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	<title>Maria ZIFCHAK - Artiste - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Maria ZIFCHAK - Artiste - Forum Opéra</title>
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		<title>GLASS, Satyagraha — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/satyagraha-streaming-new-york-un-glass-de-papier-streaming/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Tancrède Lahary]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Jun 2020 03:56:06 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Poursuivant le rythme effréné de ses Nightly Opera Streams, le Metropolitan Opera proposait à son public mondial la diffusion de sa production de Satyagraha, coproduit avec l’ENO en 2007 où elle fut créée. Il s’agit ici de la captation de la reprise du spectacle en 2011, fort du succès qu’il avait rencontré à son arrivée &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Poursuivant le rythme effréné de ses <em>Nightly Opera Streams</em>, le Metropolitan Opera proposait à son public mondial la diffusion de sa production de <em>Satyagraha</em>, coproduit avec l’ENO en 2007 où elle fut créée. Il s’agit ici de la captation de la reprise du spectacle en 2011, fort du succès qu’il avait rencontré à son arrivée au Met.</p>
<p>Cette production de <strong>Phelim McDermott</strong> est une franche réussite. Elle parvient à mettre en valeur l’aspect profondément méditatif de la musique de Glass, voire spirituel ici, et en même temps le poids tragique de l’histoire qui sous-tend toute cette œuvre pourtant dénuée, comme souvent chez Glass, d’une véritable intrigue au sens traditionnel du terme. Les décors de <strong>Julian Crouch</strong>, tout de tôle ondulée, se prêtent aisément aux différents lieux – et époques – que nous traversons au fil de ces trois actes, d’autant mieux retranscrits par la beauté des costumes parfois somptueux de <strong>Kevin Pollard</strong>, dont le réalisme contraste avec l’univers poétique qui nous est offert.</p>
<p>L&rsquo;omniprésence, en leitmotiv, des motifs de l’écriture, du discours ou du papier journal permet à la production d’aborder, via la force visuelle de tableaux fascinants, le thème du pouvoir des mots, pouvoir révolutionnaire, pouvoir mystique aussi, sachant que le texte chanté, en sanskrit, est tirée de la <em style="quot;quot;,verdana,arial,sans-serif;font-size: 14px;font-style: italic;font-variant: normal;font-weight: 400;letter-spacing: normal;text-align: left;text-decoration: none;text-indent: 0px;text-transform: none">Bhagavad-Gita</em>&#8230; Chaque scène, impressionnante, file la thématique : ainsi du combat de figures monstrueuses de papier journal sur échasses durant <em>The Kuru Field of Justice, </em>des immenses marionnettes de papier mâché évocatrices du <em>Bread and Puppet Theatre</em> (<em>Confrontation and rescue</em>), ou des envolées de feuilles de journal en référence à l’<em>Indian Opinion </em>fondé par Gandhi en Afrique du Sud durant la scène éponyme. A la manœuvre sur le volet échasses/marionnettes, le <strong>Skills Ensemble</strong> démontre là tout son talent créatif et théâtral. Les figures tutélaires que sont Tolstoï, Tagore ou Luther King sont habilement insérées au sein de la mise en scène : particulièrement, la scène finale, Gandhi au pied du pupitre où MLK mime la proclamation de son célèbre discours, fait ressortir toute la puissance des idéologies portées par ces grandes figures qui ont fait l’Histoire.</p>
<p><img fetchpriority="high" decoding="async" alt="" class="image-large" height="263" src="/sites/default/files/styles/large/public/ken_howard_met_opera_1.jpg?itok=yNDr_7kK" title="Ken Howard / Met Opera" width="468" />Ken Howard ©Met Opera</p>
<p>L’excellence est aussi musicale. <strong>Dante Anzolini</strong> propose une version de <em>Satyagraha </em>emprunte d’émotion et de tragique. Le choix des tempos, les transitions, les accents mis sur certaines reprises de cycle : chaque opportunité est saisie pour imprimer une force bouleversante à la partition de Glass, restituant sa part de spiritualité inhérente à cet opéra.</p>
