On peut, à l’instar de Christophe Rizoud, exprimer des réserves sur la mise-en-scène de La Flûte enchantée par Robert Carsen à l’Opéra Bastille. Il n’empêche que la seconde distribution de cette reprise est tout aussi épatante que la première. Déjà Tamino lors de la création de cette production à Baden-Baden, le ténor slovaque Pavol Breslik possède la grâce et la puissance requises pour ce grand rôle mozartien préromantique. Sa partenaire, incarnée déjà par Kate Royal en 2012 n’a rien d’une frêle jeune-fille. Cependant avec son soprano délicat, son beau legato et son absence de mièvrerie, elle se montre très touchante dans ses airs comme dans ses duos et trios avec Tamino ou Sarastro. En Papageno, Florian Sempey truculent et espiègle, sait aussi faire passer beaucoup d’émotion. Sa voix toujours projetée et ses grands yeux clairs au regard franc captent l’attention. Malgré une première apparition discrète dans une petite robe noire, Sabine Devieihle s’impose par la pureté de son timbre, la précision de ses vocalises et son charisme naturel. Encore plus difficile à chanter que la précédente, avec son air meurtrier, sa scène avec Pamina fait mouche. Voici une Reine de la nuit sur laquelle on peut désormais compter. Débuts aussi pour le Sarastro de Tobias Kehrer dont la voix sépulcrale bien posée, la prestance et le visage expressif confèrent les qualités qui donnent vie à ce personnage mystérieux et inquiétant. Si nous partageons pleinement les remarques de notre récente critique sur l’aspect musical de cette production, nous continuons, après avoir revu cette mise en scène, à en apprécier l’approche. Quels que soient les avis, le triomphe manifesté par le public envers tous les participants a fait de cette représentation une fête…
La Flûte enchantée à Bastille : seconde distribution épatante
Partager sur :
Brève
29 janvier 2017
La Flûte enchantée à Bastille : seconde distribution épatante
- Œuvre
- Auteur
- Compositeur
- Editeur
- Labels
- Lieu
- Saison
- Orchestre
Commentaires
VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS
Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
- Œuvre
- Auteur
- Compositeur
- Editeur
- Labels
- Lieu
- Saison
- Orchestre
Nos derniers podcasts
Nos derniers swags
Plus qu’un témoignage, une somme capitale
LivreSWAG
Les dernières interviews
Les derniers dossiers
Zapping
- 16 janvier 2026
- 14 janvier 2026
Vous pourriez être intéressé par :
Boesmans – dont on s’apprête à fêter le 90e anniversaire de la naissance – n’était a priori pas favorable à ce que ses opéras paraissent sans support visuel. C’est qu’une grande partie de son travail naît de la rencontres d’artistes du visible, comme ici le dramaturge Luc Bondy ou le décorateur Erich Wonder.
Relativement délaissé par le disque pendant plusieurs décennies, à l’image des maisons d’opéras, Simon Boccanegra connaît désormais une floraison de publications, essentiellement tirées d’enregistrements publics (on ne compte que 6 intégrales en studio). Mais quelles que soient leurs qualités, elles n’égalent pas le classique qu’est devenu l’enregistrement dirigé par Claudio Abbado voici presque 50 ans, en marge de représentations légendaires à la Scala de Milan mises en scène par Giorgio Strehler.
[themoneytizer id="121707-28"]


