La polémique enfle autour de Guillaume Tell, mis en scène par Damiano Michieletto à Londres (voir brève du 30 juin). C’est à présent Placido Domingo qui monte au créneau dans une interview accordée au Guardian. « Les metteurs en scène doivent respecter les idées originales du compositeur », affirme l’ex-ténor espagnol, « J’aime les productions traditionnelles. Vous n’avez pas besoin de tout montrer. Il faut laisser une part à l’imagination. Parfois, des metteurs en scène font cette erreur et vous vous retrouvez avec un public qui commence à huer. Je suis triste que les représentations de Guillaume Tell suscitent cette réaction, très triste parce que Damiano Michieletto est un grand metteur en scène. J’ai vu quelques-unes de ses production et les ai admirées ». De son coté, rappelle The Guardian, Michieletto avait défendu sa position en expliquant : « si vous ne sentez pas la brutalité, la souffrance à laquelle ce peuple a dû faire face, si vous voulez le cacher alors ça devient une pièce pour enfants ». Qui a tort, qui a raison ? Le débat reste entier avec partisans et détracteurs, aussi férocement campés sur leur position d’un côté que de l’autre. La bonne nouvelle dans l’histoire, c’est que, plus de quatre siècles après sa création, le genre opéra continue d’interroger (conférer l’approche encore plus radicale adoptée par Martin Kusej dans L’Enlèvement au sérail à Aix-en-Provence). Osera-t-on encore parler d’art défunt ou muséal ?
Guillaume Tell à Londres, Placido Domingo s’insurge à son tour
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Brève
8 juillet 2015
Guillaume Tell à Londres, Placido Domingo s’insurge à son tour
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