Alors que la concrétisation du Brexit s’avère chaque jour plus problématique, les artistes britanniques sont de plus en plus nombreux à s’inquiéter du sort qui leur sera réservé si la Grande-Bretagne parvient bel et bien à sortir de l’Union Européenne. Au Royal Albert Hall de Londres, la tension est vive : la rumeur prétend que lors de la dernière édition des Proms, des spectateurs auraient été invités à ranger les drapeaux de l’UE qu’ils voulaient brandir lors d’un concert. Tout récemment, la soprano Anna Patalong (que l’on a notamment pu entendre en Ännchen dans un Freischütz limougeaud ou en Mimi dans une Bohème rouennaise) a voulu montrer de quel côté son cœur penchait. Britannique d’ascendance polonaise, elle a choisi, pour un concert au Royal Albert Hall, samedi dernier, d’arborer une robe jaune avec une ceinture bleue à étoiles, ainsi qu’un collier d’étoiles d’or évoquant les couleurs du drapeau européen. Ce choix n’a pas été jugé heureux par le producteur du concert, qui l’a invitée à revêtir une robe différente le lendemain, de peur que sa tenue pro-européenne n’indispose certains membres du public. On connaissait déjà l’expression « No sex, please. We are British ». Faudra-t-il y ajouter « No politics, please. We are British » ?
Anna Patalong, soprano anti-Brexit
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Brève
28 mars 2019
Anna Patalong, soprano anti-Brexit
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