Décidément, les chanteurs aiment se lamenter. Il n’est pas ici question de leurs doléances éventuelles sur leurs conditions de travail, mais d’un genre qui se porte apparemment fort bien au disque : le lamento. Et comme les grands labels nous étonneront toujours par leur folle originalité, dès qu’un artiste commence à se lamenter (en 1999, Anne Sofie von Otter avait enregistré un disque intitulé Lamenti), d’autres enchaînent et y vont de leur jérémiade. Ce qui a marché pour l’un marchera pour l’autre, surtout si l’on copie la pochette du précédent. Notre collègue Carine Seron vient d’accorder quatre coeurs au disque Lamento de la mezzo italienne Romina Basso, dont le boîtier s’orne d’une assez opulente poitrine féminine surmontée d’un visage qu’on distingue en partie sous son voile. Curieusement, le disque Lamenti enregistré en 2008 par Emmanuelle Haïm avec Dessay, Villazon et autres, était décoré, lui, d’une mâle poitrine au-dessus de laquelle on devinait une bouche adolescente et guère plus. On ne se lamente donc qu’en tenue d’Adam (ou d’Eve) ?
Lamento-ci, Lamenti-là
Partager sur :
Brève
8 juillet 2014
Lamento-ci, Lamenti-là
- Œuvre
- Auteur
- Compositeur
- Editeur
- Labels
- Lieu
- Saison
- Orchestre
- Artistes
Commentaires
VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS
Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.
- Œuvre
- Auteur
- Compositeur
- Editeur
- Labels
- Lieu
- Saison
- Orchestre
- Artistes
Nos derniers podcasts
Nos derniers swags
Plus qu’un témoignage, une somme capitale
LivreSWAG
Les dernières interviews
Les derniers dossiers
Zapping
- 23 février 2026
- 21 février 2026
- 17 février 2026
Vous pourriez être intéressé par :
Avec Orfeo ed Euridice, Gluck ne cherche ni l’effet ni la virtuosité gratuite : tout est subordonné à la vérité du drame. La lecture qu’en propose René Jacobs s’inscrit pleinement dans cette logique, au profit d’une tension théâtrale constamment maintenue.
En dépit d’une discographie fournie, Il trovatore n’est pas de ces opéras pour lesquels il est facile d’élire une version idéale, les plus grands enregistrements présentant tous des défauts susceptibles de réserver le jugement.
[themoneytizer id="121707-28"]

