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	<title>Rachel WILLIS-SØRENSEN - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Rachel WILLIS-SØRENSEN - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>WAGNER, Lohengrin – Baden-Baden</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-lohengrin-baden-baden/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Catherine Jordy]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Apr 2026 08:36:28 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>C’est une nouvelle ère qui s’ouvre à Baden-Baden pour le Festival de Pâques après le départ de Kirill Petrenko et du Berliner Philharmoniker, qui nous avaient fait vivre une inoubliable Butterfly lors de la précédente édition. On se souvient que le prestigieux orchestre s&#8217;est produit dans la ville badoise pendant plus de dix ans avant &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>C’est une nouvelle ère qui s’ouvre à Baden-Baden pour le Festival de Pâques après le départ de Kirill Petrenko et du Berliner Philharmoniker, qui nous avaient fait vivre une inoubliable <em>Butterfly</em> lors de la <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/puccini-madama-butterfly-baden-baden/">précédente édition</a>. On se souvient que le prestigieux orchestre s&rsquo;est produit dans la ville badoise pendant plus de dix ans avant de retourner à Salzbourg. Il laisse la place, pour cette nouvelle production de <em>Lohengrin</em>, au <strong>Mahler Chamber Orchestra</strong>, dont le travail sur la musique de Wagner est passionnant, même si l’on reste parfois sur sa faim : l’ampleur est bien là, l’homogénéité également, mais l’on aurait aimé entendre ici et là des nuances plus expressives, voire plus ciselées et surtout, plus enveloppantes, dans cette immense salle qu’est le Festspielhaus. Ces quelques réserves énoncées, on ne peut que s’incliner devant l’impeccable direction de celle qui avait été élue cheffe de l’année par <em>Opernwelt</em> en 2019, <strong>Joana Mallwitz</strong>.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Lohengrin_Willis-Sorensen_Beczala_Ensemble_Baumgartner_cMartinSigmund-4-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-211143"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Martin Sigmund</sup></figcaption></figure>


<p>La complexité de la déferlante wagnérienne est maîtrisée et la jeune femme réussit à tirer de la formation équilibre, continuité et excellente qualité d’ensemble ; de son côté, le metteur en scène <strong>Johannes Erath</strong> a manifestement cherché à ne pas être en reste. Le musicien, assistant entre autres de Willy Decker, qui a par ailleurs grandi dans sa Forêt Noire natale, à la fois enchanteresse et sombre, a choisi de plonger le plateau dans une semi-obscurité, entre chien et loup, dans une ambiance mi féerique, mi naturaliste. Dans la pénombre, nous précise-t-il, difficile de savoir si, en apercevant un animal, il est habité d’intentions pacifiques ou hostiles. Les personnages principaux sont ainsi vêtus de blanc ou de noir, les autres portant des couleurs oscillant entre le bleu nuit, céleste, ciel ou azur, les teintes scintillantes rehaussées de strass étoilés ou de nébuleuses floues selon les éclairages, privilégiant les teintes froides. Entre onirisme et réalité crue, la mise en scène laisse la part belle au texte et à la logique visuelle qui en résulte. Les costumes et accessoires nous installent dans une temporalité élastique, mais on ne peut s’empêcher de penser aux années Trente, même si un écran de télévision nous renvoie une génération plus loin. Les images projetées en fond de scène tout comme celles du téléviseur sont en décalage et nous forcent à choisir ou à louvoyer. Une scène est tout particulièrement frappante et souligne cet écart temporel, cette sensation de flou, de fausseté, voire d’absurdité qui s’en échappe : le chœur trinque et mime le geste de boire, alors que les projections à l’arrière nous le montre, en noir et blanc, bel et bien en train de boire de la bière. Si Lohengrin et Elsa sont blancs comme neige quand Ortrud et Telramund sont en noir corbeau, difficile d’en faire une dichotomie manichéenne : les zones d’ombre subsistent, comme dans cette scène de retrouvailles entre les deux femmes dont les lits sont placés dos à dos, comme en miroir. Chacun y trouvera des clefs de lecture et d’interprétation (ou pas), comme de se demander si les deux héroïnes ne seraient pas les moitiés d’une même entité. Tout est suggestion et références plus ou moins biaisées. On pense souvent à l&rsquo;<em>Excalibur</em> de Boorman (une épée fichée dans les gradins qu’on vient déloger) ou <em>Melancholia</em> de Lars von Trier (les planètes géantes qui se rapprochent dangereusement), voire à d’autres correspondances cinématographiques, comme <em>Die 1000 Augen des Dr. Mabuse (Le Diabolique Docteur Mabuse)</em> de Fritz Lang ou encore <em>M le Maudit</em>. Mais aucune référence n’est insistante, comme si Johannes Erath se contentait d’instiller le doute et les interprétations possibles en nous laissant construire notre propre exégèse. C’est tout à son honneur. Le résultat est magnifique, notamment pour la beauté des costumes, l’élégance sophistiquée des coiffures et l’ambiance onirique générale. Le décor ressemble par endroits à un œil et son iris, pupille dilatée, véritable ouverture à l’iris sur rétine ultrasensible ou fragilisée jusqu’au décollement.</p>


<figure class="wp-block-image aligncenter size-large"><img decoding="async" width="1024" height="683" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/Lohengrin_Youn_Koch_Hasselborn_Baumgartner_Wllis-Sorensen_cMartinSigmund-1-1024x683.jpg" alt="" class="wp-image-211144"/><figcaption class="wp-element-caption"><sup>© Martin Sigmund</sup></figcaption></figure>


<p>Si la débauche d’effets techniques peut impressionner favorablement ou non, la qualité du plateau vocal, elle, met tout le monde d’accord. Nous avons affaire avec des interprètes de très haut niveau qui passent très aisément la rampe. En premier lieu, <strong>Piotr Beczala</strong>, rompu (notamment à <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/wagner-lohengrin-bayreuth/">Bayreuth</a>), au rôle de Lohengrin dont il semble avoir intégré le moindre frémissement : de la pureté la plus éthérée au désespoir le plus expansif (mémorable « Weh »), la performance est uniforme et exemplaire : émission constante, prononciation impeccable, beauté ineffable du timbre et de la ligne vocale, le ténor est au sommet de ses moyens. Face à lui, <strong>Rachel Willis-Sørensen</strong> est une Elsa de haute tenue : la voix est large, puissante, mordorée et déborde de nuances subtiles et envoûtantes. Lumineuse et intense, la soprano excelle à laisser percevoir toutes les failles et fragilités de son personnage. <strong>Tanja Ariane Baumgartner</strong> campe une Ortrud complexe et démoniaque à souhait. Le timbre est riche, la voix ample, les qualités dramatiques évidentes, pour l’une des prestations les plus passionnantes de la soirée. N’oublions pas <strong>Wolfgang Koch</strong>, remarquable en Friedrich von Telramund, félon bravache et héros blessé, aigri et revenu de tout, dont chaque saillie est riche d’harmoniques qui en magnifient le contenu. Chaque mot tonne, rugit ou implore avec une intelligence scénique et un sens du phrasé impressionnants. <strong>Kwangchul Youn</strong> donne beaucoup d’humanité et de noblesse au roi quoique la voix souffre d’un vibrato bien envahissant par endroits. Enfin, <strong>Samuel Hasselhorn</strong> attire l’attention à chacune des interventions du Hérault, qu’il transcende avec aisance et brio d’une voix impeccablement timbrée.</p>
<p>L’année prochaine, le Festival de Pâques permettra de retrouver Joana Mallwitz à la tête du Mahler Chamber Orchestra pour une production de <em>Fidelio</em> mise en scène par Krzysztof Warlikowski. On peut d’ores et déjà acheter ses places <a href="https://www.festspielhaus.de/veranstaltungen/beethoven-fidelio/?date=2027-03-20-1800">sur le site</a> du Festspielhaus.</p>


<figure class="wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<div class="ast-oembed-container" style="height: 100%;"><iframe title="Lohengrin 2026 - Trailer" width="1200" height="675" src="https://www.youtube.com/embed/glDaGrG17GM?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe></div>
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			</item>
		<item>
