes secrètes, salle de fête et de danse, et de magnifiques costumes façon XVIIIe.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC_6605.jpg" />© Mirco Magliocca
</pre>
<p>C’est essentiellement par la réalisation musicale, sur scène et dans la fosse, que ce spectacle gagne ses galons. En ce soir de première, il est normal que quelques réglages restent d’actualité. Demeurent quelques décalages (à l’orchestre ou entre fosse et scène) et surtout un équilibre meilleur à trouver entre les voix et les instruments, qui ont tendance tout du long à couvrir la scène. Le jeune chef italien (il a 25 ans) <strong>Riccardo Bisatti</strong> dirige pour la première fois l’orchestre du Capitole et il le fait bien ; l’ouverture est ciselée, parfaitement lisible. Il manquera toutefois une homogénéité des tempi, qui fait que l’on a parfois l’impression d’assister à une juxtaposition de numéros sans véritable fil conducteur (par exemple le « Deh vieni a la finestra» est pris très lentement alors que la scène du cimetière est alertement troussée). L’ensemble des pupitres est comme souvent irréprochable.<br />
On attendait le Don Giovanni et <strong>Nicolas Courjal</strong> et l’on n’est pas déçu ; le diable est dans cette voix sombre, féline, parfaitement portée et qu’aucune difficulté technique n’effraie (on note cependant quelques imprécisions dans la prononciation de l’italien). Le portrait qu’Agnès Jaoui trace du séducteur nous laisse en revanche perplexe. C’est celui d’un homme tout d’un bloc, un véritable monolithe, qui ne connaît pas le doute et semble dépourvu même de réflexion. On le verra du début à la fin avec le même sourire moqueur, distancié certes, mais qui fait fi de l’évolution psychologique du personnage tout au long de la pièce. Certes, Don Juan prend son monde de haut, mais toutes les avanies (« décidément une sale journée », dira-t-il) qu’il rencontre doivent faire évoluer le personnage, contribuer à le densifier, à montrer de lui une facette bien moins caricaturale que celle d’un séducteur qui ne pense qu’à chiquer et séduire à tour de bras. Le Juan doit se saisir de lui-même et aller jusqu’à douter. Don Giovanni est-il un personnage intéressant s’il ne se pose pas de question ?<br />
Face à lui, <strong>Vincenzo Taormina</strong> (Leporello) est un acteur de talent ; le baryton est solide, l’air du catalogue plaisant mais  la voix se perd souvent dans les ensembles (le trio du début du I). <strong>Adrien Mathonat</strong> est un Masetto qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et il sait très bien faire cela, <strong>Sulkhan Jaiani</strong> nous dresse un beau portrait de Commandeur ; la basse est riche, solide et il fait frémir lorsqu’il revient chercher Don Giovanni. Enfin on aura pris beaucoup de plaisir à entendre les deux arias d’Ottavio. <strong>Dolvet Nurgeldiyev</strong> délivre notamment un magnifique « Il mio tesoro », très habité.<br />
Le trio féminin est de tout premier ordre. <strong>Anaïs Constans</strong> est absolument parfaite en Zerlina, amoureuse de son Masetto, mais totalement déboussolée par le séducteur. <strong>Karine Deshayes</strong> est une magnifique Elvira ; il faut retenir essentiellement son « In quali eccessi… mi tradi quell’alma ingrata » qui trace avec profondeur et toute crédibilité le portrait d’une femme qui ne sait plus à quel saint se vouer. Grande performance dans cette aria du II. Et que dire de celui de donna Anna, incarnée par une <strong>Andreea Soare</strong> des grands jours : la voix puissante et ductile lui permet d’aborder crânement les pièges de son « Crudele !&#8230; Non mi dir » et de venir à bout des coloratures qui parsèment la partition. En réalité ce sont ses deux grands arioso et aria des premier et second actes qui ont suscité l’enthousiasme.<br />
Neuf représentations de <em>Don Giovanni</em> sont prévues à Toulouse. Forumopera rendra compte de la distribution en alternance.</p>
