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	<title>Béatrice URIA-MONZON - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
	<lastBuildDate>Sun, 03 Aug 2025 21:10:40 +0000</lastBuildDate>
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	<title>Béatrice URIA-MONZON - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>Le ciel des Chorégies en larmes : l&#8217;hommage de Jean-Louis Grinda à sa Carmen</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Camille De Rijck]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Aug 2025 03:48:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Profondément affecté par la disparition d&#8217;une artiste qui, plus que tout autre, incarnait la démesure et l&#8217;ambiance si particulière des Chorégies, Jean-Louis Grinda, son directeur, s&#8217;était adressé au public, ce 21 juillet. On lit sur son wall Facebook, ce bref hommage : « Hier soir, en prélude à La Forza del Destino, Beatrice Uria Monzon a encore &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Profondément affecté par la disparition d&rsquo;une artiste qui, plus que tout autre, incarnait la démesure et l&rsquo;ambiance si particulière des Chorégies, <strong>Jean-Louis Grinda</strong>, son directeur, s&rsquo;était adressé au public, ce 21 juillet. On lit sur son wall Facebook, ce bref hommage : « Hier soir, en prélude à La Forza del Destino, <strong>Beatrice Uria Monzon</strong> a encore une fois illuminé les Chorégies. Plus tard, le ciel a pleuré… » Jean-Louis Grinda fait ici référence aux conditions de représentations parfois bien compliquées, quand on entreprend d&rsquo;offrir en ordalie l&rsquo;opéra aux caprices de la météo. Si le ciel pleurait, à très juste titre, pour une <em>Force du destin</em> qui nous rappelle à quel point celui-ci peut être cruel, souvenons-nous de <strong>Montserrat Caballé</strong>, autre icône des lieux, s&rsquo;essayant à un bras de fer vocal contre le mistral dans sa Norma de 1974. Adieu Mesdames. Les archives de Chorégies sont les dépositaires de votre génie.</p>


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<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
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<p><strong>Liens utiles :</strong><br /><a href="https://www.forumopera.com/alain-duault-ma-derniere-lettre-a-beatrice/">L&rsquo;hommage d&rsquo;Alain Duault</a>.<br /><a href="https://www.forumopera.com/regards-sur-beatrice-uria-monzon-elle-etait-solaire/">Regards sur Béatrice Uria Monzon.</a><br /><a href="https://youtu.be/TD-APkKwNj0?si=ch7I6ymNaMziLeEM">Opérabox avec BUM.</a></p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/breve/le-ciel-des-choregies-en-larmes-lhommage-de-jean-louis-grinda-a-sa-carmen/">Le ciel des Chorégies en larmes : l&rsquo;hommage de Jean-Louis Grinda à sa Carmen</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Regards sur Béatrice Uria Monzon : « Elle était solaire »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/regards-sur-beatrice-uria-monzon-elle-etait-solaire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 25 Jul 2025 10:02:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<category><![CDATA[Béatrice URIA-MONZON]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Roberto ALAGNA, ténor « Béatrice est mon amie, ma complice, ma Chimène, ma Didon, ma Santuzza , ma Carmen et tant d’autres héroïnes.Elle est ma jeunesse, elle est là, près de moi et en moi, compagne et artiste de rêve, symbole et protagoniste de nos espoirs, de notre devenir. Elle est la symbiose parfaite d’une &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Roberto ALAGNA, ténor</strong></p>
<p>« Béatrice est mon amie, ma complice, ma Chimène, ma Didon, ma Santuzza , ma Carmen et tant d’autres héroïnes.<br>Elle est ma jeunesse, elle est là, près de moi et en moi, compagne et artiste de rêve, symbole et protagoniste de nos espoirs, de notre devenir. Elle est la symbiose parfaite d’une interprète et son personnage. Pas besoin de mots pour expliquer cette fusion. <br>Elle est ma Carmen et ma Béa pour toujours. »</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Roberto Alagna &amp; Béatrice Uria-Monzon | TV &quot;300 CHOEURS&quot; - Extraits de CARMEN (Bizet) France 3" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/m-sjJJWy_Wo?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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<p><strong>Roselyne BACHELOT, ancienne Ministre de la Culture</strong></p>
<p style="font-weight: 400;">Quand une artiste de l’envergure de Béatrice Uria-Monzon part pour le grand voyage, vous revient alors en un chagrin insondable et une gratitude vibrante les héroïnes qu’elle a transfigurées de sa magnifique personnalité, Carmen, Charlotte, Chimène, Dalila, Sarah, Eboli, Tosca pour ne citer que celles pour lesquelles je l’ai applaudie. Puis, comme une dague plantée en plein cœur, c’est la Santuzza déchirante de ce soir d’aout 2009 au Théâtre antique d’Orange qui envahit tout l’espace de l’émotion.</p>
<p style="font-weight: 400;">Ce n’est sans doute pas le personnage que Béatrice aurait choisi si un critique lui avait demandé de dresser le palmarès de ses rôles. Mais il est des moments où la communion est si forte que l’on comprend au plus profond ce qui fait la pâte humaine d’un interprète.</p>
<p style="font-weight: 400;">Je l’ai rencontrée sur le mode amical, joyeuse et chaleureuse, en gala caritatif où sa générosité n’était jamais prise en défaut, en compagnonnage lors de jurys de concours expliquant aux concurrents avec humanité et sans démagogie comment ils ou elles pouvaient progresser, et&nbsp; en sortie de scène après tant de triomphes qui nous avaient transportés.&nbsp;</p>
<p style="font-weight: 400;">Béatrice, c’était d’abord le respect absolu de l’œuvre. Pas d’échappatoire, de trucage, de ces facilités que ne détectent que les spécialistes. Au moment où l’on croit sauver l’art lyrique par la politique du grand n’importe quoi, sa rigueur devrait servir de fil conducteur aux barbares qui le martyrisent.</p>
<p style="font-weight: 400;">Béatrice, c’était aussi la certitude qu’on sert l’œuvre et le personnage non pas en se moulant dans un académisme réducteur, mais en fouillant les tréfonds de sa sensibilité pour mieux les cerner. «&nbsp;Je veux &nbsp;faire bouger les choses&nbsp;» nous disait-elle pour la sortie de son album <em>Assoluta. </em>Le respect pour elle n’était pas de l’immobilisme.</p>
<p style="font-weight: 400;">Béatrice, c’était aussi une dignité absolue sans morgue et sans facilité populacière. C’est sans doute cette dimension que j’avais intimement comprise en cette nuit d’aout&nbsp;: interpréter une simple paysanne en lui donnant la stature d’une aristocrate, donner à une fille du peuple la grandeur d’un destin brisé.</p>
<p><span style="font-weight: 400;">En 2021, comme ministre de la Culture, j’avais fait Béatrice commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres. Si la dignité de Grand-Croix avait existé dans cet Ordre, c’est bien ceinte de cette écharpe qu’elle serait au paradis.</span></p>


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<p><strong>Bertrand DE BILLY, chef d&rsquo;orchestre</strong></p>
<p>J&rsquo;ai travaillé pour la première fois avec Béatrice Uria-Monzon à l&rsquo;occasion d&rsquo;une production de <em>Hamlet</em>, d&rsquo;Ambroise Thomas, au Liceu de Barcelone, avec Natalie Dessay et Simon Keenlyside. Elle interprétait la Reine Gertrude, et donnait à ce personnage une dimension dramatique captivante. Mais en coulisses, c&rsquo;est par son sens de l&rsquo;auto-dérision qu&rsquo;elle se distinguait. J&rsquo;ai compris dès ce moment-là que Béatrice faisait partie de ces artistes qui prennent leur travail très au sérieux sans se prendre eux-mêmes au sérieux. Une qualité rare et précieuse ! En travaillant Carmen avec elle, j&rsquo;ai aussi découvert un autre aspect de sa personnalité artistique : sa capacité à se remettre en question, sa volonté d&rsquo;essayer de nouvelles choses. Avoir été l&rsquo;une des plus grandes interprètes de Carmen ne l&#8217;empêchait pas de rester curieuse et ouverte, à l&rsquo;écoute. Enfin, un autre souvenir marquant me revient en mémoire, celui de son Eboli, dans le<em> Don Carlos</em> de Verdi, en version française, à l&rsquo;Opéra de Vienne. Ce rôle constituait un vrai défi pour elle, défi qu&rsquo;elle a relevé avec panache, parce qu&rsquo;elle n&rsquo;a pas cherché à travestir sa voix. Elle a gardé ce qu&rsquo;elle avait de mieux en elle, et qu&rsquo;elle pouvait apporter à ce rôle : son timbre chaud et capiteux, « Samt und Seide » comme on dit en Allemagne (« velours et soie »), sa superbe présence scénique, et son format vocal, d&rsquo;essence profondément lyrique. Et elle a obtenu, à Vienne, dans ce rôle si difficile, un grand succès, grâce à son talent, son intelligence et son humilité. Autant de qualités dont, avec son humour, nous nous souviendrons toujours lorsque nous penserons à Béatrice.</p>