		<title>A Toulouse, une saison 2026-27 riche en retrouvailles</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/a-toulouse-une-saison-2026-27-riche-en-retrouvailles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 26 Mar 2026 06:35:55 +0000</pubDate>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Au mi-temps d&rsquo;un cru 2025-26 déjà riche en réussites (<em>Thaïs</em> de Massenet, la rare <em>Passagère </em>de Weinberg, la reprise de <em>Lucia di Lammermoor </em>de Donizetti mise en scène par <strong>Nicolas Joel</strong>) et encore porteur de promesses (Verdi et Strauss arrivent, avec <em>Otello </em>et <em>Salome</em>), <strong>Christophe Ghristi</strong> a présenté à la presse la prochaine saison de l&rsquo;Opéra national du Capitole de Toulouse, qui occasionnera plusieurs retrouvailles attendues. Avec le répertoire d&rsquo;abord : la reprise de <em>Rusalka </em>de Dvorak dans la mise en scène somptueusement aquatique de<strong> Stefano Poda</strong> ouvrira les festivités, avec une distribution réunissant <strong>Ruzan Mantashyan</strong>, <strong>Pavol Breslik</strong> et <strong>Ricarda Merbeth</strong> sous la direction de <strong>Giacomo Sagripanti</strong>. Avec des œuvres plus entendues depuis longtemps ensuite : après cinquante ans d&rsquo;absence, le <em>Lohengrin </em>de Wagner fera son retour dans la ville rose, dans une nouvelle production d&rsquo;un habitué des lieux, <strong>Michel Fau</strong>, et avec une distribution que Christophe Ghristi a voulue « méridionale » (<strong>Michele Spotti</strong> dans la fosse, <strong>Airam Hernandez</strong> dans le rôle-titre, <strong>Chiara Isotton</strong> en Elsa, mais aussi la première Ortrud de <strong>Sophie Koch</strong>). <em>Peter Grimes </em>de Britten, n&rsquo;avait, de son côté, pas été joué depuis plus de 20 ans ; il reviendra dans la mise en scène signée <strong>David Alden</strong> pour l&rsquo;English National Opera, et permettra d&rsquo;entendre les débuts de <strong>Nikolai Schukoff</strong> dans le rôle éponyme, ainsi que ceux de <strong>Yolanda Auyanet</strong> en Ellen Orford, tandis que <strong>Frank Beermann</strong> sera à la baguette. Entre un <em>Barbier de Séville </em>mettant en lumière plusieurs étoiles montantes du chant rossinien sous la direction d&rsquo;<strong>Alfonso Todisco</strong> et un nouveau <em>Couronnement de Poppée </em>de Monteverdi confié à l&rsquo;Ensemble I Gemelli de <strong>Mathilde Etienne</strong> et <strong>Emilio Gonzalez Toro</strong>, avec notamment <strong>Adèle Charvet</strong> et <strong>Maximiliano Danta</strong> dans les rôles principaux, on guettera la création <em>in loco </em>du <em>Roi Arthus </em>de Chausson, que chantera pour la première fois <strong>Stéphane Degout</strong>. épaulé par <strong>Catherine Hunold</strong> et <strong>Bror Magnus Todenes</strong> (direction musicale <strong>Victorien Vanoosten</strong>, mise en scène <strong>Aurélien Bory</strong>). Ce dernier ouvrage dialoguera avec son lointain prédécesseur signé Purcell, ce <em>King Arthur </em>joué en version de concert par le Concert Spirituel de <strong>Hervé Niquet</strong>. De même, la <em>Médée</em> de Charpentier (également en concert, avec <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong>,<strong> Juliette Mey</strong>, <strong>Frédéric Caton</strong> ou encore<strong> Claire Lefilliâtre</strong> et l&rsquo;Ensemble Les Epopées de <strong>Stéphane Fuget</strong>) fera écho à celle de Cherubini, jouée en fin de saison dans sa version italienne, avec les prises de rôle de <strong>Karine Deshayes</strong> et <strong>Roberto Alagna</strong> &#8211; retrouvailles là encore, et non des moindres puisque la dernière apparition du ténor français dans une production du Capitole date de&#8230; 1997 !</p>
<p>Aux côtés d&rsquo;une saison chorégraphique qui mettra à l&rsquo;honneur <strong>George Balanchine</strong> et <strong>Peter Martins</strong>, <strong>Hans van Manen</strong> et <strong>Edward Clug</strong> et proposera également une création de <strong>Benjamin Pech</strong> (<em>Les Trois Mousquetaires</em>) et un spectacle jeune public autour de la figure du Petit chaperon rouge (musique<strong> Benoît Menu</strong>, chorégraphie <strong>Andreas Heise</strong>), la saison des récitals, proposée à un tarif défiant toute concurrence (20 euros la place, et ça descend même à 5 euros pour les Midis du Capitole, qui permettront tout de même d&rsquo;entendre <strong>Sandrine Piau</strong> et <strong>David Kadouch</strong>, <strong>Jean-François Lapointe</strong> ou <strong>Rose Naggar-Tremblay</strong>) confirme les ambitions de la maison en la matière : au programme, rien moins que <strong> Rachel Willis-Sorensen</strong>,<strong> Joseph Calleja</strong> ou encore <strong>Asmik Grigorian</strong>, qui se souvient être venue enfant à Toulouse, quand son père, le ténor Gegam Grigorian, y chantait. Encore une histoire de retrouvailles !</p>
<p>La réservation pour les abonnements ouvrira dès le 31 mars sur <a href="https://opera.toulouse.fr/">le site de l&rsquo;Opéra National Capitole de Toulouse</a></p>
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		<item>
		<title>MASSENET, Thaïs &#8211; Toulouse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/massenet-thais-toulouse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 04:56:53 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec ce Thaïs, tel que le voit Stefano Poda, on est dans le grand-opéra, dans la grande machine. Le metteur en scène italien, qui a plus de dix opéras dans sa besace, a l’habitude des grands espaces ; il a officié l’été dernier à Vérone, dans les grandes arènes pour Aida et Nabucco. On lui connait &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec ce <em>Thaïs</em>, tel que le voit <strong>Stefano Poda</strong>, on est dans le grand-opéra, dans la grande machine. Le metteur en scène italien, qui a plus de dix opéras dans sa besace, a l’habitude des grands espaces ; il a officié l’été dernier à Vérone, dans les grandes arènes pour <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-aida-verone-3/">Aida</a></em> et <em><a href="https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-aida-verone-3/">Nabucco</a></em>. On lui connait aussi un <em>modus operandi</em> quasiment invariable : il s’occupe seul de la mise en scène, de la chorégraphie (il y a un long ballet au II), des décors, des costumes et des éclairages. Et on retrouve la patte de Poda : des décors où le minéral est omniprésent et la recherche symbolique permanente, même si celle-ci n’est pas toujours aisée à décrypter. Ce sera le cas pour cette <em>Thaïs</em> où, pour ne donner qu’un seul exemple, on s’interrogera fortement au deuxième acte sur la présence, venant des cintres, d’une sorte d’immense sablier aux formes droites, qui laissera s’échapper une pluie (de sable ?) retombant bruyamment sur le sol, étouffant, dans un effet bien malheureux, les dernières notes <em>pp</em> du violon de la célèbre <em>Méditation</em>.<br />
On peut donc dire que Stefano Poda nous plonge dans son univers. On peut toutefois adhérer ou pas à ce parti pris de grandeur, de grandiloquence même, dans lequel l’intime n’a aucune place. Dans lequel la grande geste compte davantage que la subtilité de l’expression. Et pourtant, <em>Thaïs</em> n’est-il pas l’opéra de l’intime, de la conversion, du cheminement spirituel, de la lutte intérieure permanente, de la rédemption d’un côté et de la chute de l’autre ? N’y a-t-il pas tous ces moments méditatifs où les combats spirituels se dessinent, se devinent. Tout cela est montré bien sûr, mais dans une lumière un peu crue. De toute évidence, c’est l’esthétique qui est privilégiée et il est incontestable que, dans ce domaine, le spectacle est impressionnant. Les décors sont grandioses ; en fond de scène, une série de statues de la Victoire de Samothrace, dont les ailes, détachées du tronc, surplombent chacune des statues. On remarquera qu’au troisième acte, seules les ailes subsisteront, le corps de Niké aura disparu – Thaïs aura parachevé sa conversion et oublié son corps de pécheresse. Le travail du ballet est en tout point réussi – la grâce et la dynamique rivalisent dans le grand ballet du deuxième acte.<br />
La symbolique chrétienne est omniprésente et c’est très juste. Quand le rideau se lève, on descend de la Croix, non pas le Christ, mais un condamné quelconque. Plus tard, Athanaël se prosternera sur une croix lumineuse au sol pour conjurer Thaïs et celle-ci, une fois convertie, fera de même au III. La cage métallique, renfermant les damnés et dont Thaïs à la toute fin sortira libre, s’étant extirpée des mains du Mal, sera élevée dans les airs, dépliée, et prendra encore la forme d’une croix.<br />
La question, au cœur de la foi chrétienne, du Jugement, est également omniprésente. En permanence des hommes et des femmes semblent se mouvoir dans l’Enfer ou tout du moins dans un entre-deux pour s’en échapper. A voir ces êtres dévêtus, se contorsionnant dans la lenteur, on pense inévitablement au <em>Jugement-Dernier</em> de Michel-Ange mais surtout à <em>L’Enfer</em> de Gérard de Vliederhoven, où les gestuelles présentes dans ce tableau semblent avoir directement inspiré Stefano Poda.</p>