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		<title>ROSSINI, La Cenerentola (cast B) &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-la-cenerentola-toulouse-cast-b/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Apr 2024 04:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rythme plus que soutenu de représentations de Cenerentola au Théâtre du Capitole de Toulouse (nous avions rendu compte de la première ici), puisque pas moins de huit représentations sont données en seulement dix jours, de quoi en épuiser plus d’un. Il est vrai que quatre des sept rôles principaux proposent une distribution en alternance – &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Rythme plus que soutenu de représentations de <em>Cenerentola</em> au Théâtre du Capitole de Toulouse (nous avions rendu compte de la première <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-la-cenerentola-toulouse/">ici</a>), puisque pas moins de huit représentations sont données en seulement dix jours, de quoi en épuiser plus d’un. Il est vrai que quatre des sept rôles principaux proposent une distribution en alternance – ce devait être cinq puisqu’initialement Nicola Alaimo était prévu comme premier Don Magnifico ; ayant fait défection, <strong>Vincenzo Taormina</strong> assure les huit représentations, ce qui, en soi, constitue une performance à saluer. Taormina est toujours aussi truculent et son entrée est cette fois d’excellente facture. Toujours aussi admirable son «&nbsp;Sia qualunque delle figlie&nbsp;», terminé sur les chapeaux de roue, avec des changements de registre désopilants et surtout une longueur de souffle qui vous tient en haleine. Si les huit représentations sont du même acabit, alors chapeau l’artiste&nbsp;!</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MIR0938-Migliorato-NR-1294x600.jpg" alt="">
© Mirco Magliocca</pre>
<p>Les sœurettes <strong>Céline Laborie</strong> (Clorinda) et <strong>Julie Pasturaud</strong> (Tisbe) confirment qu’elles sont décidément irrésistibles en mégères qu’on ne voudrait surtout pas apprivoiser. Les deux voix se complètent bien, insufflant ce qu’il faut d’acide et de fiel tout au long de l’ouvrage. <strong>Floriane Hasler</strong> est une belle découverte en Angelina. La voix est bien posée, la technique déjà solide. Elle gère bien la longue partition du rôle-titre en évitant de s’aventurer sur des chemins risqués, préférant une conduite prudente, ce qui lui permet d’aborder le « Non più mesta accanto » final avec les réserves nécessaires. Autre belle découverte, la basse solide et chantante d’<strong>Adolfo Corrado</strong> en Alidoro et un «&nbsp;La del ciel nell&rsquo;arcano profondo&nbsp;» revigorant<strong>. Michele Angelini</strong> est Don Ramiro à la voix étroite dans les aigus mais solide dans le milieu de la gamme. Pas de chance ce soir-là pour <strong>Philippe Estèphe</strong> qui n’a pu proposer qu’un acte en Dandini, la voix lui ayant fait défaut pour le second, ce qui nous a valu une réapparition de Florian Sempey.<br />
Orchestre toujours irréprochable sous la conduite d’un <strong>Michele Spotti</strong> décidément très inspiré dans ce répertoire.</p>
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		<title>ROSSINI, La Cenerentola &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rossini-la-cenerentola-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 30 Mar 2024 09:59:58 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une Cenerentola décoiffante qui fait son retour au Théâtre national du Capitole de Toulouse, environ quarante ans après sa dernière apparition dans les lieux. Décoiffante, avec tout ce que cela implique de fougue et de folie, que ce soit dans la fosse ou sur scène. Michele Spotti fait coup double en reprenant pour cette &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une <em>Cenerentola</em> décoiffante qui fait son retour au Théâtre national du Capitole de Toulouse, environ quarante ans après sa dernière apparition dans les lieux. Décoiffante, avec tout ce que cela implique de fougue et de folie, que ce soit dans la fosse ou sur scène. <strong>Michele Spotti</strong> fait coup double en reprenant pour cette série de représentations la tête de l’ONCT, quelques semaines après avoir ici même dirigé un <em>Idomeno</em> d’excellente facture. Il donne le ton dès l’ouverture en