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<p><strong>Jean-François BORRAS, ténor</strong></p>
<p>Je suis très ému par sa disparition. J’ai eu le privilège de faire son dernier opéra <em>Mefistofele</em> de Boito à Toulouse en juin 2023. Elle était en pleine forme, souriante et espiègle. J’ai connu Béatrice relativement tard sur <em>La Vestale</em> de Spontini au Théâtre des Champs-Elysées. Lors de la présentation du metteur en scène, nous nous sommes regardés et nous nous sommes directement parlé comme si nous nous connaissions depuis des années. C’était une très belle femme, une immense artiste avec son caractère mais toujours le sourire aux lèvres. Elle fut ma Marguerite aux Chorégies d’Orange. C’était aussi une artiste généreuse avec les jeunes et une amatrice de bon vin et de la vie.</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/jean-francois-borras-souvenirs-de-monte-carlo/"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/mefistofele_Jean-Francois-Borras-Faust-Beatrice-Uria-Monzon-Marguerite-©-Philippe-Gromelle-2018-18-c-philippe-gromelle.jpg" alt=""/></a><figcaption class="wp-element-caption">Avec Béatrice Uria-Monzon dans Mefistofele en 2018 © Philippe Gromelle</figcaption></figure>


<p><strong>Jean-Sébastien BOU, baryton</strong></p>
<p>Ce qui était fascinant chez Béatrice, c’était sa capacité à se livrer telle qu’elle était sur scène dans toute sa vérité et toute son humanité. Lorsqu’elle chantait, lorsqu’elle jouait, lorsqu’elle évoluait sur un plateau, le temps s’arrêtait et nous partagions émotionnellement son histoire. C’était une magnifique artiste parce que c’était une magnifique personne. Il est rare de rencontrer quelqu’un d’aussi généreux dans une vie. Je vous envoie également une photo d’elle que j’ai faite alors que nous étions en pause à l’Opera de Paris. <em>Le soulier de satin</em> est la dernière production où nous avons partagé la scène. C’était en 2021.<br>Jean-Sébastien</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="472" height="1024" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/57792ee7-6d1d-45bc-85cb-75ee9d3156d4-472x1024.jpg" alt="" class="wp-image-195308"/><figcaption class="wp-element-caption">Béatrice Uria Monzon par Jean-Sébastien Bou, Paris.</figcaption></figure>


<p><strong>Yann BEURON, ténor</strong></p>
<p>J’ai connu Béatrice sur <em>Così fan tutte</em> en 1996, la seule Dorabella de sa carrière je pense. Magnifique de mon point de vue. De timbre surtout. Puis nous nous sommes retrouvés la dernière fois sur la création du <em>Soulier de satin</em> en 2021. Je serai économe. Elle était solaire, cela la définissait essentiellement à mes yeux. Et adorait rire. Et j’adorais la faire rire. Elle était bon public…suis profondément peiné.&nbsp;</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.radiofrance.fr/s3/cruiser-production-eu3/2021/06/54eccbf9-59ee-4256-8f2e-86be5ec51b8f/640x340_1_2_le_soulier_de_satin_opera_national_de_paris-20-21-c-elisa_haberer_onp-41-.jpg" alt=""/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le Soulier de Satin de Marc-André Dalbavie, 2021, Opéra de Paris.</em></figcaption></figure>


<p><strong>Laurent CAMPELLONE, chef d&rsquo;orchestre</strong></p>
<p>Béatrice faisait partie de ces artistes qui entrent en scène et nous saisissent immédiatement d’un état bouleversant : être à la fois pleinement un personnage et demeurer la vérité de soi-même. Béatrice épousait chaque incarnation de tout son être, avec une sincérité et un engagement sans limite. Mais, elle le faisait toujours du haut de toute son élégance et de toute son intelligence. Pour cela, on ressortait chaque fois d’une représentation chantée par Béatrice en ayant appris des choses fondamentales sur un rôle qu’on connaissait pourtant déjà.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p>Un souvenir de Béatrice au Festival Berlioz de 2006. Elle interprétait&nbsp; <em>La Mort de Cléopâtre</em>.</p>
<p>Nous avions eu une séance de travail passionnante au piano avant que de répéter avec l’orchestre. Alors qu’elle était encore une fois sublime de justesse, son humilité face à cette partition et sa volonté d’aller toujours plus loin dans la compréhension des ressorts de chaque mot et de chaque note n’avaient pas de limite.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p>Je me souviens du concert. Et plus<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>particulièrement, de toute la palette de couleurs de sa voix dans la dernière partie de la cantate, lorsque le venin de la vipère commence à glacer le sang de Cléopâtre et que le rythme de son cœur (les contrebasses de l’orchestre) commence à défaillir, à devenir irrégulier jusqu’à cesser. Sous la voûte étoilée de ce mois d’août, tout le monde avait été saisi par tant de vérité : Cléopâtre était là. Et tous nos cœurs réunis devenaient, mesure après mesure, son cœur qui s’arrêta d’un seul coup de battre et nous laissa tous suspendus dans le néant.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;</span></p>
<p>Depuis l’annonce de sa mort, je repense à ce moment de musique inouï.</p>
<p>Moment de musique qui, parce que c’était cela aussi Béatrice, avait eu, bien entendu un prolongement humain de partage et de générosité tout aussi puissant.</p>
<p>De retour à l’hôtel après la fin du concert, très tard donc, alors que le service de restauration était terminé depuis longtemps, elle avait, en un seul sourire, fait chavirer le patron en lui disant simplement : «&nbsp;Même si je suis encore une fois morte sur scène, vous n’allez pas me laisser mourir de faim quand même !&nbsp;». Les frigos et celliers de cet établissement, renommé pour sa formidable cuisine, s’étaient ouverts instantanément. Et nous avions alors passé un moment extraordinaire à table, avec force pâtés en croûte, fromages et vins de la vallée du Rhône, à parler de la joie de vivre et du bonheur qui était le notre de pouvoir porter chaque soir vers le public les traits sublimes des compositeurs que nous admirons tant.</p>
<p>Laurent Campellone</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://cult.news/app/uploads/2025/07/Lecteur-spotify-1-e1752942364103.jpg" alt=""/></figure>


<p><strong>Marc-André DALBAVIE, compositeur</strong></p>
<p>Béatrice a été très importante pour la création de mon opéra le <em>Soulier de Satin</em> à l&rsquo;opéra de Paris en 2021. Elle chantait le rôle d&rsquo;Isabel et comme compositeur et comme chef d&rsquo;orchestre, notre collaboration a été formidable. Néanmoins, je n&rsquo;ai pas pu approfondir mes contacts avec Béatrice car c&rsquo;était pendant la période COVID et les rapports en dehors des répétitions étaient inexistants. Je ne suis pas assez proche de Béatrice pour écrire quelque chose sur elle dans cette circonstance. Je ne la connais pas assez et je le regrette. Je garde malgré tout un souvenir émerveillé de notre très courte mais très intense collaboration.</p>
<p>Marc-André Dalbavie</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/187867064_6283252065021856_6908073737013533791_n-1000x600.jpg?v=1753033033" alt=""/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Le Soulier de Satin de Marc-André Dalbavie, 2021, Opéra de Paris.</em></figcaption></figure>



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<p><strong>Karine DESHAYES, mezzo-soprano</strong></p>
<p>BUM , parmi tous les grands rôles qu’elle a interprétés , était pour moi l’incarnation même de Carmen. Lorsque je l’ai entendue la première fois à L’Opéra de Paris à la fin des années 90, sa voix , son timbre chaud , sa présence scénique, sa classe et son élégance naturelle m’ont marquée à jamais. J’ai ensuite eu la chance de chanter à ses cotés dans <em>Carmen</em> aux Chorégies d’Orange en 2004 dans la production de Jérôme Savary. Alors que j’étais en prise de rôle pour Mercedes et que je faisais mes débuts à Orange, elle s’est montrée très généreuse avec moi, m’a beaucoup soutenue et même guidée. Dés lors nous sommes devenues des amies proches … elle a toujours suivi ma carrière jusqu’en avril dernier, où elle est venue m’écouter dans Norma à Toulouse. <br>Béatrice était une femme extraordinaire, qui aimait la vie, rire, les soirées entre amis… et qui a toujours été souriante et attentionnée.</p>
<p>Karine Deshayes</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://images.ladepeche.fr/api/v1/images/view/64d11e0ce7d6aa1f510d4dcd/large/image.jpg?v=1" alt=""/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Béatrice Uria Monzon, Karine Deshayes et Chantal Perraud sont à l’affiche de l’édition 2023 du festival lyrique du Grand Villeneuvois./ DDM G.G.&nbsp;DDM G.G.</em></figcaption></figure>


