En matière de redécouverte d’œuvres oubliées, nous vivons une époque formidable, et chaque saison apporte son lot d’exhumations plus ou moins enthousiasmantes. En 2010, Hervé Niquet révélait la superbe Andromaque de Grétry. L’année prochaine sonnera l’heure de la Phèdre de Jean-Baptiste Lemoyne (1751-1796), tragédie lyrique créée au château de Fontainebleau en 1786. Si on connaît assez peu la musique dudit Lemoyne, on trouvera au moins une raison d’espérer en apprenant que le livret est signé François Benoît Hoffmann, auquel on doit aussi la Médée de Cherubini et la Stratonice de Méhul. Seul extrait écoutable : l’air de Phèdre, « Hippolyte succombe », enregistré par Jennifer Borghi avec l’ensemble Les Agrémens dirigé par Guy Van Waas, pour un disque intitulé Romantic Heroines from the Revolution to the Empire. Et l’on sait déjà qu’Enguerrand de Hys sera Hippolyte et Judith Van Wanroij, non pas Aricie, mais Phèdre en personne.
Après Andromaque de Grétry, Phèdre de Lemoyne
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Brève
15 février 2016
Après Andromaque de Grétry, Phèdre de Lemoyne
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Boesmans – dont on s’apprête à fêter le 90e anniversaire de la naissance – n’était a priori pas favorable à ce que ses opéras paraissent sans support visuel. C’est qu’une grande partie de son travail naît de la rencontres d’artistes du visible, comme ici le dramaturge Luc Bondy ou le décorateur Erich Wonder.
Relativement délaissé par le disque pendant plusieurs décennies, à l’image des maisons d’opéras, Simon Boccanegra connaît désormais une floraison de publications, essentiellement tirées d’enregistrements publics (on ne compte que 6 intégrales en studio). Mais quelles que soient leurs qualités, elles n’égalent pas le classique qu’est devenu l’enregistrement dirigé par Claudio Abbado voici presque 50 ans, en marge de représentations légendaires à la Scala de Milan mises en scène par Giorgio Strehler.
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