Dans le cadre des Nuits de Fourvière, on donnait dimanche 8 juillet à Lyon La Cambiale di matrimonio (traditionnellement traduit par Le Contrat de mariage, mais dont le titre signifie plus exactement Le Mariage par lettre de change), opéra de jeunesse – et farsa comica – de Gioachino Rossini. Œuvre enjouée, vive, au rythme rapide, elle doit être interprétée avec légèreté et précision, ce qui fut le cas pour la partie musicale grâce à l’Académie baroque européenne d’Ambronay jouant sur instruments d’époque, sous la direction inspirée de Léonardo García Alarcón. Seulement voilà : dans l’église Saint-Just, le chant se perd sous les voûtes. Les effets de réverbération rendent les paroles incompréhensibles, font obstacle à la perception des nuances, des ornements, de la virtuosité vocale. Comment apprécier dans ces conditions des interprètes qui ont fait pourtant de leur mieux : Elisandra Melian (Fanny), Anthony Gregory (Edoardo), Job Tomé (Mill), Matthieu Heim (Norton) et Eugene Chan (Slook) qui essaye par des attaques plus marquées et une augmentation du volume, d’échapper au magma sonore ? Il était en outre difficile, si l’on n’était pas assis dans les premiers rangs, de distinguer le détail de la mise en espace minimaliste de Stephan Gögler, sur une estrade bruyante placée entre les musiciens et le public. Bref, la représentation de ce Mariage par lettre de change s’est caractérisée par un divorce entre musique, theâtre et chant. Dommage [FM]
Mariage compromis à Fourvière
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Brève
13 juillet 2012
Mariage compromis à Fourvière
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