<p><strong>Julien DRAN, ténor</strong></p>
<p>Selon moi, Béatrice, était tout ce qu’un.e artiste doit représenter : l’élégance, la classe, l’intégrité, la générosité et la simplicité dans la grandeur. Elle était perfectionniste et l’intensité avec laquelle elle montait sur scène était stupéfiante. Elle a, pour moi, toujours été un exemple du chemin que ceux qui désirent brûler les planches doivent suivre.<br>J’ai eu l’honneur et l’immense plaisir de partager la scène avec Béatrice quelques fois et la fierté que j’en éprouvais me marque encore maintenant, et pour le reste de ma vie.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;<br></span>En tant que femme, j’ai aussi eu la chance d’être touché par sa générosité, son écoute et son soutien indéfectible. Je lui en serai éternellement reconnaissant.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;<br></span>Une grande dame, une immense artiste qui va beaucoup manquer à toutes les personnes qu’elle a touché.<span class="Apple-converted-space">&nbsp;<br></span></p>
<p>Julien DRAN</p>


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<p><strong>Delphine HAIDAN, mezzo-soprano</strong></p>
<p>Un des plus beaux timbres de voix , une amie fidèle depuis plus de 30 ans ,une femme genereuse et courageuse<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>! Elle va me manquer</p>
<p>Delphine Haidan</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.olyrix.com/files/picture/photos/PhotoPage/46461/mickael-bardin-delphine-haidan-et-beatrice-uria-monzon.jpg" alt=""/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Mickaël Bardin, Delphine Haidan et Beatrice Uria-Monzon © Vichy Culture</em></figcaption></figure>


<p><strong>Jean-François LAPOINTE, baryton</strong></p>
<p>Béatrice était une grande artiste et une femme d&rsquo;exception. Nous avons fait plusieurs <em>Carmen</em> ensemble. Elle transcendait l&rsquo;image qu&rsquo;on se faisait du rôle. Elle m&rsquo;a toujours impressionné. Je garde aussi en tête son petit côté rebelle presque rockeuse. Je la vois encore arriver sur sa grosse moto à Toulouse dans les années 90. Elle était belle, elle était libre, elle était magnifique!<br>Je crois que de toutes les productions que nous avons faites ensemble, c&rsquo;est <em>Cléopâtre</em> de Massenet à l&rsquo;Opéra de Marseille qui nous aura permis de développer notre plus grande complicité scénique. Je garderai toujours dans mon coeur ce souvenir merveilleux et précieux où nous avons incarné ces personnages mythiques. Béatrice était une reine magistrale, éblouissante. Elle est maintenant éternelle.</p>
<p>Jean-François Lapointe</p>


<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" src="https://www.resmusica.com/wp-content/uploads/2013/06/Massenet-Cléopâtre-photo-Christian-Dresse.jpg" alt=""/></figure>



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<p><strong>Antoine PALLOC, pianiste et chef de chant</strong></p>
<p>Il y a des chanteurs et il y a des artistes, des âmes, des êtres chantants avec qui il n&rsquo;est pas utile de répéter car la musique, la connexion et le partage se font naturellement.<br>Béa appartient à cette catégorie : en un clin d&rsquo;œil rieur et heureux, le partage, la connexion, la connivence sont là, simplement, joyeusement et tendrement. Le travail peut commencer pour aller au plus profond des émotions en quête de cette vérité, de sincérité que tout artiste recherche.<br>Cette force généreuse et créatrice, Béatrice, Béa, ma cocotte, BUM, LA BUM, l&rsquo;a toujours eue, avec classe et élégance, en humilité, en simplicité, en doutes, en questions, en travail, en rigueur, mais toujours en joie de vivre.</p>
<p>Antoine Palloc</p>


<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="768" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/BUM3.jpg" alt="" class="wp-image-195200"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>L&rsquo;Instant Lyrique de Béatrice Uria Monzon et Antoine Palloc, Paris, 2021</em></figcaption></figure>


<p><strong>Alexandra MARCELLIER, soprano</strong></p>
<p>Béatrice Uria-Monzon, c’était bien plus qu’une voix : c’était une présence, une lumière, une force tranquille. Dès notre première rencontre à Agen, elle a marqué ma vie. Elle était une artiste rare, une vraie, animée par une passion brûlante pour la musique, pour la vie, pour les autres et pour la nature. Elle avait ce lien profond avec la terre, avec ce qui est essentiel, vrai, vivant. Je la revois dans son jardin, rayonnante, enracinée, pleinement elle-même. Ce que j’aimais profondément chez elle, c’était cette alliance unique de grandeur et de douceur, de feu et de grâce, de générosité et de pudeur. Même face à la maladie, elle ne montrait jamais sa peur, préférant protéger ceux qu’elle aimait. Elle m’a transmis l’exigence, la liberté, le courage, et cette idée précieuse qu’il faut vivre pleinement. Aujourd’hui, chaque note que je chante lui est dédiée. Béatrice était, et restera, l’un des piliers de ma vie.</p>


<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/94C89936-9014-435D-A98B-756180E2B1A7-1024x673.jpg" alt="" class="wp-image-195138" width="910" height="598"/><figcaption class="wp-element-caption"><em>Alexandra Marcellier et Béatrice Uria Monzon, collection privée</em></figcaption></figure>


<p><strong>Christophe GHRISTI, directeur du Capitole de Toulouse</strong></p>
<p class="elementToProof">De Béatrice Uria-Monzon, j&rsquo;ai évidemment beaucoup d&rsquo;images sur scène. J&rsquo;en évoquerai deux.</p>
<p class="elementToProof">La première dans mon souvenir, alors que j&rsquo;étais tout jeune dramaturge au Capitole : Béatrice chantait Carmen, Michel Plasson dirigeait. Elle faisait sa première entrée sur une passerelle à quelques mètres du sol (sublime décor de Frigerio), les bras nus, les cheveux négligeamment attachés, narguant le monde entier, d&rsquo;une beauté tranchante et irrésistible. Plasson l&rsquo;enveloppait de mille rayons de soleil. Et, je m&rsquo;en souviens extrêmement bien, je m&rsquo;étais dit du haut de ma jeunesse imprudente : « plus jamais je n&rsquo;entendrai Carmen comme ça ». Et en effet, j&rsquo;en ai entendu d&rsquo;autres, et des magnifiques, mais plus jamais ce sentiment de volupté et de vérité sans limite, absolument nietzschéen.</p>
<p class="elementToProof">La dernière, pendant <em>Mefistofele</em> au Capitole en juin 2023, ses derniers spectacles. Béatrice était très déprimée, sans doute déjà épuisée par le mal qui allait se déclarer peu après. Sublime en scène, elle éblouissait dans ce rôle pourtant si ingrat de Hélène de Troie, arrivant pour un seul tableau à la fin d&rsquo;un ouvrage si prolixe. A la dernière, elle m&rsquo;a dit avoir le triste sentiment qu&rsquo;elle venait de chanter là pour la dernière fois. J&rsquo;ai ri et j&rsquo;ai balayé ses craintes d&rsquo;un revers de la main, avec mes projets pour elle dans la tête.</p>
<div class="elementToProof">Les grands artistes sont bien des médiums, ils sentent les vérités auxquelles un simple humain n&rsquo;a pas accès.</div>
<p>Christophe GHRISTI</p>