<p><strong>Richard Croft</strong> campe un Gandhi imprégné de la force mystique de son message spirituel et politique. Il restitue toute la résilience du personnage face au sort qui lui fut réservé (<em>Confrontation and Rescue</em>) mais aussi toute la capacité d’attraction du leader qu’il était (<em>Protest</em>). Sa voix légère se prête parfaitement au rôle, et sa prestation lors de la scène finale laisse irrémédiablement le public en larmes. <strong>Rachelle Durkin</strong> campe une Miss Schlesen toute en puissance, alors que <strong>Maria Zifchak</strong> apporte une dimension vulnérable intéressante au personnage de Kasturbai.</p>
<p>Vétéran de la production de 2008 lui aussi, <strong>Kim Josephson</strong> propose un Mr. Kallenbach d’excellente facture, tandis que le Parsi Rustomji d’<strong>Alfred Walker </strong>fait montre d’une puissance poignante. <strong>Bradley Garvin</strong> apporte pesanteur et gravité à son magnifique <strong>Prince Arjuna</strong>, tandis que Richard Bernstein a toute la dignité et l’étrangeté d’un <strong>Lord Krishna</strong> efficace. Menton spéciale pour le <strong>chœur</strong> du Met qui se prête à la perfection à l’exercice, pourtant très périlleux, du chant choral version Glass.</p>
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		<title>PUCCINI, Madama Butterfly — New York</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/madama-butterfly-new-york-ermonela-jaho-a-la-conquete-de-louest/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 22 Feb 2018 09:40:23 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Déjà documentée au DVD en 2010, la production de Madama Butterfly signée Anthony Minghella avait séduit Jean Michel Pennetier. Depuis la salle, les défauts et qualités qu’il énumérait alors se retrouvent, mais à des degrés divers. L’élégant mariage entre les formes artistiques installe cette Butterfly dans l’esthétisme tout en l’ancrant dans le contexte du livret &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">Déjà documentée au DVD en 2010, la production de <em>Madama Butterfly </em>signée <strong>Anthony Minghella</strong> <a href="https://www.forumopera.com/dvd/testament-sans-voix">avait séduit Jean Michel Pennetier</a>. Depuis la salle, les défauts et qualités qu’il énumérait alors se retrouvent, mais à des degrés divers. L’élégant mariage entre les formes artistiques installe cette Butterfly dans l’esthétisme tout en l’ancrant dans le contexte du livret grâce aux costumes aussi traditionnels qu’ostentatoires. Le décor composé d’un plan incliné et d’un fond de scène éclairé à la Bob Wilson est ingénieux, surtout grâce à ces paravents japonais montés sur rail qui autorisent d’infinis changements à vue et des entrées et des sorties de personnages surprenantes. Toutefois, la scène est en permanence peuplée d’une armée de figurants techniciens, qui, pour vêtus de noir qu’ils soient, détournent l’attention du drame solitaire que vit Cio-Cio San. Cette gêne se renforce encore avec les marionnettistes Bunraku. Car si la marionnette de l’enfant est très expressive et poétique, elle met forcément à distance la relation que la mère entretient avec son enfant. Cela déséquilibre en partie le deuxième acte et complique la tâche de l’interprète principal pour rendre crédible la dernière scène. Toutefois, ce fil directeur désincarné se double d’un soin apporté à la direction d’acteur, notamment au premier acte où Pinkerton se comporte en véritable conquérant colonial, irrespectueux et lubrique.</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="312" src="/sites/default/files/styles/large/public/butterflybutterfly_scene_0203.jpg?itok=fWzrDGWl" title="© Marty Sohl / Metropolitan Opera" width="468" /><br />
	© Marty Sohl / Metropolitan Opera</p>