imposant des rythmes très marqués ; on peut dire qu’il ne fait pas dans la dentelle et que les sauts dynamiques font d’évidence, on frise parfois le caricatural. Il s’approprie le <em>crescendo</em> rossinien avec vista, <em>crescendo</em> qu’il double presque systématiquement d’un <em>accelerando</em> à donner le vertige. Vite, vite, plus vite, plus vite encore, l’ouverture est troussée à un rythme vertigineux qui donnerait le tournis à tout musicien qui ne serait pas au fait de son art. Mais c’est sans compter avec ces musiciens-ci qui certes suent à grosses gouttes aux battues frénétiques du chef, mais ne perdent nullement le fil du discours. Ce qui vaut ici pour l’ouverture vaudra pour bon nombre d’occurrences, les ensembles souvent, sans que jamais l’orchestre soit poussé à la faute. En revanche, le rythme imposé aux chanteurs met ceux-ci davantage en péril et quelques décalages sont immanquablement survenus. Pour autant, nous ne parlerons pas d’erreur de tempo. Les accélérations sont foudroyantes, mais elles sont d’autant plus remarquables et donc efficaces (et toujours à propos) qu’elles contrastent avec un rythme d’ensemble certes soutenu, mais jamais rapide à l’excès.<br />
Décoiffante aussi la mise en scène proposée par Barbe &amp; Doucet. Les duettistes nous avaient offert une magnifique <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/la-boheme-toulouse-lintelligence-est-aux-manettes/">Bohème à Toulouse</a></em> en novembre 2022. On connait l’attention au respect de l’œuvre qui caractérise les propositions d’<strong>André</strong> <strong>Barbe</strong> et <strong>Renaud</strong> <strong>Doucet</strong>. On connaît aussi leurs décors volontiers kitsch et un brin nostalgiques. C’est un peu cela que l’on retrouve cette fois-ci. La transposition est pertinente ; nous sommes en 1933, aux Etats-Unis, c’est presque la fin de la Prohibition, la Police fédérale américaine elle-même n’a plus trop l’air d’y croire et met peu de zèle à filer le trafic. L’action est située dans l’arrière-scène d’un cabaret, le « Button Club ». Angelina travaille comme costumière pour les revues de cabaret et ses deux sœurs Clorinda et Tisbe apparaissent l’une en réplique de Betty Boop, l’autre comme sortie d’un tableau de Fernando Botero. Les autres décors nous déplaceront soit dans un bar où l’on distillera et consommera jusqu&rsquo;à l&rsquo;ivresse sous le manteau, au nez et à la barbe de la police, soit sur la scène du cabaret ; celui-ci sera le lieu du « Naqui all’affano » final transformé en seule-en-scène d’Angelina du plus bel effet. Tout est du meilleur goût dans les décors et aussi les éclairages qui savent mettre en exergue, par un savant jeu d’ombres et de lumières, les scènes intimistes ou les commentaires dont nous gratifie régulièrement le truculent Dandini. La conduite d’acteurs est esthétiquement une réussite parfaite. Chaque geste est chorégraphié et la mise en place des ensembles (quintette puis septuor du I) est pur bonheur.</p>
<pre style="text-align: center;">        <img fetchpriority="high" decoding="async" class="" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/MIR2376-1294x600.jpg" alt="" width="576" height="267" />
©Mirco Magliocca</pre>
<p style="text-align: left;">Il y a deux distributions pour cette Cenerentola qui sera donnée huit fois au total. Dans ce premier cast, nous assistons à la prise de rôle d’<strong>Adèle Charvet</strong> pour Angelina ; peu avant cette première, <a href="https://www.forumopera.com/adele-charvet-jai-ete-biberonnee-a-bartoli/">elle nous avait confié</a> le défi que représente cette partie qu’elle qualifiait d’Everest, pour le comparer au rôle de Rosine, qu’elle chante depuis quelque temps. C’est à une belle prestation que nous assistons pour cette première. Il faut d’abord saluer la consistance qu’Adèle Charvet donne à ce personnage. A la différence de ses sœurs, cette Angélina, plus stricte, voire sévère, jusque dans son habit qui tranche avec celui de Clorinda et Tisbe, concentre et incarne les vertus de patience, bonté, et humanité. La voix entre vite dans le rythme et montre d’emblée une belle agilité dès