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<p><strong>Olivier FREDJ, metteur-en-scène</strong></p>
<p>Béatrice était une magicienne. Rayonnante de bonheur quand elle s&rsquo;occupait de ses plants de tomates et dressait les grandes tables de sa maison, en haut de sa colline. Des vues peintes par son père, une colline sur laquelle trônait sa maison, toujours ouverte aux amis. J&rsquo;ai rencontré Béatrice à Bruxelles, elle était ma Lady Macbeth, y prenait le rôle. Elle travaillait d&rsquo;arrache pied ses « trois cerveaux » comme elle les appelait. Celui de la voix et de la musique, celui du texte et du sens, celui de la mise en scène et de ses partenaires de jeux. Elle irradiait, pourtant terrorisée à tout instant de ne pas être à la hauteur. Parce que c&rsquo;était elle, elle est devenue Lauren Bacall dans l&rsquo;acte I, Jackie Kennedy à l&rsquo;acte II, Nancy Reagan<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>au III&#8230; et sublime plus que tout dans la fragilité du somnambulisme. Comme état physique, je souhaitais qu&rsquo;elle se nourrisse de la fameuse scène de Pina Baush dans Café Muller. Elle la regarda, une fois, avec moi, puis répéta la scène. Dés la première tentative, devant une salle de répétition médusée, elle a lancé, inquiète, au jeune débutant que j&rsquo;étais : « ça va, comme ça, c&rsquo;est bien? ». C&rsquo;était bien. Et je comprenais dans son souci de bien faire qu&rsquo;elle ne savait pas, ne voulait pas sans doute savoir à quel point elle dégageait quelque chose qui transcendait les directions données. J&rsquo;ai essayé de longues années à le lui faire entendre, à ce qu&rsquo;elle ose cette confiance dans ce qu&rsquo;elle proposait. En vain, elle était au service d&rsquo;un tout, et l&rsquo;inquiétude de ne pas être assez ne s&rsquo;apaiserait qu&rsquo;aux pieds de ses tomates, plus tard, ailleurs. J&rsquo;ai l&rsquo;impression qu&rsquo;on s&rsquo;était reconnus. Parce qu&rsquo;on ne s&rsquo;attachait qu&rsquo;à l&rsquo;ensemble, qu&rsquo;au résultat global, bien au delà de nos enjeux personnels. Je garderai toujours deux images d&rsquo;elle, chez elle, un verre de vin et une cigarette si rarement<span class="Apple-converted-space">&nbsp; </span>possible quand elle travaillait, à rire aux larmes sur la terrasse. Et celle empruntée à Blue Velvet, en Lady Macbeth, une lampe de chantier à la main en guise de micro, ouvrant la bouche d&rsquo;un hurlement muet, son corps entier disparu dans cette Lady. Adieu ma Lady, je suis sur que je ne suis pas le seul que tu as changé par ta présence.</p>
<p>Olivier FREDJ</p>


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<p><strong>Michel PLASSON, chef d&rsquo;orchestre</strong></p>
<p class="s6"><span class="s7">Béatrice… c’était le timbre et le charme&nbsp;!</span></p>
<p class="s6"><span class="s7">Elle avait ce charme, pas celui qu’on affiche, pas celui qu’on joue mais celui qui ne s’use pas, qui ne se montre pas, qui ne s’exploite pas. Elle portait le charme comme gravité. Comme les planètes, comme le magnétisme. Un mystère venu d’ailleurs. Elle ne l’utilisait pas, elle l’avait, tout simplement. Et c’est ça qui me bouleversait. Le charme, le vrai, est inexplicable. Ce n’est ni technique, ni scolaire. C’est au-delà. Et Béatrice l’avait, elle le portait comme une étoile brillante au firmament. </span><span class="s7"><br></span><span class="s7"><br></span><span class="s7">Elle n’était jamais dans l’artifice. Elle était vraie. Dérangeante de vérité parfois. Et cette vérité, je voulais la révéler, pas la diriger. Accompagner, oui mais indiquer, jamais. Car ce que je cherche, dans la musique, c’est la personne. Et avec Béatrice, il y avait une personne entière, grave, joyeuse, troublante.</span></p>
<p class="s6"><span class="s7">Elle avait un timbre très particulier. Franco-espagnol peut-être ? Ni tout à fait espagnol, ni tout à fait français. Mais surtout un timbre à elle. Le timbre, c’est l’ADN du chanteur. On ne le change pas, il est inaltérable. Le sien était surtout singulier. Ce timbre racontait quelque chose. On sentait derrière lui un cœur qui n’était pas toujours heureux. Et moi, j’y sentais une fragilité, une absence de bonheur. Cette tristesse délicate mêlée à la lumière était bouleversante.</span></p>
<p class="s6"><span class="s7">J’ai eu pour elle une tendresse rare. Une tendresse que je n’ai pas eue pour beaucoup de chanteuses. Et je le dis sans détours car avec elle, il n’y avait pas de faux-semblants.</span></p>
<p class="s6"><span class="s7">Elle est partie. Et je sens qu’elle n’a pas tout dit, pas tout chanté. Mais ce qu’elle a laissé, c’est cette vibration intérieure qui dépasse les rôles et les scènes. Elle était accordée à quelque chose de plus grand. Et ça, ça ne s’oublie pas.</span></p>
<p>Michel Plasson</p>


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<p><strong>José VAN DAM, baryton-basse</strong></p>
<p>Béatrice était une chanteuse unique. Une belle âme, une grande artiste, une superbe voix et une personnalité en dehors du commun avec qui il était toujours très agréable de partager la scène. <br>Quelle tristesse de la savoir partie….</p>
<p>José van Dam</p>


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<p><strong>Maurice XIBERRAS, directeur de l&rsquo;Opéra de Marseille</strong></p>
<p>Écrire quelques lignes sur Béatrice est difficile pour moi.</p>
<p>J&rsquo;avais beau m&rsquo;attendre à cette nouvelle, mais depuis je suis anéanti et pense à tous nos multiples souvenirs communs, amicaux et artistiques.</p>
<p>Mon « histoire » avec Béatrice, commence il y a fort longtemps lorsqu&rsquo;elle&nbsp; était stagiaire au Cnipal à Marseille dans la phalange consacrée aux apprentis choristes.</p>
<p>Je passais voir des amis chanteurs, et je suis interpellé par une voix que j’entendais derrière une porte. J&rsquo;écoute avec curiosité , la personne sort.&nbsp; C&rsquo;était Béatrice qui prenait un cours avec son professeur Pali Marinov. Je m&rsquo;enhardis en me présentant et en lui disant que la qualité de sa voix était plus que prometteuse et celle d&rsquo;une soliste. Depuis ce jour, nous sommes restés amis.</p>
<p>Le hasard des parcours a voulu que je devienne Directeur de l&rsquo;Opéra de Marseille et bien entendu j&rsquo;ai tout de suite appelé Béatrice. Elle m&rsquo;a fait le cadeau de venir à de nombreuses reprises à Marseille,, se sentant à la « maison » comme elle le disait.&nbsp; Je pense à <em>Carmen</em> bien sur, à <em>Hérodiade</em>, à <em>Roberto Devereux</em>, <em>Gioconda</em>, <em>Le Cid</em> et<em> Les Troyens</em> avec Roberto, <em>Le Roi d&rsquo;Ys</em>, <em>Cléopâtre</em>&#8230; A chaque fois c&rsquo;était un plaisir renouvelé. Tout d&rsquo;abord celui d&rsquo;amis qui se retrouvent, comme si ils s&rsquo;étaient quittés la veille , mais également un délice aux couleurs de bonheur musical et artistique.</p>
<p>Malgré son statut de star internationale , Béatrice était restée d&rsquo;une simplicité étonnante, avenante, à l&rsquo;écoute de jeunes chanteurs ou de la moindre personne qui avait envie de lui parler.</p>
<p>Elle laisse un grand vide, un gouffre dans mon cercle d&rsquo;amis. Je pense à sa fille, à son compagnon, aux personnes qui ont pu l&rsquo;aimer .</p>
<p>Il nous reste de nombreux témoignages où on la voit incandescente et investie. Mais il va me falloir du temps avant de pouvoir la réécouter ou la revoir.</p><p>L’article <a href="https://www.forumopera.com/regards-sur-beatrice-uria-monzon-elle-etait-solaire/">Regards sur Béatrice Uria Monzon : « Elle était solaire »</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.forumopera.com">Forum Opéra</a>.</p>
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		<title>Béatrice Uria-Monzon, l&#8217;hommage de France Télévisions</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/beatrice-uria-monzon-lhommage-de-france-televisions/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 20:22:30 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=195108</guid>

