On connaît désormais bien Brundibar, de Hans Krasa (programmé à l’Opéra de Caen le mois prochain) ou L’Empereur d’Atlantis, de Viktor Ullmann (voir le disque récemment chroniqué), mais à ces deux œuvres lyriques composées dans les camps on pourrait ajouter Le Verfügbar aux enfers, à cela près que cette « opérette-revue » conçue à Ravensbrück durant l’hiver 1944-45 ne fit pas l’objet d’une composition musicale spécifique, mais réemployait des airs connus, de Bizet, Duparc Reynaldo Hahn, et bien d’autres, avec des paroles nouvelles. Créé en 2007 au Théâtre du Châtelet, Le Verfügbar aux enfers fut l’œuvre collective de plusieurs détenues, mais on a coutume d’en attribuer la paternité à la résistante Germaine Tillion (1907-2008). Et pour accompagner l’entrée au Panthéon de l’ethnologue française (ou plutôt de son cercueil vide, la famille s’étant opposée au transfert de sa dépouille, tout comme pour Geneviève Anthonioz-De Gaulle) prévue le 27 mai, les éditions de La Martinière proposent aujourd’hui un fac-similé du manuscrit de cette opérette, commenté par Anise Postel-Vinay, compagne de détention de Germaine Tillion, avec un avant-propos dû à Tzvetan Todorov. Au fait, qu’est-ce qu’un Verfügbar ? Littéralement, un(e) détenu(e) « disponible », bon-à-tout-faire.
Entre au Panthéon, Germaine Tillion !
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Brève
15 mai 2015
Entre au Panthéon, Germaine Tillion !
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