Adoubement suprême pour tout compositeur contemporain, le Met montera la saison prochaine L’Amour de loin de Kaija Saariaho, dans une nouvelle production qui aura même l’honneur d’être diffusée le 10 décembre dans les opéras du monde entier. Pour l’instant, la compositrice finlandaise vient de voir, le 15 mars, sa dernière œuvre lyrique créée à Amsterdam, mais Only the Sound Remains (« Ne reste que le son ») ne semble pas avoir convaincu tout le monde. Si le site Bachtrack salue « l’intensité compacte » de la musique « fascinante » des deux pièces courtes composant ce double-bill, The Guardian juge le spectacle monté par Peter Sellars « inerte et dénué de qualités dramatiques ». Malgré tout le talent de Philippe Jaroussky et de la basse Davone Tines, le son seul suffira-t-il à susciter l’enthousiasme ? Il reste une représentation, ce mardi 29 mars, pour vous faire votre opinion, à moins d’attendre le passage de cette œuvre par Helsinki, Madrid et Toronto, ou son arrivée prévue à Paris, comme nous vous l’annoncions il y a un an.
Jaroussky-Saariaho, le son seul suffit-il ?
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Brève
29 mars 2016
Jaroussky-Saariaho, le son seul suffit-il ?
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Boesmans – dont on s’apprête à fêter le 90e anniversaire de la naissance – n’était a priori pas favorable à ce que ses opéras paraissent sans support visuel. C’est qu’une grande partie de son travail naît de la rencontres d’artistes du visible, comme ici le dramaturge Luc Bondy ou le décorateur Erich Wonder.
Relativement délaissé par le disque pendant plusieurs décennies, à l’image des maisons d’opéras, Simon Boccanegra connaît désormais une floraison de publications, essentiellement tirées d’enregistrements publics (on ne compte que 6 intégrales en studio). Mais quelles que soient leurs qualités, elles n’égalent pas le classique qu’est devenu l’enregistrement dirigé par Claudio Abbado voici presque 50 ans, en marge de représentations légendaires à la Scala de Milan mises en scène par Giorgio Strehler.
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