les premières vocalises. La souplesse est là, la chaleur des graves ; seuls les aigus <em>forte</em> sont parfois forcés et perdent en musicalité, mais il est clair que c’est un rôle qu’Adèle Charvet pourra reprendre. Les deux sœurs sont incroyables de drôlerie. <strong>Céline Laborie</strong> est une Clorinda piquante à souhait et <strong>Julie Pasturaud</strong> une Tisbe impayable. Toutes les deux jouent aussi bien qu’elles chantent et Dieu sait que la mise en scène est exigeante pour ces deux personnages. <strong>Alex Rosen</strong> est un Alidoro fougueux et véhément. La voix de <strong>Levy Sekgapane</strong> en Don Ramiro peut surprendre ; <em>tenorino</em> capable d’aller cueillir à bout de voix les plus hautes notes, il fait montre d’une technique certaine qui lui permet de ne jamais sortir de la route. Don Magnifico est le formidable <strong>Vincenzo Taormina</strong>, qui a accepté de remplacer Nicola Alaimo ; il chantera donc les huit représentations. Il recueille de bruyantes ovations méritées ; même si son entrée est un peu laborieuse, son « Sia qualunque delle figlie » poussé par un orchestre lancé à toute allure est étourdissant, le reste du II à l’avenant. <strong>Florian Sempey</strong> enfin est un Dandini superlatif ; on retrouve chez lui tout ce qui fait notre bonheur ; une élégante nonchalance dans le geste et le chant, un sens inné du jeu, une capacité à sans cesse improviser à bon escient sur scène. Et puis quelle voix ! Timbre tantôt léger, tantôt viril, puissance présente à la demande, Sempey est décidément à son meilleur.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Nicola Alaimo forfait pour la Cenerentola toulousaine</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/nicola-alaimo-forfait-pour-la-cenerentola-toulousaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 11 Mar 2024 13:37:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>On nous signale le forfait, pour raison de santé, de Nicola Alaimo dans la nouvelle production de Cenerentola, présentée à partir du 29 mars au Théâtre national du Capitole de Toulouse. Nicola Alaimo, qui avait déjà chanté Dandidi dans cet opéra de Rossini, avait fait sa prise du rôle de Don Magnifico à l’Opéra National &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>On nous signale le forfait, pour raison de santé, de <strong>Nicola Alaimo</strong> dans la nouvelle production de <em>Cenerentola</em>, présentée à partir du 29 mars au Théâtre national du Capitole de Toulouse. Nicola Alaimo, qui avait déjà chanté Dandidi dans cet opéra de Rossini, avait fait sa prise du rôle de Don Magnifico à l’Opéra National des Pays-Bas. Nous lui présentons bien sûr tous nos vœux de prompt et complet rétablissement.<br />
C’est un autre Palermitain, <strong>Vincenzo Taormina</strong>, déjà prévu dans la seconde distribution, qui remplacera Nicola Alaimo. Taormina chante essentiellement en Italie (Turin, Palerme, Bologne, Florence, Cagliari, Vérone, Rome, Milan), mais aussi à Londres, et en France on l’a entendu à Dijon, Toulon ou Toulouse.<br />
Forumopéra sera présent pour les deux distributions de cette <em>Cenerentola</em> toulousaine.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>ROSSINI, Il turco in Italia — Dijon</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/il-turco-in-italia-dijon-elena-galitskaya-eblouissante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yvan Beuvard]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 08 Jan 2016 11:17:36 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La mise en scène du Turc en Italie par Christopher Alden, production du Festival d’Aix-en-Provence 2014, poursuit son bonhomme de chemin. Reprise en co-production par le Teatro Regio de Turin et l’Opéra National de Pologne, elle est maintenant à Dijon. L’ouvrage a la séduction, la  légèreté, la fraîcheur d’une turquerie riche en rebondissements. Le livret &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La mise en scène du <em>Turc en Italie</em> par <strong>Christopher Alden</strong>, production du <a href="http://forumopera.com/il-turco-in-italia-aix-en-provence-malchance-ou-prescience">Festival