Créé en 2015 sous le nom de Festival Paris Mezzo, le Festival de Paris a, selon sa fondatrice, Michèle Gleiser, la très louable intention de « rendre la musique classique accessible au plus grand nombre ». Mais ne risque-t-on pas de susciter une certaine déception chez ceux qui, attirés par un nom prestigieux, tomberont de haut lorsqu’ils découvriront que la programmation se borne en tout et pour tout à cinq concerts, dont le contenu ne brille pas par une originalité particulière ? Sur les cinq dates réparties entre le 9 et le 29 juin, quatre feront la part belle à la voix. En effet, en dehors du programme Chopin-Schumann-Brahms proposé par David Fray, on chantera dans les quatre autres. En chœur, comme avec Les Cris de Paris, pour un concert allant de Monteverdi à Caldara. En voix solo avec piano, comme Patricia Petibon dans des mélodies françaises, ou comme Regula Mülhemann associant mélodie et lied. Ou en formation soliste et orchestre, comme pour le concert de clôture, où l’ensemble Les Accents, dirigé par Thibault Noally interprètera des pièces sacrées de Vivaldi avec le contre-ténor Tim Mead. L’avenir dira à quel point ce festival sera populaire, mais le côté patrimonial est déjà garanti par les lieux où auront lieux les concerts : la Tour Eiffel, le Petit Palais, l’église Saint-Eustache, le Musée de la Vie Romantique ou la Mairie du IVe arrondissement. Quant au « haut de gamme » revendiqué, le fait d’avoir programmé deux sopranos et un contre-ténor garantit au moins que les notes chantées se situeront plutôt vers le haut de la gamme, en effet…
« Haut de gamme, populaire et patrimonial », le Festival de Paris ?
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Brève
29 mars 2017
« Haut de gamme, populaire et patrimonial », le Festival de Paris ?
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