					<description><![CDATA[<p>France Télévisions annonce qu&#8217;une programmation spéciale rendra hommage à Béatrice Uria-Monzon, récemment disparue, mardi 22 juillet sur France 4. 21h, Carmen au Théâtre antique d’Orange dans la mise en scène de Jérôme Savary avec Béatrice Uria-Monzón et Roberto Alagna. 23h40, rediffusion de Fauteuils d’orchestre présentée par Anne Sinclair avec Béatrice Uria-Monzón.</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>France Télévisions annonce qu&rsquo;une programmation spéciale rendra hommage à <a href="https://www.forumopera.com/breve/adieu-a-beatrice-uria-monzon-carmen-forever/"><strong>Béatrice Uria-Monzon</strong>, récemment disparue</a>, mardi 22 juillet sur France 4.</p>
<ul>
<li>21h, <em>Carmen</em> au Théâtre antique d’Orange dans la mise en scène de Jérôme Savary avec Béatrice Uria-Monzón et Roberto Alagna.</li>
<li>23h40, rediffusion de <em>Fauteuils d’orchestre</em> présentée par Anne Sinclair avec Béatrice Uria-Monzón.</li>
</ul>
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		<title>Alain Duault : « Ma dernière lettre à Béatrice »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/alain-duault-ma-derniere-lettre-a-beatrice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Contribution externe]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 21 Jul 2025 03:01:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?p=195158</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chère Béa, tu as été, on l’a répété, une des plus grandes, sans doute la plus grande Carmen de l’époque&#160;: tu l’as chantée partout, de l’Opéra de Paris aux Chorégies d’Orange, de la Scala de Milan au Metropolitan Opera de New York ou du Colon de Buenos Aires au Liceo de Barcelone mais encore au &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Chère Béa, tu as été, on l’a répété, une des plus grandes, sans doute la plus grande Carmen de l’époque&nbsp;: tu l’as chantée partout, de l’Opéra de Paris aux Chorégies d’Orange, de la Scala de Milan au Metropolitan Opera de New York ou du Colon de Buenos Aires au Liceo de Barcelone mais encore au Japon, en Russie, à Vienne, à Londres, à Turin, à Houston…&nbsp;: partout&nbsp;! Mais tu n’as pas fait que le chanter, tu as su te couler dans la peau de ce «&nbsp;personnage&nbsp;» qui te ressemblait tant – pas seulement physiquement mais aussi moralement.</p>
<p>Car tu étais une femme belle, farouche, ardente, flamboyante, du fait de ton ascendance espagnole&nbsp;: ton père, le grand peintre Antonio Uria Monzon, qui a su faire exploser dans son œuvre la force poétique de la couleur, ses brûlures sombres, cette richesse chromatique dans laquelle, dès ta jeunesse, tu t’es baignée, t’a fait découvrir son monde qui, pour toi, est devenu le monde. Tu t’es jetée à ce feu. C’est pourquoi cet <em>esprit </em>de Carmen t’habitait, bien avant que tu l’interprètes. Et c’est ce même <em>esprit </em>qui t’a menée sur tous les chemins de ta vie.</p>
<p>Tu me le disais il y a à peine un mois, nous nous connaissions depuis trente-huit ans&nbsp;: j’ai ainsi pu appréhender les nervures de tes angoisses, le dessin de tes rêves, le poids de ton inquiétude quasi consubstantielle. Quand, au sortir d’un spectacle où tu avais été ovationnée, tu me disais, dès que nous étions seuls, «&nbsp;Dis-moi maintenant, toi, ce qui n’allait pas, car j’ai été mauvaise&nbsp;: dis-moi la vérité&nbsp;!&nbsp;». Et ta vérité ne pouvait qu’être noire, fuligineuse, insupportable. Enigmatique parfois, souvent.</p>
<p>Car comme Carmen, tu as vécu, tu as aimé, tu as souffert. Et comme elle, tu es toujours restée jalouse de ton indépendance. Jusqu’à tutoyer les gouffres, ce maelström qui était en toi et te rendait si intransigeante et en même temps si fascinante. Tu étais une femme complexe, riche de tout ce que tu portais et t’habitait, riche aussi de ceux que tu as aimés dont pourtant ton exigeante intransigeance t’a parfois poussé à jouer contre toi-même quand le bonheur était à portée de main… Jérôme, ton dernier compagnon, qui a su te regarder avec tant de tendresse, savait aussi que tu avais parfois besoin de silence, de retrait, d’absolue nudité mentale pour te nourrir de ta propre substance.</p>
<p>Mais si tu étais secrète, tu étais <em>aussi</em> éclairée de l’intérieur, sombre comme ce portrait de toi peint par ton père qui accueillait tes visiteurs à Lusignan, mais <em>aussi</em> rayonnante, profondément, absolument vivante, rieuse, drôle, gourmande, aimant à partager les bonnes choses, cette brouillade aux truffes par exemple que tu savais faire comme personne (et qui me manquera à jamais), et donc si émouvante au-delà de tes angoisses que tu savais ainsi dissoudre dans les grandes tables d’amitié.</p>
<p>C’est ce qui, même si tu avais un agréable appartement à Paris, derrière l’Opéra- Bastille, faisait que c’est «&nbsp;chez toi&nbsp;», comme tu le disais, que tu aimais te retrouver, à Lusignan, près d’Agen, dans cette grande maison posée au milieu de la nature où ton père, réfugié, trouvait son inspiration colorée, et où il est mort, où ta mère t’a élevée, et où elle est morte, où tu as commencé à chanter, dans les chemins, dans les prés, ou dans la petite église du village qui jouxte la maison en surplomb de la vallée&nbsp;: tu avais, me disais-tu, un besoin <em>physique </em>d’aller te ressourcer régulièrement dans cette belle nature, d’y marcher, d’y courir, d’y rêver et d’y faire les travaux indispensables à l’entretien du domaine. Et tu y as même planté des chênes-truffiers&nbsp;: il fallait te voir, en pataugas et en treillis, à genoux dans la terre grasse, y enfoncer l’un après l’autre ces quelques quatre cent petits arbres – parce que la terre, cette terre, t’inspirait. C’est à Lusignan que tu venais aussi <em>travailler</em> tes rôles, obstinément, continûment car, tu le répétais sans cesse, «&nbsp;<em>le don n’est qu’une toute petite parcelle de la réussite, le travail est l’essentiel</em>&nbsp;».</p>
<p>Mais tes obligations te contraignaient à quitter régulièrement ce havre de paix en sautant dans le train pour Paris. Obligations privées d’abord puisque tu es mère d’une grande fille, Cassiana, que tu retrouvais quand tu le pouvais, entre deux avions, deux concerts, deux répétitions&nbsp;: s’il y a beaucoup d’amour, tout n’est pas toujours facile à vivre pour une femme, mère et star du chant. Et aussi obligations professionnelles, les spectacles, les récitals, les galas, avec le cortège des répétitions et toujours ces ultimes moments avant l’entrée en scène, cette intimité, cette concentration, cette tension. Jusqu’aux applaudissements qui te saluaient… mais ne calmaient pas ton inquiétude.</p>
<p>Alors bien sûr il y a eu Bizet mais aussi Massenet, Berlioz, Ambroise Thomas, Poulenc, Saint-Saëns, Offenbach, et puis dans le répertoire italien, les héroïnes de Bellini, Donizetti, Verdi, Puccini, Mascagni, Cilea ou encore Wagner avec la Vénus de <em>Tannhäuser </em>et Bartok, chanté en hongrois dans <em>Le Château de Barbe-Bleue. </em>Et puis, ces dernières années, ce nouveau défi, celui d’ajouter à tes rôles de mezzo quelques rôles de grands sopranos dramatiques, à commencer par cette Tosca à laquelle il a fallu te pousser&nbsp;: tu n’y croyais pas, nous n’étions que deux à y croire, Raymond Duffaut, ton «&nbsp;père dans le chant&nbsp;» et moi. Raymond t’a offert son théâtre, l’Opéra d’Avignon, tu y as chanté ta première Tosca, tu n’as plus cessé ensuite – et pourtant toujours, à l’issue d’une série de représentations, cette inquiétude, cette «&nbsp;bile noire&nbsp;», l’ancien nom de la mélancolie, qui te rongeait le cerveau. Déjà. Tu t’étais remise avec humilité à travailler ta voix, ses couleurs, pour incarner ces femmes qui t’inspiraient&nbsp;: Tosca, Lady Macbeth, Gioconda, quelques autres&#8230; Tu as même osé relever le défi de ce spectacle que j’avais écrit pour toi, <em>Maria Callas, une passion, un destin</em>, dans lequel tu chantais, pari fou, une dizaine des plus grands airs du répertoire de la fameuse diva.</p>
<p>Voilà, c’est à la fois ce charisme <em>et </em>cette fêlure, cette voix d’ambre <em>et</em> cette part d’ombre, cette noblesse <em>et</em> cette vérité de femme, qui t’a faite unique, inoubliable. Farouche comme la Carmen de Bizet, sombre comme l’Eboli de Verdi, sensuelle comme la Vénus de Wagner, brûlante comme la Tosca de Puccini, une femme tout simplement, à laquelle la vie a beaucoup appris, qui a su se battre pour gagner mais qui savait que tout est fragile, la voix, l’amour, le destin.</p>
<p style="text-align: right;">Alain</p>
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		<item>
		<title>Adieu à Béatrice Uria-Monzon, Carmen forever</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/adieu-a-beatrice-uria-monzon-carmen-forever/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 19 Jul 2025 11:38:45 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Elle était de ces artistes qui ont marqué une génération d’amoureux de l’opéra. Avec sa voix ample, son tempérament incandescent et son intelligence musicale, Béatrice Uria-Monzon s’est imposée rapidement comme une figure incontournable de la scène lyrique française C’est bien sûr dans le rôle de Carmen que le grand public l’a découverte, et c’est dans &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Elle était de ces artistes qui ont marqué une génération d’amoureux de l’opéra. Avec sa voix ample, son tempérament incandescent et son intelligence musicale, Béatrice Uria-Monzon s’est imposée rapidement comme une figure incontournable de la scène lyrique française</p>
<p>C’est bien sûr dans le rôle de Carmen que le grand public l’a découverte, et c’est dans ce rôle qu’elle a construit une légende. Ni gitane folklorique ni vamp caricaturale, sa Carmen dégageait une modernité farouche, une sensualité sans fard, portée par une voix à la fois sombre et vibrante. Au fil des ans, elle a chanté le rôle plus de 250 fois, sans jamais céder à la facilité, renouvelant sans cesse son incarnation avec une intensité intacte.</p>
<p>Mais réduire Béatrice Uria-Monzon à Carmen serait ignorer l’étendue d’un répertoire qu’elle n’a cessé d’élargir au-delà de son mezzo-soprano originel jusqu’au <em>lirico-spinto</em> (Tosca, Gioconda, Santuzza…). De Massenet à Saint-Saëns, de Berlioz à Wagner, de Verdi à Puccini, elle a abordé des rôles exigeants avec la même honnêteté artistique, refusant les effets faciles, creusant les personnages avec profondeur, leur apportant une dimension orgueilleuse et indomptable. Fidèle aux scènes françaises – Opéra de Paris, Capitole de Toulouse, Marseille, Bordeaux, Strasbourg –, elle n’en a pas moins chanté dans les plus grandes maisons internationales, de Madrid à Milan.</p>
<p>Béatrice Uria-Monzon aurait eu 62 ans ce 28 décembre.</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-4-3 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Carmen,BIZET,B.URIA-MONZON,Séguédille" width="1200" height="900" src="https://www.youtube.com/embed/QNs2XWjlscU?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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		<item>
		<title>BOITO, Mefistofele &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/boito-mefistofele-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 25 Jun 2023 04:30:00 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=spectacle&#038;p=134779</guid>