<p dir="ltr">Las, si <strong>Roberto Aronica</strong> campe ce Pinkerton vil qu’on aime à détester, la voix ne le seconde pas toujours. Le timbre nasal et claironnant manque de suavité pour en faire un séducteur et l’aigu, trop bas, se dérobe plus d’un fois. Pour une fois c&rsquo;est Sharpless qui gagne le match : <strong>Roberto Frontali </strong>lui prête une voix puissante et son timbre sombre pour en faire un figure paternelle, compassionnelle mais aussi autoritaire tant avec l’américain qu’avec Butterfly. En Suzuki, <strong>Maria Zifchak</strong> retrouve une production qu’elle fréquente régulièrement ainsi qu’un rôle où elle peut installer une de ces figures maternelles qu’elle affectionne tant. Le grain de la voix et une projection égale soutiennent expressivité et jeu de scène sobre. <strong>Tony Stevenson</strong> (Goro), <strong>Stefan Szkafarowsky</strong> (le Bonze) sans démériter ne disposent pas tout à fait du format nécessaire au Metropolitan Opera. Cela n’a guère de conséquence car la direction musicale de <strong>Marco Armiliato</strong> est un modèle d’équilibre et de soutien apporté à chaque chanteur. Le chef ne presse pas les tempi, s’attarde sur des détails orchestraux tout en maintenant tendu le fil de la narration.</p>
<p>	Dans cet étrange écrin, <strong>Ermonela Jaho</strong> retrouve les planches du Met qu’elle n’avait foulées que brièvement, au débotté d’un remplacement de dernière minute dans <em>La Traviata</em>. La réputation de son interprétation de la Geisha l’a précèdée et le public New-Yorkais l’accueillera debout aux saluts. Dimensions du Met oblige peut-être et surement conséquence de l’engagement scénique qu’on lui connait, le jeu de la soprano albanaise nous a semblé un rien exagéré. Elle se consume en scène, comme à son habitude. Mais, si le chant reste toujours nuancé, enluminé de piani, le rôle éprouve son endurance. Le timbre en fera les frais et la voix s’acidifie fortement dans la dernière scène. Une faiblesse que la soprano sait placer au service d&rsquo;une expression à tirer les larmes.</p>
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		<title>HEGGIE, Dead Man Walking — Madrid</title>
		<link>https://www.forumopera.com/spectacle/dead-man-walking-madrid-secrets-dalchimistes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Yannick Boussaert]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 Feb 2018 07:27:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>« En Europe, les maisons d’opéra ne semblent pas se bousculer pour monter ses œuvres résolument néo-tonales, pour ne pas dire franchement passéistes » écrivait Laurent Bury en 2015 à propos de la prolifération de productions d’opéras composés par Jake Heggie outre-atlantique. Le Teatro Real de Madrid vient pourfendre cette constatation en ce début 2018 &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p dir="ltr">« <em>En Europe, les maisons d’opéra ne semblent pas se bousculer pour monter ses œuvres résolument néo-tonales, pour ne pas dire franchement passéistes </em>» <a href="https://www.forumopera.com/breve/jake-heggie-vous-ny-echapperez-pas">écrivait Laurent Bury en 2015</a> à propos de la prolifération de productions d’opéras composés par Jake Heggie outre-atlantique. Le Teatro Real de Madrid vient pourfendre cette constatation en ce début 2018 en important la production de <em>Dead Man Walking</em> du Lyric Opera de Chicago. En revanche et malgré l’excellence des interprètes réunis par la scène madrilène, ces représentations ne feront pas mentir cette autre sentence de notre confrère lors de la publication de la captation effectuée à Houston : « <a href="https://www.forumopera.com/dvd/latlantique-est-un-abime"><em>il ne s’est rien passé en cinquante ans</em> </a>».</p>
