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Après Les Hauts de Hurlevent, il fallait Jane Eyre

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Brève
28 septembre 2016
Après Les Hauts de Hurlevent, il fallait Jane Eyre

Des trois sœurs Brontë, Emily et Charlotte sont bien plus connues qu’Anne, et de toute leur production littéraire, Les Hauts de Hurlevent domine l’imagination populaire, à cause de son romantisme échevelé. L’unique roman d’Emily a d’ailleurs inspiré (au moins) trois opéras : le premier, de Carlisle Floyd (1958), le deuxième, de Bernard Herrmann (achevé en 1951, créé en 1966), et le troisième, de notre compatriote Frédéric Chaslin (créé en 2008 par Olga Peretyatko et Andrew Richards, entre autres). Le premier roman publié de Charlotte, Jane Eyre, arrive pourtant presque ex aequo grâce à son intrigue amoureuse unissant l’héroïne, gouvernante pauvre et sans beauté, à son riche employeur aristocratique Mr Rochester. L’art lyrique pouvait-il rester insensible à tant de passion ? Non, et c’est à Birmingham que sera créé, le 25 octobre, un opéra tout simplement intitulé Jane Eyre, composé par John Joubert, qui fête cette année ses 90 ans. Cela dit, il y avait déjà eu des tentatives du même genre, notamment la Jane Eyre de Michael Berkeley, créée en 2000, mais Joubert a pour lui d’être un habitué des opéras « littéraires » néo-victoriens, puisqu’il a déjà mis en musique Silas Marner de George Eliot et Under Western Eyes de Joseph Conrad. Et tant qu’à parler des soeurs Brontë, même La Recluse de Wildfell Hall, d’Anne, est devenu un opéra signé Garrett Hope (2011)…

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Brève
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