					<description><![CDATA[<p>Défendre une certaine idée de l’opéra. Tel est le point de vue que Christophe Ghristi, le directeur du Capitole de Toulouse, dit partager avec Jean-Louis Grinda, à l’occasion de l’adaptation in loco de sa mise en scène de Mefistofele, étrennée à Liège en 2007. Un grand spectacle en technicolor où l’approche scénique n’a d’autres objectifs &#8230;</p>
<p class="read-more"> <a class="" href="https://www.forumopera.com/spectacle/boito-mefistofele-toulouse/"> <span class="screen-reader-text">BOITO, Mefistofele &#8211; Toulouse</span> Lire la suite »</a></p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Défendre une certaine idée de l’opéra. Tel est le point de vue que Christophe Ghristi, le directeur du Capitole de Toulouse, dit partager avec <strong>Jean-Louis Grinda</strong>, à l’occasion de l’adaptation <em>in loco</em> de sa mise en scène de <em>Mefistofele</em>, étrennée à Liège en 2007. Un grand spectacle en technicolor où l’approche scénique n’a d’autres objectifs que de servir l’œuvre. Il serait vain de chercher dans cette lecture du seul opéra de Boito inscrit au répertoire un double sens, un manifeste, voire un message subliminal destiné à aider le spectateur d’aujourd’hui à mieux appréhender un ouvrage d’hier.</p>
<p>Un plateau circulaire englobé dans une sphère utilisée comme un écran de projection : voilà le champ de bataille entre forces du mal et du bien ; voilà le monde dans lequel Faust entreprend son voyage spirituel. L’usage discret de la vidéo (<strong>Arnaud Portier</strong>), le choix de costumes explicites (<strong>Buki Shiff</strong>) aident à la représentation des tableaux successifs d’où se détachent les scènes de foule gérées avec virtuosité – le carnaval, le sabbat. Est-il nécessaire de préciser que le programme ne comprend pas de note d’intention à lire préalablement sous peine d’inutiles nœuds au cerveau…</p>
<pre><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Mefistofele-3.jpg?&amp;cacheBreak=1687621722791" />© Mirco Magliocca</pre>
<p>Place donc à la musique dans une salle à l’acoustique idéale pour les voix, si proches qu’on les croirait sonorisées. Nul faux pas dans la distribution, même s’il est possible de préférer une interprétation moins vériste de Margherita. Mais <strong>Chiara Isotton</strong> met tant d’ardeur dans « L’altra notte » et de sincérité dans « Spunta l’aurora pallida » qu’on en oublierait presque l’absence de nuances et de trille, d’autant que son soprano possède une ampleur, dans le grave une projection naturelle, dans l’aigu une violence, qui sont aujourd’hui qualités rares. Comme à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/mefistofele-orange-un-trop-bon-diable/">Orange en 2018</a>, <strong>Beatrice Uria-Monzon</strong> prête à Elena un glamour ravageur, des accents fauves et les effluves capiteuses d’une voix qui serait Gigondas si elle était vin, seules conditions plausibles à l’interprétation d’une icône mythologique, fille de Jupiter et cause de la guerre de Troie. Le mezzo profond de <strong>Marie-Ange Todorovitch</strong>, en Marta puis Pantalis, apporte le contrepoint attendu dans les ensembles et <strong>Andres Sulbaran</strong> compose un Wagner presque trop élégant pour un personnage <em>buffo</em> mais un Nereo de luxe. En quête de repères dans « Dai campi, dai prati », <strong>Jean-François Borras</strong> confirme qu’il possède un des plus beaux timbres de ténor du circuit et une technique imparable, italienne dans la conduite souple de la ligne et le rayonnement d’aigus émis en voix de poitrine – « Lontano, lontano » doux, rêveur et plus encore, dans l’épilogue, « Giunto sul passo estremo » dépouillé de ses atours factices de romance hédoniste pour prendre une dimension métaphysique. Après <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/meyerbeer-les-huguenots-marseille/">Marcel dans <em>Les Huguenots</em> à Marseille en début de mois</a>, <strong>Nicolas Courjal</strong> ajoute Mefistofele à son palmarès, sans l’ombre d’un doute. La déclamation que l’on a trouvée parfois hachée épouse sans raideur, ni appuis malvenus le débit liquide de la langue italienne. La noirceur de la voix, la puissance, la prestance aident à la composition d’un démon dual comme il convient, inquiétant et ironique, sans histrionisme (et dans « Son lo spirito che nega » sans sifflet), simplement juste, ce qui n’est pas si évident dans un rôle où la tentation d’en faire trop se dispute aux multiples défis vocaux.</p>
<p>En l’absence d’un directeur musical permanent, il revient à <strong>Francesco Angelico</strong> de dompter une partition dont l’absence de fil narratif n’est pas la moindre des particularités et la multiplicité des humeurs rythmiques la moindre des difficultés. Plus à l’aise dans la gestion des masses chorales que dans les scènes intimes, sa direction bénéficie de la prodigalité des forces du capitole – un orchestre au grand complet, banda inclue, percussions en extra, et la cinquantaine d’artistes du Chœur et de la Maîtrise, placés sous la direction de Gabriel Bourgoin – gage d’une orgie sonore dont on ressort, tel Faust des bras d’Elena, essoré et heureux.</p>
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		<title>DVOŘÁK, Rusalka — Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/rusalka-toulouse-lopera-cest-dabord-la-negation-du-reel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 08 Oct 2022 04:00:01 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Rusalka fait l’ouverture de la saison au Théâtre National du Capitole ainsi que son entrée au répertoire à Toulouse. Nouvelle production (en réalité co-production avec The Israeli Opera Tel-Aviv-Yafo) et deux prises de rôles, dont le rôle-titre, voilà qui rendait cette première attendue. La réussite est époustouflante sur le plan visuel : Stefano Poda, dont l&#8217;Ariane &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><em>Rusalka</em> fait l’ouverture de la saison au Théâtre National du Capitole ainsi que son entrée au répertoire à Toulouse. Nouvelle production (en réalité co-production avec The Israeli Opera Tel-Aviv-Yafo) et deux prises de rôles, dont le rôle-titre, voilà qui rendait cette première attendue. La réussite est époustouflante sur le plan visuel : <strong>Stefano Poda</strong>, dont l&rsquo;<em>Ariane et Barbe Bleue</em> du Capitole avait été primé en 2019, gagne sans l’ombre d’une hésitation son pari d’une proposition à la fois fidèle au texte et capable de nous transporter. On le doit en grande partie à la conception artistique globale qu’il expose (il a conçu lui-même décors, costumes, éclairages, chorégraphies et mise en scène) et à sa volonté, affichée de toujours, de refuser l’actualisation systématique des œuvres sur lesquelles il réfléchit. Il le dit clairement et en fait comme une devise : l’opéra c’est d’abord la négation du réel, et c’est de ce fait la possibilité offerte au spectateur de quitter ses propres repères et de se laisser transporter dans un autre univers.</p>
<p>Il faut dire que l’histoire de <em>Rusalka</em>, celle d’une créature à mi-chemin entre la petite sirène d’Andersen et l’ondine de la Motte-Fouquet, se mouvant entre deux mondes hostiles l’un à l’autre (celui du lac et celui, corrompu, de la terre ferme) se prêtait aisément à ce dépaysement du spectateur. La magie visuelle opère immédiatement et tient les trois heures durant. On se plaît à savourer une esthétique travaillée et on ne reculera pas devant l’emploi du substantif qui nous semble correctement résumer l’effet visuel : la beauté du spectacle. Alliée il faut le dire à la prouesse technique des équipes du théâtre du Capitole qui ont reconstitué le lac, matrice originelle et ultime, lieu de naissance et de mort, qui couvre la quasi intégralité de la scène. Une sorte de fosse est même reconstituée où plongent les uns après les autres les habitants du lac. Ondins, ondines et dryades, omniprésents, mais aussi Vodnik, le père malheureux de Rusalka, évoluent en permanence dans l’eau, y plongeant littéralement au risque, pour Vodnik, d’y perdre sa moustache…</p>
