Sa longévité ne cesse d’étonner. Toujours sur scène, à droite à gauche – il chantera Rigoletto à Orange en juillet – Leo Nucci s’apprête à célébrer ses cinquante ans de carrière – il a fait ses débuts en Septembre 1967 à Spolète dans le rôle de Figaro du Barbier de Séville. Interviewé par La Repubblica sur son parcoours et sur sa vision de l’opéra aujourd’hui, le baryton dresse un constat découragé et décourageant : « Je crois qu’il nous manque les voix, les bonnes… », explique-t-il en déplorant que les chanteurs actuels ne disposent pas d’une longévité comparable à la sienne ou à celle de Placido Domingo, « le plus grave est qu’il ont tous des problèmes de voix. José Carreras, qui a quatre ans de moins que moi, a eu la malchance d’affronter une maladie grave en 1987 mais aujourd’hui il continue de donner des concerts. Ce qui n’est pas le cas des ténors plus jeunes. L’un annule six mois de tournée, l’autre trois, et tous sont obligés de faire opérer… » Qui alors pour succéder aux grands mythes du passé, que Leo Nucci se refuse à invoquer. La réponse est sans appel : « je ne vois pas qui peut les remplacer. Pavarotti et moi, deux ans avant sa mort, avons fait L’elisir d’amore de Donizetti à New York pour célébrer ses trente ans de Met, et il était dans une forme incroyable […]. Aujourd’hui, je lutte pour trouver un autre Luciano »
Leo Nucci recherche un autre Luciano désespérément
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Brève
14 juin 2017
Leo Nucci recherche un autre Luciano désespérément
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