Ce matin, lors d’une conférence de presse, Pierre Audi vient de donner un avant-goût de ce que sera sa première édition à la tête du festival d’Aix-en-Provence. La programmation peut se résumer en quelques mots : il n’y aura que du jamais vu in loco. Incontournable à Aix, Mozart sera pourtant présent, mais pas à travers un opéra, puisque Romeo Castellucci proposera une version scénique du Requiem dirigé par Raphaël Pichon à la tête de son Ensemble Pygmalion. Comme annoncé en mai, Puccini fera son entrée dans la cour de l’Archevêché, avec une Tosca montée par Christophe Honoré, avec Daniele Rustioni à la baguette. Le Grand Théâtre de Provence accueillera également deux spectacles : Grandeur et décadence de la ville de Mahagonny, vu par Ivo van Hove et dirigé par Esa-Pekka Salonen, et Jakob Lenz, de Wolfgang RIhm, dans la production signée Andrea Breth vue à Stuttgart en 2014 et à Bruxelles en 2015. Au Théâtre de Jeu de Paume, on verra en création mondiale The Sleeping Thousand d’Adam Maor, opéra en hébreu sur un livret de Yonatan Levy, qui signera également la mise en scène, et Blank Out de Michel van der Aa sera donné en création française au Conservatoire Darius Mihlaud. Que les amateurs de musique baroque ne se désolent pas trop : elle reviendra dès l’édition 2020, même si la musique de notre temps est amenée à occuper une place de choix. Le nouvel opéra de Kaija Saariaho, Innocence, sera donné en 2020, suivi en 2021 d’un opéra de chambre dû à un compositeur palestinien ; pour l’avenir, Pierre Audi est en pourparlers avec Pascal Dusapin et George Benjamin. Une nouvelle conférence de presse, en janvier 2019, permettra notamment de connaître la distribution vocale de ces spectacles.
Aix 2019 : que du neuf !
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Brève
6 juillet 2018
Aix 2019 : que du neuf !
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