<pre style="text-align: center;"><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/DSC_0346-corretta-1-1294x600.jpg?&amp;cacheBreak=1759696388990" />© Mirco Magliocca</pre>
<p>Cette ouverture de la saison 2025-26 au Théâtre du Capitole de Toulouse avec la reprise de la production de 2008 (Teatro Regio de Turin) était attendue entre autre pour la prise du rôle-titre par la soprano américaine <strong>Rachel Willis-Sørensen</strong>, qui n’a jamais caché son amour pour la langue française. La question que chacun se posait avant la représentation c’était celle de l’adéquation de la voix de celle qui compte dans son répertoire des rôles sensiblement plus lourds  – et surtout celle de son aptitude au chant français, à cette mélodie si particulière de Massenet qui nécessite autant de souplesse que de délicatesse.<br />
Mais c’est une prise de rôle réussie pour la soprano américaine, dont les efforts pour prononcer ce français-là sont louables, même si tout n’est pas parfait. Les deux derniers actes sont entièrement convaincants, le troisième surtout qui la voit exceller dans l’expression du drame et du conflit intérieur résolu. Elle déploie alors un timbre flamboyant et puissant qui achèvera de nous convaincre.<br />
Autres belles réussites, les deux rôles masculins principaux. <strong>Tassis Christoyannis</strong> incarne un Athanaël de grande envergure. Cet <a href="https://www.forumopera.com/tassis-christoyannis-chanter-la-melodie-francaise-cest-le-paradis/">amoureux de la France et de la langue française</a> ne rencontre aucune difficulté dans sa diction, totalement compréhensible. Lui qui était à deux doigts d’arrêter le chant il y a une vingtaine d’années, a persisté dans le métier pour notre plus grand plaisir. Il n’y a rien à redire à sa prestation qui allie force de conviction, projection très satisfaisante et la beauté d’un timbre tout de noirceur et d’autorité. L’autre rôle masculin principal est le Nicias de <strong>Jean-François Borras</strong>. Ténor percutant, émission claire, projection <em>ad hoc</em>, tout est réuni pour tracer de Nicias le portrait sombre de celui-ci qui n’aura décidément rien compris de la transfiguration de Thaïs.<br />
La distribution est très avantageusement complétée par <strong>Frédéric</strong> <strong>Caton</strong> en Palémon, l’Albine de <strong>Svetlana</strong> <strong>Lifar</strong> et surtout par le duo Crobyle (<strong>Thaïs</strong> <strong>Raï-Westphal</strong>) et Myrtale (<strong>Floriane</strong> <strong>Hasler</strong>) dont les voix font preuve d’une souplesse avantageuse. Ne pas oublier <strong>Marie-Eve</strong> <strong>Munger</strong> qui s’acquitte du petit mais difficile rôle de la Charmeuse avec une vista étonnante. Chœurs irréprochables, l’orchestre national du Capitole est dirigé par <strong>Hervé Niquet</strong>. Là encore, on ne peut que louer l’homogénéité de l’ensemble et la qualité des différents pupitres. Parfait équilibre avec la scène. <strong>Chiu-Jan Ying</strong>, violon solo de l’orchestre, est appelée sur scène aux saluts, sa <em>Méditation</em>, quoique prise un peu allante, était de toute beauté.</p>
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		<item>
		<title>Rachel Willis-Sørensen : « Je me sens bien chantant Thaïs »</title>
		<link>https://www.forumopera.com/rachel-willis-sorensen-je-me-sens-bien-chantant-thais/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 06 Oct 2025 04:47:11 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Non classé]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Entre deux représentations de Thaïs au Capitole de Toulouse, la soprano américaine se livre sur ses envies, ses projets et sa façon d&#8217;aborder de nouveaux personnages. Vous avez commencé votre saison 2025-26 en chantant Thais, un rôle souvent considéré comme l’un des plus difficiles du répertoire. Avec l’expérience de cette production au Capitole de Toulouse, &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p><strong>Entre deux représentations de Thaïs au Capitole de Toulouse, la soprano américaine se livre sur ses envies, ses projets et sa façon d&rsquo;aborder de nouveaux personnages.</strong></p>
<p><strong>Vous avez commencé votre saison 2025-26 en chantant Thais, un rôle souvent considéré comme l’un des plus difficiles du répertoire. Avec l’expérience de cette production au Capitole de Toulouse, considérez-vous que cette réputation est méritée ?</strong></p>
<p>C’est vraiment un défi. Mais en même temps, même si je sais que ça peut sembler arrogant, je me sens bien en chantant Thaïs. Vraiment. Je pense que ce rôle m’a beaucoup appris. J’ai dû encore perfectionner ma technique en l’étudiant, car dans ce rôle, il y a des passages qui demandent beaucoup de douceur, de délicatesse, et d’autres dans lesquels il faut se donner à fond. Cela nécessite à la fois beaucoup de densité dans le medium, et des aigus brillants. C’est à la fois très difficile et extrêmement instructif. Par ailleurs, ce qui est beau dans ce personnage, c’est sa sincérité, sa générosité, et le fait qu’avec l’autre personnage principal de l’œuvre, ils incarnent un contraste, deux pôles opposés de la vie. Athanaël apparaît au début comme un homme purement spirituel, qui ignore tout ce qui a trait au corps, tandis que Thaïs représente la dimension charnelle qui prend le pas sur l’esprit. Mais à la fin, ils échangent leur place, c’est comme le yin et le yang. C’est une évolution que la production souligne vraiment bien, une histoire complexe et magnifique, une musique sublime, très française, une langue très belle… Je ne pourrais pas en dire assez de bien ! J’avais parlé de ce rôle à Christophe Ghristi <em>[le directeur du Capitole de Toulouse, NDRL]</em> il y a quelques années. Nous étions assis côte à côte à un concert et je lui ai lancé : « Hé, pourquoi pas Thaïs ? » Et cinq ans après nous l’avons fait, c’est amusant ! Et même si la préparation a parfois été difficile, elle a amélioré mon chant. Bref, si c’était à refaire, je recommencerais sans hésiter, et j’aimerais encore chanter Thaïs des centaines de fois !</p>
<p><strong>On dit souvent qu’il faut trois voix pour chanter Violetta dans <em>La Traviata</em> de Verdi, un autre personnage que vous avez incarné : le brio au premier acte, le lyrisme au deuxième, l’intensité dramatique au troisième acte. L’évolution de Thaïs se traduit, de la même façon, par une écriture vocale très changeante. Comment avez-vous travaillé sur ces aspects avec le chef et le metteur en scène ?</strong></p>
<p>La comparaison entre Thaïs et Violetta est intéressante. Je pense qu’elles ont beaucoup de traits de caractère en commun. J’ai aussi été surprise de trouver des parallèles avec la Maréchale du <em>Chevalier à la Rose</em> de Strauss. Il s’agit, à chaque fois, d’une femme dont le pouvoir réside dans sa beauté, et qui comprend qu’elle va vieillir. La production s’empare de ces questions dans une atmosphère très symbolique et stylisée. Stefano Poda a vraiment créé un monde différent, très spirituel, avec beaucoup d’images fortes. D’une certaine manière, cela facilite le chant, car tout se passe comme au ralenti. Je suis très fière d’avoir participé à une production d’une telle richesse. De la même manière, avec Hervé Niquet, on a travaillé pour obtenir des sonorités très épurées, très « françaises », en évitant les <em>portamenti</em>, ou tous ces effets traditionnels où le chanteur résout l’accord avant l’orchestre. L’idée était de respecter le livret et la partition de Massenet avec rigueur. J’ajoute que dans une maison comme Toulouse, où il n’y a pas dix spectacles en même temps, tout le théâtre est concentré sur la production, et ça a vraiment rendu la préparation excellente.</p>
<p><strong>Le roman d’Anatole France qui a inspiré Massenet contient une forte charge anticléricale, que l’on retrouve moins dans l’opéra. Est-ce que cet aspect a néanmoins inspiré votre interprétation ?</strong></p>
<p>Absolument ! Je ne sais pas si l’on peut dire que <em>Thaïs</em> est un opéra anticlérical. Mais c’est certainement une œuvre anti-hypocrisie. C’est d’ailleurs probablement ce qui m’a le plus attirée au départ, en plus de la musique sublime de Jules Massenet — ce thème de l’acte II, un des plus beaux passages jamais composés, que je reprends dans le duo final, c’est extraordinaire !<br />
