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L’exploit mémorable de Rebeka Lokar à Vérone

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Brève
13 juillet 2018
L’exploit mémorable de Rebeka Lokar à Vérone

L’histoire de l’opéra est jalonnée – on le sait – de remplacements à la dernière minute qui sont, pour le remplaçant, un premier pied sur les marches de la gloire, l’exemple le plus connu étant Montserrat Caballe, célèbre du jour au lendemain, pour avoir chanté au débotté en 1965 à la place de Marylin Horne, enceinte, Lucrezia Borgia en version de concert à Carnegie Hall. Dans le même genre, les échotiers retiendront sans nul doute la soirée de mardi 10 juillet aux Arènes de Vérone relatée par le site operaclick.com. A l’affiche Aida avec dans le rôle-titre Kristin Lewis. La pluie commence à tomber au 2e acte durant le ballet et la représentation, un moment suspendue, finit par reprendre. Mais Kristin Lewis, souffrante, renonce à poursuivre le spectacle. Dans l’urgence, on interrompt le dîner de la jeune soprano slovène Rebeka Lokar dans un restaurant de la Piazza Bra face au Arènes. On la maquille, on l’habille et on la propulse sur la scène pour chanter à froid la romance du Nil. Une ovation sincère et prolongée accueille l’interprétation de cet air redoutable avec son contre-ut dolce suivi de deux la à parer d’effets belcantistes. Mais la pluie reprend et cette fois la représentation est stoppée pour de bon. L’exploit de Rebeka Lokar s’arrête là. Il est d’autant plus mémorable que la soprano était à Vérone, non pour doubler Aida en cas de pépin, mais pour chanter Turandot et Abigaille. Son nom est désormais inscrit dans les annales.

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Rebeka Lokar © DR

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