d’Aix-en-Provence 2014</a>, poursuit son bonhomme de chemin. Reprise en co-production par le Teatro Regio de Turin et l’Opéra National de Pologne, elle est maintenant à Dijon. L’ouvrage a la séduction, la  légèreté, la fraîcheur d’une turquerie riche en rebondissements. Le livret de Romani relève du génie : en mal d’inspiration, un Poète – dramaturge, écrirait-on maintenant &#8211; va manipuler les personnages, renouveler  les intrigues pour construire  une oeuvre singulière, neuve. « Un mari stupide ! Une épouse capricieuse ! Il n&rsquo;y a rien de mieux… », ajoutez-y un Turc aventureux, sa favorite injustement écartée, quelques personnages secondaires, un chœur de bohémiens, et l’histoire peut commencer. Après <em>L’Italienne à Alger</em>, dont ce n’est ni la suite ni la réplique, la maîtrise d’un Rossini de 22 ans est proprement exceptionnelle, pour animer trois heures d’une musique, d’une extraordinaire richesse, pétillante, toujours efficace, dont le rêve et la fantaisie ne sont pas absents, avec la sensibilité émouvante de plus d’un passage. Les chanteurs et le public sont généreusement servis par un nombre incroyable de cavatines, d’airs et d’ensembles plus réussis les uns que les autres, sans oublier des récitatifs toujours succulents : cela relève du miracle.</p>
<p>Christopher Alden  a beaucoup d’idées. Broadway n’est jamais très loin et il sait animer un plateau, si vaste soit-il. La direction d’acteurs, aboutie, est très fouillée, même si certains effets sont d&rsquo;un grotesque accusé, tel Narciso le contrefait, tel le chœur des travelos du bal masqué. Alors, pourquoi reste-t-on sur sa faim ? Le parti pris de transposer l’ouvrage dans les années cinquante ? Le décor unique, d’un mauvais goût manifeste, des costumes également quelconques ? On les supporte et on s’y habitue.  Beaucoup de clins d’œil, de gags parfois subtils, sans que leur cohérence soit perceptible. Le public n’est pas aidé dans sa compréhension d’une intrigue rendue complexe par la mise en abyme.</p>
<p>Rarement on a rencontré distribution plus homogène et de si haut vol. On attendait la prise de rôle d’<strong>Elena Galistskaya</strong> en Fiorilla. C’est la révélation. Elle campe cette jeune femme libérée avec beaucoup de finesse, de charme et d’autorité. Dès sa première intervention « Non si dà follia maggiore », il est clair qu’elle a toute la panoplie d’une rossinienne, dont elle se sert à merveille. Une voix d’exception, superbement agile, pleine et égale dans tous les registres, fraîche, légère à souhait lorsqu’il le faut, inventive dans son ornementation. La ligne de chant est très souple, servie par une voix longue. C’est une Fiorilla idéale, avec ses aigus naturels, une maîtrise vocale et dramatique rares. On l’aime partout mais peut-être plus encore dans le <em>recitativo accompagnato</em> et l’air « I vostri cenci » où elle mesure son désespoir, Selim lui ayant préféré Zaida et Geronio, son mari, la renvoyant chez ses parents. L’émotion est perceptible dans ce qui est un des sommets de l’ouvrage. Une suite naturelle à l’air de la Comtesse des <em>Noces de Figaro</em>, jusqu’à ce que l’allegro typiquement rossinien succède, assorti de tous ses traits de bravoure, de sa pyrotechnie. Ordonnateur de l’œuvre, le poète est <strong>Vincenzo Taormina</strong>, toujours présent, actif à travers ses abondants récitatifs, et quatre grands ensembles. De la classe, tant vocalement que scéniquement, le personnage est crédible malgré certaines outrances de la direction d&rsquo;acteur. Quant au chant, il est remarquable. De vrais récitatifs, animés à souhait, justes de ton. La belle et ample voix est expressive, souple, jamais le débit rapide imposé ne pose problème. Le Geronio de <strong>Tiziano Bracci</strong> est vrai, humain, sensible et fin, aux antipodes du mari trompé dont les infortunes font rire. C’est un splendide baryton au timbre clair, d’une grande élégance, rompu à l’art de Rossini, avec l’abattage nécessaire, se doublant d’un excellent comédien. Sa cavatine « Vado in traccia d’una zingara » campe bien le personnage, dont l’évolution psychologique