Thaïs est présumée pécheresse, Athanaël est présumé saint. Mais à la fin de l’opéra, sa conversion à la spiritualité, à Dieu, au christianisme ici, est sincère. Et je dirais qu’elle « gagne », car même si elle meurt, elle meurt en extase, heureuse, en raison de cette sincérité. Alors qu’Athanaël, lui, échoue. Il cherche à revenir vers Thaïs, abandonne tout ce en quoi il croyait juste pour essayer de coucher avec elle, alors qu’elle est déjà ailleurs. Au fond, Thaïs, qui dit dès le début de l’opéra que le plaisir passe et que la douleur reste, a déjà une compréhension intime de la beauté et de la fragilité de la vie, même en dehors de toute spiritualité. Elle est adorée pour sa beauté, et elle sait que ce pouvoir ne durera pas (elle dit : « l’idole est fragile », « tout s’efface »). Athanaël est finalement le premier à lui suggérer qu’elle a une valeur au-delà de son corps, au-delà de son apparence. Il lui dit qu’elle doit revenir à Dieu, et elle aime cette idée de vie éternelle, à un moment où elle sent qu’elle va peut-être commencer à vieillir. Au fond, Thaïs se construit une identité, elle décide qu’elle a de la valeur, une individualité, elle développe une forme de paix intérieure et de respect pour elle-même. Et c’est à ce moment-là que l’homme à l’origine de tout ce cheminement finit par la trahir en la renvoyant de nouveau au statut d’objet de désir. C’est tragique, et poétique d’une certaine manière, comme si la beauté était plus forte que l’amour véritable, profond et désintéressé. C’est un message déconcertant et intéressant, qui place en son cœur le combat entre l’authenticité et l’hypocrisie. Comme Violetta, comme la Maréchale, Thaïs incarne peut-être la sincérité dans un monde rempli de faux-semblants.</p>
<p><strong>C’est étrange de réaliser que le rôle de Thaïs a été interprété par plusieurs grandes sopranos américaines : outre la créatrice du rôle, Sybil Sanderson, on peut citer Carol Neblett, Beverly Sills et plus récemment Renée Fleming…</strong></p>
<p>Vous avez raison, quel étrange phénomène ! Je dirais qu’il y a chez certains chanteurs américains une francophilie qui explique que nous puissions bien interpréter ce rôle. Une sorte de dévotion à la France, à sa langue. Apprendre que la première Thaïs était américaine m’a en tout cas soulagée. Je pense que tout cela a peut-être quelque chose à voir avec la taille de nos maisons d’opéra : aux Etats-Unis, elles sont très grandes, cela nous conduit à développer un chant opulent, une densité combinée à de la finesse qui vient bien à Thaïs. Puisque Thaïs est un rôle assez dramatique : il y a beaucoup de moments où l’orchestre est très puissant, où il faut planer au-dessus de lui sans avoir crier. Mais ce qui est fantastique à l’opéra, c’est qu’il y a de la place pour tout le monde, peu importe la provenance ou la nationalité. Chaque voix, si elle apprend à chanter de manière rigoureuse, tout en conservant ses propres caractéristiques, trouvera les rôles qui lui conviennent.</p>
<p><strong>Je crois que vos premières amours musicales se trouvaient plutôt du côté du jazz et de la comédie musicale. Comment l’opéra est-il entré dans ce cadre ?</strong></p>
<p>Eh bien, au risque de paraître un peu rude — ce n’est pas mon intention — je pense qu’il y a un degré de sophistication musicale moindre dans les comédies musicales de Broadway. Elles sont un peu comme de l’opéra « allégé ». Donc c’était une bonne manière de commencer quand j’étais jeune, quand je n’avais pas encore l’expérience ou peut-être la profondeur pour apprécier de la même manière des formes musicales plus complexes. Je me souviens que j’écoutais <em>Oklahoma</em>, Rodgers et Hammerstein, de la belle musique, mais conçue pour être légère et drôle. Puis je suis passée à des comédies musicales plus tristes, plus profondes, mais restant assez… bruyantes. Ensuite, j’ai traversé une phase, au début de mon amour pour l’opéra, où je pensais que d’aimer autre chose était une sorte de trahison. C’est un peu idiot, une idée de jeune fille idéaliste ! Mais je suis allée voir <em>Sweeney Todd</em> dans une maison d’opéra, et j’ai été stupéfaite. C’était tellement bien fait ! Et je me souviens avoir pensé : « OK, ce n’est pas parce qu’il y a des chefs d’œuvre dans le répertoire opératique qu’il n’y a pas des choses magnifiques ailleurs aussi. »<br />
Je pense donc qu’il est important de garder l’esprit ouvert face à la musique. Et je constate qu’avec le temps, je me sens plus touchée par une plus grande variété de répertoires et de styles. Je commence à comprendre l’attrait de choses qui, au départ, ne m’intéressaient pas. Mais le fait est que j’ai été « happée » dès que j’ai commencé à écouter de l’opéra. Ma porte d’entrée se trouvait du côté de Charlotte Church et Josh Groban, une esthétique un peu cross-over. Je me disais : « Waouh, écoute tout ce vibrato ! Pourquoi cette voix semble-t-elle si grande et brillante ? » Puis j’ai écouté de vrais enregistrements de musique classique. Et malheureusement, l’un des premiers que j’ai empruntés à la bibliothèque était <em>Siegfried</em>. Et je me suis dit : « Qu’est-ce que c’est que ça ? Ce n’est même pas beau ! » Disons que ce n’était pas un bon départ pour une novice <em>(rires). </em>Alors je suis allée voir mon professeur et je lui ai dit : « Pourquoi m’as-tu dit que l’opéra était si génial ? » Et elle m’a répondu : « Non, non, ne commence pas par <em>Siegfried</em>, ça viendra plus tard. »<br />
Alors j’ai commencé à écouter plein de choses différentes. L’un des premiers morceaux que j’ai entendus était la « Méditation » de <em>Thaïs</em>, et je suis tombée amoureuse. C’est comme si ça mettait un son sur mon monde intérieur. Donc oui, je suis tombée amoureuse de l’opéra et ça a, dans un premier temps, mi mon amour pour le jazz et les comédies musicales à l’arrière-plan. Désormais, j’aime beaucoup toutes les intersections entre les différentes formes artistiques. Ces moments dans l’opéra qui ressemblent un peu à du théâtre musical. Par exemple, dans <em>The Turn of the Screw </em>de Britten, il y a une petite ariette de la gouvernante qui écrit une lettre, et c’est tellement beau. Certaines personnes disent : « Oh, ça ressemble à du Broadway » mais j’adore ce passage décalé et très accessible.</p>
<p><strong>Actuellement, de nombreuses grandes institutions américaines, comme le Metropolitan Opera, accordent plus de place aux œuvres contemporaines, à la musique moderne, parfois à des opéras hybrides qui mélangent, d’une certaine manière, l’influence de la musique classique et du théâtre musical. Quel rôle devrait avoir, selon vous, la musique contemporaine sur les scènes aujourd’hui ?</strong></p>
<p>Peut-être qu’à travers l’histoire, seul un certain pourcentage des œuvres composées sont devenues de véritables chefs-d’œuvre, des pièces historiques qui ont résisté à l’épreuve du temps. On pourrait croire, en entendant <em>Le nozze di Figaro</em> ou<em> La Bohème</em>, que ça correspond aux standards de tout ce qui a été écrit à cette époque. Et le fait que la plupart des compositions actuelles ne soient pas appelées à être rejouées souvent, on pourrait le voir comme une insulte à la création contemporaine. Mais je pense que la vérité, c’est que le génie a toujours été quelque chose de rare. Alors, peut-être que le fait que Verdi et Wagner soient nés la même année montre qu’il y avait une concentration particulière de génies à cette époque, mais il y a encore des génies aujourd’hui. C’est en tentant de nouvelles choses qu’on finit par découvrir des merveilles, il faut juste accepter que cela ne se produise pas facilement ni souvent. Chaque nouvel opéra qui se crée ne sera peut-être pas un immense succès qui traversera les siècles, mais continuer à créer est une démarche qui en vaut la peine, en gardant en tête que l’excellence est difficile à atteindre. Et parfois ça se produit : <em>Dead Man Walking </em>a été créé il y a plus de vingt ans, c’est un opéra très puissant, à la fois sur le plan musical et sur le plan théâtral, et il est encore beaucoup joué. C’est comme quand les gens disent : « les chanteurs étaient meilleurs avant », ou parlent d’un « âge d’or » du chant. Je ne pense pas que ce soit vrai, seulement, avec les enregistrements, nous avons à notre disposition les meilleurs chanteurs des sept dernières décennies.<br />
Tout cela fait peser beaucoup de pression sur les gens qui créent, qui cherchent toujours à faire de l’inédit. Cet été, j’ai participé à un concert de l’Ukrainian Freedom Orchestra, et j’ai eu l’occasion d’assister à un concert d’œuvres d’Enescu, un compositeur que je connaissais mal. Je suis tombé sur une citation de lui, dans laquelle il disait qu’en tant que jeune compositeur, il avait décidé de privilégier l’esthétique, la beauté, peu importe qu’on lui reproche ensuite de ne pas être suffisamment progressiste ou de copier de grands maîtres du passé. Je trouve cette attitude noble, et courageuse : écrire la musique qu’il y au plus profond de soi, sans trop se soucier des commentaires.</p>
