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	<title>Simon-Pierre PERRET - Auteur - Forum Opéra</title>
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	<description>Le magazine en ligne de l&#039;opéra</description>
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	<title>Simon-Pierre PERRET - Auteur - Forum Opéra</title>
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		<title>Correspondance de Paul Dukas, suite et fin</title>
		<link>https://www.forumopera.com/breve/correspondance-de-paul-dukas-suite-et-fin/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Jan 2022 15:30:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Suite et fin de la publication de la correspondance de Paul Dukas réunie par Simon-Pierre Perret. Le troisième et dernier volume appelle les mêmes remarques que le précédent, paru en septembre 2020. La mort de son compilateur nous prive de la préface qui aurait donné du sens à ce rassemblement de lettres écrites à une &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Suite et fin de la publication de la correspondance de Paul Dukas réunie par <strong>Simon-Pierre Perret</strong>. Le troisième et dernier volume appelle les mêmes remarques que <a href="https://www.forumopera.com/livre/correspondance-de-paul-dukas-vol2-1915-1920-dukas-le-retour">le précédent</a>, paru en septembre 2020. La mort de son compilateur nous prive de la préface qui aurait donné du sens à ce rassemblement de lettres écrites à une période où le musicien avait cessé de composer et se satisfaisait de donner des cours à l’Ecole normale (dès 1926) et au Conservatoire (à partir de 1927) pour dispenser son art et partager ses convictions.</p>
<p>Sauf à être un admirateur passionné de Dukas ou un adepte de la littérature épistolaire, les index en fin de volume sont le meilleur moyen d’aborder cette somme de plus de 500 lettres, de 1921 à 1935, année de la mort du compositeur. Index général, propice à une lecture vagabonde ; index des œuvres ; index des correspondants accompagnés d’une courte biographie où l’on apprend que le zèle d’Adrienne Dukas à défendre l’œuvre de son père lui coûta la vie en 1958, à l’âge de 38 ans, victime du crash de l’avion qui l&rsquo;amenait en Floride pour corriger les libertés prises avec la partition de <em>L’Apprenti sorcier</em> par les studios Walt Disney lors de la réalisation de <em>Fantasia. </em></p>
<p>Plus d&rsquo;informations sur <a href="https://bru-zane.com/fr/pubblicazione/correspondance-de-paul-dukas-vol-3-1921-1935/">bru-zane.com</a>.</p>
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		<title>Correspondance de Paul Dukas, Vol.2 : 1915-1920</title>
		<link>https://www.forumopera.com/cd-dvd-livre/correspondance-de-paul-dukas-vol2-1915-1920-dukas-le-retour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Christophe Rizoud]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Sep 2020 04:39:26 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les blockbusters américains nous ont appris qu’un succès appelle forcément une suite. Après un premier volume publié en septembre 2018, Simon-Pierre Perret continue d’égrener la correspondance de Paul Dukas de 1915 à 1920. Années sombres encore obscurcies par le hourvari de la Grande Guerre dont le compositeur suit de loin les opérations militaires ; années de &#8230;</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Les <em>blockbusters</em> américains nous ont appris qu’un succès appelle forcément une suite. Après un <a href="https://www.forumopera.com/livre/correspondance-de-paul-dukas-vol-1-1878-1914-je-vais-bien-je-memmerde">premier volume</a> publié en septembre 2018, Simon-Pierre Perret continue d’égrener la correspondance de Paul Dukas de 1915 à 1920. Années sombres encore obscurcies par le hourvari de la Grande Guerre dont le compositeur suit de loin les opérations militaires ; années de silence musical aussi puisque <em>La Peri</em> créée au Théâtre du Châtelet en 1912 est considérée comme sa dernière partition majeure – <em>Ariane et Barbe-Bleue,</em> son unique opéra auquel il faut ajouter <a href="https://www.forumopera.com/cd/paul-dukas-cantates-choeurs-et-musique-symphonique-le-moins-prime-mais-le-plus-gate">une poignée de cantates et autres œuvres vocales composées dans les années 1880</a>, date de 1907.</p>
<p>Ce mutisme créatif a donné lieu à de nombreuses interprétations dont la plus simple semble la plus vraisemblable. Dépourvu d’ambition, entouré d’amis, amoureux de la lecture et des plaisirs de la vie, Paul Dukas n’avait rien du génie torturé par son œuvre (même si, perfectionniste, il a détruit beaucoup de partitions dans la deuxième partie de sa vie). Les expériences modernistes de son époque le laissaient sceptique. Ni la génération des Six, ni l’expressionisme viennois ne le stimulait, au point de préférer devenir un compositeur silencieux, plutôt qu’un « compositeur demeuré tant bien que mal en activité mais dont la musique eût convergé vers le silence »*.</p>
<p>Puis, la vie de Paul Dukas à cette période prend un nouveau tournant, comme il l’explique dans une lettre à Paul Poujaud, datée du 20 juillet 1916 : « <em>La grande préoccupation de mon père, depuis huit ans, était l’isolement domestique où me laissait la mort de mon frère. […] Tant qu’il a vécu, je tenais bon, tout en pensant souvent qu’il n’avait pas tort</em> ». Dès 1892, des leçons données à la fille ainée de Daniel et Hermance Peyrera lui offrent l’occasion de rencontrer les deux sœurs de son élève, Suzanne et Thérèse. D’épisodiques, les relations avec la première, née en 1881, prennent au début de la guerre une tournure sentimentale qui aboutit à un mariage en septembre 1916, couronné par la naissance d’une fille – Adrienne-Thérèse – en décembre 1919. Ses lettres débordent alors d’un bonheur domestique qui fait plaisir à lire, à défaut d’instruire.</p>
