Les Marseillais ont réservé hier une ovation au premier Cid de Roberto Alagna. Le ténor n’a pourtant pas toujours semblé à l’aise dans une partition qui ne le ménage pas. Cueilli à froid par l’air « Ô noble lame », qui est à Massenet ce que « Di quella pira » est à Verdi, il lui a fallu le duo du second acte et surtout l’incantation à Saint-Jacques « Ô souverain, ô juge, ô père » pour donner la pleine mesure de son art avec, comme on pouvait s’y attendre, un phrasé miraculeux. Béatrice Uria-Monzon n’est pas épargnée non plus par les tensions que lui imposent les éclats de Chimène mais la force de la composition finit par l’emporter. Le reste du plateau suit à la traîne. Le spectacle devrait trouver ses marques au fil des représentations. Dans la salle, on notait la présence de Frédéric Mitterrand et Angela Gheorghiu. Compte-rendu à suivre. Christophe Rizoud
18/6 : Le Cid de Roberto Alagna ovationné
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Brève
18 juin 2011
18/6 : Le Cid de Roberto Alagna ovationné
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