<p><strong>Votre répertoire est d’ailleurs particulièrement éclectique, embrassant de nombreuses époques et écoles de chants. Comment la voix s’adapte à ces changements permanents ?</strong></p>
<p>C’est quelque chose que je continue à découvrir chaque jour. Au fond, on n’a jamais que deux cordes vocales, non ? C’est la même voix, il faut justement légèrement adapter le style. Par exemple, dans Mozart, on n’a pas le droit à autant de rubato, alors que chez un compositeur comme Strauss, on peut s’en sortir en étant un peu moins exact, notamment le rôle d’Ariane, que je vais reprendre plusieurs fois au cours des saisons à venir. En revanche, Ariane a une tessiture assez grave, ce qui peut pénaliser si on enchaîne directement sur des rôles plus légers. Quand j’ai enchaîné des représentations d’<em>Ariadne auf Naxos </em>avec <em>La Traviata</em>, j’ai trouvé ça difficile, et j’ai dû ajuster ma technique. Aujourd’hui, je suis dans une autre énergie, où je comprends que tout s’influence mutuellement. C’est pour ça que Thaïs a été une expérience si précieuse : c’est un rôle qui ne supporte par les approximations, qui nécessite une concentration de chaque instant, mais qui fonctionne très bien si on fournit tous ces efforts. Dans certains passages, ça peut être tentant de se laisser aller, de se relâcher, et on glisse vers une technique moins rigoureuse. Ensuite, la voix paraît plus lourde, le vibrato plus large, et on se souvient qu’il ne faut pas chanter ça de façon trop ouverte.<br />
Je pense que chanter dans différentes langues est un défi très stimulant et très excitant pour moi, tout comme varier les répertoires. Quand on fait le même exercice tous les jours, il perd en efficacité. Alors que si on varie — certains jours on court, d’autres on soulève des poids, d’autres on fait du yoga — on est censé changer régulièrement pour que le corps ne s’enferme pas dans un seul schéma. Je pense que le chant, c’est pareil : si on chante toujours le même compositeur, on renforce un seul groupe musculaire, et cela affecte aussi l’esprit et même la physiologie. Alors que si on chante une grande variété de répertoires, on pousse constamment la voix à rester en forme, avec une approche saine et une technique solide. Donc, d’une certaine manière, c’est un choix égoïste, car j’en retire beaucoup de bénéfices. C’est à la fois stimulant, mais aussi très amusant.</p>
<p><strong>En dépit de cette variété de répertoires, est-ce qu’il y a des rôles ou des styles que vous n’avez pas encore abordés ?</strong></p>
<p>J’aimerais vraiment chanter davantage de Bellini. C’est drôle, je n’ai fait que Norma, le plus grand rôle qui soit ! C’est vraiment l’un des plus beaux moments de ma carrière, et je me suis sentie bien en le faisant. Donc ce répertoire m’attire beaucoup. Comme je suis grande et blonde, les gens me disent : « Tu devrais chanter du Wagner. » Mais c’est un avis qui est basé sur mon apparence davantage que sur ma voix. A chaque fois que je chante du Wagner, je trouve que sa musique pousse à chanter de façon ouverte, ce qui peut être un peu dangereux. Le bel canto me semble plus sain pour ma voix.<br />
Et j’adorerais chanter plus de Britten, c’est sûr. J’ai envie d’essayer Rossini, le <em>Stabat Mater </em>par exemple, ce serait vraiment génial. Une des premières fois où j’ai été mentionnée dans le New York Times, c’était parce qu’au concours du Met en 2010, j’ai chanté un air de <em>Cosi fan Tutte </em>et un air de <em>Lohengrin. </em>Et le critique a écrit : « Elle va devoir choisir. On ne peut pas faire Mozart et Wagner. » Et j’ai paniqué. Je me suis dit : « Oh non, vraiment ? » Je ne veux pas choisir. J’aime les deux ! Et je n’ai jamais choisi. C’est ça la clef. J’ai continué à chanter les deux compositeurs tout au long de ma carrière.<br />
C’est probablement plus simple au début pour les théâtres de cataloguer les artistes selon un certain style. Mais beaucoup de chanteurs ont compris que c&rsquo;était important de garder une forme de polyvalence. Dans les années 60 ou 70 à Vienne, Helen Donath ou Edita Gruberova passaient dans la même saison de rôles de Mozart à des emplois plus lourds. Ca les aidait à conserver une voix saine. Des gens comme Jonas Kaufmann ou Renée Fleming, dont j’admire énormément les parcours, ont également chanté énormément de choses différentes<span style="font-size: revert; font-weight: inherit;">. Un compositeur comme Mozart, pour reprendre cet exemple, demande aussi des voix larges et puissantes. Mais je pense qu’une partie du problème est économique. J’ai entendu quelqu’un dire cette phrase horrible récemment, et je n’arrive pas à me la sortir de la tête. Il a dit : « Les chanteurs deviennent chers et mauvais très vite. » Et j’ai pensé : « Mon Dieu, quelle affreuse remarque. » Mais il y a peut-</span>être du vrai. Mozart est un excellent tremplin pour de jeunes chanteurs. Quand une production de Mozart est montée, il y a souvent beaucoup de représentations. Je me souviens que Bryn Terfel m’a dit : « Fais du Mozart aussi longtemps que tu peux, parce qu’une fois que tu fais du Wagner, il n’y aura plus que quatre représentations ». Le théâtre ne peut généralement pas se permettre de faire huit représentations du Ring. Ils en font quatre. Tu ne touches que quatre cachets, alors que si tu fais du Mozart, tu en touches huit. D’un point de vue économique, distribuer des grands noms dans Mozart coûte donc plus cher aux salles. De mon côté, je vais continuer à chanter dans des productions de <em>Don Giovanni</em> aussi longtemps que je le peux. Mais je pense qu’en ce moment, c’est le seul Mozart qui reste dans mon calendrier.</p>
<p><strong>En regardant vers l’avenir, quels projets vous enthousiasment dans les prochaines saisons ?</strong></p>
<p>Eh bien, cette année 2025 a été très importante pour moi. Je fais deux grandes premières : <em>Norma</em> et <em>Thaïs</em>. Et le mois prochain, je chanterai <em>Arabella </em>de Strauss pour la première fois. Tous ces projets ont été très rapprochés, mais j’attends vraiment Arabella avec beaucoup d’impatience. J’ai eu la chance de rencontrer Otto Schenk personnellement environ un an avant sa mort. J’ai été à un déjeuner où il était présent, puis il m’a invité chez lui. J’ai passé plusieurs heures avec lui, nous avons parlé de Strauss, de la musique, de la vie. C’était l’une des expériences les plus profondes de ma vie. Il était passionnant. Et discuter de la caractérisation d’Arabella à ce moment-là… je ne savais même pas encore que j’allais faire sa mise en scène.<br />
Donc, c’est fascinant d’avoir pu le rencontrer personnellement et maintenant de jouer sa production à New York, avec sa bienveillance et sa gentillesse en souvenirs. Nous avions continué à échanger quelques messages. Et quand tout a été confirmé pour <em>Arabella</em>, je lui ai envoyé: « Hé, je vais chanter ton <em>Arabella</em> au Met. » Et il n’a pas répondu. J’ai appris qu’il était décédé ce jour-là. Bref, c’est un projet que j’attends avec impatience. Mais le reste de la saison est aussi formidable. Je vais aussi découvrir de nouveaux endroits et je vais donner plusieurs concerts en Espagne, un pays où je n’ai pas beaucoup chanté jusqu’à présent. J’aimerais venir à Paris, mais ce serait probablement juste en tant que touriste, car je n’ai rien de prévu là-bas pour le moment. Alors que j’adore la France ! Ces deux mois à Toulouse ont été comme un rêve. Je faisais du vélo, je profitais des marchés, de la vie locale…</p>