<p>	En effet et sans le paraphraser, voilà une musique aussi confortable qu’insipide. Hormis quelque belles pages alors signalées, elle plonge ce drame contemporain autour de la justice, du deuil, des victimes et de la foi dans un tonalisme ronflant d’où n’émerge aucune couleur ou saveur particulières. La première partie laisse tout à fait dubitatif entre les poncifs du livret — les familles des victimes qui s’en prennent à Sœur Helen dans un manichéisme que même Hollywood récuse — et l’absence d’arêtes ou de tensions orchestrales auxquelles se raccrocher. La faute n’en incombe nullement ni à l’orchestre soyeux du Teatro Real ni à <strong>Mark Wigglesworth</strong>, dont la précision du geste vient fouetter les attaques ou porter le lyrisme des cordes dès que la partition le permet. Heureusement le deuxième acte et l’approche de l’exécution de la sentence tourmentent davantage l’écriture. Cependant et c&rsquo;est cruel pour le compositeur américain, <em>Peter Grimes</em>, entendu le lendemain à Valence, apparaît d&rsquo;une modernité autrement radicale bien qu&rsquo;il ait été composé 55 ans auparavant.</p>
<p>	L’oeuvre d’Heggie se sauve du morne intérêt qu’elle suscite par sa réalisation scénique. <strong>Leonard Foglia</strong> opte pour un dispositif léger de grillages et de passerelles qui descendent des cintres pour retranscrire l’univers carcéral. Cette simplicité et cette fluidité, bien mises en lumière, règlent rapidement les problèmes de changement de lieux et permet de focaliser sur l’essentiel : les personnages et leurs conflits. Cependant la lecture du metteur en scène reste à un niveau littéral — mais le livret permet-il autre chose ?</p>
<p><img decoding="async" alt="" class="image-large" height="359" src="/sites/default/files/styles/large/public/deadmanw_0905.jpg?itok=UHA9Sxd6" title="© Javier del Real" width="468" /><br />
	© Javier del Real</p>
<p dir="ltr">Heureusement le Teatro Real a réuni sur scène une équipe de chanteurs alchimistes. Du plomb de la partition, ils dessinent des enluminures. <strong>Measha Brueggergosman</strong> en soeur Rose en premier lieu. La voix chaude de la soprano canadienne épouse le caractère enjoué et maternel de la confidente de l&rsquo;héroïne. <strong>Maria Zifchak</strong> est confondante de justesse dans son portrait de la mère dans le déni, prête à tout sauver son fils des griffes du système et de la vendetta des victimes. Les seconds rôles se placent dans ce niveau de justesse et d’engagement scénique : <strong>Damiàn Del Castillo</strong> (George Benton), <strong>Maria Hinojosa</strong> (Kitty Hart), <strong>Toni Morsol</strong> (Owen Hart) ou encore <strong>Pablo Garcia-Lopez</strong> (grand-frère). Le choeur du Teatro Real et les Jeunes Chanteurs de la ORCAM témoignent de la qualité artistique de leur institution. Enfin, le deux protagonistes partagent cette capacité à sublimer un matériau assez banal. Si la gueule et la carrure de <strong>Michael Mayes</strong> (Joseph De Rocher) le rendent tout de suite crédible en meurtrier, sa voix peu colorée et un timbre peu large viennent jurer avec son physique. C’est bien par l’intensité de son jeu et son engagement vocal que le baryton texan emporte l’adhésion. Il en va de même pour <strong>Joyce DiDonato </strong>qui fait corps avec le rôle d’Helen Prejean à tel point que son chant devient secondaire. En conséquence, certains aigus sont trop bas, certains sauts de registres hasardeux. Mais l’on s’en rend compte après coup, tant on est happé par cette présence fluette qui marche d’un pas décidé, affronte l’horreur d’un système judiciaire qui ne fait que des perdants et interroge sa foi et ses enseignements. Après son ultime prière, la salle se retrouve vidée émotionnellement. La quasi totalité des premiers rôles reviendra saluer sans pouvoir contenir ses larmes.</p>
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		<item>