<p>Au premier acte nous sommes surtout dans le monde de l’éclat, de la blancheur, mais aussi de la froideur, un monde parfaitement onirique où la poésie affleure en permanence comme cette lune enceinte de la Vie, descendue des nuées pendant  le célèbre <em>Měsičku na nebi hlubokém</em>, superbe incantation de Rusalka, qui reste aujourd’hui l’aria le plus célèbre de la pièce.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" height="311" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/_dsc1382_-_credit_mirco_magliocca.jpg?itok=xmkGopji" width="468" /><br />
	© Mirco Magliocca</p>
<p>Seule dans ce premier acte, Ježibaba la sorcière, toute de noire vêtue et surtout dépourvue de cheveux, annonce par sa personne-même que le monde ne saurait se résumer à cette candeur paradisiaque. Le Prince quant à lui arrive accompagné du garde-chasse, son parfait sosie, absolument étranger à ce monde qu’il ne fait que littéralement contourner sans en comprendre la finalité, et encore moins la poésie.</p>
<p>Le contraste avec le II est brutal – on pourra du reste trouver le trait un peu appuyé dans la mise en perspective des deux décors : à la poésie du I, l’esthétisme travaillé, succède au II l’uniformité du monde de la technologie. Plus de parois de verre mais des panneaux bardés de circuits imprimés. Le monde d’ici-bas est sale (le garde-chasse et le marmiton entasse les ordures dans d’innombrables sacs poubelles, méticuleusement enlevés avant l’arrivée du Prince et de Rusalka), sous contrôle, les humains, sosies les uns des autres, se déplacent comme des robots. Pendant le bal, les danseurs n’esquissent que des pas et des gestes robotisés. Comment Rusalka, dans cet univers, pourrait-elle survivre ? Comment la poésie survivrait-elle dans notre monde saccadé de relations humaines stériles, ou qui ne conduisent qu’à la mort ? La poésie achoppe et montre ses limites dans sa capacité à renverser les valeurs ; le mutisme de Rusalka, qui ne retrouvera la voix qu’en s’adressant à un pair (son père en l’occurrence !) c’est, au-delà de l’incommunicabilité de deux univers, allégoriquement l’impuissance de la poésie face à la force destructrice de ce monde.</p>
<p>Au troisième acte, nous retrouvons l’univers du lac, mais cette fois-ci il est souillé. On y ramasse là aussi quelques déchets et la mort y rôde ; Stefano Poda propose une conclusion plus ouverte que le livret de Jaroslav Kvapil et laisse entrevoir une possibilité de rédemption du Prince, qui pourrait se sauver en sauvant Rusalka. Qu’importe ?</p>
<p>Poda récolte au baisser de rideau les saluts enthousiastes du public et ce n’est que justice. L’autre belle ovation est pour le Vodnik d’<strong>Aleksei Isaev</strong>, qui fait ses débuts à Toulouse. Saluons tout d’abord sa capacité à être en permanence dans ou sous l’eau !</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" height="263" src="https://www.forumopera.com/sites/default/files/styles/large/public/_dsc2890_-_credit_mirco_magliocca.jpg?itok=IUa4Jasl" width="468" /><br />
	© Mirco Magliocca</p>
<p>Il apporte surtout une chaleur tellement bienvenue : son <em>Běda ! Běda !</em> au II est de toute beauté, cri du cœur empreint de tout l’amour qu’un père peut porter à sa fille qu’il voit se perdre. Cette chaleur, on la trouve également dans le chant de la Princesse étrangère, si bien portée par <strong>Béatrice Uria-Monzon</strong> dont c’était là la prise de rôle ; partition trop courte sans doute pour lui permettre de donner la pleine mesure, mais elle figure remarquablement la séductrice, usant de tous ses charmes pour conquérir un Prince ma foi bien peu enthousiaste. Le Prince, c’est <strong>Piotr Buszewski</strong>, ténor polonais qui fait ses débuts au Capitole dans un rôle qui lui avait permis d’obtenir son Prix de l’Academy of Vocal Arts de Philadelphie. Ce soir, la voix est froide et le chant tarde à s’épanouir ; la puissance y est mais pas la force de conviction ou de séduction. Ce sont étonnamment les mêmes réserves que nous aurons pour <strong>Anita Hartig</strong> qui inaugure le rôle de Rusalka ce soir. La tension d’un soir de première est palpable tout au long du I ; même au chant à la lune il manque le legato, la douceur qui doivent faire de cette prière une sorte de berceuse, tout au moins dans sa première partie. Ce n’est qu’au III que la voix commence à se libérer (le <em>Necitelná vodní moci</em> est paré de belles nuances). <strong>Claire Barnett-Jones</strong> est une Ježibaba plus frondeuse que sorcière et peine à nous effrayer. Mais le timbre plaît, quoiqu’un peu clair pour le rôle. Seconds rôles très corrects campés par <strong>Fabrice Alibert</strong> (Chasseur et Garde forestier) et <strong>Séraphine Cotrez</strong> (Marmiton) mais une mention toute particulière aux trois nymphes (<strong>Valentina Fedeneva</strong>, <strong>Louise Foor</strong> et <strong>Svetlana Lifar</strong>) à la présence et aux voix troublantes à souhait. Remarquons aussi les chœurs à la diction précise (autant que nous puissions en juger) et un orchestre national du Capitole qui renoue avec <strong>Frank Beermann</strong> ; on sent l’orchestre à l’aise aussi dans ce répertoire qu’il ne côtoie pourtant pas régulièrement.</p>
<p> </p>
<p> </p>
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		<title>Les Voix Solidaires contre l&#8217;isolement du 21 mai au 28 juin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/les-voix-solidaires-contre-lisolement-du-21-mai-au-28-juin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[La Rédaction]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 17 May 2022 10:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Après avoir recueilli 30 000€ l&#8217;an passé au profit de 9 associations luttant contre les violences faites aux femmes, les Voix Solidaires repartent en tournée du 21 mai au 28 juin dans 5 opéras partenaires : Vichy (21/5), Marseille (10/6), Avignon (14/6), Massy (23/6), Nice (28/6). Sous le marrainage de Béatrice Uria-Monzon, plus de 110 artistes &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Après avoir recueilli 30 000€ l&rsquo;an passé au profit de 9 associations luttant contre les violences faites aux femmes, les Voix Solidaires repartent en tournée du 21 mai au 28 juin dans 5 opéras partenaires : Vichy (21/5), Marseille (10/6), Avignon (14/6), Massy (23/6), Nice (28/6). Sous le marrainage de <strong>Béatrice Uria-Monzon</strong>, plus de 110 artistes bénévoles se mobiliseront pour aider 14 associations* qui accompagnent au quotidien des personnes socialement isolées. Plus d&rsquo;informations sur <a href="https://calms-france.fr/">calms-france.fr</a>.</p>
<p>* CIDFF Allier, Aux Mille Couleurs, Aidnous, Sésame Autisme, Les Petits frères des pauvres (Marseille), On se gèle dehors, Fondation Le Refuge des Bouches-du-Rhône, Piaf, Tedai84, Mas de Carles, Espace Singulier, Les Petits frères des pauvres (Essonne), l&rsquo;APEDV et Association des Sinistrés.</p>
<p> </p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="167" src="/sites/default/files/styles/large/public/bandeau_les_voix_solidaires.png?itok=ezvYH23s" width="468" /></p>