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		<title>Glyndebourne 2026 : retour aux classiques ?</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/glyndebourne-2026-retour-aux-classiques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 24 Aug 2025 20:27:47 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2026, le festival britannique proposera 6 ouvrages lyriques dont 3 nouvelles productions. Tosca ouvrira le bal le 21 mai dans une mise en scène de Ted Huffman et sous la direction du directeur musical Robin Ticciati (en alternance avec Jordan de Souza) offrira deux distributions en mai et en août : Caitlin Gotimer et &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2026, le festival britannique proposera 6 ouvrages lyriques dont 3 nouvelles productions. <em>Tosca </em>ouvrira le bal le 21 mai dans une mise en scène de<strong> Ted Huffman</strong> et sous la direction du directeur musical <strong>Robin Ticciati</strong> (en alternance avec <strong>Jordan de</strong> <strong>Souza</strong>) offrira deux distributions en mai et en août :<strong> Caitlin Gotimer</strong> et <strong>Natalya Romaniw</strong> en Floria Tosca, <strong>Matteo Lippi</strong> et <strong>Atalla</strong> <strong>Ayan</strong> en Mario Cavaradossi et enfin <strong>Vladislav Sulimsky</strong> et <strong>Alfred Walker</strong> en Baron Scarpia. Ce sera la première fois que le chef d&rsquo;œuvre de Puccini sera monté au festival mais on peut parier, <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/britten-leith-the-story-of-billy-budd-sailor-aix/">à la lumière d&rsquo;une des dernières réalisations de Ted Huffman</a>, qu&rsquo;on sera assez loin du style de Franco Zeffirelli. <strong>William Kentridge</strong> mettra en scène <em>L&rsquo;Orfeo</em> (autre première à Glyndebourne).<strong> Jonathan Cohen</strong> sera à la tête de l&rsquo;Orchestra of the Age of Enlightenment et la distribution affichera <span style="font-size: revert;"><strong>Krystian Adam</strong> en Orfeo, <strong>Francesca Aspromonte</strong> dans le double-rôle de Le Musica/Euridice, <strong>Leia Lensing</strong> en Proserpina, <strong>Callum Thorpe</strong> en Caronte et <strong>Davide Giangregorio</strong> en  Plutone </span>(à partir du 14 juin). <strong>Laurent Pelly</strong> mettra en scène <em>Ariadne and Naxos</em>, à nouveau sous la baguette du directeur musical, avec <strong>Rachel Willis-Sørensen</strong> en Ariadne, <strong>Samantha Hankey</strong> en Compositeur, <strong>David Butt Philip</strong> en Bacchus et <strong>Alina Wunderlin</strong> en Zerbinetta (à partir du 10 juillet). A priori, les dialogues ne seront pas réécrits par Agathe Mélinand.<em> Il Turco in Italia</em> sera une reprise de la production de <strong>Mariame Clément</strong> de 2021 (<strong>Rodion</strong> <strong>Pogossov</strong> en Don Geronio, <strong>Minghao Liu</strong> en Narciso, <strong>Elena Villalón</strong> en Fiorilla, <strong>Peter Kálmán</strong> en Selim,<strong> Anle Gou</strong> en Albazar et <strong>Aytaj Shikhalizada</strong> en Zaida sous la direction de <strong>Vincenzo Milletarì</strong> (à partir du 22 mai). La reprise du<em> Billy Budd</em> de <strong>Michael</strong> <strong>Grandage</strong> (<a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/trois-hommes-dans-un-bateau/">2010</a>) affichera <strong> Thomas Mole</strong> en Billy, <strong>Allan Clayton</strong> en Captain Vere et <strong>Sam Carl</strong> en John Claggart sous la baguette de<strong> Nicholas Carter</strong> (à partir du 28 juin). Enfin, <em>Die Entführung aus dem serail</em> viendra clore le festival (à partir du 31 juillet) <a href="https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/die-entfuhrung-aus-dem-serail-et-des-esclaves-nus-tout-impregnes-dodeurs/">dans la brûlante production</a> de <strong>David McVicar</strong> (2015), avec <strong>Liv Redpath</strong> en Konstanze,<strong> Anthony León</strong> en Belmonte, <strong>Julie</strong> <strong>Roset</strong> (soprano française d&rsquo;origine réunionnaise, lauréate du Premier Prix à Operalia 2023 et <a href="https://www.forumopera.com/breve/julie-roset-laureate-des-auditions-du-met/">gagnante du Concours Laffont du Metropolitan Opera</a>) en Blonde, <strong>Thomas Cilluffo</strong> en Pedrillo et <strong>Michael Mofidian</strong> en Osmin. L&rsquo;Orchestra of the Age of Enlightenment sera placé sous la direction d&rsquo;<strong>Evan Rogister.</strong> À l&rsquo;exception des deux productions mentionnées plus haut, l&rsquo;orchestre sera le London Philharmonic. On forme des vœux pour que la météo soit suffisamment ventée <a href="https://www.forumopera.com/breve/glydebourne-manque-de-souffle/">pour éviter les déboires</a> de cette année.</p>
<p><a href="https://www.glyndebourne.com">Informations sur le site du festival</a>.</p>
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		<title>Rachel Willis-Sørensen honorée</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/rachel-willis-sorensen-honoree/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Jean Michel Pennetier]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 30 May 2025 15:18:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Le soprano américain s&#8217;est vu remettre le Beverly Sills Artist Award Winner pour l&#8217;année 2025, prix établi en 2006 en hommage à Beverly Sills (Nathan Gunn en fut le premier récipiendaire). Assorti d&#8217;une coquette rétribution de 50 000 $, le prix récompense « les chanteurs extrêmement doués à la carrière en expansion au Metropolitan Opera &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Le soprano américain s&rsquo;est vu remettre le <em>Beverly Sills Artist Award Winner</em> pour l&rsquo;année 2025, prix établi en 2006 en hommage à Beverly Sills (Nathan Gunn en fut le premier récipiendaire). Assorti d&rsquo;une coquette rétribution de 50 000 $, le prix récompense « les chanteurs extrêmement doués à la carrière en expansion au Metropolitan Opera ». <strong>Rachel Willis-Sørensen</strong> avait ses débuts au Met en 2014 dans <em>Le Nozze di Figaro</em> et y est apparu dans de nombreuses productions depuis, et dans un répertoire très vaste (cette saison, elle chante Leonora dans <em>Il Trovatore</em> et la suivante <em>Arabella</em>). Les années précédentes, le prix avait honoré Leah Hawkins (2024), Ryan Speedo Green (2023) ou encore Will Liverman (2022).</p>
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		<title>La saison 2025-26 du Capitole de Toulouse, confiante et ambitieuse</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/la-saison-2025-26-du-capitole-de-toulouse-confiante-et-ambitieuse/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Clément Taillia]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 04 Apr 2025 05:43:02 +0000</pubDate>
				<guid isPermaLink="false">https://www.forumopera.com/?post_type=breve&#038;p=186636</guid>

					<description><![CDATA[<p>A l&#8217;heure où souffrent tant d&#8217;institutions lyriques, il est toujours réjouissant d&#8217;en voir quelques unes tirer leur épingle du jeu. En présentant à la presse la nouvelle saison de l&#8217;Opéra National Capitole de Toulouse, dont il est depuis 2017 le Directeur artistique, Christophe Ghristi avait ainsi plusieurs bonnes nouvelles à annoncer : fort taux de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>A l&rsquo;heure où souffrent tant d&rsquo;institutions lyriques, il est toujours réjouissant d&rsquo;en voir quelques unes tirer leur épingle du jeu. En présentant à la presse la nouvelle saison de l&rsquo;Opéra National Capitole de Toulouse, dont il est depuis 2017 le Directeur artistique, <strong>Christophe Ghristi</strong> avait ainsi plusieurs bonnes nouvelles à annoncer : fort taux de remplissage (supérieur à 90% de la jauge sur l&rsquo;ensemble de la saison, ce qui a conduit a rajouter des représentations de <em>Nabucco </em>et de <em>Norma</em>), augmentation du nombre d&rsquo;abonnés (+ 20%) et de spectateurs (+ 8%), forte présence de jeunes spectateurs (près d&rsquo;un quart d&rsquo;entre eux ont moins de 27 ans)&#8230; autant d&rsquo;indicateurs au beau fixe permettant un programme lyrique 2025-2026 ambitieux, comprenant dix titres, soit un de plus que la saison dernière.</p>
<p>Certains grands titres du répertoire seront bien entendu au rendez-vous. Un nouveau <em><strong>Don Giovanni </strong></em>de Mozart mettra à l&rsquo;honneur un tandem luxueux, composé de la cinéaste<strong> Agnès Jaoui</strong> à la mise en scène et du jeune directeur musical de l&rsquo;Orchestre du Capitole de Toulouse, <strong>Tarmo Peltokoski</strong>, au podium, tous deux faisant leurs débuts <em>in loco. </em>Une reprise de <em><strong>Lucia di Lammermoor</strong> </em>de Donizetti dans la production de Nicolas Joel verra alterner, dans les rôles principaux, <strong>Jessica Pratt</strong> et <strong>Giuliana Gianfaldoni</strong>, <strong>Pene Patti</strong>,<strong> Ramon Vargas</strong> et <strong>Bror Magnus Todenes</strong>, tandis que <strong>Michael Fabiano</strong> et<strong> Adriana Gonzalez</strong> feront leurs débuts dans les rôles principaux de l&rsquo;<strong><em>Otello</em> </strong>de Verdi. <strong><em>Salome</em></strong>, de Richard Strauss, sera pour <strong>Matthias Goerne</strong> l&rsquo;occasion de réaliser ses débuts de metteur en scène. La distribution, sous la direction de <strong>Frank Beermann</strong>, réunira <strong>Marie-Adeline Henry</strong>, <strong>Jérôme Boutillier</strong>, <strong>Nikolai Schukoff</strong> et <strong>Sophie Koch</strong>. Bizet clôturera la saison, avec <em><strong>Carmen</strong>, </em>incarnée au choix par <strong>Marie-Nicole Lemieux</strong> ou <strong>Adèle Charvet</strong>. Mais les amateurs de raretés pourront également se lancer dans de belles (re)découvertes  : présent lors de la présentation de la saison à la presse, <strong>Hervé Niquet</strong> dirigera une très attendue <strong><em>Thaïs </em></strong>de Massenet, mise en scène par<strong> Stefano Poda</strong>, avec <strong>Rachel Willis-Sorensen</strong>, <strong>Tassis Christoyannis</strong>, <strong>Jean-François Borras</strong> et <strong>Frédéric Caton</strong> dans les rôles principaux. <em><strong>La Passagère</strong>, </em>opéra de Mieczyslaw Weinberg, connaîtra sa création française en janvier 2026 (sous la direction de <strong>Francesco Angelico</strong>), tandis que plusieurs opéras baroques seront présentés en version de concert : <em><strong>Theodora</strong> </em>de Haendel (<strong>Lea Desandre</strong>, <strong>Véronique Gens</strong> notamment, y seront dirigées par <strong>Thomas Dunford</strong>), <em><strong>Armide</strong> </em>de Gluck (<strong>Stéphanie d&rsquo;Oustrac</strong>, <strong>Cyril Auvity</strong>, <strong>Marie Perbost</strong>, <strong>Timothée Varon</strong> avec le Poème Harmonique de <strong>Vincent Dumestre</strong>), <em><strong>Les Boréades</strong> </em>de Rameau (<strong>Reinoud Van Mechelen</strong> au pupitre et en Abaris, <strong>Gwendoline Blondeel</strong>, <strong>Lisandro Abadie</strong>).</p>