		<title>Superbe Butterfly de Kristine Opolais, en direct du Met</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/superbe-butterfly-de-kristine-opolais-en-direct-du-met/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christian Peter]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 03 Apr 2016 03:22:59 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Avec la mise en scène de Madama Butterfly créée à l’English National Opera en 2005, le cinéaste britannique Anthony Minghella (Le Patient anglais ), décédé prématurément en 2008, s’essayait pour la première et unique fois à l’opéra. Coproduite avec le Metropolitan Opera où elle a été représentée à plusieurs reprises et déjà retransmise en 2009, &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Avec la mise en scène de<em> Madama Butterfly </em>créée à l’English National Opera en 2005, le cinéaste britannique <strong>Antho<strong>ny Minghella</strong> </strong>(<em>Le Patient anglais </em>), décédé prématurément en 2008, s’essayait pour la première et unique fois à l’opéra. Coproduite avec le Metropolitan Opera où elle a été représentée à plusieurs reprises et déjà retransmise en 2009, cette magnifique production, diffusée dans les cinémas hier, n’a pas pris une ride.</p>
<p>Le décor, minimaliste, est constitué de quelques panneaux coulissants qui délimitent les différents lieux où se déroule l’action, et de quelques chaises. Sur le fond de scène noir se détache un rectangle aux couleurs vives, rouge ou bleu, qui changent au gré des événements. Les costumes – traditionnels – sont somptueux, notamment ceux des invités de Butterfly, aux teintes chatoyantes. La direction d’acteurs n&rsquo;est pas sans évoquer une chorégraphie, ce que souligne la présence sur scène de  marionnettistes vêtus de noir, à peine visibles dans l’obscurité, qui donnent vie à l’enfant de l’héroïne représenté ici par une poupée Bunraku. A la fin du premier acte, tandis que Butterfly et Pinkerton se retirent, les animateurs promènent dans la nuit des lanternes lumineuses créant un tableau d’une infinie poésie tout comme ces oiseaux de papier qu’ils agitent dans les airs pour signifier l’approche de l’aurore au dernier acte.</p>
<p>La distribution réunie pour l’occasion est supérieure à celle de 2009, qui avait fait l’objet d’un DVD. Les seconds rôles sont tous impeccables. Citons l’excellent Goro de <strong>Tony Stevenson</strong>, le Bonze impressionnant de <strong>Stefan Szkafarowsky</strong> ainsi que <strong>Yunpeng Wang</strong> qui campe un Yamadori plus émouvant qu’inquiétant sans oublier <strong>Edyta Kulczac</strong>, discrète Kate Pinkerton. <strong>Maria Zifchak</strong> est une Suzuki soumise et réservée qui affiche tout au long de la soirée une mine de circonstance en accord avec les événements dramatiques qui se succèdent. Enfin <strong>Dwayne Croft</strong> est un Sharpless de luxe au timbre de bronze, digne et sobre à la fois.</p>
<p>Pour<strong> Roberto Alagna</strong> cette série de Butterfly, dont c’était ce soir la dernière, a succédé à une série de représentations de <em>Manon Lescaut</em> (voir <a href="http://www.forumopera.com/breve/ovation-debout-pour-roberto-alagna-au-met">brève du 6 mars</a>). Rien d’étonnant alors qu’une certaine fatigue vocale notamment au niveau de l’aigu, ait été perceptible en début de soirée. La voix s’est ensuite chauffée ce qui a permis au ténor de chanter un « Addio fiorito asil » poignant, concluant avec panache une incarnation en tout point convaincante.</p>
<p><strong>Kristine Opolais</strong> dont la Manon Lescaut ne nous avait pas tout à fait convaincus crée la surprise en interprétant une Butterfly éblouissante. Même si sa gestuelle et son timbre, lors de son entrée en scène, ne sont pas tout à fait ceux d’une adolescente de quinze ans, elle n’en campe pas moins un personnage captivant de bout en bout. Son « Un bel dì vedremo » est bouleversant, son « Tu tu piccolo iddio », déchirant.  On ne sait qu’admirer le plus : la qualité de la voix, la solidité de l’aigu, la luminosité des demi-teintes ou le jeu scénique toujours juste et sans excès.</p>
<p><strong>Karel Mark Chichon</strong>, s’il n’atteint pas les mêmes sommets que Fabio Luisi dans  <em>Manon Lescaut</em>, propose néanmoins une direction alerte et précise, dramatique sans être mièvre, tirant de l’orchestre du Metropolitan Opera des sonorités chatoyantes.</p>
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