L’excellent ensemble Pulcinella, dirigé par la violoncelliste virtuose Ophélie Gaillard, donnait dimanche 30 septembre en fin d’après-midi, dans l’abbatiale d’Ambronay, un concert intitulé Métamorphoses amoureuses. Le Concerto grosso « La Follia » de Geminiani (d’après Corelli) et des extraits instrumentaux de Giulio Cesare et d’Alcina de Haendel, interprétés de manière éblouissante, alternaient avec des airs chantés par la soprano Aurore Bucher et le baryton Marc Mauillon. Avaient-ils l’un et l’autre insuffisamment pris la mesure de l’espace de l’abbatiale ? Toujours est-il que leurs voix retentissaient à un volume sonore bien trop élevé, et donc peu propice à l’expression de nuances, durant toute la première partie, pourtant fort belle par ailleurs, qui commençait par des airs de Cléopâtre – dont « Piangerò la sorte mia » – et d’Achille dans Giulio Cesare. On n’a guère ressenti d’émotion, du coup, dans l’air d’Arianna « Son qual stanco Pellegrino » ni dans « Credete al mio dolore » de Morgana, tandis que le fameux « Tornami a vagheggiar » manquait de la légèreté ludique qui fait tout son charme. Heureusement, la cantate de Haendel donnée en deuxième partie, Apollo e Dafne, la terra è liberata, a donné lieu à quelques passages plus subtilement interprétés par les voix, la finesse et la sensibilité de l’exécution augmentant au fil du temps. Ainsi, le dernier air d’Apollon « Cara pianta » a permis à Marc Mauillon de donner toute la mesure de son talent, son chant rejoignant alors la remarquable qualité artistique des musiciens. [Fabrice Malkani]
Cléopâtre, Ariane, Morgane et les autres à Ambronay
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Brève
8 octobre 2012
Cléopâtre, Ariane, Morgane et les autres à Ambronay
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