Les brouillons de Verdi étalés au grand jour

Par Christophe Rizoud | mar 29 Janvier 2019 | Imprimer

« Brûlez ces papiers » avait demandé Giuseppe Verdi. Il n’a heureusement pas été écouté mais la consultation de précieux documents, enfermés dans une malle à Sant’Agata, la demeure du compositeur, est longtemps restée soumise au bon vouloir de ces héritiers. Cette semaine, deux ans après leur transfert aux archives nationales de la ville de Parme, leur contenu est enfin rendu public. Plus de 5000 brouillons et esquisses de plusieurs partitions échelonnées sur un demi-siècle, de Luisa Miller (1849) à Falstaff (1893), catalogués et numérisés, sont désormais accessibles aux chercheurs. Avec leurs multiples versions et leurs nombreuses corrections, parfois illisibles, ces manuscrits représentent un inestimable témoignage sur la façon dont le compositeur travaillait. On cite pour l’anecdote les nombreuses ratures autour du Credo de Iago dans Otello ou une première version de la fugue finale de Falstaff, mais c’est l’ensemble de ces documents qui sera désormais incontournable pour les biographes comme les musicologues, notamment pour établir les futures éditions critiques. 

 

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