L’une des créations lyriques attendues cette saison en Grande-Bretagne est le premier opéra composé par Mark Simpson (né en 1988), sur un livret de Melanie Challenger, avec qui il a déjà travaillé pour un oratorio, The Immortal. Intitulé Pleasure, son opéra de chambre se déroule dans les toilettes d’une boîte de nuit gay dirigée par une drag-queen : Val, dame-pipi qui prête une oreille compatissante aux doléances des habitués du lieu, vit une confrontation éprouvante avec un des clients, Nathan. L’œuvre a été commandée par trois institutions qui collaborent depuis plusieurs années pour encourager la création d’opéras contemporains : le Royal Opera House, le festival d’Aldeburgh et Opera North, structure itinérante qui se produit dans plusieurs villes du nord de l’Angleterre ; la première mondiale aura d’ailleurs lieu à Leeds en avril. Le spectacle se transportera ensuite à Liverpool, avant d’arriver à Aldeburgh et finalement en mai dans la capitale. La mise en scène sera assurée par Tim Albery, l’héroïne étant incarnée par la très médiatique soprano britannique Lesley Garrett, récemment revenue à l’opéra après un détour par la variété, et Nathan par le baryton Timothy Nelson.
Lesley Garrett, dame-pipi dans une boîte gay
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5 février 2016
Lesley Garrett, dame-pipi dans une boîte gay
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Boesmans – dont on s’apprête à fêter le 90e anniversaire de la naissance – n’était a priori pas favorable à ce que ses opéras paraissent sans support visuel. C’est qu’une grande partie de son travail naît de la rencontres d’artistes du visible, comme ici le dramaturge Luc Bondy ou le décorateur Erich Wonder.
Relativement délaissé par le disque pendant plusieurs décennies, à l’image des maisons d’opéras, Simon Boccanegra connaît désormais une floraison de publications, essentiellement tirées d’enregistrements publics (on ne compte que 6 intégrales en studio). Mais quelles que soient leurs qualités, elles n’égalent pas le classique qu’est devenu l’enregistrement dirigé par Claudio Abbado voici presque 50 ans, en marge de représentations légendaires à la Scala de Milan mises en scène par Giorgio Strehler.
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