<p>Attaché aux récitals (on se souvient de ceux qu&rsquo;il avait programmés à l&rsquo;Amphithéâtre de l&rsquo;Opéra Bastille quand il était Directeur de la Dramaturgie à l&rsquo;Opéra de Paris), Christophe Ghristi invitera <strong>Matthias Goerne</strong>, <strong>Annick Massis </strong>pour ses adieux à la maison, <strong>Jakub Jozef Orlinski</strong>, mais également <strong>Zachary Wilder</strong> ou <strong>Adèle Charvet</strong> dans le format plus court des Midis du Capitole. Côté danse, un hommage à Ravel confié à <strong>Johan Inger</strong> et <strong>Thierry Malandain</strong> et le<strong> </strong><em><strong>Casse-Noisette</strong> </em>de Tchaikovski précèderont deux créations : Trois cygnes et <strong><em>Un saut dans le bleu</em></strong>, confié à <strong>Carolyn Carlson</strong>..</p>
<p>Plus de renseignements ici : <a href="https://opera.toulouse.fr/">Page d&rsquo;accueil &#8211; Opéra du Capitole (toulouse.fr)</a></p>
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		<title>VERDI, La Traviata &#8211; Paris (Philharmonie)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/verdi-la-traviata-paris-philarmonie/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Louise Momal]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Dec 2024 07:06:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>En 2018, au Théâtre des Champs-Elysées, Jérémie Rhorer et Le Cercle de l’Harmonie avaient déjà proposé une Traviata au son « retrouvé », comprendre sur instruments d’époque et au diapason à 432 Hz souhaité par Giuseppe Verdi. C’est ce même parti pris qu’ils ont adopté pour cette Traviata en version de concert à la Philarmonie &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>En 2018, au Théâtre des Champs-Elysées, <strong>Jérémie Rhorer</strong> et <strong>Le Cercle de l’Harmonie</strong> avaient déjà proposé une <em>Traviata</em> au son « retrouvé », comprendre sur instruments d’époque et au diapason à 432 Hz souhaité par Giuseppe Verdi. C’est ce même parti pris qu’ils ont adopté pour cette <em>Traviata</em> en version de concert à la Philarmonie de Paris, avec une distribution entièrement renouvelée.</p>
<p>Dès les premières notes du prélude, les sonorités inhabituelles de cordes moins soyeuses et uniformes, plus grinçantes et charnelles que ce que l’on entend d’ordinaire chez Verdi exposent tout l’intérêt de la démarche de Rhorer. Pour toute la représentation, au prix parfois de quelques écarts de justesse chez les bois, l’auditeur est face à une <em>Traviata</em> familière et étrange à la fois, moins éclatante, plus inquiétante, où le drame se fait sentir de manière plus continue et plus sourde. Si l’on regrette un peu l’immédiateté poignante du hautbois moderne dans «&nbsp;Addio del passato&nbsp;», ou la simplicité tragique de la clarinette claire et pure dans la scène précédant «&nbsp;Amami Alfredo&nbsp;», on s’incline devant l’intérêt de l’expérience. D’autant que la direction de <strong>Jérémie Rhorer</strong> est de haute volée, attentive aux chanteurs et toujours allante, courant au drame. Le final de l’acte II est superbe, avec des chœurs des bohémiennes et des matadors enlevés et plein d’humour, sans tomber dans le rebattu, une scène de cartes puis d’insultes emportée à souhait et un <em>concertato </em>lyrique, poignant assez irrésistible. Avec ses petits effectifs, le chœur<strong> Orfeón Donostiarra</strong> sert parfaitement la vision du chef.</p>
<p>Chez les solistes, on notera d’abord l’excellence des <em>comprimari</em>, tous bien chantants et très investis. Le ténor frais et élégant de <strong>Yu Shao</strong> en Gastone et le soprano corsé d’<strong>Olivia Boen </strong>en Annina ont particulièrement retenu notre attention. À Giorgio Germont, le baryton mongol <strong>Ariunbaatar Ganbaatar</strong> offre une voix de stentor au timbre marmoréen qui n’est pas sans rappeler celui du regretté Dmitri Hvorostovsky. Si la diction italienne est encore perfectible, si la nuance <em>forte</em> pourrait être utilisée avec davantage de parcimonie, son Germont est déjà très touchant, surtout dans la cabalette «&nbsp;No, non udrai rimproveri&nbsp;», étonnamment douce et élégante dans une si grosse voix. Nul doute que la fréquentation du rôle, qu’il ne chante que depuis 2021, enrichira encore cette interprétation. Il faut en tout cas retenir ce baryton plus que prometteur. <strong>Francesco Demuro</strong>, grand habitué du rôle, est un Alfredo Germont très classique, très italien, à la diction idoine, à la projection franche. Son timbre paraît un peu fatigué, et l’aigu a toujours quelques nasalités, mais le métier pallie ces quelques bémols, surtout dans le <em>concertato</em> du II où il est particulièrement touchant.</p>
<p>La présence dans le rôle principal de <strong>Rachel Willis-Sørensen</strong>, soprano américaine malheureusement rare à Paris, était sans aucun doute l’attrait principal de la distribution. Dotée d’une grande voix au timbre onctueux et sombre, avec une note de lumière qui sonne comme un sanglot, d’un grave riche et d’une ligne de souffle qui semble sans fin, elle est une Violetta sensible, un peu plébéienne (mais le personnage ne l’est-il pas aussi après tout ?), incontestablement touchante. Si les acrobaties vocales de « Sempre libera » sont ardues pour une voix si large, le reste du rôle lui va comme un gant. C’est dans les passages les plus lyriques, où la ligne vocale s’étend en legato lui permettant de s’épanouir vers l’aigu que Willis-Sørensen est la plus séduisante, dans un « Amami Alfredo » volcanique, dans un « Alfredo, Alfredo, di questo cor » épuré et bouleversant. Son « Addio del passato », grand moment de la soirée, tout en reflets d’un timbre oscillant entre obscurité et lumière est une merveille, l’envol vocal de « Ah, della traviata, sorridi al desio » déchirant. Une grande Violetta, justement ovationnée aux saluts.</p>
<p>Cette <em>Traviata</em> aurait été parfaite, sans le problème de la mise en espace. La Philharmonie de Paris fait le choix, louable sans doute, depuis quelque temps, de présenter ses opéras en versions de concert avec un minimum de théâtre. Les chanteurs n’ont donc plus ni partition ni chaise ni pupitre, entrent et sortent quand le demande l’intrigue, et incarnent avec plus ou moins d’engagement leur personnage. Soit. Le problème est que les chanteurs d’opéra ne sont pas tous, loin de là, des acteurs et actrices nés et auraient sans doute besoin d’une vraie direction. Rajoutez à cela que les robes de gala et les escarpins sont un vrai obstacle à tout geste un peu vif, encore plus à une sortie de scène en courant. Cette <em>Traviata</em>, superbe vocalement et orchestralement, s’est donc trouvée empêtrée dans une tentative de mise en espace probablement peu ou pas répétée, empêchant à plusieurs reprises l’émotion de naître. C’est donc l’oreille ravie mais l’œil un peu sec que l’on quitte cette <em>Traviata</em> pourtant plus que séduisante.</p>
