Grand amateur de musique, notamment d’opéra, récitant de concerts divers et variés, l’écrivain français Michel Butor vient de décéder, ce 24 août, à l’âge de 89 ans. Considéré comme un des piliers du nouveau roman depuis la publication en 1957 de La Modification (Prix Renaudot) écrit à la deuxième personne du pluriel, Butor était aussi l’auteur d’un texte qui n’avait pas peu contribué à réhabiliter l’art lyrique auprès des milieux intellectuels, « L’Opéra c’est-à-dire le théâtre » (Répertoire III, 1968). En janvier de l’année suivante, Jules Bastin et Louis Devos, entre autres, créaient Votre Faust à la Piccola Scala, « fantaisie variable, genre opéra» d’Henri Pousseur sur un livret conçu par Michel Butor ; cet ouvrage mythique (sept heures de musique composée, mais jamais interprétée dans son intégralité, et seulement trois productions, en 1982, 1999, et 2013 depuis la création milanaise) devait marquer le début d’une longue collaboration entre le compositeur belge. Cette année, l’écrivain devait être le récitant d’un concert donné ce dimanche 28 août dans le cadre du festival Berlioz de la Côte-Saint-André ; Daniel Mesguich lira le texte écrit par Michel Butor pour accompagner l’interprétation des Goyescas de Granados par le pianiste Jean-François Heisser.
Décès de Michel Butor, écrivain et lyricophile
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Brève
25 août 2016
Décès de Michel Butor, écrivain et lyricophile
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Boesmans – dont on s’apprête à fêter le 90e anniversaire de la naissance – n’était a priori pas favorable à ce que ses opéras paraissent sans support visuel. C’est qu’une grande partie de son travail naît de la rencontres d’artistes du visible, comme ici le dramaturge Luc Bondy ou le décorateur Erich Wonder.
Relativement délaissé par le disque pendant plusieurs décennies, à l’image des maisons d’opéras, Simon Boccanegra connaît désormais une floraison de publications, essentiellement tirées d’enregistrements publics (on ne compte que 6 intégrales en studio). Mais quelles que soient leurs qualités, elles n’égalent pas le classique qu’est devenu l’enregistrement dirigé par Claudio Abbado voici presque 50 ans, en marge de représentations légendaires à la Scala de Milan mises en scène par Giorgio Strehler.
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