Forum Opéra

Le Ring du bicentenaire

Partager sur :
Brève
2 août 2011
Le Ring du bicentenaire

  Frank Castorf © DR

2013 sera l’année du bicentenaire de Richard Wagner (et du 130e anniversaire de sa mort). Pour cette occasion, la direction du Festival de Bayreuth avait confié la réalisation d’un nouveau Ring au réalisateur allemand Wim Wenders. Hélas, celui-ci a renoncé en avril dernier, laissant la direction devant un défi particulièrement difficile à relever : trouver un metteur en scène capable d’offrir d’ici deux ans une tétralogie qui, bicentenaire oblige, attirera les regards de tout le monde lyrique ! Finalement, c’est à Franz Castorf que ce nouveau Ring a été confié. Un choix d’autant plus étonnant que l’actuel intendant de la Volksbühne am Rosa-Luxemburg-Platz n’aime guère Wagner. L’univers du compositeur ne lui est en effet pas étranger :  Castrof a réalisé il y a quelques années sa version des Maîtres Chanteurs proposée à Chaillot en 2007 : des acteurs à la places des chanteurs (mais des acteurs qui essaient de chanter, dont certains à qui il a expressément demandé de chanter faux !), un orchestre réduit à un piano, des instruments à vent et un accordéon, un chœur de 4 machinistes … Il fallait bien ça pour se venger d’un ouvrage qui, selon le metteur en scène, « n’a pas constitué impunément la clé de voûte de l’œuvre d’art national-socialiste de 1933 ». On ne sait pas trop en revanche quel mal Verdi a pu lui faire, mais la production d’Otello à Bâle n’était pas davantage respectueuse : après une prière sur un plat de pâtes arrosées au Chianti, Desdémone échappait de peu à un Otello qui essayait vainement de l’étouffer avec un sac plastique. Alors, « Castorf » rimera-t-il avec « Catastrophe ou « Franz » avec « Tendanz » ?  La réponse dans deux ans. [PC]

 

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Plus qu’un témoignage, une somme capitale
LivreSWAG

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Si l’on en croit le précieux site OpéraDIS(cography), il n’existe qu’une trentaine d’enregistrements du Guillaume Tell de Rossini, presque tous captés sur scène, en concert ou à la radio : on ne compte que deux enregistrements en studio, l’un en italien (Chailly chez Decca) et l’autre dans la version originale en français (Gardelli chez EMI/Warner). Les deux appartiennent à la décennie 1970 et c’est bien le moment où l’on a commencé à observer un basculement : après des décennies d’enregistrements en italien, c’est le retour à la version en français. Cette dernière s’impose depuis 50 ans et singulièrement depuis le début des années 2000.
Brève
Les enregistrements de La Bohème poussent comme herbes folles dans les prés. Qu’un ténor émerge, qu’une soprano se fasse remarquer, et a fortiori que les deux s’accordent et aient une frimousse passable, La Bohème est pour eux, avec comparses obligés et orchestre de rencontre.
Brève
[themoneytizer id="121707-28"]