L’histoire de l’opéra est jalonnée d’annulations et de remplacements de dernière minute avec, à chaque fois, le vent de panique, le branle-bas de combat et les sueurs d’angoisse que l’on peut imaginer. « The show must go on », comme disent nos amis anglo-saxons, quel qu’en soit le prix, dût-on prendre des libertés avec l’œuvre représentée. C’est ainsi qu’à la Bastille, en 2000, nous eûmes droit à des Contes d’Hoffmann où le rôle-titre, appelé à la rescousse au dernier moment, chantait sa partition en allemand au milieu de partenaires arrimés eux à la version originale, en français. Toujours à la Bastille, dimanche dernier, 17 novembre, la soprano Tamara Banjesevic étant introuvable (elle avait apparemment oublié qu’il s’agissait d’une représentation en matinée, et non en soirée), le chef des chœurs José Luis Basso, qui attendait la chanteuse au balcon d’où est censée venir la Voce dal cielo, s’est vu obligé de la remplacer au pied levé et en voix de tête, au troisième acte de Don Carlo. Sacrilège ? D’un point de vue dramaturgique, non puisque – c’est bien connu – les anges n’ont pas de sexe.
Les Voix célestes n’ont pas de sexe
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Brève
18 novembre 2019
Les Voix célestes n’ont pas de sexe
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