Forum Opéra

Maurice Ohana, l’autre centenaire

Partager sur :
Brève
16 janvier 2013
Maurice Ohana, l’autre centenaire

Né le 12 juin 1913 à Casablanca, Maurice Ohana, mort à Paris en 1992, aurait cette année cent ans, comme Benjamin Britten. Membre fondateur du groupe « Zodiaque », il donna en 1950 son Llanto por Ignacio Sánchez Mejías, sous l’influence de Manuel de Falla et du cante jondo andalou auquel l’avait initié sa mère. Auteur de nombreuses pièces radiophoniques, cantates scéniques, et autres mimodrames lyriques, Ohana avait voulu réinventer l’opéra sous la forme du « théâtre musical » si à la mode dans les années 1970. Syllabaire pour Phèdre (1968), pour solistes et chœur de douze voix, qui dure à peine une demi-heure, fut récemment défendu par Roland Hayrabédian et MusicaTreize. Trois Contes de l’honorable Fleur (1978), opéra de chambre pour soprano et orchestre, montre l’influence de la culture extrême-orientale sur Ohana. Enfin, commande de Radio-France et de l’Opéra de Paris, La Célestine, tragi-comédie lyrique d’après la pièce de Fernando de Rojas, fut créée en juin 1988 au Palais Garnier avec Katherine Ciesinski dans le rôle-titre, dans une mise en scène de Jorge Lavelli (six représentations). L’Avant-Scène Opéra lui consacra un volume Hors Série en 1991, dans la collection « Opéra Aujourd’hui ». Qui redonnera à présent leur chance aux œuvres lyriques d’Ohana ? [Laurent Bury]

Commentaires

VOUS AIMEZ NOUS LIRE… SOUTENEZ-NOUS

Vous pouvez nous aider à garder un contenu de qualité et à nous développer. Partagez notre site et n’hésitez pas à faire un don.
Quel que soit le montant que vous donnez, nous vous remercions énormément et nous considérons cela comme un réel encouragement à poursuivre notre démarche.

Nos derniers podcasts

Nos derniers swags

Plus qu’un témoignage, une somme capitale
LivreSWAG

Les dernières interviews

Les derniers dossiers

Zapping

Vous pourriez être intéressé par :

Créé deux ans avant la trilogie Rigoletto /Trouvère / Traviata, Luisa Miller a souffert de cette promiscuité qui lui a fait de l’ombre. Dernier opéra de jeunesse ou première œuvre de la maturité ? Son statut hybride explique peut-être sa présence épisodique sur les scènes internationales ainsi que la pauvreté de sa discographie qui comporte à peine plus de cinq enregistrements officiels et une poignée de versions live avec souvent les mêmes artistes.
Brève
[themoneytizer id="121707-28"]