est particulièrement soignée pour arriver au pardon final. C’est <strong>Damien Pass</strong> que l’on retrouve en Selim (prise de rôle). Hors de toute convention, il n’est ni vieux, ni bedonnant. La séduction qu’il exerce sur Fiorilla, et l’amour de Zaida s’en expliquent d’autant mieux. Même si on imagine le personnage plus méditerranéen,  truculent, jouisseur, sa curiosité, son intelligence et sa naïveté sont toujours justes. La voix est séduisante, large, bien timbrée. Un peu plus de vaillance et c’est parfait. Zaida est <strong>Catherine Trottmann</strong> : malgré sa jeunesse, c’est déjà une rossinienne chevronnée à la technique impeccable, « sensible et affectueuse » comme l’écrivait Romani. Le timbre est riche, la voix est ample et nous touche. Narciso est caricaturé à l’extrême, avec une certaine vulgarité, sans que cela fasse vraiment rire, hélas. Le burlesque et le grotesque sont décidément à la mode (on se souvient du <em>Barbier de Séville</em>, de Sivadier, ici même, de <em>Don Quichotte chez la duchesse</em>, de Niquet avec Shirley et Dino…). Claudiquant, simple d’esprit, engoncé dans son imperméable de conspirateur, où il cache son poignard, l’amant (?) jaloux de Fiorilla est chanté par <strong>Luciano Botelho</strong>, qui connaît bien l’ouvrage. Toujours à l’aise, même dans les positions les moins favorables, le chant est clair, soigneusement orné, avec quelques aigus en force. Enfin, Albazar, ami de Zaida, est chanté par <strong>Juan Sancho</strong>, seul rescapé de la création aixoise. La voix, bien qu’encore verte, est pleine de promesses, agile, sonore et parfaitement articulée. Son sorbetto, air « ajouté » par Romani, est un régal, tout comme doivent le penser les choristes envahissant la scène, un « gelato in mano ». Mais qu’en retient le public ?</p>
<p>En grand chef lyrique, <strong>Antonello Allemani</strong>, avec des tempi toujours justes, impose un rythme inconnu jusqu’alors à l’orchestre et au plateau : il en résulte une jubilation permanente. L’Orchestre Dijon-Bourgogne est sorti de sa chrysalide : tour à tour léger, aérien et puissant, toujours vivace, souple, articulé, avec de belles couleurs, des bois mozartiens, un cor et une trompette solos qui forcent l’admiration. Les chœurs, souvent sollicités, avec une exigence chorégraphique aboutie, s’y montrent sous leur meilleur jour. N&rsquo;oublions pas un acteur essentiel : le continuo au piano-forte de <strong>Raffaele Cortesi</strong>, spirituel, inventif, truffé de citations qui sont autant de clins d&rsquo;oeils, rien que du bonheur.</p>
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		<title>ROSSINI, Il barbiere di Siviglia — Venise</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/a-la-bourre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 Feb 2013 23:16:29 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>  Aussi frustrant qu’il peut être de se présenter à un spectacle déjà commencé, les conditions d’approche et d’écoute de l’œuvre arrivent cependant à en être heureusement magnifiées. C’est le cas pour ce Barbiere di Siviglia découvert dans un lieu mythique s’il en est à Venise, le joli Teatro Malibran. Il ne faudrait jamais programmer &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>           </p>
<p>			Aussi frustrant qu’il peut être de se présenter à un spectacle déjà commencé, les conditions d’approche et d’écoute de l’œuvre arrivent cependant à en être heureusement magnifiées. C’est le cas pour ce <em>Barbiere di Siviglia </em>découvert dans un lieu mythique s’il en est à Venise, le joli Teatro Malibran. Il ne faudrait jamais programmer un opéra à la sortie de l’aéroport où les retards sont banals et fréquents, mais il était trop tentant de voir cette dernière du Barbier, même incomplète. Après une excitante traversée de la lagune et le plaisir de retrouver la ville aimée et les ruelles étroites qui mènent au petit théâtre, nous voilà installée à l’étage dans une loge de côté pour ne pas déranger, au moment même où Rosine aborde « Una voce poco fa ». Las, la vue restreinte et de biais donne sur un paravent plutôt ringard et la gestuelle de <strong>Chiara Amarù</strong> paraît excessive et artificielle, jugée à froid. La voix, en revanche, est assurée et pleine, surtout dans le médium, généreuse autant qu’espiègle, idéalement véloce quoique parfois trop sonore de par sa proximité quasi immédiate. La vue plongeante sur la fosse et sur <strong>Stefano Rabaglia</strong>, le chef, permettent de voir ce dernier articuler – en playback, dieu merci ! – chaque mot prononcé par l’ensemble des chanteurs. Merveilleux souffleur, il est aussi tout à fait à son affaire dans la direction d’une formation équilibrée pour chaque pupitre où l’on se surprend à entendre quelques rares décalages dans une mécanique par ailleurs bien huilée et en mesure.</p>
<p>			L’entracte permet de descendre et de s’installer à l’orchestre, bien dans l’axe cette fois et à bonne distance. Le public momentanément un rien dissipé tarde à s’installer à la reprise, sans doute parce que le bar est fermé et que ceux qui souhaitaient se rafraîchir ont dû sortir du théâtre… Mais cette fois, l’angle de vision permet de saisir idéalement les décors de <strong>Lauro Crisman</strong>. Une série de drapés en carton-pâte donne sur une porte-fenêtre ouvrant sur un balcon. Des tableaux suspendus symétriquement et le reste du mobilier donnent de faux airs de visage de Mae West détourné en appartement surréaliste par Dali. Dès lors, les costumes ultra-conventionnels et la gestique empreinte de tics issus de la Commedia dell’arte prend une autre dimension. La mise en scène de<strong> Bepi Morassi </strong>oscille d’ailleurs constamment entre classicisme et trouvailles émoustillantes. On se surprend à y voir des correspondances avec le travail d’un Ponnelle sur <em>La Cenerentola</em>, par exemple. De nombreux clins d’œil au cinéma complètent l’inventivité d’un spectacle très réussi au final. Par exemple, quand le comte revient déguisé, il porte le même costume que Basilio. Leur confrontation accidentelle donne lieu à une savoureuse parodie de la scène de rasage du chef-d’œuvre de Max Linder, <em>Sept ans de malheur</em>, dans laquelle un majordome essaie de cacher à son maître le drame du miroir brisé en prenant la place du reflet. Au point culminant de la colère de Bartolo, le jeu d’éclairages crée des ombres dignes du Nosferatu de Murnau. Bien intégrées au propos, ces citations renforcent le comique et la portée de l’œuvre, si besoin en était.<br />
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			Le plateau vocal est homogène et les ensembles sonnent impeccablement, à l’exception notable de Berta interprétée par une <strong>Giovanna Donadini</strong> à la voix fatiguée mais encore largement sonore, au point de voler occasionnellement la vedette aux autres, dans une gouaille et une vulgarité assumée qui fait d’elle la gagnante toutes catégories à l’applaudimètre. <strong>Maxim Mironov</strong> a incontestablement le physique attendu pour Almaviva ; sa diction est satisfaisante, mais il manque de volume, ce qui est vraiment dommage, tant il est convaincant par ailleurs. <strong>Omar Montanari </strong>est remarquable en Bartolo, surtout pour la clarté et la précision des passages les plus véloces. Ce serait le barbon idéal s’il n’était pas aussi séduisant et évidemment juvénile sous le grimage pourtant réussi. Davantage en retrait, <strong>Luca dall’Amico</strong> offre une « Calunnia » honnête mais sans éclat particulier comme pour le reste de son incarnation de Basilio. <strong>Vincenzo Taormina</strong> complète avantageusement cette distribution qu’il coiffe effrontément de sa fantaisie ébouriffante. Beaucoup d’abattage et des manières de grande folle le rendent irrésistible en Figaro impayable. Quel dommage d’être arrivée trop tard pour assister à son grand air qui, s’il était de la trempe de ce qui a suivi, a pu être mémorable. Mais il aurait été stupide de se priver de ce <em>Barbier</em> de qualité dans un superbe théâtre – si on en oublie le caractère défraîchi, mais c’est l’affaire d’un coup de peinture – qui a longtemps été le plus important de la ville avant que la Fenice ne le détrône.</p>
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