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		<title>Toulouse 2022-23 : une pluie de prises de rôles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/toulouse-2022-23-une-pluie-de-prises-de-roles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Apr 2022 12:43:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La saison toulousaine 2022-23 a été dévoilée ce mardi dans le grand foyer du théâtre du Capitole par son directeur artistique Christophe Ghristi, accompagné de Claire Roserot de Melin, administratrice générale et Francis Grass, adjoint à la culture. Ce dernier a rappelé en préambule qu’il s’agira de la première saison sous le label « Opéra national &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>La saison toulousaine 2022-23 a été dévoilée ce mardi dans le grand foyer du théâtre du Capitole par son directeur artistique Christophe Ghristi, accompagné de Claire Roserot de Melin, administratrice générale et Francis Grass, adjoint à la culture. Ce dernier a rappelé en préambule qu’il s’agira de la première saison sous le <a href="https://www.forumopera.com/breve/toulouse-le-capitole-enfin-labellise">label « Opéra national Capitole Toulouse »</a> ; il a également ajouté qu’au contraire d’autres municipalités, la ville de Toulouse a décidé d’augmenter son soutien financier à l’opéra.</p>
<p>Il y a huit ouvrages au programme, partagés entre grand répertoire et pièces plus rares. Trois entrées au répertoire : une nouvelle production de <em>Rusalka</em> avec <strong>Anita Hartig</strong> pour une prise du rôle-titre et <strong>Béatrice Uria-Monzon</strong> en Princesse étrangère. <em>Le viol de Lucrèce</em>, nouvelle production (il s’agit d’une reprogrammation de la saison tronquée par le Covid) avec <strong>Cyrille Dubois</strong> qui chantera le chœur masculin ; et enfin <em>Mefistofele </em>qui entre au répertoire dans sa langue originale avec une distribution de haut vol (<strong>Nicolas</strong> <strong>Courjal</strong> pour son premier Mefistofele, <strong>Jean</strong>&#8211;<strong>François</strong> <strong>Borras</strong>, <strong>Chiara</strong> <strong>Isotton</strong>, <strong>Béatrice</strong> <strong>Uria</strong>&#8211;<strong>Monzon</strong> et <strong>Marie</strong>&#8211;<strong>Ange</strong> <strong>Todorovitch).</strong></p>
<p>A noter également la création mondiale de l’opéra de l’Autrichien Wolfgang Mitterer, <em>Dafne</em>, d’après une pastorale sur <em>Les Métamorphoses</em> de Heinrich Schütz.<br />
	Pour le grand répertoire, nous aurons droit à <em>La Bohème</em> mise en scène par Renaud Doucet avec notamment la Mimi d’<strong>Anaïs</strong> <strong>Constans</strong>, <em>Le Nozze di Figaro</em> avec la première Comtesse de <strong>Karine</strong> <strong>Deshayes</strong>, dirigée par <strong>Hervé</strong> <strong>Niquet</strong>, la reprise du <em>Tristan und Isolde</em> de Nicolas Joël avec rien moins que quatre prises de rôles attendues : <strong>Sophie</strong> <strong>Koch</strong> et <strong>Nicolai</strong> <strong>Schukoff</strong>, <strong>Matthias</strong> <strong>Goerne</strong> (Marke) et <strong>Anaik</strong> <strong>Morel </strong>(Brangäne). Et enfin la reprise de <em>Traviata</em> du regretté Pierre Rambert, dirigé par <strong>Michele</strong> <strong>Spotti</strong> avec entre autre <strong>Jean</strong>&#8211;<strong>François</strong> <strong>Lapointe</strong> en Giorgio.</p>
<p>Tout cela à découvrir très vite sur le <a href="https://www.theatreducapitole.fr/web/guest">site du théâtre du Capitole</a>.</p>
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		<title>L’Instant Lyrique de Béatrice Uria-Monzon — Paris (Gaveau)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/linstant-lyrique-de-beatrice-uria-monzon-paris-gaveau-avec-beaucoup-despagne-autour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Dec 2021 05:01:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En des temps comme ceux-ci, où tout voyage est suspendu à l’incertitude pandémique, le concert reste une des dernières évasions possibles si l’on veut conjurer un quotidien assujetti au passe sanitaire. Est-ce la raison pour laquelle Béatrice Uria-Monzon a placé son Instant Lyrique sous le signe de l’Espagne à travers une galerie de compositeurs dont &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En des temps comme ceux-ci, où tout voyage est suspendu à l’incertitude pandémique, le concert reste une des dernières évasions possibles si l’on veut conjurer un quotidien assujetti au passe sanitaire. Est-ce la raison pour laquelle <strong>Béatrice Uria-Monzon </strong>a placé son Instant Lyrique sous le signe de l’Espagne à travers une galerie de compositeurs dont l’un des plus jeunes – Carlos Guastavino –, s’il est né en 1912 est mort à l’aube du 21<sup>e</sup> siècle ? Des affinités électives entre le pays de Cervantes et celle qui fut la Carmen de sa génération, nul ne saurait douter. La silhouette serrée dans un bustier, le port de tête altier, le geste galbé, un bras long comme une liane au bout duquel on s’étonne de ne pas trouver d’éventail, les cheveux tirés en arrière, l’œil forcément noir… tout évoque l’Andalouse « dans ses amours toute jalouse », telle que mise en vers par Jules Verne à une époque où la France, sur les traces de Mérimée, s’éprenait de folklore espagnol.</p>
<p>Cet intérêt pour les contrées méridionales, en réaction au « winter is coming » wagnérien, inspira un large pan de notre répertoire – dont<em> Carmen</em> est l’arbre qui cache la forêt –, avant que, dans un mouvement d’attirance réciproque, les musiciens ibériques viennent à Paris affiner leur art de la composition. Bis compris, ils sont pour la plupart réunis dans ce programme castillan, à quelques rares exceptions – Albéniz, De Falla. Bizet en fin de programme est la seule concession accordée à la France et à l’opéra.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/img_0226_c_olivia_kahler-1.jpg?itok=lwW24xKF" title="© Olivia Kahler" width="468" /><br />
	© Olivia Kahler</p>
<p>Invité au début du 20<sup>e</sup> siècle dans les parisiens, le <em>cante jondo</em>, ce chant gitan jailli du plus profond de la gorge, s’apprivoise pour donner naissance à un genre mélodique original, immédiatement identifiable, dont l’écriture savante ne peut occulter le tempérament instinctif. Tandis que la voix feule, tantôt rauque, tantôt douce, le piano, rendu à ses origines percussives, s’anime d’une vie sauvage, de répétitions obsédantes et de couleurs violentes .</p>
<p>C’est ce périple tumultueux et exigeant qu’ont voulu raconter Béatrice Uria-Monzon et <strong>Antoine Palloc</strong> – on ne peut dissocier les noms de la chanteuse et du pianiste tant leur art fusionne tout au long de ce parcours hispanique.</p>
<p>Lui, non joueur mais dompteur d’un instrument soumis à d’impossibles caprices rythmiques par deux mains qui semblent compter vingt doigts, élégant lorsque les pages interprétées s’enrobent de papier de soie, fauve dès que le sang espagnol coule, rouge et épais, sur des accords martelés comme des coups d’enclume – et l’on songe à la forge de Lorca dans la romance de la Luna, Luna.</p>
<p>Elle, fidèle à cette image de Carmencita qui lui colle à la peau, glamoureuse, orgueilleuse avec une voix désormais moins installée dans le registre grave, dût <em>La maja dolorosa</em> en pâtir, l’aigu souvent forcé, l’intonation parfois relâchée mais chaude et vibrante, dont l’effet sur le public demeure entier, si l’on juge à la clameur amoureuse, aux sifflets d’admiration et, plus regrettable, aux nombreux smartphones dégainés à tour de bras durant le concert, aux dépens du respect que l’on doit aux artistes et aux autres spectateurs.</p>
<p> </p>
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