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		<title>Munich 2024-25 : un nouveau Ring s&#8217;annonce</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/munich-2024-25-un-nouveau-ring-sannonce/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Thierry Verger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Mar 2024 05:00:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>La tradition est respectée ; un nombre conséquent des grands noms des scènes lyriques se retrouvera Munich pour une saison marquée par le lancement d’une nouvelle tétralogie. Malheureusement, ce cycle s’étalera sur trois saisons et nous n’aurons droit l’an prochain qu’au prologue ; Das Rheingold a été confié à Tobias Kratzer et Vladimir Jurowski pour &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>La tradition est respectée ; un nombre conséquent des grands noms des scènes lyriques se retrouvera Munich pour une saison marquée par le lancement d’une nouvelle tétralogie. Malheureusement, ce cycle s’étalera sur trois saisons et nous n’aurons droit l’an prochain qu’au prologue<em> ; Das Rheingold</em> a été confié à <strong>Tobias Kratzer</strong> et <strong>Vladimir Jurowski</strong> pour la direction d’orchestre. Parmi les autres nouvelles productions, <em>La Fille du régiment</em>, coproduction du San Carlo dans la mise en scène de <strong>Damiano</strong> <strong>Michieletto</strong> avec en alternance <strong>Pretty</strong> <strong>Yende</strong> et <strong>Lisette</strong> <strong>Oropesa</strong>. Il ne faudra pas manquer non plus le rare <em>Die Liebe der Danae</em>, mis en scène par <strong>Claus Guth</strong>, avec <strong>Malin</strong> <strong>Byström</strong> dans le rôle-titre et le Midas d’<strong>Andreas</strong> <strong>Schager</strong>. Pas plus que le nouveau <em>Don Giovanni</em>, le <em>Pénélope</em> de Gabriel Fauré mais avec <strong>Loïc Félix</strong> (Antonoüs) et <strong>Hélène Carpentier</strong> (Alkandre) comme seuls chanteurs français.<br />
Comme chaque année le festival d’été, les Münchner Opernfestspiele 2025 du 27 juin au 31 juillet. Le festival proposera la trilogie Da Ponte, <em>Katia</em> <em>Kabanova</em>, le dyptique <em>Cavalleria</em>/<em>Pagliacci</em> (<strong>Semenschuk</strong>, <strong>Kaufmann</strong>, <strong>Grigolo</strong>) ou encore <em>I Masnadieri</em> somptueusement servi (<strong>Schrott</strong>, <strong>Castronovo</strong>, <strong>Oropesa</strong>). <em>Lohengrin</em> sera aussi à l’honneur avec <strong>Pape</strong>, <strong>Beczala</strong>, <strong>Willis-Sørensen</strong>, <strong>Kampe.</strong><br />
Parmi les reprises une <em>Tosca</em> avec <strong>Lise Davidsen </strong>et <em>Turandot</em> avec <strong>Sondra</strong> <strong>Radvanovsky</strong>. Celle-ci sera aussi Lady Macbeth dans <em>Macbeth</em> (avec <strong>Gerald Finley</strong> dans le rôle-titre) <em>Die Tote Stadt</em> avec <strong>Klaus-</strong> <strong>Florian</strong> <strong>Vogt</strong> en Paul, <em>Aida</em> avec <strong>Elīna Garanča</strong> en Amneris et <strong>Arsen Soghomonyan</strong> en Radamès. A noter aussi une <em>Bohème</em> avec <strong>Angel Blue</strong> et<strong> Pene Pati</strong> ou encore un <em>Don Carlo</em> dirigé par <strong>Zubin Mehta</strong> (<strong>Schrott</strong>, <strong>Costello</strong>, <strong>Willis-Sørensen</strong>.<br />
Le programme est à retrouver <a href="https://www.staatsoper.de/spielzeit-2024-25">ici</a>.</p>
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		<title>OFFENBACH, Les Contes d&#8217;Hoffmann &#8211; Paris (Bastille)</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/offenbach-les-contes-dhoffmann-paris-bastille/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 01 Dec 2023 06:50:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>De la mise en scène de Robert Carsen, si aboutie que l’on ne compte plus les reprises depuis sa création en 2000 ; du prélude situé dans le foyer du Palais Garnier, des actes d’Olympia sur le plateau, d’Antonia dans la fosse et de Giuletta dans la salle ; de la correspondance entre Don Giovanni &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>De la mise en scène de <strong>Robert Carsen</strong>, si aboutie que l’on ne compte plus les reprises depuis sa création en 2000 ; du prélude situé dans le foyer du Palais Garnier, des actes d’Olympia sur le plateau, d’Antonia dans la fosse et de Giuletta dans la salle ; de la correspondance entre Don Giovanni et Hoffmann ; du dessin d’une carte du tendre allant du fantasme (Olympia) à la fascination (Giulietta), nous ne parlerons pas. Une grève inexpliquée a réduit à quia la dimension scénique de la première représentation des <em>Contes d’Hoffmann</em> cette saison.</p>
<p>Restent les accessoires, les lumières, les costumes et le mouvement. C’est assez pour éviter à la frustration de prendre le pas sur le plaisir. Reste surtout une équipe de chanteurs parmi les meilleurs dans leur catégorie qui, faisant comme si de rien n’était, sauvent la soirée. <strong>Benjamin Bernheim</strong> en tête. Son Hoffmann lumineux réitère l’exploit de <a href="https://www.forumopera.com/spectacle/gounod-romeo-et-juliette-paris-bastille/">Roméo sur cette même scène il y a quelques mois</a>, en dépit d’airs souvent écourtés – condition nécessaire à la fraîcheur avec laquelle le ténor assume jusqu’à la dernière note une partition dont la longueur est une épreuve. L’exaltation héroïque, le lyrisme éperdu, l’ardeur juvénile, la langueur amoureuse : aucun des visages du poète n’est omis dans une interprétation sanglée par une diction irréprochable, où l’éclat alterne avec la demi-teinte, où le tracé infaillible de la ligne, la franchise de l’émission, la noble beauté du timbre, les multiples composantes d’un chant exemplaire dessinent d’Hoffmann un des portraits les plus accomplis qu’il nous a été donné d’applaudir.</p>
<pre><img decoding="async" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/22636-Emilie_Brouchon___Opera_national_de_Paris-Les-Contes-d-Hoffmann-23-24-Emilie-Brouchon-OnP-15-1600px-1294x600.jpg" />Benjamin Bernheim (Hoffmann) © Emilie Brouchon / Opéra national de Paris</pre>
<p>A l’aide de la charrette dont les grévistes ne l’ont pas spoliée, <strong>Pretty Yende</strong> se taille un franc succès en poupée lubrique. Hérissée de suraigus, Olympia compense par l’étoffe de la colorature une intonation souvent approximative. Dans un français chewingué, <strong>Christian Van Horn</strong> charbonne Lindorf, grogne Coppelius, ouvre les voyelles, parle certaines phrases au lieu de les chanter afin d’inutilement renforcer leur pouvoir expressif, mais cisèle le diamant de Dapertutto jusqu’au sol dièse et réussit un Miracle inquiétant, mieux articulé, mieux tenu, peut-être parce qu’en face de lui <strong>Rachel Willis-S</strong><strong>ørensens</strong> est un de ces sopranos incendiaires capables d’éperonner leur partenaire et de faire grimper de plusieurs degrés la température d’une salle. Voilà une Antonia au médium solide qui après avoir fait assaut de puissance et dardé des aigus fulgurants se consume en un trille délicat. Même si moins avantagée par la partition, l’acte de Venise étant le moins achevé de l’œuvre, <strong>Antoinette Dennefeld</strong> ne laisse pas un seul instant douter de la séduction maléfique exercée par Giulietta sur son aréopage de prétendants. Du glamour, du maintien portés par un mezzo-soprano clair à la projection affirmée. Il n’en faut pas davantage pour égarer le cœur d’Hoffmann dans le duo, cingler le septuor et éclipser dans la barcarole la voix d’<strong>Angela Brower </strong>– Nicklause difficile à comprendre, et à entendre dans les registres inférieurs, malgré une musicalité toute mozartienne.</p>
<pre><img decoding="async" class="aligncenter" src="https://www.forumopera.com/wp-content/uploads/22623-Emilie_Brouchon___Opera_national_de_Paris-Les-Contes-d-Hoffmann-23-24-Emilie-Brouchon-OnP-1-1600px-1294x600.jpg" />Angela Brower (Nicklause) © Emilie Brouchon / Opéra national de Paris</pre>
<p>S’il est un opéra dont les multiples seconds rôles gagnent à être confiés à des chanteurs français, ce sont assurément <em>Les Contes d’Hoffman</em>. D’une voix toujours saisissante, <strong>Sylvie Brunet</strong> en mère d’Antonia, <strong>Vincent Le Texier</strong> en Luther puis Crespel, <strong>Christophe Mortagne</strong> en Spalanzani le confirment tandis qu’une pointe d’accent italien affaiblit les quatre valets de <strong>Leonardo Cortellazzi</strong>.</p>
<p>Soixante-quatorzième représentation dans cette mise en scène. Une simple formalité pour le chœur et l&rsquo;orchestre, l’un et l’autre irréprochables. <strong>Eu Sun Kim</strong> fait ce soir ses débuts à l’Opéra national de Paris. L’actuelle directrice musicale de l’Opéra de San Francisco, rompue aux salles immenses, se joue de l’acoustique hasardeuse de Bastille. Sa lecture de l’ultime chef d’œuvre d’Offenbach, plus opéra qu’opéra-comique inévitablement, s’avère un modèle d’équilibre entre fosse et plateau, entre rigueur et fantaisie, entre l’attention portée au détail perceptible à travers là un frémissement, ici un ricanement, et la dynamique d’ensemble. L’enthousiasme du public, bien que clairsemé car découragé par les conditions scéniques, apparaît de bon augure pour la suite des représentations.</p>
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