Créée en 1836, L’Ambassadrice, un opéra-comique d’Auber sur un livret de Scribe, a été représentée pratiquement sans interruption jusqu’en 1873. Qui s’en souviendrait aujourd’hui si la Compagnie des Frivolités Parisiennes n’avait décidé d’exhumer l’ouvrage les 4, 5 et 6 janvier prochains sur la scène du Théâtre de l’Alhambra à Paris. Entre les coulisses de l’Opéra de Munich et la Cour de Prusse, l’argument confronte avec la légèreté requise par le genre deux mondes, artistique et politique. La partition comprend quelques morceaux de bravoure et un grand nombre d’ensembles. La mise en scène de Charlotte Loriot adopte un parti-pris original en puisant son inspiration aux origines, c’est-à-dire en se basant sur les manières de faire des interprètes et les pratiques théâtrales de l’époque. Enfin, le rôle-titre sera interprété par Magali Léger. Autant de bonnes raisons de suivre de près cette renaissance portée par le désir de remettre l’opéra-comique, l’opéra-bouffe et l’opérette au goût du jour tout en leur rendant leurs lettres de noblesse. Affaire à suivre sur lesfrivolitesparisiennes.com. [Christophe Rizoud]
L’Ambassadrice renaît à l’Alhambra
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Brève
10 décembre 2012
L’Ambassadrice renaît à l’Alhambra
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