<p>C’est ainsi qu’à travers un courrier abondant se dessine l’homme mieux que le musicien. Il faut s&rsquo;aider de l’index général pour traquer les réponses aux questions avancées dans le pitch en quatrième de couverture (« Que faire de la musique allemande ? », « Doit-on même avoir une activité musicale en marge de l’horreur ? », « Quel positionnement esthétique face aux tendances artistiques qui émergent après-guerre ? »). Tel est le prix de l’exhaustivité, que le décès de Simon-Pierre Perret, survenu avant la publication de ce deuxième volume, a empêché d’accompagner d’une introduction nécessaire pour guider le lecteur à travers les entrelacs d’une correspondance souvent anecdotique. A défaut, l’éditeur invite à se reporter au premier volume, tout en annonçant un troisième.  </p>
<p>* Dictionnaire de la musique française (Larousse)</p>
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		<title>Correspondance de Paul Dukas, Vol. 1 : 1878-1914</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Laurent Bury]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Oct 2018 05:54:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Comme le montre le titre de ce compte rendu, tiré d’une lettre de 1912, Paul Dukas n’avait pas sa langue dans sa poche, et n’y allait pas par quatre chemins lorsqu’il avait quelque chose à dire : parvenu au IIIe acte de la composition de son unique opéra, il craint d’avoir commis « une ordure à &#8230;</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Comme le montre le titre de ce compte rendu, tiré d’une lettre de 1912, Paul Dukas n’avait pas sa langue dans sa poche, et n’y allait pas par quatre chemins lorsqu’il avait quelque chose à dire : parvenu au III<sup>e</sup> acte de la composition de son unique opéra, il craint d’avoir commis « une ordure à la Paladilhe » ; quelques années à peine après la mort du malheureux Chausson, la musique de son confrère lui semble déjà « d’un art pénible », « ‘lointain’ et fâné » ; quand il reçoit sa photographie en 1907, il s’exclame horrifié « Je ressemble à [Théodore] Dubois !!! ». Qu’il ait, adolescent, pratiqué un humour potache avec son frère (à base d’allusions au vomi et au caca), cela n’a peut-être rien d’étonnant. Mais qu’il ait conservé toute sa vie un goût pour les calembours, les poèmes absurdes ou les messages en faux ancien français, voilà qui surprend un peu plus. Ce côté plaisantin est l’une des découvertes que permet le premier volume de la <em>Correspondance de Paul Dukas</em>, éditée par Simon-Pierre Perret, cardiologue et mélomane passionné, co-auteur en 2007 d&rsquo;un biographie de Dukas parue chez Fayard, décédé un an et demie avant cette nouvelle parution ; deux autres tomes sont annoncés pour couvrir les vingt dernières années de la vie du compositeur, ce qui montre que Dukas s’est mis à écrire beaucoup plus à partir de 1914, ou que ses lettres ont été mieux conservées.</p>
<p>Cette correspondance permet notamment de suivre les débuts de l’apprenti non pas sorcier mais compositeur lyrique, qui fait ses armes en orchestrant la <em>Frédégonde</em> laissée inachevée par Guiraud, le travail sur plusieurs livrets détruits les uns après les autres (<em>Horn et Rimenhild, L’Arbre de vie, Le Nouveau Monde</em>), et enfin la lente gestation de « cette <em>Ariane</em> qui ne jamais à mes yeux qu’un essai, une manière de musique de scène », qui connut pourtant un éblouissant parcours et valut à son auteur le surnom de Richard Strauss français. On entrevoit les balbutiements d’un renouveau baroque : Dukas est chargé de la révision des <em>Indes galantes </em>pour l’édition Durand, on donne <em>Dardanus</em> à Dijon en 1907, Charles Bordes impose à ses amis un déchiffrage d’<em>Atys </em>au piano où il chante tous les rôles, on joue <em>Le Couronnement de Poppée</em> au Théâtre des Arts en février 1913. Pourtant, une certaine frustration se dégage de cette lecture, car l’épistolier ne s’étend guère sur toutes ces musiques qu’il mentionne. Alors qu’il assiste à toutes les créations majeures de son temps, de <em>Fervaal</em> à Bruxelles en 1897 à <em>Pénélope</em> de Fauré, il n’en dit presque rien dans ses lettres, comme si cette timidité et ce perfectionnisme l’empêchaient de s’exprimer (ou peut-être simplement parce qu’il livrait ses opinions dans sa critique musicale publiée). « J’ai écrit également, en assez grand nombre, des mélodies et des chœurs, mais tout cela est et doit rester inédit », affirmait-il déjà en 1899.</p>
<p>L’âge venant et la guerre approchant, Dukas s’autorise parfois à se montrer plus disert sur son art. On retient par exemple un éloge de ce qu’il appelle le « théâtre raté », ces opéra hors-normes que sont « <em>Fidelio, Les Troyens, Euryanthe, Genoveva</em>, etc. » Mais quelques mois plus tard, force est de constater que « la musique est fort dans le marasme » : « Vieilles choristes logées en des hôtels louches, danseuses sans emploi, professeurs de piano naufragés »… Alors qu’<em>Ariane</em> lui avait valu le surnom de Richard Strauss français, Dukas s’écrie le jour de la déclaration de guerre : « Si ça tourne mal, je me ferais plutôt casser la figure que de voir Richard Strauss <em>K[apell]meister </em>impérial à l’Opéra de Paris ». On espère qu’il se sera par la suite enhardi à davantage parler musique, ce que les volumes suivants nous apprendront.</p>
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