Notre Forum réserve une place de choix aux bévues des journalistes* mais à tout seigneur tout honneur : Eve Ruggieri nous gratifia vendredi matin sur Radio Classique d’un festival dont elle seule a le secret. Elle nous apprit ainsi qu’à l’Acte II, Scarpia va chercher Tosca dans sa chambre, alors qu’il nous semblait bien qu’il la faisait venir dans ses appartements du Farnèse. Que CaVaRadossi se nomme, selon Eve, CaRaVadossi, sans doute parce qu’il est peintre, comme Caravage. Qu’Angelotti est un réfugié politique… réfugié dans son propre pays, puisqu’il fut consul de la République de Rome. Eve, ce matin, avait décidé de nous faire rire. Tant et si bien qu’elle se lança dans la narration censément drôlatique du premier acte de la représentation à laquelle elle assista en 1984, avec Pavarotti, Bacquier et Behrens, celle où, dit-on, un tabouret s’effondra sous le poids du ténor. L’anecdote la plus marrante, c’est celle du lever de rideau. Je résume les propos. « L’orchestre démarre, le rideau se lève, pas de Pavarotti ! Rires dans la salle ! Ouarf ouarf ! L’église, vide ! Personne ! Le rideau redescend ! Arf ! L’orchestre recommence, le rideau se lève et là, voilà Pavarotti, tout ébouriffé ! Huhuhuhu ! On a su après qu’il avait mangé des pâtes avant la représentation ! et qu’il s’était endormi dans sa loge ! Cétipakomik ? Halalala ! ». Nous rappellerons simplement à Madame Ruggieri que le rideau se lève justement sur Sant’Andrea della Valle vide, déserte, abandonnée. Qu’après quelques instants, Angelotti s’y faufile. Puis le Sacristain. Qu’enfin vient CaVaradossi, qui a largement eu le temps de se réveiller… à la différence de Madame Ruggieri, qui n’est guère matinale, ou saupoudre ses propres pâtes de sauces par trop alcoolisées. Arf, arf. [SF]
Eve Ruggieri a la mémoire qui flanche…
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Brève
17 janvier 2009
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