Dans le cadre des récitals Convergences, l’Opéra de Paris présentait le vendredi 1er mars un programme fort intéressant intitulé Notturno, ouvrant sur des paysages musicaux inexplorés. La première partie, purement instrumentale, réunissait la lumineuse Sérénade italienne de Hugo Wolf et le lyrisme paradoxal du Quatuor à cordes n°4 d’Alexander von Zemlinsky. Première déception : le quatuor Aron en a donné une interprétation sans véritable inspiration. La deuxième partie s’annonçait très prometteuse avec le Notturno d’Othmar Schoek (1931-33) dont plusieurs poèmes tardifs de Nikolaus Lenau (1838-1844) composent la superbe trame. On était en droit d’espérer le meilleur de la part du baryton Adrian Eröd, membre permanent de la troupe de l’Opéra de Vienne récemment découvert à l’Opéra de Paris dans Capriccio. Hélas, le brillant interprète d’Olivier s’est fait trop sage, peut-être retenu par l’idée qu’il n’était qu’un instrument parmi les quatre autres et que le monde du lied n’est pas celui de l’opéra. Sa parfaite articulation, son beau timbre velouté et son excellente technique ont recueilli un succès d’estime mérité, mais nous sommes restée sur notre faim, toute à notre souvenir du superbe enregistrement de Christian Gerhaher et du Rosamunde Quartett (CM New Series 2061). [Elisabeth Bouillon]
Adrian Eröd à la Bastille, attendu mais décevant
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Brève
4 mars 2013
Adrian Eröd à la Bastille, attendu mais décevant
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